02 mai 2008
un repas chez Schaeffer à Serrières (Ardèche)
Après un 1er Mai de repos bien mérité pendant lequel mon blog a attendu sagement mon retour, je reviens vous raconter un repas au restaurant Schaeffer à Serrières. Mes beaux-parents y ont fêté leurs 50 ans de mariage, et nous étions conviés tous les 4, fermement décidés à trinquer dignement aux 50 ans de bonheur à venir! ;-)

Serrières est une petite ville située au bord du Rhône, à la croisée des départements de l'Ardèche, de la Loire, de la Drôme et de l'Isère... Des départements qui fournissent d'excellents produits frais et goûteux.
Je vais essayer de me souvenir de tout ce que nous avons dégusté, et j'espère que tous ceux et celles qui ont eu l'occasion de goûter le même repas à ce restaurant auront la gentillesse de laisser un commentaire pour corriger ou compléter mes propos... Oui oui, c'est un appel au secours, Alzheimer guette au coin de ma rue... ;-)
Avec l'apéritif nous sont parvenus les menus pour choisir tranquillement et cette assiette de 4 "bouchées" délicieuses :

Il s'agissait, dans le sens des aiguilles d'une montre, d'une petite soupière de velouté de châtaignes (moi qui n'aime pas du tout les marrons, j'ai quand même voulu goûter, et bien j'ai regretté qu'il n'y en ait pas plus! J'aurais pu avaler la casserole entière, que dis-je la lessiveuse entière en cuisine tellement c'était bon! Je vais être claire, cette petite souplette avait autant le goût de marron qu'un velouté de légumes le goût de pomme de terre, et c'est sans doute là l'explication de mon acharnement à racler le fond de ma mini soupière ;-) Mais qu'y avait-il donc dans cette soupe qui était aussi délicieux?) puis d'une sorte de tapenade de pied de porc avec des châtaignes (toujours aussi parfaites...), puis une crème aux fanes d'oignon nouveaux absolument parfaite et enfin une mousseline d'asperge d'une finesse et d'une subtilité incomparables...
Voici le menu que nous avons dégusté. Vous pouvez cliquer sur la photo pour l'agrandir.
J'ai commencé par la marmite d'huîtres chaudes... Un régal! Les huîtres, c'est très délicat à cuire, pas assez elles sont froides, trop elles deviennent caoutchouteuses, et là elles étaient impeccablement cuites.
Je ne connaissais pas la laitue de mer, ma foi elle porte bien son nom! Le bouillon était très délicat et très parfumé à la fois, juste comme je l'aime. Il trempait quelques crosnes dans l'assiette, moi qui n'en avais pas mangé depuis... Hou la la... Avant la naissance de Fifille n°1... Il y a donc 20 ou 21 ans... Et c'était à l'époque la 1ère fois que j'en mangeais... Et j'avais trouvé ça délicieux! Si je n'en ai jamais cuisiné, c'est uniquement parce que ça a l'air drôlement ch..nt à peler...

Mon Nomamoi avait préféré le foie gras... Avec une petite confiture d'oignon, du pain d'épices et du pain aux figues, et une petite salade. J'ai cru comprendre qu'il n'avait pas regretté son choix!

Ensuite j'avais choisi le filet de rouget et les St Jacques. Cuisson des St Jacques parfaite, les rougets avaient la peau bien croustillante contrastant avec la douceur de la rondelle de moelle, les oignons frits apportaient un croquant au goût puissant, les lentilles... Ah, les lentilles... Mon Dieu, mais qu'est-ce qu'ils avaient mis dans ces lentilles! Que du bonheur! Et cette sauce "lie de vin"... C'est incroyable comme la St Jacques tout particulièrement (mais le rouget aussi) s'accorde à la perfection avec la lentille et la sauce qui sont des préparations de type "terre" hyper puissantes et parfumées! On pourrait croire que la pauvre St Jacques serait écrasée par autant de puissance, mais c'est tout le contraire, elle en est révélée!

Personne n'a tenté le homard...
Puis un sorbet de carotte au cumin... Bon, alors ça je n'ai pas trop aimé. Pourtant j'adore la carotte au cumin, que ce soit froide en salade, ou chaude en purée ou en flan... Je n'ai pas senti le cumin... Et pour moi un sorbet doit avoir une consistance soit aqueuse, soit crèmeuse, mais pas farineuse... Je dois avoir un problème avec les consistances farineuses, moi, déjà les marrons c'est surtout ça que je crains...
Ensuite, mon Nomamoi a préféré la canette avec son chou au lard et sa sauce aux agrumes... Je crois qu'il aurait aimé lécher son assiette... La sauce était paraît-il exceptionnelle, et le tout s'accordait à merveille. Curieux quand même, jamais je n'aurais imaginé mettre du chou au lard avec une sauce aux agrumes... Comme quoi, c'est un métier! ;-)

J'avais choisi l'agneau, non pas parce que j'aime mieux l'agneau que la canette, mais parce qu'avec l'agneau venaient des fèves... Et moi, les fèves, je ne peux pas leur résister... Rhââââââ, des bonnes petites fèves fraîches de printemps, mais qu'y a-t-il de meilleur? Là aussi, réussite totale. Des cuissons parfaites, même pour moi qui avais demandé mon agneau "encore vivant", j'ai en effet eu une cuisson totalement respectueuse de ma demande comme vous pouvez le voir sur la photo. La fine tranche d'aubergine est transparente, ça fait un effet amusant! La sauce était comme d'hab délicieuse (je rêve de savoir faire des sauces comme ça...), et je me suis régalée avec la gousse d'ail confite... Mmmmmmmmm...

Nous avons ensuite gaillardement sauté le fromage... On ne peut pas être partout...
Il fallait bien ça pour profiter du dessert...
Dommage je n'ai pas pensé à photographier la carte des desserts, car non seulement elle était conséquente et tentante, mais en plus maintenant je ne me souviens plus de tout!
Voici ce que mon Nomamoi a choisi. Ben oui, ya du chocolat, alors forcément... Un sorbet au chocolat, un duo de mousses au chocolat, et un sorbet peut-être à l'orange, ya pas que moi qu'Alzheimer guette au coin de la rue... lol!

