11 avril 2008
tarte poireau olive aux 2 fromages : un dimanche à la campagne
Voici une autre tarte tirée d'un magazine américain, le "Martha Stewart Living" d'où provient déjà la tarte pomme-oignon-manchego du billet précédent. Cette nouvelle tarte est délicieuse aussi, mais plus classique, moins originale. Cela dit, peut-être plaira-t-elle du coup plus aux enfants ou aux réfractaires au sucré-salé ?
Tarte poireau olive aux 2 fromages

adapté du magazine Martha Stewart Living
Pour 4 personnes
15 à 20 bébé poireaux (ma grand-mère appelait ça de la porette!) ou bien 3 ou 4 gros poireaux, les blancs seulement et c'est cette version que j'ai choisie
1 csoupe beurre
2 csoupe huile olive
gros sel QS
1 ccafé thym frais haché
1 bloc pâte feuilletée (ou déjà étalée, peu importe)
1 oeuf battu avec 1 csoupe eau
1/4 tasse (= 60ml) parmesan râpé
environ 1/4 tasse (60ml) olives noires dénoyautées : la recette recommande des "niçoises", mais franchement, elles sont épouvantables à dénoyauter
120g pavé d'affinois (oui oui, dans un magazine américain, du pavé d'affinois!) ou bien du camembert ou tout autre fromage de ce type : croûte fleurie et pâte fondante. Je n'avais pas de pavé d'affinois, j'ai pris un chèvre correspondant aux critères.
Laver très soigneusement les poireaux et les couper en rondelles ou demi rondelles fines. Avec les mini poireaux, on peut se permettre de seulement les couper en 2 dans le sens de la longueur, éventuellement encore en 2 mais en travers cette fois, de façon ensuite à les arranger très joliment sur la tarte.
Faire fondre le beurre avec l'huile à feu moyen dans une grande sauteuse anti adhésive. Ajouter le poireau et 1/4 de ccafé de gros sel (ne me demandez pas pourquoi !)

et cuire environ 5 minutes en mélangeant de temps en temps. Baisser en suite le feu, couvrir et laisser fondre tout doucement environ 15 minutes. Les poireaux doivent être tendres mais ne pas avoir coloré du tout.
Ajouter le thym. Réserver.
Il est ici possible de réfrigérer 24 heures par exemple la préparation aux poireaux et de reprendre le lendemain le déroulement de la recette après avoir accordé à cette préparation le temps de revenir à température ambiante.
Étaler la pâte le cas échéant et placer sur une plaque couverte de papier cuisson ou sur un silpat. A l'aide d'une fourchette dessiner une ligne sur tout le pourtour de la pâte à environ 1cm du bord. Il faut juste dessiner une trace, "scarifier" la pâte, en aucun cas découper la pâte!
Battre l'oeuf et l'eau et passer au pinceau sur la surface de la pâte
Saupoudrer de parmesan râpé
Réfrigérer 30 minutes

Préchauffer le four à 180°C (comme d'hab j'utilise le programme tarte 220°C de mon four)
Enfourner une fois le four chaud pour environ 10 à 15 minutes, la pâte doit dorer légèrement et gonfler aussi.
Sortir du four et à l'aide d'une spatule coudée ou de tout autre instrument, écraser la partie du centre de la tarte, ne laissant que la bordure de 1cm intacte et gonflée.
Si vous trouvez le fond de tarte un peu "mouillé", remettez au four encore 3 à 5 minutes.
Sur le centre écrasé, étaler les poireaux, ou, si c'est possible, les présenter de la plus jolie façon qui soit.
Répartir les olives
Là, la recette indique d'enfourner puis une fois la cuisson terminée de répartir le fromage par dessus. Moi je voulais faire fondre le fromage, éventuellement le faire gratiner, donc j'ai tout de suite réparti le fromage en tranches fines avant de ré-enfourner :

Vous avez remarqué? Je n'ai pas tout rempli de fromage... Car Fifille n°2 n'aime pas le chèvre... ;-)
Enfourner pour encore 10 à 15 minutes.
Si vous n'avez pas déjà placé le fromage, c'est là le moment, à la sortie du four qu'il faut le mettre!
Servir chaud ou à température ambiante.
Attention, si le fromage n’est pas passé au four, à ne pas laisser trop longtemps la tarte sans réfrigération.

Et comme d'habitude, j'ai servi avec une petite salade à l'huile d'olive!

Sur la photo ci-dessus, on voit que j'y suis allée un peu fort pour "scarifier" la bordure de la pâte... J'ai été trop profond, la bordure s'est séparée...
Mais sur la photo ci dessous, on voit bien comme la bordure est bien dorée, bien gonflée, comme elle a l'air croustillante et donne envie de croquer dedans...

Nous nous sommes régalés! Cette tarte est très simple mais parfaitement équilibrée en goûts. Elle est d'une jolie présentation, ce qui ne gâche rien!
Pour moi qui ai craqué à dénoyauter les petites niçoises et ai fini par les jeter sur la tarte rageusement (et avec les noyaux! lol!) je dois reconnaître que ces petites olives sont extraordinaires! Leur chair est très fine, leur goût est puissant sans toutefois être écrasant, franchement, elles valent le coup! Et je pense qu'il est préférable de mettre ces petites niçoises, même sans ôter les noyaux, plutôt que de prendre des olives dénoyautées en bocaux, donc la chair est épaisse et le goût bien trop fort et trop salé!
Cela dit, si on n'a pas de niçoises, on ne va pas non plus cracher dans la soupe, hein? lol!
Quant au parmesan, j'avoue ne pas en avoir retrouvé le goût... Peut-être en faudrait-il un peu plus?
Cette tarte aux goûts simples rappelle la terre, les vacances à la campagne, le pique nique sur la nappe à carreaux, les vaches paissant tranquillement dans le pré à côté... Un dimanche à la campagne...
09 avril 2008
tartes individuelles pomme-oignon-manchego sur pâte au panais et au manchego
Ces tartes individuelles sont de petites merveilles et je ne peux que vous les recommander très très vivement! Je les ai servies avec une petite salade toute simple, et nous nous sommes régalés!
Pourtant, que d'ingrédients surprenants dans cette recette!
Du panais dans la pâte! Ça alors! Voilà qui a carrément excité ma curiosité!
Et du
Mais hélas, point de manchego à l'horizon... Alors mercredi, jour de marché bio, je me rabats pour faire cette recette sur une tome de brebis bien française...
Depuis, j'ai eu l'occasion de goûter au Manchego, et c'est clair que ça n'a rien à voir avec ma tome de brebis bio... C'est un peu plus gras, un peu plus salé, et bien plus goûteux! D'ailleurs, si jamais je me retrouve à court un jour, je me demande si je ne prendrais pas carrément de l'Ossau-Iraty pour remplacer...
Mais bon, à Auchan, ils ont du Manchego, ne rigolez pas, je cite "en permanence mais pas tout le temps"! lol! Traduire que c'est un produit qu'ils suivent tout le temps mais ils n'en sont pas toujours approvisionnés à temps!
En tout cas, depuis qu'on a goûté à ce fromage, on essaie d'en avoir tout le temps... Râpé dans une salade verte avec quelques noix/graines et des carottes (râpées comme le manchego)... A la place du râpé dans les nouilles... A la main avec un bon morceau de pain de campagne... Bref, nous sommes tous tombés amoureux du Manchego!
tartes individuelles pomme-oignon-manchego sur pâte au panais et au manchego

