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18 novembre 2009
sauce aux aubergines d'après Jamie, pour des pâtes
Dans mon précédent billet je vous montrais la photo de ce que j'avais rapporté de Londres. Je vous ai fait faire la connaissance du livre de Nigella Lawson "Nigella Express", je voudrais aujourd'hui vous présenter un magazine de Jamie Oliver, un magazine fort justement et imparablement nommé "Jamie Magazine"... Je suis maintenant en possession du numéro 5, Aout/Septembre de ce magazine qui ne paie pas de mine : mauvais papier (sans doute pour protéger la planète), police de caractère un peu space (du moins pour les titres, ça fait un peu saloon...), bref je retrouve le look de certains de ses livres publiés en France. Enfin bon, comme chacun sait, ce qui compte, c'est ce qui est dans le livre... le cadeau, pas son emballage... Mais bon, quand même...
Toujours est-il que je me suis fatigué régalé les yeux en lisant les recettes... Au point que j'ai immédiatement cherché les infos nécessaires à s'abonner, et que j'ai été hyper déçue de découvrir qu'il est indiqué que seuls les citoyens UK peuvent y prétendre... Enfer et damnation! Cependant, en visitant le site internet de Jamie, je vois qu'il est finalement possible de s'abonner depuis l'étranger, pour environ 37 livres en Europe. Bon. Un peu cher quand même... On verra. Peut-être pour Noël ? ;-)
Allez, revenons à notre petite
Sauce aux aubergines d'après Jamie Oliver, pour des pâtes

inspiré du magazine "Jamie magazine", "Creamed aubergine, tomato & basil linguine"
Pour 4 personnes
500g de pâtes
2 aubergines moyennes, coupées en petits cubes
3 petits oignons nouveaux-botte, ciselés
4 gousses d'ail, pelées dégermées et ciselées
1 poivron rouge, épépiné, membranes ôtées, coupé en dés
4 filets d'anchois à l'huile
1 brindille de thym
1 boîte de sauce tomate basilic
1 ou 2 csoupe de vinaigre balsamique
parmesan fraîchement râpé
QS huile d'olive

Chauffer un peu d'huile d'olive dans une sauteuse anti adhésive et y faire revenir les cubes d'aubergine et de poivron rouge avec le thym, remuer régulièrement pour pas que ça brûle.
Lancer la cuisson des pâtes en parallèle, selon le mode d'emploi indiqué sur le paquet.

Quand ça colore, ajouter l'ail et les anchois, baisser un peu le feu pour ne pas risquer de brûler l'ail, bien mélanger

Ajouter la sauce tomate au basilic, le vinaigre, saler (attention aux anchois qui sont déjà salés, même quand on utilise comme moi des anchois à l'huile), poivrer, goûter, rectifier.
Verser dans un mixeur en ôtant le thym, mixer puis reverser dans la sauteuse et réserver au chaud le temps de finir les pâtes.

Verser les pâtes dans un plat de service, saupoudrer de parmesan fraîchement râpé

Et voilà!

J'ai servi avec des côtelettes d'agneau parce que je trouve que l'agneau aime bien l'aubergine.
C'était délicieux. J'ai adoré le petit clin d'oeil du vinaigre balsamique, c'est une excellente idée qui apporte beaucoup à cette sauce qui serait plus proche d'une ratatouille qu'autre chose sans ça. Je me suis inspirée d'une recette de Jamie Oliver qui n'avait pas de poivron, pas de thym, pas d'oignon, et utilisait une boite de tomate nature et un bouquet de basilic frais, et je l'ai adaptée au contenu de mes placards et à mes idées personnelles. J'espère que chacun se l'appropriera à son tour pour en faire son petit coin de paradis personnel!
14 novembre 2009
côte de veau au jus tomaté, écrasée de pomme de terre à l'huile de truffe, poêlée de champignons
Ce que j'aime dans les assiettes de côte de veau servies au restaurant, c'est d'une part la cuisson parfaite de la viande qui arrive rosée, tendre et juteuse, et d'autre part le jus qui est réalisé à partir de la cuisson de la côte, goûteux, épais, sombre et intense... Avec ce plat, j'ai essayé de reproduire ces 2 critères et je n'ai pas été déçue du résultat!
Je suis passée chez mon boucher préféré un vendredi jour de marché... Après avoir rempli mon panier de giroles, de mousserons et de quelques magnifiques cèpes, je me suis dit que ça serait sympa de cuisiner tous ces champignons avec une belle côte de veau et un bon jus bien parfumé. J'aurais bien aimé faire une purée de pommes de terre aux truffes avec tout ça, mais bon... Nous nous contenterons d'huile aromatisée à la truffe!
Je vous présente ce que j'ai fait. Ne cherchez pas de proportions exactes, c'est vraiment de la cuisine familiale, toute à l'oeil et à l'envie.
Côte de veau au jus tomaté,
écrasée de pomme de terre à l'huile de truffe,
poêlée de champignons