Quant à moi, j'ai choisi la déclinaison sur le thème du café... J'adore le café...
J'avais des palets au café, une tuile au café, une quenelle de glace au café, de la guimauve au café et une crème au café (en fait une ganache au café) en capuccino, bref un ensemble de puissances et de consistances du plus doux et sucré au plus fort et amer, et du plus moelleux et fondant au plus croquant...

Bref, un repas superbe pour lequel nous remercions les parents de mon Nomamoi...
Hôtel Restaurant Schaeffer
RN 86
07340 SERRIERES
(+33)4 75 34 00 07
www.hotel-schaeffer.com
07 février 2008
soupe de poulet et maïs à la thaï
Besoin de chaleur?
Besoin d'exotisme?
Besoin de couleurs pures et puissantes?
C'est l'hiver cette fois, faut bien qu'on se le mette dans la tête une bonne fois pour toutes... Après un janvier printanier où les 1ers bourgeons sont apparus (ces idiots... 'pourraient pas regarder le calendrier comme tout le monde? Pfffffff!) qu'est ce que l'hiver va encore nous réserver?
Mais quoi que ce soit que l'hiver nous prépare, nous avons de quoi lui résister, et même de quoi apprécier ses dernières ruses glaciales...
J'ai trouvé cette recette dans le magazine "Delicious" de décembre 07 que Lolotte a eu la gentillesse de m'envoyer pour Noël, pour mon plus grand bonheur... J'y ai trouvé plein de merveilles que j'ai tellement envie de partager avec vous. Après le gâteau à la poire pochée au muscat et aux amandes puis le velouté de chou-fleur et son crumble à la brioche, voici la
Soupe de poulet et maïs à la Thaï

magazine Delicious décembre 07
Pour 4
2 patates à tout faire, genre Charlotte, ou à soupe, genre Mona Lisa ou Bintje.
2 épis de maïs frais (remplacés par un sachet de maïs surgelé Picard 450g)
1 csoupe huile de tournesol
2 csoupe pâte du curry vert (Heu... On commence par 1 csoupe, rase, hein, et puis on voit après...)
2 poitrines de poulet
1 boite de lait de coco (400ml)
1/2 tasse (125ml) bouillon de volaille
zeste et jus d'1 citron vert
2 feuilles de citronnier kafir (j'en ai toujours au congélo)
2 csoupe sauce de poisson (nuoc mam) (et là aussi, on commence par 1 csoupe et puis on voit après, hein...)
1 piment rouge thaï et feuilles de coriandre pour décorer
Peler, laver, couper les patates en cubes de la taille d'une bouchée (environ 1.5cm)
Le cas échéant, détacher les grains de maïs de l'épi tenu vertical sur le plan de travail en faisant descendre la lame d'un grand couteau à ras du coeur.
Cuire à la vapeur au dessus d'une casserole d'eau salée les pommes de terre et le maïs environ 3 minutes, le temps que les patates s'attendrissent (Ce qui a pris plutôt 6 minutes chez moi... J'ai utilisé mon couscoussier.)
Couper les blancs de poulets en lanières fines.
Râper le zeste du citron vert et presser le jus
Dans une grande casserole chauffer l'huile à feu moyen-vif.
Ajouter la pâte de curry vert (1 csoupe c'est déjà costaud...) et mélanger environ 30 secondes, ça va sentir très bon et piquer les yeux!
Ajouter le poulet, mélanger,

puis ajouter le bouillon, le lait de coco, le zeste et le jus du citron vert et enfin les feuilles de citronnier.

Laisser mijoter le temps que le poulet soit cuit et les patates complètement tendres, environ 3 minutes (ouais... un peu plus quand même! Plutôt 10 minutes!)
Quand c'est cuit, saler avec la sauce de poisson, au goût, donc ne faites pas comme moi, ne versez pas d'office 2 csoupe de sauce de poisson, non non, c'est comme la pâte de curry vert, on commence par 1 csoupe, et on goûte...)
servir très chaud dans des bols et décorer avec les feuilles de coriandre et le piment finement ciselé (après avoir ôté les graines...si vous voyez ce que je veux dire...)

Bon, alors à part que c'était trop salé et trop fort (d'où mes remarques sur le dosage de la pâte de curry et la sauce de poisson), c'était excellent! Tellement bon que même avec les larmes aux yeux et le nez dégoulinant nous avons fini nos bols et léché la casserole...
Alors si vous évitez les écueils que j'ai bien mentionnés à votre attention et intention, vous pourrez vous régaler sans arrière pensée!
Bande de p'tits veinards! Tsss!
05 février 2008
velouté de chou-fleur et crumble à la brioche
Une valeur sûre que le velouté de chou-fleur... Rien de plus simple, rien de plus sain... Carrément détox et revitalisant en cette saison... On essaie d'en manger souvent... Et puis on s'en lasse... Alors l'idéal c'est de pouvoir varier!
Voici donc une variation délicieuse et élégante qui transforme une simple soupe en une entrée chaude élégante et raffinée... genre "épatez vos amis", en somme... ;-)
Et devinez grâce à qui vous allez pouvoir vous régaler et épater vos amis? A la Cath, pensez-vous! Et bien non : à Lolotte du blog-notes de Lolotte, que je remercie du fond du coeur d'avoir eu la gentillesse de m'envoyer pour Noël plein de bonnes choses et 2 superbes magazines que j'ai disséqués avec un immense plaisir pour vous faire profiter de ce que j'y ai trouvé de meilleur, enfin à mon goût!
Parmi les recettes d'un de ces 2 magazines, j'ai trouvé ce délicieux
velouté de chou-fleur et son crumble à la brioche

adapté du magazine "Delicious" dec 07
Pour 4
Le magazine propose sa propre version du velouté de chou-fleur, moi j'en ai une version qui me convient et que je fais toujours, mais cette fois j'ai amélioré ma version habituelle. Enfin c'est la version offficielle... La version officieuse c'est qu'il y avait encore 2 ou 3 trucs qui criaient au fond du bac à légumes qu'on ne les y laisse pas mourir sans qu'ils aient donné leur vie pour une réalisation savoureuse...
pour le velouté :
1 oignon blanc
1 chou-fleur moyen
1 blanc de poireau
1 branche de céleri
2 patates à soupe
500ml environ de bouillon de volaille
2 énormes csoupe de crème fraîche épaisse
1 csoupe de beurre
Pour le crumble :
1 épaisse tranche de brioche maison, ou 2 tranches de brioche du commerce
2 grosses gousses d'ail
2 csoupe de persil haché
On commence par la soupe :