source : magazine Martha Stewart Living Octobre 07
Pour 6 personnes (donc 6 tartes)
Pour la pâte:
1 petit panais (environ 120g)
2 tasses ( 500ml) farine
1 ccafé sel
1 ccafé sucre
1/4 ccafé poivre fraîchement moulu
375g beurre bien froid coupé en petits cubes
50g Manchego râpé
2 1/2 ccafé romarin frais haché
1 gros jaune d'oeuf (j'ai utilisé un oeuf moyen)
1/4 tasse (60ml) eau glacée
Râper finement le panais au dessus d'un ligne propre et solide (ne pas utiliser de papier absorbant). Presser dans le linge pour extraire un maximum d'eau.
Au fait, c'est quoi, un panais? Et bien c'est une racine qui ressemble à une carotte mais elle est beige, et elle est un peu farineuse, délicatement sucrée et a un goût d'anis... et mon Nomamoi dit que ça a le goût d'Ajax WC... Bon, inutile de préciser que je ne lui ai pas dit qu'il y en avait dans la pâte! lol!

Dans un mixeur à couteau réunir panais râpé, farine, sel, sucre, poivre, beurre, fromage râpé et romarin. Mixer par petites impulsions. Ajouter le jaune d'oeuf, "pulser" encore pour mélanger. Mixer ensuite en continu en ajoutant l'eau glacée tout doucement, petit à petit, jusqu'à ce que la boule se forme. Ne pas mixer trop longtemps ça réchaufferait la pâte et la rendrait trop élastique. Sortir la boule de pâte, former un disque épais, le mettre dans du film plastique et réfrigérer au moins 30 minutes, ou jusqu'à 2 jours maximum.
Les tartes :
1 csoupe huile d'olive
1 csoupe beurre
3 pommes Gala pelées, coeur ôté, coupées en 2 puis chaque moitié coupée en demi rondelles d'environ 5mm d'épaisseur
8 oignons jaunes moyens (j'ai préféré utiliser des doux des Cévennes) pelés et coupés en très fines tranches
3 csoupe vinaigre de cidre
1/2 csoupe gros sel
Environ 90g de Manchego râpé (heu... Je n'ai pas pesé ma tome de brebis, j'en ai râpé et mis autant que ça me semblait nécessaire à l'oeil)
poivre fraîchement râpé
Voici tout d'abord une photo de la tome de brebis bio que j'ai utilisée

Puis les oignons et pommes

Je dois préciser aussi que j'ai réalisé toutes les tranches de pomme comme d'oignon à l'aide du coupe tranche de mon magimix.
Chauffer l'huile et le beurre dans une très large sauteuse sur feu moyen-vif. Ajouter les pommes et les oignons et laisser caraméliser, environ 15 minutes (il m'en a fallu largement plus, sans doute avais-je mis le feu trop doux).
Couvrir, baisser le feu au plus doux et cuire encore 35 minutes.
Ajouter le vinaigre et le gros sel, mélanger et cuire encore 5 minutes.
Laisser refroidir

Étaler finement la pâte sur le plan de travail légèrement fariné. Détailler 6 ronds de 17 cm environ, en re-boulant puis ré-étalant les chutes de pâte si nécessaire. Placer sur des plaques à pâtisserie couvertes de papier cuisson, ou des plaques anti adhésives, ou des silpats.

Mixer ou passer au presse-purée la moitié de la préparation pomme-oignon et en tartiner la surface des disques de pâte de 3 csoupe chacune, laissant une bordure de 2.5cm non couverte autour.

Saupoudrer d'environ 2 csoupe de fromage

Poivrer.
Recouvrir de la préparation non mixée, puis remettre du Manchego râpé.

Replier ensuite les bordures vers l'intérieur en formant des vaguelettes régulières dans la pâte

Réfrigérer 30 minutes.
Pendant ce temps, préchauffer le four à 170°C.
Enfourner quand le four est chaud pour environ 45 minutes. (J'ai procédé différemment, j'ai utilisé le prog tarte 220°C de mon four, la cuisson a duré seulement 30 minutes)

Et servi avec une petite salade mélangée, un vrai régal!
Ces tartes individuelles sont excellentes! La pâte goûte peu le panais (je veux dire par là qu'elle n'a pas un goût anisé) sans doute parce que le goût du romarin est un peu plus présent. Tout en restant délicat, bien entendu!

La garniture est excellente elle aussi, et sa douceur relevée par le contraste salé du fromage s'accorde parfaitement à la pâte doucement parfumée de romarin. Il reste une toute petite touche de l'acidité du vinaigre, juste assez pour titiller les papilles et donner du peps à la douce et tendre compotée oignon-pomme.