Pour 2 personnes
Prep : 30 minutes
cuisson : 30 minutes
Quelques cèpes
Un bon peu de girolles
Un bon peu de mousserons (attention, tous ces champignons réduisent énormément à la cuisson, un peu comme des épinards frais...)
1 ou 2 échalotes selon leur taille
15g beurre (1csoupe)
15g farine (2csoupe)
60ml lait (1/4 cup ou 4 csoupe)
500g environ de pommes de terre à purée
un peu de beurre
QS huile aromatisée à la truffe (à défaut de pouvoir utiliser des lamelles de vraie truffe!)
1 côte de veau avec os et hyper épaisse, 5cm minimum, c'est super important!
1 oignon
1 grosse carotte
1 branche de céleri
1 ou 2 tomates
2 gousses d'ail
1 feuille de laurier et 1 belle brindille de thym
1/2 verre de Noailly-Prat
du jus de veau et du bouillon de volaille, en proportion moitié-moitié, assez pour recouvrir totalement la côte.
2 ou 3 noisettes de beurre bien froid
QS sel, poivre, huile d'olive

J'avais trouvé ces cèpes magnifiques au marché, origine France (Haute-Loire). Un peu chers, c'est pour ça que j'ai complété avec des girolles et des mousserons, un peu moins chers, mais guère...
Allez, on commence.
Préparer les champignons.
Les cuire séparément dans un peu d'huile d'olive et une poêle anti-adhésive. Les cèpes ont besoin de pas mal d'huile, plus que les girolles et les mousserons.
Réserver. Cela peut être fait à l'avance.

Environ 35 minutes avant le repas, on mènera de front :
- les légumes à préparer
- la côte à cuire
- les champignons à terminer
- l'écrasée de pomme de terre.
Dans une grande sauteuse ou cocotte dont les bords sont plus haut que la côte et possédant un couvercle, chauffer un peu d'huile et faire dorer la côte sur ses 2 faces.

Pendant ce temps, peler et hacher grossièrement oignon, céleri, carotte, et échalote. Garder l'échalote à part elle servira pour les champignons.

Peler, couper en gros cubes les pommes de terre et les cuire à l'eau bouillante salée, départ eau froide (ou par tout autre moyen de cuisson à votre convenance)
Chauffer un peu d'huile dans une sauteuse, y fondre l'échalote ciselée puis y rassembler les champignons déjà cuits. Réserver.

Et préparer rapidement une sauce blanche très très épaisse avec 15g de beurre, 15g de farine, 1/4 litre lait. On pourrait mettre de la crème fraîche épaisse mais à mon avis cela pourrait contrarier les autres parfums de la recette. Enfin de toute façon, le cholestérol étant un problème pour nous, la sauce blanche épaisse est une excellente alternative.

En même temps que tout ça, bien surveiller la côte. Dès qu'elle est bien dorée, la sortir et la réserver sur une assiette. Mettre à sa place dans la sauteuse le mélange oignon carotte céleri thym et laurier et faire revenir à feu vif jusqu'à début de coloration en remuant régulièrement.

Pendant ce temps, peler et hacher l'ail, peler et épépiner la tomate puis la couper en morceaux. Quand les légumes sont colorés à souhait, ajouter l'ail et la tomate, mélanger, verser le vin blanc, le laisser s'évaporer un peu,

faire un nid pour la côte, la placer dans le nid et noyer avec du fond de veau et du bouillon de volaille à parts égales.