Peler, laver les légumes. Couper l'oignon, le céleri en petits dés, les patates en petits cubes, le poireau en demi rondelles fines, et le chou-fleur en florets ou demi-florets.
Dans une casserole, mettre le beurre à fondre à feu moyen et y ajouter l'oignon, le poireau et le céleri, mélanger et laisser fondre doucement sans coloration.

Ajouter ensuite patate, chou-fleur et bouillon, porter à ébullition, baisser le feu, couvrir et laisser mijoter tout doucement à couvert environ 15 à 20 minutes, tous les légumes doivent être fondants.
S'il y a un peu trop de bouillon en fin de cuisson, en retirer un peu dans un bol et réserver au cas où.
Mixer au mixeur plongeur.
Ajouter la crème épaisse, mélanger, goûter, rectifier l'assaisonnement, et si c'est trop épais, remettre un peu du bouillon prélevé.
Pendant que la soupe cuit, préparer le crumble.

Passer la ou les tranches de brioche au grille pain. Attention à les dorer et ne surtout pas les brûler!
Peler et hacher l'ail, laver et hacher le persil.
Mettre l'ail dans le bol d'un petit mixeur, ajouter la brioche dorée déchirée, mixer pour obtenir des miettes.
Mettre une poêle à chauffer, y verser les miettes de brioche à l'ail et les laisser sécher sur feu moyen 1 ou 2 minutes, l'ail ne doit pas brûler, il s'agit juste de sécher la brioche et de faire libérer ses parfums à l'ail.
Hors du feu ajouter le persil et mélanger.

Servir :
Répartir le velouté brûlant dans des bols, saupoudrer au dernier moment du crumble de brioche.
Déguster immédiatement, avant que le crumble s'imbibe du velouté et perde son côté croustillant.
J'ai ajouté des mouillettes réalisées avec des tranches de brioche passées au grille-pain puis coupées en longues bandes.

Ce crumble est très parfumé et contraste de façon exceptionnelle avec le velouté. Il apporte un léger piquant, de la couleur et du croustillant, et transforme sans complexe un simple velouté en une entrée riche en goûts et en parfums.
Comme il me restait du crumble après ce velouté, je l'ai conservé dans un tupp hermétique au frigo et je l'ai utilisé avec une soupe de potiron à la patate douce, mmmmmm, là aussi ce crumble a fait mouche.
Un crumble testé et approuvé!
Merci Lolotte!
16 janvier 2008
du réconfort au coeur de l'hiver : soupe de rutabaga à l'ail rôti
Je vous propose aujourd'hui une bonne soupe bien chaude... Ce billet est rédigé à l'avance, donc je ne sais pas quel temps il fera quand il "sortira" sur le web, mais je peux vous dire qu'à l'heure où je le rédige, il fait un vent glacial à décorner les boeufs... Les chaises de jardin sont parties se promener, et ce n'est pas la peine d'aller les rechercher, elles repartiront aussi vite... Malgré l'isolation quasi irréprochable de la maison, les voilages se soulèvent légèrement comme s'ils avaient décidé de se dégourdir les jambes qu'ils n'ont pas... Et j'ai froid... C'est donc pour moi le jour idéal pour rédiger ce billet : les photos à elles seules me réchauffent...
soupe de rutabaga à l'ail rôti

source : magazine Good Food dec 06
Prep 5 min
Cuisson 20 min (30 pour moi)
Pour 4
1 csoupe huile olive
2 gousses d'ail (j'en ai mis 4)
1 rutabaga (j'en ai mis 3, ils étaient petits)
4 grosses carottes
3 belles brindilles de thym
750ml (3 tasses) bouillon de volaille
500ml (2 tasses) lait
2 boites de 400g de haricots cuisinés (j'ai pris des haricots blancs, des gros Soisson et des haricots rouges en bocaux, environ les 3/4 de chaque bocal)
sel, poivre
Un rutabaga, c'est ça :

Il y en a des violets et des verts... Ce sont en gros des navets un peu farineux...
Commencer par préparer les ingrédients.
Peler l'ail et le ciseler finement.
Peler les rutabagas en enlevant bien la peau épaisse, les couper en cubes de la taille d'une bouchée (environ 1cm de côté).
Peler les carottes et les couper aussi en cubes de taille semblable.
Laver le thym
Rincer les haricots et les égoutter.

Chauffer l'huile dans une grande casserole et y mettre tout de suite l'ail, cela vous évitera de risquer de le carboniser instantanément. Laisser fondre l'ail à feu doux quelques minutes. On peut ajouter une toute petite pincée de sel, cela aussi aide à ne pas brûler l'ail. Ce truc est valable aussi avec l'oignon, l'échalote, etc.
Ajouter les rutabagas, les carottes et les 2/3 du thym, monter un peu le feu et mélanger pour légèrement rôtir tout cela, environ 1 minute. Attention à ne pas brûler l'ail!
Ajouter le bouillon et le lait, porter à ébullition puis laisser mijoter doucement et à couvert 15 minutes, les légumes doivent être tendres sans tomber en purée.