Ces tartes sont vraiment délicieuses et surprenantes à la fois, et avec la salade elles constituent un repas complet très simple et très agréable.
01 avril 2008
marbré de saumon au colrave, purée d'oignon au citron confit
Non non, ce n'est pas un poisson d'Avril, je vous présente aujourd'hui une recette au titre inhabituel pour moi... Un marbré pour nommer une terrine, du colrave pour désigner du chou-rave, des mots inhabituels certes, mais pour un résultat... exceptionnel!
Cette recette m'a été transmise par Marisa. Je me suis empressée de la réaliser et croyez moi, c'est un régal...
Très fraîche, douce et goûteuse, cette assiette se prépare la veille.
Marbré de saumon au colrave, purée d'oignons au citron confit

Source : les Épicuriens du Marais
Pour 4 personnes (1 terrine de 13x9cm )
La terrine :
1 chou rave
2 tranches de saumon de 1 cm d'épaisseur et de la dimension de la terrine (j'ai pris 2 gros pavés que j'ai coupés dans l'épaisseur pour avoir une épaisseur égale de 1cm sur toute la surface et avec les chutes j'ai pu totalement couvrir la surface de la terrine)
1 sachet de gelée (remplacé par des feuilles de gélatine en proportion de la quantité de liquide, pour moi 5 feuilles = 10g pour environ 500ml de bouillon)
1/2 bouquet de persil
1/2 tige d'oignon frais (j'ai mis un oignon nouveau entier)
bouillon de volaille QS
sauce soja QS
La purée d'oignon :
250g d'oignon (doux des Cévennes pour moi)
1 citron, zeste et 1/2 jus (bio pour moi)
40g sucre
80g eau
150ml crème liquide entière
sel, poivre et cayenne QS
On commence par la terrine
Peler et couper le chou rave en tranches et les faire cuire dans du bouillon de volaille (10 minutes environ)
L'égoutter et le couper en petits cubes de 3x3mm
Mettre les feuilles de gélatine à tremper dans de l'eau très froide.
Réduire le liquide de cuisson pour en obtenir 250ml (j'ai préféré rester sur 500ml, il m'est plus confortable de jeter du bouillon que de risquer d'en manquer. Comme j'avais utilisé une grande quantité de bouillon pour cuire mon chou rave, la concentration en bouillon a quand même été suffisante pour environ 500ml. Pour 250ml de bouillon, il faudrait 3 feuilles de gélatine seulement)
Dissoudre la gélatine bien essorée hors du feu dans le bouillon concentré chaud.
Réserver à température ambiante.
Préchauffer le four à 100°C
Placer les tranches de saumon sur une plaque de four anti adhésive.
La recette indique ensuite de saler les tranches de saumon et de les badigeonner d'un peu de sauce soja. Mon bouillon de volaille me paraissant un peu salé après réduction, j'ai choisi de ne pas saler le saumon mais de seulement le badigeonner de sauce soja.
Enfourner et baisser immédiatement la température à 50°C
Laisser cuire environ 2 à 3 minutes puis pschitter un peu d'eau (pour créer de la vapeur. Mais je ne l'ai pas fait, car mon four, cette sale bête, se ventile automatiquement pour se refroidir plus vite quand on lui baisse la température, donc je n'aurais pas obtenu de la vapeur mais une flaque d'eau!)
Attendre que le saumon change légèrement de couleur, environ 8 minutes (il m'en a fallu presque le double, sans doute parce que mon four est trop vite redescendu en température)
Sortir la plaque et couvrir d'un papier film ou d'une autre plaque retournée, le saumon finira ainsi de cuire.
Hacher le persil et l'oignon frais, les mélanger aux dés de chou rave.
Chemiser la terrine avec un peu de gelée et faire prendre au frais. Je pense d'ailleurs qu'il serait éventuellement pratique de mettre la terrine au frigo juste au moment de commencer la recette, la gelée prendrait encore plus vite!
Ensuite, procéder par couche :
- mélange chou rave et herbes
- un peu de gelée
- 1 tranche de saumon
- un peu de gelée
- chou rave / herbes
- gelée
- saumon
- gelée
- chou rave / herbes
- gelée
et c'est fini!
Mettre au frigo 24 heures. (j'ai couvert avec le couvercle de la terrine sans chercher à tasser)
Servir avec une purée d'oignon au citron confit (qui peut aussi être commencée, voire entièrement faite la veille si on utilise un siphon)
Passons justement à cette purée que j'aurais tendance à appeler chantilly d'oignon au citron confit... :
La recette initiale indique de cuire les oignons pelés à l'eau bouillante salée puis de les mixer au blender, de les remettre sur feu doux pour les sécher. Puis de faire réduire 100ml de crème aux 2/3 et de l'incorporer à la purée d'oignon.
Je n'ai pas voulu faire ainsi, mes oignons sont si doux que la cuisson à l'eau leur aurait ôté de leur merveilleuse saveur... Alors j'ai haché mes 250g d'oignon, j'ai mis une noisette de beurre et j'ai fait fondre à feu tout doux... Puis j'ai ajouté les 100ml crème et j'ai laissé réduire aux 2/3.
Pendant ce temps, prélever des bandes de zeste de citron à l'économe. Il s'agit bien de zestes, pas d'écorces, donc on fait attention à ne pas emmener de peau blanche à confire!
Blanchir ces zestes 2 fois de suite (départ eau froide, quand ça bout on jette l'eau et on recommence).
Confire les zestes blanchis dans un sirop fait avec l'eau et le sucre jusqu'à ce qu'ils soient parfaitement transparents.
Égoutter puis hacher très finement les zestes et les ajouter aux oignons, ainsi que le jus du demi-citron. Ajouter poivre et cayenne, sel, au goût.
Laisser refroidir.
Et là encore j'ai modifié la recette initiale. Car j'ai voulu mettre cette sauce crémeuse au siphon... Le changement est minime, je vous explique.
Version d'origine sans siphon :
Mettre la purée d'oignon au frigo pour la nuit.
Le lendemain, monter les 50ml de crème liquide bien froide restant en chantilly et incorporer à la purée d'oignon froide.
Ma version au siphon :
Quand la purée d'oignon est redescendue à température ambiante, la filtrer au dessus d'un entonnoir placé dans l'embouchure du siphon (les morceaux de zeste ou d'oignons mal mixés boucheraient le siphon). Ajouter les 50ml de crème froide restant (j'ai eu le geste un peu lourd, je pense que j'en ai mis un peu plus...), fermer, agiter pour mélanger, gazer de 2 cartouches, secouer à mort et réserver 24 heures au frigo.
24 heures plus tard...
Démouler en passant une lame de couteau éventuellement chauffée sur le pourtour de la terrine et retourner d'un geste vif. J'étais très inquiète mais c'est venu finalement sans la moindre difficulté!

Trancher délicatement et placer chaque tranche aussitôt coupée sur une assiette de service.

Il est alors temps de monter la chantilly pour la sauce oignon/citron confit si vous n'avez pas choisi la version siphon.
Servir la sauce avec la terrine.

J'adore les versions siphon des sauces crémées, je trouve que ce sont des oeuvres d'art (lol!) aériennes, des défis à la pesanteur, et qu'il s'en dégage aussi parfois comme un bruit de mousse dont les bulles d'air s'échappent... Mmmmmmm, j'adoooooooooooore!

