17 novembre 2007
cranberry sauce ou gelée de canneberges allégée en sucre
Il y a 2 semaines j'ai trouvé par hasard des cranberries (canneberges en français) à Auchan! J'en ai pris 1kg en me demandant si ça serait suffisant, et puis je me suis dit que puisque la saison ne faisait que commencer j'en trouverais encore et jusqu'au réveillon du jour de l'an. Heu... Enfin bon, j'ai pu faire les carrés aux canneberges des Gourmandises d'Isa (à paraître ultérieurement sur ce blog) et ma cranberry sauce, et puis terminé... Plus de cranberries chez moi, mais plus non plus ni chez Auchan, ni Grand Frais, ni Carrouf... Damned! Me revoilà en manque!
Très inquiète j'ai téléphoné à Grand Frais qui m'a dit qu'ils en auraient juste avant fin novembre pour thanksgiving, donc je devrais pouvoir survivre jusque là et quand j'en trouverai enfin, en acheter 5 kg! lol! Ça se congèle très bien! ;-)
Le titre de ce billet doit vous paraître surprenant : sauce ou gelée ? C'est pas pareil! En fait seule la quantité de sucre diffère. Et comme ma cranberry sauce (vu la quantité que j'en ai fait... sniff...) ne risque pas de traîner 2 ans sur une étagère de la cave, pas la peine de mettre trop de sucre. Ma cranberry sauce servira tout aussi bien de gelée! Une gelée allégée en sucre!
Cranberry sauce / gelée de canneberge allégée en sucre

Les quantités sont en volumes
1 volume de canneberges entières auparavant triées pour enlever les fruits abîmés
1/4 de ce volume en eau ou jus d'orange (jus d'orange pour moi)
1/4 de ce volume en sucre.
J'avais environ 4 tasses de cranberries, donc j'ai mis 1 tasse de jus d'orange et 1 tasse de sucre.
Plus facile tu meurs! lol!

Réunir tous les ingrédients dans une casserole et faire bouillir à feu vif. Les baies vont commencer à éclater, on entend pouf! pip! paf! dans la casserole. A partir de là on garde une bonne ébullition sans que ça gicle de partout et on écrase les baies avec le dos d'une cuiller en bois. Ou au pilon à purée. Ou ce que vous voudrez. Toutes les baies doivent être éclatées, écrasées. La confiture va épaissir à vue d'oeil!
Quand la confiture est bien épaissie, la passer au tamis fin au dessus d'un bol ou d'un saladier selon la quantité de confiture réalisée en écrasant toujours très fort les baies pour en exprimer tous les sucs. Jeter les peaux qui sont dans le tamis. La gelée obtenue n'est pas une gelée claire, ne vous attendez pas à une gelée. Pour faire une comparaison, je dirais que si c'était de la groseille, on aurait une confiture sans peau et sans pépins et non une gelée pure et transparente.

La gelée dans le bol est nettement moins épaisse que ne l'était la confiture avant d'être séparée de ses peaux, mais elle épaissit énormément en refroidissant, formant une croûte très épaisse à la surface tandis que le dessous reste plus modelable (le mot exact est visqueux, mais au sens thermodynamique des fluides -j'aime bien utiliser des grands mots sérieux, ça en jette! lol!- du terme! lol!). Il est donc important de la couvrir rapidement... ou de fermer les pots. Si elle sèche, il est toujours possible de la faire réchauffer et elle se liera toute seule.