Ajouter enfin les haricots le temps de les réchauffer.
Retirer les branches de thym.
Goûter, rectifier l'assaisonnement
Servir très chaud et saupoudrer du reste de thym

Cette soupe est un régal! L'ail rôti, bien sucré et légèrement piquant révèle toutes les saveurs de ce plat. Le rutabaga, c'était la première fois que j'en mangeais, ouais, bon, bôf, ça a le goût d'un navet mais c'est farineux... Un peu comme les châtaignes, ou le potimarron... mais pas au point des patates. Pour moi qui n'aime pas les châtaignes et qui ai de la peine avec le potimarron à cause de la consistance un peu farineuse de cette petite courge très spéciale, le rutabaga n'est pas la meilleure chose dans cette soupe... Mais si vous aimez châtaignes, potimarron, etc., cette soupe est carrément pour vous!

18 décembre 2007
La soupe de rave de ma grand-mère : retour vers la tendresse de l'enfance
Et oui, beaucoup de soupes sur mon blog cet hiver. Sans doute parce que chaque année ma vie est plus speed, plus excitante aussi, plus pleine, et que du coup, un immense besoin de nourriture bien chaude et réconfortante se fait sentir. Et côté nourriture réconfortante, si déjà une soupe c'est bien, quand en plus c'est la recette de la grand-mère, alors là on est carrément dans le bonheur, la tendresse et la douceur...
Ma grand-mère faisait, en hiver, de la soupe chaque soir. Ou, plus exactement, elle en préparait tous les 2 jours, et ce pour 2 jours. Quand je rentrais de l'école, comme mes parents travaillaient tous les 2, c'est chez elle que j'allais prendre mon goûter. Et chaque soir, je rejoignais mes parents enfin rentrés du boulot avec mes devoirs faits et une gamelle de soupe toute chaude, ou juste à faire réchauffer... Parmi les soupes classiques de ma grand-mère, il y avait bien sûr la soupe de légumes variés, toujours patates, poireau carotte et reste de tous les légumes du frigo. Également la soupe au chou. Parfois, et exclusivement servie chez elle le samedi soir à toute la famille, la gratinée à l'oignon... que je n'ai encore jamais faite. Il va falloir que je me lance! Il y avait encore bien entendu la floraline au lait, alors ça c'était ma nourriture de base, à moi gamine, à tel point que quand nous habitions aux USA, dans la région d'Atlanta, les Géorgiens "pure souche" ne comprenaient pas comment je pouvais apprécier leurs "gritts"... Hé hé, s'ils avaient connu ma grand-mère... lol! Il y avait aussi le vermicelle au bouillon de poule, succédant à la poule au pot de la veille... Et, j'y arrive enfin,
la soupe de rave de ma grand-mère

Prep : très long, il faut couper les raves en petits cubes... Mais certaines mandolines ou robots savent simplifier le travail...
Cuisson : 30 min
Les raves sont des petits navets ronds violets. Il faut les choisir pas trop petits, sinon on n'a pas fini de peler et peler encore, mais pas trop gros non plus, car plus ils sont gros, plus on court le risque qu'ils soient creux et fibreux. Il faut toujours en prévoir plus que ce dont on aura besoin, car il arrive qu'ils soient véreux, ou bien qu'ils aient "pris un coup de froid" : leur chair au lieu d'être très blanche et opaque, se teinte de reflets jaunasses ou noirâtres et semble devenir translucide... Bref, il y a du gâchis... Penser aussi à les peler au couteau et non à l'économe, car leur peau est épaisse, quand on coupe le haut de la rave, on voit un cercle environ 3mm à l'intérieur... C'est le repère à atteindre pour être sûr d'avoir supprimé toute la peau, dure et filandreuse.
Pour 4 personnes qui ne mangeront que ça ce soir!

1 patate à soupe par personne, selon la taille (1 grosse et 2 moyennes pour moi)
1 belle carotte par personne (donc 4 pour moi)
1 rave moyenne ou 2 petites par personne, plus du rab' au cas où il y aurait de la perte... (jamais de grosses raves!)
du bouillon de volaille pour couvrir juste à niveau, pas plus
et ma grand-mère ajoutait parfois une poignée de riz qui cuit en 10 minutes (thaï, basmati, etc...)
Lait à volonté
sel, poivre
Commencer par peler, laver et couper en petits cubes tous les légumes. Pour moi, la taille idéale des cubes c'est environ 1cm de côté. Cela devrait plaire à Mercotte... Quoi que je ne suis pas sûre que les cubes soient assez petits pour lui apporter zénitude et paix de l'âme... ;-)
En tout cas, si vous taillez plus petit, ça cuira plus vite mais que de temps à couper des cubes... Et si vous coupez plus gros, prévoyez une cuisson un peu plus longue.
Placer tous les légumes dans une casserole, couvrir juste à niveau, pas plus, je dirais même plutôt à peine moins, avec le bouillon de volaille froid (de l'eau avec un cube de bouillon déshydraté feront parfaitement l'affaire).
Porter à ébullition, puis baisser le feu et laisser bouillonner doucement à couvert jusqu'à ce que les légumes soient tendres, ce qui prendra environ 20 à 30 minutes selon la taille des cubes.
Ajoutez le riz environ 10 minutes avant la fin de la cuisson, quand les patates semblent ne plus arriver vraiment à résister à l'écrasement de votre cuiller en bois contre les parois de la casserole... et surveillez la cuisson en ajoutant du lait si le riz manque de liquide pour bien gonfler.
Résistez à l'envie pourtant très naturelle d'utiliser dur riz complet, ou alors faites le précuire avant, car il lui faut 45 minutes pour être tendre, la soupe n'en demandera jamais autant!
Quand tout est cuit, le niveau du bouillon peut être plus haut que les légumes si vous n'avez pas mis de riz. Je vous recommande alors d'en retirer un peu et de le remplacer par du lait. Cette soupe est vraiment un bouillon dans lequel nagent beaucoup de légumes, avec ou sans grains de riz, mais en aucun cas une soupe pour chien épaisse et pâteuse! Donc il faut ajouter du lait pour obtenir la consistance désirée.
Poivrer. Goûter, rectifier en sel et poivre.
Servir rapidement, surtout en présence de riz... et très chaud.