Cette terrine est divine (même que ça rime!) et Fifille n°2 a eu un commentaire qui vous permettra de comprendre très vite à quel point nous avons adoré l'ensemble terrine + sauce... Je la cite : "ça, tu peux le faire pour mon anniversaire, tu sais"!
20 mars 2008
crostini soufflées au fromage
Pour aujourd'hui, une recette directement sortie des tiroirs de ma Maman... Toute mon enfance qui remonte à la surface... Séquence émotion...
Ma maman faisait parfois cette recette quand j'étais toute petite... A l'époque, j'ignorais totalement ce que c'était! C'était bon, et c'était bien là tout ce qui comptait! Pas vrai? Si bien que quand j'ai appelé ma Maman pour lui demander la recette, je lui ai décrit ce plat comme une sorte de tartine avec du blanc d'oeuf monté en neige déposé délicatement sur le pain, et, comme dans un petit nid, le jaune de l'oeuf douillettement installé dans cette mousse angélique, l'ensemble gratiné au four avec un peu de fromage... Bon, ben ma Maman a dû faire un sérieux effort d'imagination pour voir de quoi je pouvais bien parler, et a finalement retrouvé dans ses classeurs cette recette qui a maintenant régalé 3 générations... et vous régalera aussi j'en suis sûre!
Ne me demandez pas de quel magazine cette recette provient... C'était dans les années 60...
J'ai décidé de titrer avec le mot "crostini" parce que ça sonne bien, mais vous pouvez bien appeler ces choses délicieuses des croûtes, des tartines, des bruschettas, bref vous avez le choix.
Crostini soufflées au fromage

Pour 4 personnes
4 belles tranches de pain de campagne (j'ai pris 2 tranches pour bruschettas)
6 oeufs, séparés (6 blancs, 6 jaunes)
300g (250 + 50) râpé
40g beurre
35g farine
250ml lait
sel poivre QS
Préparer une sauce blanche très épaisse en chauffant le beurre puis ajoutant la farine, mouillant avec le lait puis terminant après cuisson avec 50g de râpé et assaisonnement. Laisser refroidir.

Pendant ce temps, faire griller les tranches de pain au grille-pain ou au four.
Préchauffer ensuite le four à 210°C (bon, ben si vous avez comme moi fait griller le pain au four, on va dire "refroidir le four à 210°C"! lol!)

Mélanger les jaunes d'oeuf et les 250g de râpé pour obtenir une pâte dure

Monter les blancs en neige (avec la pincée de sel et la goutte de jus de citron psychologiques ;-) )

et incorporer les blancs montés à la sauce blanche refroidie.
Tartiner le pain grillé avec le mélange jaune/râpé

Recouvrir avec la préparation à soufflé et enfourner à 210°C environ 20 minutes.
Surveiller, ça ne doit pas brûler, mais le jaune d'oeuf dessous doit quand même cuire, tout du moins chauffer assez pour ne pas être froid.
J'ai oublié de faire la photo avant d'enfourner, alors vite, hop, four ouvert, photo, four fermé! Ni vu ni connu!

Et voilà le résultat :

On a dégusté ces croûtes avec une petite salade toute simple, mmmmmmmmm, un vrai régal...

Et j'ai totalement retrouvé le goût de mes souvenirs d'enfance... Quel bonheur... J'espère que Fifille n°2 aura elle aussi quelques souvenirs de cuisine familiale, quelques madeleines, comme Proust, et peut-être sera-ce cette recette comme pour moi ? Fifille n°1 n'était pas là quand nous avons mangé ces croûtes, et j'en referai un jour où elle sera avec nous, car c'est pour moi un symbole de mon enfance d'éducation au goût, et je voudrais lui transmettre à elle aussi cette base qui a tant contribué à me façonner, au point que je m'en souviens encore 40 ans plus tard... Bon, elle n'en aura sans doute peut-être rien à cirer, comme disent les "djeuns", mais c'est pour moi que c'est important! ;-)

La recette indique qu'il est possible d'en faire des mini bouchées pour un apéro... Mmmmmm, quelle bonne idée!
08 mars 2008
tourtes individuelles de porc au satay
Je retourne aujourd'hui à une recette réalisée peu de temps après Noël et prise dans le magazine Delicious que Lolotte avait eu la gentillesse de m'envoyer depuis les USA. C'est une recette délicatement exotique (je l'ai corsée un peu en ajoutant une pointe de piment), rapide (le plus long est de foncer les moules à tartelette individuels...) et facile (le plus dur est d'arriver à faire coller ensemble la pâte du dessus et celle du dessous...). Nous avons dégusté ces mini tourtes accompagnées d'une délicieuse petite mâche assaisonnée avec une vinaigrette soja/citron/sésame histoire de rester dans une gamme de goûts similaire.
Tourtes individuelles de porc au satay

adapté du magazine Delicious de décembre 07
Avec ces proportions de farce j'ai obtenu 6 tourtes individuelles et 15 mini tourtes, et il m'est encore resté de la farce...
1 oignon haché
2 gousses d'ail hachées
2 ccafé gingembre frais râpé
1 csoupe pâte d'arachide "crunchy" (avec morceaux), remplacée par de la pâte d'arachide normale
3 csoupe cacahuètes crues grossièrement hachées
1 csoupe sauce au piment douce (sweet chili sauce), et plus pour servir
1 csoupe sauce soja
2 csoupe huile d'arachide
200g porc haché
1/4 tasse = 60ml farine
1 carotte, râpée grossièrement
1 tasse = 250ml bouillon de volaille
1/4 tasse = 60ml crème de coco (lait de coco pour moi)
2csoupe coriandre ciselée
1/2 ccafé sambal oelek (purée de piment, que j'ai pris sur moi d'ajouter)
3 blocs de pâte feuilletée non étalée (le magazine demandait 6 feuilles déjà étalées dans lesquelles découper 6 cercles de 10cm et 6 autres cercles de 5cm... J'avais dans mon frigo 2 blocs de pâte feuilletée, j'ai dû rajouter un bloc de pâte brisée qui m'a servi à faire les fonds des mini tourtes.)
1 oeuf battu pour dorer (pas mis)

Placer oignon, ail, gingembre, beurre de cacahuète, cacahuètes, sauce soja et sauce de piment douce dans la cuve du mixeur,

mixer pour obtenir une pâte grossière.

Dans une sauteuse anti adhésive, chauffer l'huile à feu moyen. Ajouter la pâte et mélanger 2 à 3 minutes

puis ajouter le porc haché en mélangeant pour bien le cuire

Ajouter la farine, la carotte

et le bouillon. Porter à ébullition et laisser frémir à feu doux 10 minutes, le mélange doit bien épaissir.