Couvrir et mijoter 15 minutes maximum. On a donc 15 minutes pour tout terminer!
Largement le temps
- de réchauffer les champignons et leur ajouter un peu de sauce blanche, 1 csoupe, 2 csoupe maxi, comme si c'était de la crème épaisse. Goûter, rectifier l'assaisonnement.
- De tester la cuisson des pommes de terre, de les écraser avec un peu d'huile de truffe, je ne sais pas exactement combien j'en ai mis, mais il y en avait un bon peu! Je dirais à vue de nez 2 csoupe. Peut-être plus. Là aussi, goûter et rectifier l'assaisonnement.
- De retirer la côte sur une planche et de passer le jus de cuisson au chinois. En prélever juste une petite casserole, et faire réduire sur le feu le plus vif possible. Le temps d'offrir un peu de repos à la côte avant de la trancher et de dresser les assiettes.
Quand les assiettes sont dressées, jeter les 2 ou 3 noisettes de beurre bien froid dans la casserole ou ne doit rester qu'un fond de liquide (un peu plus concentré que le bouillon d'origine mais ne vous attendez pas à un sirop!), attraper la casserole et faire tourner le beurre dedans hors du feu, ça va faire la liaison.
Verser sur les assiettes.
Décorer avec la ciboulette et déguster immédiatement, ça refroidit quand même assez vite!

Je suis super fière de ma côte qui était cuite à la perfection!
Je suis super fière de mon jus qui était délicieux, mais quand même pas aussi concentré que ceux des restaurants. Bon, je peux encore faire des progrès!
C'était la 1ère fois que je goûtais de l'huile de truffe. C'est super bon! Oh bien sûr ce n'est pas comme de la vraie truffe (je n'en ai mangé qu'une seule fois, c'était à un cours de cuisine chez Nicolas LeBec...) mais franchement, ça en jette déjà pas mal!

Voilà, c'était beau, c'était bon, c'était pas trop compliqué ni long à faire, j'ai utilisé des produits de saison, bref je suis ravie de cet essai.
Un petit conseil : Si, quand vous découpez la côte de veau, vous la voyez trop rosée, il y a une méthode hyper rapide et efficace : Ôter l'os, placer la côte désossée sur une assiette et mettre au micro-ondes 1 minute à puissance max. Si ça ne suffit pas, ajouter 30s autant de fois qu'il le faudra pour atteindre votre degré de cuisson préféré. Pour nous, les 15 minutes sont largement suffisantes parce que nous aimons le veau très rosé. Ce n'est pas forcément le cas de tout le monde. Par ailleurs, si je ne dis pas de cuire d'office 20 minutes au lieu de 15 minutes, c'est parce que j'ai la chance d'avoir un boucher extraordinaire qui commence à me connaître et qui sait que pour moi, une côte de veau épaisse, ce n'est pas 3 cm mais 5... Voire plus... Je ne sais pas vous aurez une côte d'épaisseur semblable ou moindre... La présence de l'os est importante également, l'os va donner du goût au bouillon, et il ralentit la cuisson de la viande qui lui est accrochée.
12 novembre 2009
chilli de saucisse rapide, écrasée de pomme de terre à la ciboulette
La recette est telle que trouvée sur le site web du magazine Good Food, quick chilli with creamy chived crushed potatoes, un chilli parfait et une purée parfaite, sauf que les 2 n'allaient pas du tout ensemble... Alors allez-y sans hésitation, mais faites plutôt le chilli avec du riz et la purée avec un bon rôti de veau ou de porc! lol!
Chilli de saucisse rapide, écrasée de pomme de terre à la ciboulette

adapté du site web du magazine Good Food, quick chilli with creamy chived crushed potatoes
Pour 4 personnes
prep 5 minutes
cuisson 15 minutes (plus environ 30 minutes et une nuit de trempage si vous cuisez des haricots secs)
1 à 2 saucisses genre chipolatas par personne, suivant leur appétit!
un peu d'huile
2 poivrons rouges, lavés, trognon et graines ôtées, puis coupés en lanières.
2 belles gousses d'ail, pelées, dégermées et finement ciselées
1 ccafé coriandre moulue
1 ccafé cumin moulu
1 pointe de couteau de piment de cayenne (cela aurait pu être 1 ccafé de mélange pour chilli tout prêt)
1 boite de 400g de haricots rouges (pour moi, 2 grosses poignées de haricots rouges secs, trempés une nuit puis égouttés et cuits, voir plus loin, avec oignon et laurier)
2 boites de 400g chacune de pulpe de tomate
1 kilo de patates à tout faire (genre Charlotte), coupées en cubes.
5 csoupe yaourt à la grècque (soit 1 pot environ de yaourt à la grècque du commerce. J'ai utilisé du véritable yaourt à la grèque importé.)
1 petite poignée de ciboulette fraîche, finement ciselée.
QS sel, poivre
Si vous n'utilisez pas des haricots rouges en boîte, il va vous falloir cuire des haricots rouges secs que vous aurez au préalable mis à tremper toute la nuit. Egoutter les haricots réhydratés. Mettre à bouillir environ 3 fois leur volume d'eau non salée avec 1 oignon et 1 feuille de laurier. Quand ça bout, y mettre les haricots rouges, laisser mijoter 10 minutes puis saler et cuire encore 20 minutes environ. Rajouter de l'eau bouillante si nécessaire. Laisser mijoter jusqu'à ce que les haricots soient cuits mais pas en purée.
Avec une boîte, ça va plus vite : Egoutter les haricots et les rincer avant de les égoutter à nouveau! ;-)