Je rajoute même encore du lait bien froid dans ma soupe pour pouvoir la déguster plus vite! C'est que je n'aime pas attendre, surtout une telle soupe! Et comme toujours sur les soupes de mon enfance, je place le morceau de gruyère à faire tremper dans le bol pour le ramollir et le grignoter tout doucement, une petite bouchée par cuillerée de soupe... Mmmmmmmm...

Que de souvenirs... C'est ça, la "comfort food"...
09 décembre 2007
relookage de la soupe poireau pomme de terre, également nommée Vichyssoise
Sans doute allez vous me trouver bien prétentieuse... Une Vichyssouââââââse, prout prout ma chère... Bon, c'est bien pour épater les amis ça aussi... Parce que bon, une soupe poireau pomme de terre servie froide (autrement dit les restes de la soupe bien chaude et réconfortante de la veille au soir), c'est quand même pas la mer à boire! Ya pas de quoi fouetter un chat (va vite te cacher, mon Tidou, tu ne sais pas ce qui t'attend...)!
Et pourtant...
Si on y ajoute le détail qui tue...
Soupe poireau pomme de terre / vichyssoise "with a twist"

Pour 4 personnes qui ne vont manger que ça...
Et pour avoir des restes qui vous feront la vichyssoise du lendemain, il vous faudra doubler ces proportions... Ou bien ne prélever qu'une toute petite louche de soupe par personne le premier soir! lol!
Prep 10 min
Cuisson 25 minutes
1 oignon blanc
4 branches de céleri
4 gros poireaux d'hiver
3 grosses patates à soupe (ou 4 si elles sont moyennes, ou plus, etc... Les américains se contenteront de 2 idaho...)
2 csoupe de beurre (30g)
1 brindille de thym frais (facultatif)
1 litre de bouillon de volaille
4 csoupe de crème fraîche épaisse
Gomasio à volonté... Si vous n'en avez pas, une herbe aromatique : cerfeuil, ciboulette...
Et oui, le détail qui tue, c'est le gomasio, ce sel au sésame grillé... A tomber raide!
A consommer sans modération, malgré le côté addictif de la chose...
Laver, peler, émincer tous les légumes, couper les patates en petits dés.
Dans une grande casserole, mettre le beurre à fondre. Ajouter l'oignon, laisser fondre 2 minutes.

Ajouter céleri et poireau, suer environ 3 minutes, puis ajouter les patates, le thym, mélanger,

verser le bouillon,

porter à ébullition, couvrir et laisser mijoter environ 15 à 20 minutes, les patates et le poireau doivent être fondants.
Mixer (enlever le thym avant! Mais vous y avez déjà pensé lol!)
Répartir dans des bols, ajouter la csoupe de crème dans chaque bol, saupoudrer hyper généreusement de gomasio (ou d'herbes), servir très chaud... le premier soir...

Chez nous, la soupe de légumes, c'est toujours avec du fromage... Râpé pour les autres, mais pour moi, en tranches entières, ou en longs bâtonnets que je laisse tremper dans la soupe pour les ramollir, et que je grignote ensuite comme une petite souris au fur et à mesure des cuillers de soupe brûlante...

Pour la transformation en vichyssoise, mélanger la crème dans la soupe chaude et laisser refroidir puis réfrigérer... Et servir bien froid, toujours avec le gomasio!
30 novembre 2007
Soupe épicée à la crevette (des légumes, des légumes, comme le titre ne l'indique pas...)
Vous avez dû remarquer que je suis moins présente ces derniers jours... Ma liste de billets préprogrammés est épuisée... Peu de temps pour cuisiner... Beaucoup de temps passé à l'extérieur qui fait que le travail à l'intérieur s'empile... factures, repassage, lessives, ménage... Légumes pourrissant au fond du tiroir du frigo... Un WE passé à la maison Trois Gros (oui bon, je sais, ya plus malheureux que nous! lol) et tout se précipite, ou tout s'écroule, au choix... Mon Nomamoi qui n'a plus de chemises à se mettre... On rajoute à cela fifille n°2 qui nous pousse son petit 39.6 malgré ibuprofen et paracétamol, ce qui nous occasionne une petite matinée dans la salle d'attente du toubib, (j'exagère, pour une fois il n'y avait que nous!), et on comprendra aisément que le blog doit céder la place à d'autres occupations certes moins agréables mais bien plus nécessaires à la survie de la famille! lol!
Et quand je pense qu'on n'a pas encore commencé les courses de Noël... Arf...
Allez, pour se consoler, et se réchauffer, une petite soupe encore aujourd'hui, mais pas n'importe laquelle :
rapide, complète, variée et très parfumée... Des tonnes de légumes pour les vitamines, des crevettes pour les protéines, du curry pour le piquant et l'exotisme, et en plus de la rapidité grâce à l'utilisation d'un max de produits surgelés ou en sachets... Tout pour plaire, non?
Soupe épicée à la crevette

Pour 4 personnes
Prep 5 minutes
Cuisson entre 10 et 25 minutes selon ce qui est frais, tout prêt ou surgelé...
Les ingrédients surgelés ou en conserve :
Une poignée de chacun de ces choux surgelés (brocoli, romanesco, chou-fleur)
une poignée de maïs surgelé en grains (en boîte ça marchera pareil, ça cuira moins longtemps)
une poignée de mélange de dés de poivrons surgelés de toutes les couleurs (on ne les voit pas, ils sont sous le maïs)
16 queues de grosses crevettes crues décortiquées surgelées (adapter le nombre à la taille des crevettes. Éviter les crevettes déjà cuites, c'est caoutchouteux)
1 boîte de 400ml de lait de coco
2 csoupe d'huile neutre
1 à 2 csoupe de sauce soja, au goût


Les ingrédients frais mais tout prêts
une poignée de pousses de soja fraîches
une poignée de pousses d'épinard en sachet
1 ccafé à 2 ccafé maxi de pâte de curry de la couleur qui vous fera envie (j'ai pris de la verte, ma préférée)