Ajouter ensuite la crème de coco et la coriandre. J'ai goûté et trouvé que c'était un peu fadasse... Alors j'ai ajouté du sambal oelek jusqu'à ce que ça me chatouille doucement la langue...
Laisser refroidir un peu, le temps de préparer la suite.
Préchauffer le four à 190°C (j'ai fait ma 1ère fournée à 190, le dessous n'a pas assez cuit. Il vaut mieux 210°C, ce que j'ai fait pour la 2ème fournée, le résultat a été un dessous mieux cuit)
Graisser 6 empreintes à muffins (j'ai utilisé une plaque de moules en silicone, donc pas besoin de les graisser)
Étaler la pâte, la piquer et découper des cercles de taille adaptée à vos empreintes (diamètre + 2 fois la profondeur), foncer les moules, et préparer autant de cercles de 5cm (en réalité du diamètre des empreintes). Comme il me restait de la pâte après mes 6 moules à muffins, j'ai sorti une plaque de mini muffins, et suis tombée à court de pâte pour le fond, j'ai donc terminé les fonds avec de la pâte brisée mais terminé les dessus avec la pâte feuilletée.
J'ai placé la pâte au frigo 15 minutes

Remplir avec la préparation. Ne pas trop remplir, contrairement à ce que j'ai fait...

Couvrir des petits disques et bien appuyer sur les bords pour sceller. Déjà avec pâte feuilletée sur pâte feuilletée, ce n'est pas facile, mais pâte feuilletée sur pâte brisée, c'est n'importe quoi! Mission impossible, ça refuse de tenir!
Dorer à l'oeuf battu (je ne l'ai pas fait)
Enfourner pour environ 20 minutes, les tourtes doivent être bien dorées.

Ci dessus, ce sont les tourtes de la plaque de 6 muffins standard. Ils ont cuit nettement plus de 20 minutes à 190°C, et pas moyen de cuire le dessous! J'étais pourtant en chaleur tournante! Du coup la fournée suivante, je l'ai cuite en mode tarte de mon four, à 210°C, et ça c'est très bien passé. On voit également tout de suite pourquoi je conseille de ne pas trop remplir les empreintes...
Ci dessous, ce qui arrive quand on oublie de piquer la pâte du dessus...

Nous avons mangé les tourtes individuelles chaudes avec une petite mâche, mais nous avons nettement préféré les mini tourtes froides le lendemain!

Les tourtes étaient tellement moches comme je n'avais pas réussi à en sceller les bords correctement que j'ai préféré carrément déplacer les chapeaux pour rendre l'ensemble plus présentable... Heureusement que c'était bon (surtout une fois refroidi...)!
27 février 2008
salade vitaminée d'hiver : enfin j'utilise mon colis Maille de Noël!
Une superbe salade vitaminée au coeur de l'hiver... De la couleur, des bonnes choses pour le corps, que demande le peuple?
Et je commence à utiliser mon colis Maille reçu la veille de Noël... Il était temps! Heureusement que ça se conserve!

Nous avons goûté (et aimé) les moutardes en accompagnement d'une viande, mais pour le moment je n'ai pas eu l'inspiration à les utiliser en cuisine. Mais ça viendra! (en espérant que ça vienne avant qu'il n'en reste plus...)
Par contre, j'ai presque fini la bouteille de vinaigre balsamique à l'orange amère et je ne vais jamais pouvoir m'en passer quand j'aurai terminé ma bouteille échantillon. Il me faudra commander sur le site internet de Maille!
salade vitaminée d'hiver

Pour 4 personnes
2 poignées de jeunes pousses mélangées (je prends ce que je trouve : roquette, mâche, mizuna, red chard, épinards, mesclun, ça varie...)
2 pamplemousses rouges ou roses ou 1 de chaque
1 poignée de graines de tournesol
1 poignée de graines de courge (mais toute graine de votre choix, ou bien noix, conviendra)
250g de mimolette vieille
1 ccafé de moutarde de Dijon (Maille...)
2 csoupe vinaigre balsamique à l'orange mère (Maille bien sûr...)
3 csoupe huile neutre
1 csoupe huile de pignon de pin
sel, poivre
Laver essorer la salade
Peler à vif les pamplemousses puis détacher soigneusement les quartiers
Briser la mimolette à l'aide de la pointe d'un couteau (j'ai fusillé mon économe...)

Ajouter les graines (par dessus pour pas qu'elles soient détrempées par le jus de pamplemousse)

Rassembler tous les ingrédients dans un saladier et réserver au frais
Faire la sauce dans un bol, goûter, rectifier.
Mélanger la sauce à la salade au moment.

De nombreuses variations sont faisables en fonction des graines que vous utilisez et la force de votre huile. Par exemple, mon huile de pignon de pin est très forte en goût, il est impossible de l'utiliser pure, elle écraserait tous les autres goûte. Par contre mon huile de noix est très mièvre et niaise, je dois l'utiliser pure si je veux en sentir le goût... Je devrais choisir un meilleur fournisseur pour l'huile de noix...
On peut mettre des pistaches et de l'huile de pistache!
Les combinaisons ne sont limitées que par le contenu de vos placards (ou de ceux de votre fournisseur habituel...)
21 février 2008
quiche aux blettes
Cela faisait bien des années que je n'avais pas mangé de blettes... J'en avais presque oublié à quoi ça ressemblait... (j'exagère un peu!)

Seulement voilà, les blettes (ou bettes pour les non-lyonnais), c'est pénible à préparer. C'est long, tous ces fils à tirer... Sauf qu'on peut les couper aux ciseaux, et que cela réduit nettement la corvée d'effilage! Pourquoi ne vous apprend-on pas ça à l'école?
Les blettes, je les cuisinais comme ma grand-mère : je m'épuisais des heures à les peler, les cuisais (côtes et vert) à la cocotte minute, puis je mixais tout dans une sauce blanche, un peu de gruyère et hop, au four à gratiner! Parce que personne à la maison sauf moi n'aimait les blettes, il fallait bien que je continue cette tradition du gratin en sauce blanche, pour cacher leur goût très particulier! Et puis j'ai fini par abandonner : le seul enthousiasme qu'elles déclenchaient était celui de mon Nomamoi et mes fifilles à quitter la table en déclarant "heu... non, ça va, j'ai plus faim..."
Et puis un matin, au marché bio, je vois une jeune maman avec une énorme botte de blettes débordant amplement de son panier. Je m'enhardis à lui demander comment elle va les cuisiner, et elle me répond "à la poêle, avec beaucoup d'oignon et beaucoup d'ail"... et elle continue en spécifiant que toute sa famille les adore comme ça...
Stupeur!
Ça valait le coup d'essayer.
Mais bon, la Cath étant du genre prudent, elle décide quand même de camoufler un peu ses blettes en en faisant une
Quiche aux blettes