Chauffer un peu d'huile dans la poêle. Ajouter les saucisses coupées en rondelles très épaisses et les laisser revenir en remuant de temps en temps.

Tandis que les haricots rouges mijotent, on poursuit avec nos saucisses qui doivent être bien dorées.

Ajouter les poivrons et faire revenir à feu moyen-vif environ 4 minutes, ne pas brûler!

Ajouter l'ail et les épices, bien mélanger et revenir 1 ou 2 minutes pour dégager tous les arômes.

Ajouter enfin les tomates et les haricots rouges égouttés dès qu'ils sont prêts (si vous les cuisez vous mêmes il se peut que ces petites choses rouges et fondantes se fassent un peu attendre... Pas grave! Laissez mijoter les saucisses avec les tomates tout doucement à couvert, ça n'en sera que meilleur!) et mijoter ensemble environ 5 minutes, à couvert si la sauce est bien réduite ou à découvert si au contraire elle est très aqueuse. Assaisonner, goûter, rectifier. Si les tomates sont acides on peut ajouter un peu de sucre, mais je trouve personnellement que les haricots rouges apportent toute la correction nécessaire à l'acidité.

Pendant ce temps, cuire les patates selon la méthode de votre choix. Pour moi c'est au micro ondes dans un petit plat avec 1 csoupe d'eau et recouvert d'un film plastique alimentaire percé d'un coup de couteau, 10 minutes à la puissance maximale. Mais vous pouvez aussi les faire bouillir à la casserole ou les faire à la vapeur, peu importe!
QUand les patates sont cuites, les écraser à la fourchette en ajoutant le yaourt à la grècque. Il faut savoir que j'ai utilisé pour cette recette un véritable yaourt à la grècque directement venu de là-bas, acheté chez Bahadourian à Lyon (rue Villeroy, prox fosse aux ours). Rien à voir avec notre yaourt à la grècque français! Le vrai de là-bas est solide, épais, crémeux et légèrement acide... Excellent!
Si l'écrasée est un peu épaisse, ajouter quelques gouttes d'eau, indique la recette d'origine (personnellement j'ajouterais un peu plus de yaourt ou bien du lait!)
Bref, on écrase les patates avec le yaourt à la grècque, puis on ajoute la ciboulette.
Mélanger, assaisonner, goûter, rectifier.

Servir bien chaud, saupoudré d'un peu de ciboulette!

Comme je vous le disais dans l'introduction de ce billet, le chilli est délicieux, la purée est délicieuse, mais nous avons trouvé l'ensemble totalement incohérent!

Voili voilou, c'est tout pour aujourd'hui! En effet, j'ai été très occupée la semaine dernière à préparer l'anniversaire de Fifille n°2 (19 ans déjà...), que nous avons soigneusement et énergiquement fêté à 18 autour de la table... Nous fêtions au passage les anniversaires de l'ami de ma fifille, de mon Papa et de mon Joli-Papa aussi... Il y avait parmi nous ce WE là 5 jeunes (mes 2 fifilles et leur copain respectif ainsi qu'un cousin parisien étudiant à Grenoble) formidables, pleins de joie, d'énergie, de jeunesse, mon Dieu quelle joie de les avoir avec nous! Cette jeunesse vivante et dynamique nous a ramenés en arrière de quelques années... C'était génial! On a ri, mais on a ri! Que du bonheur...
Et cette semaine j'a été très occupée à remettre la maison en état puisqu'elle avait été totalement occupée tout le WE. Quel plaisir ça aussi, d'avoir la maison pleine et vivante!
Il ne nous reste plus qu'à nous remettre nous aussi en état maintenant...
C'est pas gagné... lol!
On n'a plus 19 ans, nous! ;-)
27 octobre 2009
aubergine gratinée farcie à la courge, féta et noix, et sa petite salade de courgette à la menthe
Pas beaucoup de temps aujourd'hui, alors je fais vite et je rentre tout de suite dans le vif du sujet.
aubergine gratinée farcie à la courge, féta et noix,
et sa petite salade de courgette à la menthe