Les ingrédients qui demandent du boulot (mais on peut presque tous les trouver frais déjà prêts, ou surgelés... ;o) sisisi! )
quelques oignons verts (frais) finement ciselés
deux poignées de champignons mélangés (ou pas; existe en sachets au rayon frais, ou en surgelé. Moi j'avais des frais, des chanterelles hyper pénibles à laver et des pleurotes hyper faciles à déchiqueter)
des nouilles chinoises aux oeufs. Bon, alors il en existe des tonnes de sortes... Il en existe des fraîches, déjà cuites, en sachet sous vide au rayon frais de votre épicerie chinoise préférée. Il en existe des sèches aux oeufs, sans oeufs, au blé, au riz, à ce que vous voudrez. Peu importe, vous pouvez même prendre des spaghettis si vous le souhaitez, mais c'est sans doute ce qui sera le moins adapté à la double cuisson -puisqu'on va les réchauffer au wok. J'ai utilisé des nouilles chinoises de blé aux oeufs, 3 minutes de cuisson, le plus long c'est d'amener l'eau à ébullition...)
200ml environ de bouillon de poisson reconstitué (j'ai pris du bouillon de crevette, ça me paraissait de circonstance)
1 poignée de feuilles de coriandre ciselée, réserver quelques jolies feuilles pour la déco

Et hop, on passe au wok!
Je pars du principe que les sachets sont ouverts, les boîtes aussi, les nouilles sont cuites, bref yapluka!
Chauffer 1 csoupe d'huile dans le wok.
Ajouter les champignons et les cuire sans saler jusqu'à ce qu'ils aient rendu toute leur eau de végétation. Les retirer, réserver.
Remettre éventuellement un peu d'huile dans le wok
Ajouter la pâte de curry, touiller pour la dissoudre (enfin l'égrener, la désolidariser, quoi!), et mettre les légumes surgelés. Bien mélanger sans arrêt, les légumes vont s'attendrir, rendre un peu d'eau, dès que ça commence à s'assécher ajouter le lait de coco et le bouillon, surveiller, mélanger.

Quand c'est quasiment cuit, remettre les champignons puis ajouter les trucs en boîte s'il y en a (maïs par exemple). Mélanger
Ajouter les nouilles cuites, mélanger
Ajouter enfin les crevettes.
Goûter, saler avec de la sauce soja au goût.
Quand les crevettes sont devenues orange, c'est prêt
Ôter le wok du feu.
Ajouter immédiatement les pousses d'épinard et de soja et mélanger. Goûter, rectifier.
Saupoudrer d'oignon vert et de coriandre ciselés, mélanger.
Pour un service individuel, servir la soupe dans des bols et décorer de la coriandre réservée, pour une version plus "familiale", décorer directement dans le wok avec la coriandre réservée et apporter le wok sur table.

Le conseil de la mère Cath (lol!) qui a toujours tendance à oublier que la pâte de curry c'est vachement plus hot que le curry en poudre de mon ami Ducros : allez-y mollo avec la pâte de curry!!! Si c'est pas assez épicé, il est toujours aisé de diluer un peu de cette pâte dans une louche de bouillon bouillant prélevée dans le wok! Sinon... Sortez vos mouchoirs... au propre comme au figuré! lol!

Bon, moi, ces soupes épicées orientalisantes colorées où on fourre tout ce qui nous passe sous la main (ou presque), j'adore ça! Alors allez-y, laissez vous tenter, variez les légumes, remplacez les crevettes par de fines lanières de boeuf (frites dans le wok avant même les champignons puis retirées pour ne les remettre qu'à la fin) et du bouillon de boeuf, ou pareil pour du poulet -avec du bouillon de volaille-, changez les épices, ajoutez du citron et à peine de sucre sur du poisson et du bouillon de poisson, bref, amusez-vous!

28 novembre 2007
velouté de topinambour au raifort
Encore une petite "souplette" pour nous réchauffer en ce soir où la bise glaciale s'infiltre sous les fenêtres, par les prises électriques, partout!
J'avais des topinambours, parce qu'en passant chez Cerise et Potiron au village, j'étais tombée sur ces petits bulbes bien ronds, bien frais, bien attirants, quoi...

Bon, ça c'était la version officielle. La version officieuse, c'est que c'était la semaine du topinambour chez Lavande de Ligne et Papilles, d'où mon achat, et que, faute de temps, mes topinambours étaient restés au fond du tiroir à légumes de mon frigo, hurlant désespérément que quelqu'un les sorte de là... Et un beau jour, c'était la nuit d'ailleurs, j'ai fini par les entendre malgré ma surdité, très sélective aux dires de mon Nomamoi... Bref, j'ai du coup cherché à toute vitesse une recette sympa pour les faire, différente de celle que je fais habituellement et qui est déjà une pure merveille de subtilité et de douceur, le velouté de topinambour à la poire. Au gré de mes recherches sur internet, j'ai trouvé ce
velouté de topinambour au raifort

site du magazine Good Food, "jerusalem artichoke and horseradish soup"
Pour 4 personnes (heu... Plutôt pour 3, j'ai dû rajouter du lait, du raifort et de la purée en flocon pour en avoir assez pour 4! Mais il est vrai que nous mangeons pas mal de soupe chez nous...)
prep 15 min
Cuisson 40 min (heu... Si on a des gros topinambours comme moi, ça met plus que ça...)
650g topinambours bien grattés sous l'eau courante
2 csoupe huile d'olive
600g bouillon de légumes ou de volaille
1 belle patate à soupe
1 csoupe raifort préparé (j'en ai mis 2)
2 csoupe ciboulette hachée, et un peu plus pou la déco
4 csoupe crème fraîche (épaisse si possible, sinon liquide c'est guère important)
et j'ai dû ajouter du lait et des flocons de purée déshydratée pour augmenter la quantité de soupe.
Préchauffer le four à 190°C/170 en chaleur tournante/gaz5
Mettre les topinambours bien nettoyés dans un plat, verser un peu d'huile d'olive, bien malaxer pour enrober les topinambours, enfourner pour 30 minutes, sortir du four et laisser refroidir.
Mes topinambours étaient très gros et 30 minutes n'ont pas été suffisantes pour les attendrir à coeur. Plutôt que de les remettre au four, j'ai décidé de les faire cuire plus longtemps dans la soupe (car la 2ème étape de cuisson, c'est la cuisson à l'eau!)
Pendant ce temps, mettre le bouillon à bouillir sans une grande casserole, ajouter la patate coupée en dés et laisser mijoter environ 10 minutes, jusqu'à ce que les dés de patate soient tendres.
Quand les topinambours sont assez refroidis pour être manipulables, les peler délicatement et les mettre dans le bol d'un mixeur à couteau ou d'un blender et les mixer. Ajouter les patates et un peu de bouillon pour faciliter le mixage. Retourner le mélange mixé dans la casserole. Dans mon cas, comme les parties les plus épaisses n'étaient pas complètement cuites, j'ai coupé mes topinambours en fines rondelles et je les ai ajoutés aux patates. Ils ont donc fini ainsi leur cuisson... et j'ai mixé le tout au mixeur à soupe.