Pour 6 personnes
une pâte feuilletée ou brisée
1 bon kilo de blettes
3 oeufs
de la crème liquide ou du lait ou un mélange des 2 (environ 300ml)
2 oignons doux ou 1 très gros (doux, c'est important)
4 gousses d'ail
2 noix de beurre ou 2 csoupe huile olive
sel, poivre

On commence par mettre à tremper les blettes dans l'évier, et on sépare le vert du blanc en découpant au couteau le long des côtes. Laisser le vert tremper pendant qu'on prépare les côtes.
Mettre une très grande quantité d'eau salée à bouillir
Pendant ce temps, couper les côtes dans le sens de la longueur en 2 ou en 4, voire plus selon leur largeur. Le but est d'avoir des longues tiges de la largeur approximative de branches de céleri.

Couper une extrémité de chaque côte en la faisant claquer comme on le ferait pour des asperges vertes, le petit morceau reste accroché à la côte par une fine membrane. Tirer la membrane le long de la côte le plus loin possible. Répéter à l'autre extrémité de la côte, puis retourner la côte et refaire la même chose de l'autre côté.
Couper ensuite au ciseaux en tout petits morceaux (pour que ça cuise plus vite).
Quand l'eau bout, y mettre les morceaux des côtes à bouillir à découvert entre 10 et 20 minutes selon leur taille. Les morceaux doivent être tendres mis encore un peu croquants.
Pendant que les côtes cuisent, égoutter au mieux les feuilles de vert en les secouant entre les mains. Peler et hacher l'oignon et l'ail.
Mettre le beurre (ou l'huile) à chauffer dans une grande sauteuse.
Y faire fondre sans coloration l'oignon et l'ail, ajouter éventuellement une toute petite pincée de sel.
Pendant ce temps, ciseler le vert des blettes en lanières hyper fines, les recouper en travers si elles sont vraiment trop longues. Les ajouter au fur et à mesure dans la sauteuse. Bien mélanger pour enrober de matière grasse et d'oignon et d'ail fondus. Laisser les verts tomber sur feu moyen en mélangeant de temps en temps, il ne doit y avoir aucune coloration.
Quand les côtes sont cuites, les égoutter soigneusement et les ajouter au vert dans la sauteuse, saler, poivrer, mélanger et finir de cuire ensemble, environ 10 minutes.

Préchauffer le four entre 180°C et 210°C (mon four a un mode tarte à 210°C)
Pendant ce temps, étaler la pâte (si ce n'est pas déjà fait), la placer dans un moule à tarte beurré ou avec une feuille de papier cuisson, piquer le fond à l'aide d'une fourchette et remettre le tout rapidement au frigo.
En même temps, surveiller les blettes qui ne doivent pas brûler ni attacher!
Quand tout est bien tendre mais encore croquant, il ne doit plus rester de liquide au fond de la sauteuse ou le jeter le cas échéant. Goûter et rectifier l'assaisonnement. Laisser refroidir un peu. Repousser les assauts des éventuels enfants affamés qui ne savent pas que ce sont des blettes et qui trouvent cela tellement bon qu'ils demandent à les manger comme ça, sans rien rajouter!
Dans un récipient gradué, casser les 3 oeufs et compléter jusqu'à atteindre 1 1/2 tasse (375ml) avec de la crème ou du lait ou un mélange des 2 : c'est la méthode Daniel Pinard!
Quand les blettes ont un peu refroidi et que la pâte étalée dans le moule est restée au moins 15 minutes au frigo, sortir la tarte, y répartir les blettes, verser l'appareil à quiche dessus et enfourner pour 45 minutes à 180°C ou 35 minutes à 210°C.

Servir avec une petite salade bien relevée.

Ces blettes sont divines... Adoucies par l'oignon et l'ail, leur goût est moins agressif... J'ai dû me battre avec fifille n°2 qui piquait une cuiller par ci, une cuiller par là... et me retenir moi aussi, car c'était vraiment un régal que ces blettes toutes simples.
Je m'étais donc promis d'en refaire, mais juste comme ça avec oignon et ail, sans rien de plus... Hélas quand je l'ai fait, une semaine plus tard, j'ai laissé brûler les oignons et l'ail, inutile de préciser que c'était nettement moins bon... Arf...
Mais revenons à cette quiche.

Elle est bien entendu délicieuse, comment pourrait-elle ne pas l'être avec une préparation aussi excellente?
Avec la salade verte qui l'accompagnait, elle nous a fait un repas complet. il faut dire que nous ne nous sommes pas contentés d'une petite tranchette...
28 janvier 2008
salade au bleu, à la poire et aux noix de pécan caramélisées
Cette salade nous a carrément scotchés! Je vous la recommande vivement, c'est une pure merveille. Elle est rapide à faire et peut aisément être classée dans la série "épatez vos amis"! Elle formera une entrée festive mais légère à tous les repas où vous souhaiterez apporter créativité et luxe aux papilles de vos invités que vous saurez ainsi conquérir! Et oui, la cuisine est une arme de conquête, n'en doutez point! ;-)
La recette d'origine est prévue pour du Stilton, j'ai pris un bleu pas trop puissant, j'ai évité le roquefort trop prégnant à mon goût. Si vous n'avez pas de noix de pécan, des noix bien de chez nous conviendront parfaitement. Si vous n'avez pas de sirop d'érable, remplacez par un miel liquide plutôt appuyé. Pour les poires, j'ai utilisé des comice, mais williams, williams rouge ou autre poire à la chair juteuse et non granuleuse conviendra.
Salade au bleu, à la poire et aux noix de pécan caramélisées

adapté du magazine Good Food décembre 06
Pour 4
Prep 5 min
Cuisson 15 min
3 csoupe sucre en poudre
50g cerneaux de noix de pécan
25g beurre
2 csoupe vinaigre balsamique
2 csoupe sirop d'érable
2 poires mûres mais fermes
4 poignées de salade de petites pousses mélangées
un morceau de 150g minimum de bleu
Peler les poires, enlever le coeur et les couper en 8.
Laver et essorer la salade.
Préparez un silpat ou placez du papier sulfurisé sur une plaque de four.
Fondre le sucre à sec dans une petite poêle sur feu très vif en mélangeant de façon à ce que tout fonde en même temps et que tout le sucre soit fondu avant que ça commence à bouillonner. Quand ça bout, ne plus mélanger, ne plus toucher, mais surveiller avec attention. Quand la couleur devient d'un bel or riche, ajouter les noix et mélanger pour les enrober totalement de caramel. Verser sur le silpat ou la plaque préparée sans chercher à séparer les cerneaux ou à aplatir la masse. Laisser refroidir.