adapté d'une recette du magazine Good Food, Baked aubergine stuffed with roast pumpkin feta and walnuts
pour 4
Prep 30 min
Cuisson 40 min
2 grosses aubergines
200g de potiron ou de butternut
1/2 oignon rouge (j'ai mis un oignon des Cévennes de petite taille)
3/4 ccafé cumin moulu
2 gousses d'ail écrasées
4 csoupe huile olive (2 + 1 + 1)
sel, poivre
2 ccafé herbes fraîches hachées mélangées (thym, origan, sauge ou romarin indique la recette. Donc thym et romarin pour moi puisque j'ai taillé ma sauge il n'en reste plus)
100g féta (j'en ai mis 200g, un paquet entier moins un peu de grignotage pour goûter... ;-) )
1 grosse poignée de cerneaux de noix
4 courgettes moyennes (si possible bio pour garder la peau en profitant au maximum de ses bienfaits)
1 citron (zeste et jus, donc bio semble plus indiqué)
1 csoupe huile olive
1 petite poignée de feuilles de menthe
1 petite poignée de feuilles de persil plat
sel, poivre
Préchauffer le four à 200°C/180°C chaleur tournante/gaz6.
Couper les auberines en 2 dans la longueur en gardant la tige (c'est plus joli mais on s'en fiche un peu, en plus ça ne se mange pas). Avec un petit couteau pointu qui coupe bien, creuser les aubergines en laissant 1 cm de chair contre la peau. Hacher grossièrement la chair et la réserver dans un saladier. Hacher l'oignon et l'ajouter dans le saladier.

Peler la courge, ôter les graines puis couper grossièrement en cubes de 1 à 2 cm de côté et mélanger avec l'aubergine et l'oignon. Ajouter cumin, herbes fraîches hachées, ail et 2 csoupe huile d'olive, saler, poivrer, mélanger. Déposer sur une plaque anti adhésive ou sur une plaque garnie de papier cuisson.

Huiler les aubergines avec 1 csoupe d'huile. Bon, ça n'a pas suffit j'ai donc pschitté mes aubergines avec mon super pschitt à huile, et j'aurais mieux fait de faire ça dès le début, j'aurais utilisé moins d'huile et elle aurait été mieux répartie.
Placer les aubergines peau dessus chair dessous sur une autre plaque anti adhésive ou protégée de papier cuisson. (On remarquera que je me suis bien entendu trompée et que j'ai fait le contraire... Arf... On ne me refera pas!)

Enfourner pour 15 à 20 minutes, tout doit être presque complètement cuit, la courge attendrie et les aubergines presque molles. J'ai préféré cuire les légumes plus longtemps de façon à obtenir une légère coloration. Cette caramélisation très légère donne à mon avis un goût incomparable. Mais bon. Ca n'engage que moi... ;-)


Reverser les légumes hachés (maintenant presque cuits) dans le saladier, et ajouter les herbes, la féta grossièrement émiettée et les noix.

Farcir les aubergines avec la préparation. Verser la dernière csoupe d'huile en un mince filet dessus et ré-enfourner pour 20 minutes et là tout sera complètement cuit. Si ça colore trop, couvrir d'une feuille de papier alu.

Pendant ce temps, préparer la salade de courgettes. Couper les 2 extrémités des courgettes puis y découper de longs rubans à l'aide d'un économe ou d'une mandoline. Rassembler ces rubans dans un saladier. Y verser le zeste et le jus du citron, l'huile d'olive, mélanger et laisser reposer 10 minutes pour que les courgettes s'assouplissent grâce à l'effet du citron. Je n'ai pas voulu saler pour ne pas risquer que mes courgettes rendent de l'eau. J'ai attendu le moment de servir pour saler.
Ciseler finement les herbes.
Pour servir, ajouter les herbes aux courgettes, mélanger, assaisonner, goûter, rectifier.
Déposer une moitié d'aubergine sur chaque assiette et compléter avec un nid de rubans de courgette à ses côtés.

Et voilà.
Avec une jolie feuille de persil pour décorer!