La gelée obtenue est excellente utilisée comme une gelée de groseille, donc sur une tartine, ou avec du gibier.
Et n'oublions pas les qualités protectrices des cranberries contre les infections urinaires!
La recette donnée ici est une base, après vous pouvez agrémenter à volonté : ajouter des zestes d'orange, du porto, de la cannelle, de la badiane en poudre, des fruits secs, plein de recettes sont disponibles sur internet.
J'avais 350g de cranberries, et avec ces 350g j'ai fait un bol et demi de gelée. Ce qui est peu... Mais largement suffisant pour accompagner un gibier... un certain sanglier par exemple ;o)... Recette qui sera publiée demain :

Alors ne manquez pas l'épisode de demain! ;o)
30 août 2007
quetsches n°1 : confiture nature et aux épices
Au fond du jardin, nous avons la chance d'avoir quelques fruitiers, tout jeunes, tout minces, et certains produisent plus que d'autres... ;-) : vous vous souvenez sûrement de mes 2 abricots dont l'un a été rendu célèbre sur mon blog, ici...
C'est maintenant mon prunier à quetsches qui va à son tour pouvoir prétendre à la célébrité!
Pour sa première production depuis son implantation en 2005, cette petite merveille (enfin c'est cette année que je l'appelle comme ça, parce que, hein, l'an dernier, il n'avait pas donné un seule prune, il ne méritait pas du tout ce genre qualificatif!) ne s'est pas laissée aller, au contraire! Je pense que j'ai dû cueillir environ 5 kilos de petites quetsches parfaitement mûres et sucrées à point!
C'est bien, d'avoir des fruits... C'est encore mieux quand on sait quoi en faire...
Et c'est ainsi que naît cette suite de 4 billets consacrés à la quetsche.
Nous commencerons avec la confiture (nature ou aux épices), puis le gâteau, puis la tarte, puis, pour conclure sur une note plus inattendue et totalement incroyablement sublimement étonnamment subtilement délicieuse, les rouleaux de porc aux quetsches, aux épices et à la coriandre (les mêmes épices que dans la confiture, ce qui témoigne là d'une association particulièrement intéressante et savoureuse!)
Mais commençons donc avec les confitures, toutes deux tirées/adaptées du Larousse des confitures :

Confiture de quetsches aux épices
attention, 6 heures de macération!
Pour 4 pots de 375g (j'ai fait 3 pots classiques de marque bonne-maman et un plus grand le parfait)
1.2kg de quetsches
800g de sucre cristal
Jus d'un petit citron
2 bâtons de cannelle
2 étoiles de badiane (anis étoilé)
1 pointe de couteau de muscade râpée
2 clous de girofle
Rincer les quetsches, les couper en 2 et les dénoyauter.
Dans une terrine, mélanger les fruits, le sucre, le jus de citron et les épices.
Couvrir d'un film alimentaire et laisser macérer 6 heures. (J'ai mélangé avant de filmer et macérer)
Stériliser les pots et les couvercles.
Verser cette préparation dans la bassine à confiture, porter à ébullition, écumer et cuire à feu vif 10 minutes environ (Heu... Plutôt 25 chez moi...). On peut vérifier au thermomètre à confiture que la température dépasse 105°C.
Retirer rapidement la badiane, la cannelle, les clous de girofle et mettre en pots.
Une fois la confiture refroidie, verser de la paraffine fondue et fermer.

Confiture de quetsches de base
attention, 24 heures de macération!
1.2 kg de quetsches
800g de sucre cristal
jus de un petit citron
premier jour :
rincer les quetsches, les couper en 2, ôter les noyaux. Les mettre dans une terrine avec le sucre et le jus de citron, couvrir d'un film alimentaire et laisser macérer 24 heures (j'ai mélangé avant de filmer et macérer).
second jour :
Verser cette préparation dans la bassine à confiture. Porter doucement à ébullition, écumer (l'écumage a été difficile, l'écume se liquéfiait au fur et à mesure que je la prélevais. J'ai ajouté environ 30g de beurre, ça a diminué un peu la production d'écume, mais il en est quand même resté un peu.) et laisser cuire à feu vif, 10 à 15 minutes environ. On peut tester 105° au thermomètre à confiture.
Mettre en pots.
Une fois la confiture refroidie, verser de la paraffine fondue et fermer.