Mélanger et réchauffer doucement. Ajouter la sauce au raifort et la ciboulette hachée, goûter et rectifier l'assaisonnement.
Et là je me suis aperçue que je n'avais pas assez de soupe pour 4... Alors j'ai ajouté du lait pour obtenir le volume nécessaire puis j'ai ajouté un peu de bouillon de volaille en poudre pour donner du goût, et de la purée en sachet pour épaissir... Quand j'ai goûté, il n'y avait plus assez de raifort, j'en ai donc rajouté... Le résultat manquait un peu de topinambour, mais on le sentait encore bien et c'était tout à fait correct.
Répartir dans 4 bols, ajouter dans chacun une csoupe de crème et disposer un peu de ciboulette pour faire joli.

Et voilà une petite soupe très simple qui réchauffe bien grâce au raifort qui apporte énormément de chaleur et de peps! Le topinambour cuit au four est beaucoup plus doux, moins amer (bien qu'amer ne soit pas vraiment le meilleur mot pour parler du topinambour bouilli, mais bon...) que lorsqu'il est bouilli. Ses saveurs délicates sont pleinement révélées par le rôtissage, ainsi que cela se produit pour tant de légumes, courges, carottes, courgettes etc...
Il est bien évidemment possible de réduire le temps de cuisson en cuisant les topinambours à la cocotte minute... On devrait arriver à 20 minutes, maxi 25, de cuisson.
20 novembre 2007
velouté de brocoli au gorgonzola et bacon grillé
Parce que de temps en temps il faut une petite soupe de légumes très simple faite avec des produits de saison, je me suis souvenue d'une soupe superbement luxueuse (et pourtant si évidente) que je faisais souvent lorsque nous habitions aux USA... Patate et brocoli (carotte aussi!) faisaient alors partie de notre alimentation quotidienne, comme le boeuf et le poulet, parce que c'étaient les ingrédients de base, les moins chers, les plus présents dans tous les supermarchés de la petite ville universitaire où nous habitions... Petite ville où les seuls haricots verts disponibles avaient, même frais, le goût de conserve... Et qui me forçaient à faire 1 heure de voiture jusqu'à la grande ville la plus proche pour acheter des haricots verts extra fins du Kenya... Entre autres... Et du jambon Madrange qui, malgré sa qualité tout à fait correcte mais sans plus, était devenu chez nous un produit de luxe car c'était le seul jambon que nous pouvions trouver sans sucre! Oui, vous avez bien lu, sans sucre! Mais bon, je reviendrai peut-être plus tard dans un billet futur sur ce sujet du jambon pour lequel le sucre entrait dans les conservateurs, ce n'est pas mon propos d'aujourd'hui.
Non, aujourd'hui, on parle brocoli. Ce truc vert qui fait fuir beaucoup d'hommes et d'enfants quelque soit leur sexe (aux enfants, pas aux hommes! lol!). Et pour couper court à toute polémique, dans la soupe, oui, je mets les tiges des brocolis! lol! Ce truc qu'on peut manger cru à l'apéro avec une bonne "trempette" ou une simple mayo en tube, ou alors dont on peut ébouillanter les bouquets juste 3 minutes et les déguster froid en vinaigrette, ou alors dont on peut tout cuire complètement, même les tiges, pour en faire une soupe excellente, pleine de vitamines, parfaite pour l'hiver. Et quand en plus on lui ajoute du gorgonzola (ou le bleu de votre choix) et des tranches hyper fines de lard grillé, alors là, ça tient carrément du paradis des soupes!
Velouté de brocoli au gorgonzola et lard grillé

Pour 4 personnes
30g de beurre
1 oignon blanc
1 grosse patate à soupe ou 2 moyennes
2 têtes de brocoli avec les tiges
1 blanc de poireau
1 cube de bouillon de volaille
20cl de crème (liquide ou épaisse, pas d'importance)
environ 200g de gorgonzola (ou un bleu de votre choix et en quantité selon votre goût)
8 à 12 tranches de lard fines (comme du bacon) : on compte 2 à 3 par personne
Ciboulette pour décorer
Sel, poivre fraîchement moulu
Vous pouvez bien sûr faire griller vos tranches de lard sur une poêle grill, mais j'ai testé une nouvelle façon de faire :
Préchauffer le four à 160°C. Placer les tranches de lard entre 2 plaques à pâtisserie -elles ne doivent pas se chevaucher- et enfourner 1 heure à 160°C. Bien entendu, en chaleur tournante on peut placer plusieurs étages de plaques! Sortir ensuite les tranches de lard et les égoutter sur papier absorbant.

Peler oignon, patate(s), poireau, détacher les bouquets de brocoli, peler les tiges pour ôter la peau dure, laver tout ça et couper oignon, poireau et tiges de brocoli en rondelles fines, et les patates en petits cubes.
Dans une grande casserole, mettre le beurre à fonde à feu moyen. Quand le beurre est fondu, ajouter oignon et poireau en rondelles, une toute petite pincée de sel et laisser suer les légumes 3 ou 4 minutes, ils vont devenir transparents.