Pendant que les noix refroidissent, fondre le beurre doucement dans une grande poêle. Ajouter le vinaigre et le sirop d'érable, mélanger pour lier. Ajouter les huitièmes de poire, les tourner délicatement pour les enrober et les laisser cuire tout doucement jusqu'à ce qu'ils soient tendres, environ 5 minutes. Les poires sont alors très fragiles, les retourner avec les plus grandes précautions.
Répartir la salade dans 4 assiettes.
Ajouter 4 huitièmes de poire par assiette, ne pas laver la poêle.
Écraser grossièrement les noix caramélisées et répartir les miettes.
Émietter le bleu
Répartir la sauce encore chaude de la cuisson des poires. Cette fois vous pouvez laver la poêle!
Il n'est pas nécessaire de saler ni poivrer, le bleu apporte tout ce qu'il faut à lui tout seul. Sauf si vous aimez manger très salé, auquel cas présentez simplement du sel de guérande sur table... ou placez votre salière habituelle!

Un régal, moi je vous dis!
Le couple bleu/poire n'est plus à vanter, il a fait ses preuves!
Le fait de caraméliser les noix leur apporte un croustillant inimaginable, et sous la couche sucrée se révèlent tous les parfums et les goûts amplifiés par la cuisson et gardés enfermés dans le sucre...
La sauce est très équilibrée entre le sucré et l'acidité et complète parfaitement cette entrée très goûteuse.
10 janvier 2008
salade festive de chou pour toute la famille
On donne dans la détox chez nous depuis que les fêtes sont passées. Mais détox ne signifie pas mal manger, ah non, surtout pas! Au contraire! Des aliments sains et typiquement de saison et de nos régions, auxquels nos corps sont parfaitement adaptés, cuisinés d'une façon saine préservant un maximum de leurs qualités nutritives et dépuratives, et assaisonnés joyeusement pour le bonheur des papilles!
En cette saison, les choux nous apportent des nutriments qu'on ne trouve pas ailleurs. Les autres légumes et fruits utilisés dans cette salade ont chacun leur utilité autant nutritive que de texture, de goût ou de couleur. Les graines qu'on ajoute participent elles aussi à cette multiplicité des talents.
"Pouf, encore une salade de chou", allez-vous penser... "Des tas de choux et de trucs crus coupés en hyper fines lamelles et mélangés avec de la mayo..." Et bien non! Et pour vous dire à quel point cette salade est différente de celle que je fais habituellement, je n'ai qu'à vous dire que Fifille n°2, qui habituellement me fait la tête quand je fais ma salade de chou habituelle, s'est régalée et même resservie!
Le seul inconvénient de cette recette : sa durée... C'est long... Alors quand en plus votre fifille et votre Homavous (et vous-même, chuuuuut!) se resservent 2 fois et qu'il n'en reste pas pour le lendemain, c'est groumpfffff! Mais ça fait plaisir aussi... ;-)
Salade de chou, fenouil, céleri-rave et pomme verte

adapté du magazine Good Food décembre 06
prep 30 min
repos 1 heure
cuisson 10 minutes
les proportions étaient données pour 8, j'ai donc divisé tout par 2 sauf le fenouil (parce que j'adore ça!)
Pour 4, donc :
1/2 fenouil
1/4 petit chou blanc
1/4 petit chou rouge
environ 150G de céleri-rave pelé
jus de 1 citron (j'en ai mis nettement plus, au goût)
1 pomme verte granny smith
2 csoupe de mayonnaise1 1/2 csoupe huile olive
1 csoupe vinaigre de vin blanc
1 ccafé moutarde de Dijon
1 csoupe persil haché (plus quelques feuilles pour la déco)
4 oignons verts ciselés
2 ou 3 csoupe d'un mélange de graines (courge, tournesol, pignons, tout ce que vous aimez, j'ai même mis du sésame noir pour la couleur)
sel

L'idéal est d'avoir une mandoline, sinon, au couteau (c'est mon cas bien que j'aie une mandoline! lol!) !
On commence par couper le fenouil en fines lamelles, puis on les met dans un saladier rempli d'eau froide et de glaçons, et on les y oublie 1 heure... Ce qui correspond au temps nécessaire pour faire tout le reste! C'est paraît-il ce qui permet au fenouil de rester hyper croquant une fois mélangé à la salade. Bon, je ne saurais pas conclure sur ce point...
Ensuite, mettre de l'eau à bouillir dans une grande casserole.
Commencer à ôter le coeur du chou blanc, puis le couper en hyper fines lamelles. Réserver.
Faire de même avec le chou rouge, et réserver dans un récipient différent.
Le céleri-rave étant déjà pelé (pour pouvoir le peser), il ne reste qu'à le tailler en fine julienne... Long... Très long...
Quand l'eau bout, y jeter d'abord le chou blanc, le laisser 2 minutes (en fait j'ai attendu jusqu'à ce que l'ébullition reprenne, ce qui a pris plus de 2 minutes), puis le retirer à l'aide d'une écumoire ou une araignée et le déposer dans un bol. Vider le chou du bol dans une passoire et refroidir sous le robinet d'eau froide, puis égoutter en secouant bien et réserver.
Répéter l'opération avec le chou rouge.
Jeter l'eau et remettre une nouvelle casserole à chauffer.
Ajouter 1/2 jus de citron dans l'eau bouillante et y jeter la julienne de céleri-rave, laisser 2 minutes, bref, comme pour le chou, refroidir sous l'eau froide itou itou...
Hacher le persil, ciseler l'oignon vert, éventuellement faire le mélange de graines
Au bout d'1 heure de trempage, égoutter le fenouil et le sécher délicatement dans du papier absorbant
Au moment de servir, laver la pomme précautionneusement car on ne va pas la peler, puis ôter le coeur, couper en julienne et citronner avec le reste de jus de citron, mélanger. Ajouter aux autres légumes, mélanger.
Dans un petit bol, mélanger la mayonnaise, le vinaigre, la moutarde et verser sur la salade. Ajouter persil et oignon vert, puis graines, mélanger, goûter, éventuellement saler, rectifier. J'ai non seulement salé, car rien d'autre n'est salé dans cette recette que la mayo, et, comme d'habitude, j'ai rajouté du jus de citron...