Ajouter alors les patates et les brocolis (bouquets et rondelles de tiges) puis un litre d'eau et le cube de bouillon de volaille.

Cuire à couvert environ 30 minutes, tous les légumes doivent être bien tendres.
Prélever un peu de bouillon de cuisson avant de mixer, de façon à être sûr que la soupe ne sera pas trop liquide.
Mixer au mixeur plongeur.
ajouter la crème, mixer à nouveau.
Prendre environ la moitié du gorgonzola et l'ajouter dans la soupe.
Mixer encore une dernière fois.
Si c'est trop épais, remettre un peu du bouillon de cuisson prélevé.
Poivrer, goûter, rectifier.
Répartir dans des bols.
Émietter le reste du gorgonzola avec les doigts au dessus des bols
Répartir les tranches de lard, saupoudrer de ciboulette
servir très chaud.

Cette soupe est délicieuse!
On peut prendre le bleu qu'on veut, mais j'avoue avoir une nette préférence pour le gorgonzola, car il est goûteux sans être agressif, et surtout il est hyper crémeux... Miam...

13 novembre 2007
soupe de carotte à la cacahuète d'après Cléa
Après avoir passé une semaine à manger des restes de riz et de lentilles, mon corps s'est mis à hurler LEGUUUUUUUUMES à toute heure de la journée, ne restreignant même pas ses folies aux horaires syndicaux, autrement dit minuit une nuit de pleine lune... Non, jour et nuit mon corps criait aux légumes! Même mon Nomamoi qui, comme beaucoup d'hommes, a une nette tendance à préférer les pâtes et les patates aux haricots verts s'est vu réclamer lui aussi un peu de fibre de cellulose pour se remettre en forme!
Revoilà donc quelques légumes au menu.
Commençons avec une recette donnée par notre célèbre Cléa il y a quelques jours sur son blog, en exemple de soupe aux légumes oubliés. La carotte est loin d'être oubliée, mais c'est vrai que l'autre composant de cette soupe, la patate douce, n'est pas un ingrédient fréquent dans la cuisine traditionnelle française. J'utilise la patate douce orange dans la soupe de courge, et pourtant je n'aurais pas eu l'idée toute seule de le faire avec une soupe de carotte! Ce qui m'a principalement attirée dans cette recette, c'est l'ingrédient "surprise" : le beurre de cacahuète!
Il y a plusieurs mois, j'avais essayé une soupe à la cacahuète absolument étonnante, bouleversifiante, et terriblement délicieuse... Allez voir la recette sans que je vous en dise plus, car si je vous listais ici les ingrédients vous n'iriez même pas y jeter un coup d'oeil... Et pourtant... Je vous promets que vous manqueriez quelque chose...
C'est pour cela que j'ai décidé de satisfaire ma faim de légumes en commençant par la soupe de Cléa plutôt que toute autre recette. Je voulais savoir si la même surprise délicieuse m'attendrait à la fin...
Et vous, qu'en pensez-vous?
La soupe à la carotte et à la cacahuète de Cléa

recette adaptée du blog de Cléa, velouté de patate douce
Je me suis appuyée sur la recette de Cléa sans en mesurer exactement les proportions, j'ai fait un peu au pif, pour une soupe il n'y a guère de risque... Et j'ai ajouté ma touche perso, un petit pesto de cacahuètes et de persil histoire d'ajouter croquant et couleur à cette petite merveille...
Pour 4 personnes
2 patates douces oranges
5 belles carottes
1 litre d'eau et un cube de bouillon de volaille du commerce
1 briquette (20cl) crème de soja
environ 1 csoupe de beurre de cacahuète (Cléa en met 2) au goût.
1 poignée de cacahuètes grillées salées pour l'apéritif (mais on pourrait aussi torréfier à sec des cacahuètes non grillées non salées, le goût apporté serait alors légèrement fumé et non salé, ce qui peut être très intéressant aussi dans le cas de cette soupe.)
1 poignée de persil haché
Verser 1 litre d'eau dans une cocotte minute, ajouter le bouillon cube, et commencer à faire chauffer sans mettre en pression.
Peler les légumes et les couper en morceaux. Les ajouter sans la cocotte minute et fermer le couvercle. Cuire 10-15 minutes après la mise en rotation de la soupape.
Pendant de temps, hacher les cacahuètes et le persil
Une fois les 10 ou 15 minutes écoulées, ouvrir la soupape pour échapper toute la vapeur puis ouvrir la couvercle. S'il y a plus d'eau de cuisson que la hauteur des légumes, ôter un peu de cette eau et la réserver dans un bol. Cela a été mon cas, j'ai retiré un peu moins d'un demi litre d'eau...
Mixer, ajouter la crème de soja, remixer, goûter, rectifier, si c'est trop épais rajouter un peu de l'eau de cuisson réservée (ce qui a été à nouveau mon cas)
Ajouter le beurre de cacahuète petit à petit. C'est important de le faire petit à petit et de mixer à chaque fois. En effet, au bout d'1 csoupe, j'ai trouvé le goût de cacahuète nettement suffisant, en ajouter encore aurait été trop pour moi. Mais Cléa utilise de la purée de cacahuète sans doute (mais je m'avance peut-être) achetée dans un magasin bio, alors que j'ai pris du beurre de cacahuète du commerce pas bio. La différence de goût est peut-être là, comme entre l'huile de sésame bio que j'avais une fois achetée à Auchan (aucun goût) et l'huile de sésame chinoise, poussant Cléa à en mettre plus? je ne saurais le dire...

Servir bien chaud avec le pesto de cacahuète et persil

Le résultat est un petit bijou de velouté, de tendresse et de douceur, avec une petite dose de peps et de dynamisme apporté par la cacahuète... mais pas très bien rendu en photo : mes assiettes sont blanches... Je le précise, car si on ne le sait pas, la mauvaise qualité des photos ne permet pas de s'en rendre compte... Arf...
Pour une soirée d'hiver au coin du feu je ne vois rien de mieux que cette douce et chaude soupe de velours...
Merci Cléa, cette soupe c'est rien que du bonheur...