Et on peut passer à la dégustation... avec du pain en map aux graines de lin et de sésame blanc et noir... Fifille n°2 qui tend son assiette avec une grimace...

Cette salade est une merveille. Parce que le chou garde tout son craquant mais perd son goût fort et âpre... Et ça, Fifille n°2 s'en est vite rendue compte au point de se resservir copieusement... Et elle ne fut pas la seule!
04 janvier 2008
Merci Demolite, colis Maille et le foie gras version 2007!
J'espère que vous avez toutes et tous passé d'excellentes fêtes, reçu plein de super cadeaux, mangé comme on ne s'autorise à le faire qu'en cette très courte saison, et réfléchi avec ardeur à vos bonnes résolutions pour la nouvelle année que je vous souhaite belle et heureuse!
Que 2008 voit se réaliser tous vos voeux les plus précieux!
Vous avez peut-être remarqué le changement de look apporté par la nouvelle année... Et bien c'est grâce à Demolitetuto, Le blog de Demolite! Et pas seulement au blog de Demolite mais à Demolite elle-même, à sa gentillesse, sa compétence et sa disponibilité! Je lui dédie ma 1ère recette de l'année en remerciement pour son aide!
Merci Demolite!
Mais avant d'attaquer cette 1ère recette de l'année, que je vous raconte...
Le 24 décembre au soir, la poste m'a apporté un cadeau...

Je n'ai pas eu le temps de m'occuper encore de chercher une recette pour mettre en valeur les moutardes et le vinaigre reçus de chez Maille, mais j'ai goûté à midi la moutarde figues/coriandre, et c'est une pure merveille! Quelques idées se précisent petit à petit, reste à trouver le temps de les concrétiser! Pour l'instant je remercie Steven qui a été absolument adorable, et je lui adresserai bientôt mes réalisations à base des produits qu'il m'a fait parvenir.
En attendant, passons à
mes foies gras de cette fin d'année 2007
Cette année encore, pour Noël comme pour le jour de l'an, le foie gras a été à l'honneur! Chaque année, une fois les fêtes passées, je me promets d'en refaire en dehors de cette époque festive, (bonjour les résolutions "amincissantes" de début d'année! lol!) et finalement j'attends régulièrement la fin de l'année suivante pour en refaire...
En tout cas, juste avant les fêtes, j'ai voulu répéter la réalisation du foie gras. N'en ayant pas fait depuis un an, il fallait que je m'entraîne. D'autant plus que j'ai voulu déroger à mes habitudes du foie gras mi-cuit en terrine et explorer de nouvelles méthodes et de nouvelles recettes. Inutile de vous dire que mon frigo ressemblait à un frigo de mono-maniaque de foie gras la veille de Noël, entre les restes de mes expériences et les 2 foies gras prévus pour le repas de Noël! lol!
Mes nouveaux essais furent les suivants :

Sur l'assiette ci-dessus se trouvent en 1er plan la terrine de foie gras aux abricots épicés de Mamina, au 2ème plan un foie gras mi-cuit selon la méthode de Christian Têtedoie, et une petite salade verte avec une sauce huile de pistache et vinaigre à l'abricot rapporté de Provence par mes beaux-parents cet été.

Commençons par le foie gras aux abricots épicés et pistaches de Mamina. J'ai utilisé sa recette directement mais en oubliant de presser pour vider le gras et de réfrigérer la terrine avec un poids dessus. Cela n'a pas été un problème car j'avais un foie d'excellente qualité et très peu de gras est resté pris dans la terrine. Ouf! Et puis ce n'était que la version d'entraînement!

Nous avons trouvé cette terrine excellente! Et décidé d'en refaire pour Noël, mais en servant les abricots à part, comme un chutney, car nous avons eu peur que certains palais plus traditionnels, moins habitués au sucré-salé et aux épices que les nôtres ne se sentent perturbés... Le résultat a été extraordinaire, ma belle soeur a pratiquement fini le 1er pot à elle seule et est repartie chez elle à Paris avec le 2ème pot dans ses bagages! lol!

Venons-en maintenant à la
méthode Têtedoie

Plus facile tu meurs!
Christian Têtedoie décrit cette façon de procéder dans son livre "Cuisiner c'est ma nature".
On fait son foie gras comme on en a l'habitude, donc pour moi c'est nature, juste du sel aromatisé avec du poivre et un poil de muscade (voir ici ma recette habituelle ) la différence réside dans la technique de cuisson. Une fois le foie dénervé et assaisonné, voire mariné selon le goût de chacun, il suffit de le rouler hyper hermétiquement dans du film plastique alimentaire, plusieurs couches seront nécessaires, en formant un boudin bien serré. C'est le diamètre du boudin qui va donner le temps de cuisson, 10 minutes pour 4cm de diamètre, 15 minutes pour 8cm de diamètre, au delà impossible ça ne tient pas dans les films plastiques du commerce! lol! La cuisson se fait à l'eau frémissante en veillant à ce que l'eau reste toujours frémissante - ce qui impose donc de rester à côté - d'une part, et d'autre part à ce que le boudin soit en permanence immergé sans toucher ni le fond ni les parois de la casserole - double raison pour rester à côté en permanence!
Une fois le foie cuit, on le sort de la casserole et on le plonge immédiatement dans un bain de glace pour stopper la cuisson. On réfrigère ensuite au moins 3 jours.
Le résultat est tout simplement parfait :

L'avantage de la méthode boudin est que les tranches sont parfaitement cylindriques et de même taille tout du long, ce qui n'est pas le cas quand on a comme moi une terrine ovale... C'est plus rapide qu'au four, et surtout, on ne peut pas se tromper pour la température, l'eau doit être juste frémissante tout le temps, alors qu'un four peut ne pas être très fiable!
Quant à la petite salade, sa vinaigrette pourtant excellente s'est révélée carrément écoeurante servie avec le foie... pour notre plus grande surprise! Du coup, pour le jour de Noël, de fut seulement vinaigre balsamique et huile d'olive, tout en discrétion, et ce fut parfait!
L'an prochain (parce que je sais bien que je ne tiendrai pas ma résolution d'en faire dans le courant de l'année!) je testerai à la vapeur. Au moins je ne serai pas obligée de maintenir la température de l'eau et le boudin immergé à la profondeur adéquate!