La salade de courgette, ça fait longtemps que j'en fais mais jamais je n'aurais eu l'idée de la présenter avec une aubergine ainsi gratinée! Il faut reconnaître que l'ensemble est très intéressant. L'acidité et le croquant de la courgette face à la douceur subtilement épicée et le fondant de l'aubergine et de sa garniture, la noix apportant une touche à peine discernable d'âpreté... C'est d'ailleurs pour cette légèreté dans l'âpreté que je préfère les noix de pécan à celles de Grenoble. Tiens d'ailleurs j'ai goûté il y a quelques jours des noix de macadamia fraîches, hou la la, qu'est ce que c'est bon! Ca croque ça croque et puis il n'y a plus rien dans la bouche, qu'un souvenir discret... Incroyable...
Enfin bon, on en reparlera sûrement une autre fois. Pour le moment, je n'ai pas trop le temps de m'attarder à discuter. Je file, j'ai les 19 ans de Fifille n°2 à organiser, moâ! Si tout le monde vient, on sera 25... et bien entendu plus de place dans le frigo ni le congélo de la cave... Bon... Allez, j'ai 2 semaines pour y remédier! lol!
24 octobre 2009
soupe de carotte aux épices
Eh bien, je vois que ça fait déjà pas mal de jours que je n'ai pas eu le temps de passer poster une recette sur mon blog... Je dois absolument me rattraper... J'ai de plus en plus de photos qui encombrent mon PC et de délicieuses recettes de saison qui vont bientôt ne plus être de saison du tout si je continue à prendre du retard...
Ce qui me fait d'ailleurs penser à quelque chose : peut-être avez-vous ces derniers jours visité mon blog en espérant y trouver un nouveau billet ? Et, déçu(e) vous avez refermé mon blog en vous promettant à vous-mêmes qu'on ne vous y reprendrait plus...
Eh bien sachez qu'il y a une solution : la notification de publication. Vous pouvez me laisser votre adresse email et vous y serez prévenu de chaque nouvelle publication sur ce blog. Ce système est géré par canalblog et non par moi. Vous pouvez donc choisir de laisser votre email perso de façon anonyme pour moi si cela vous gène de laisser votre adresse trainer n'importe où... ;-)
Bref, allez dans la colonne de droite de mon blog, tout en haut de cette colonne vous avez d'abord l'utilitaire de recherche puis juste en dessous la notification de publication. Vous pouvez saisir votre email (ou pas) puis cliquer sur "m'abonner" juste au dessous. Une fenêtre va s'ouvrir. Si vous avez déjà renseigné votre email, il apparaîtra, sinon vous devrez le renseigner. Juste en dessous, vous aurez la possibilité de choisir l'anonymat. Laissez-vous guider... et ça ira tout seul!
Mais n'attendez pas de newsletter, j'ai déjà si peu de temps à consacrer à mon blog que les newsletters sont hors de question pour moi!
Allez-y, inscrivez-vous vite!
Je reviens donc maintenant à ce qui fait mon bonheur : la cuisine. Et voici une petite merveille qui nous a régalés et réchauffés... Dans sa version d'origine, il y avait de la citronnelle. J'étais sûre d'en avoir au congélateur, mais bon, pas de chance, je n'en avais plus... Et c'était délicieux sans. Je n'ose imaginer ce que ça aurait été avec! En tout cas, sachez que si vous n'avez pas de citronnelle chez vous, ne prenez pas la peine de sortir rien que pour elle, c'est déjà génial sans!
Enfin, une petite remarque :
La citronnelle se congèle très bien. On coupe les 2 extrémités, on pèle la couche externe de la tige pour ne garder que l'intérieur, on la coupe pour lui donner une longueur compatible avec le récipient dans lequel on va la congeler, on entasse toutes les branches dans le récipient, on ferme, et zou, au congélo! On l'utilise ensuite comme si elle était fraîche.
Le gingembre aussi se congèle très bien. Coupez des morceaux de racine de la taille d'une phalange de votre pouce, roulez les sans les peler dans un peu de film plastique, réunissez tous les morceaux dans une boite et congelez. Pour l'utiliser, sortez un morceau, ôtez le film plastique, pelez immédiatement (c'est froid, je sais... donc c'est dur et dangereux, faites bien attention!) et si vous devez le râper, faites le immédiatement car le gingembre se râpe merveilleusement facilement quand il est congelé... Si vous devez faire des tranches, alors là mieux vaut peut-être attendre un peu que ça ramollisse... Tout dépend de ce que vous voulez faire. Le gingembre une fois dégelé prend une couleur et une consistance bizarres mais ne change pas de goût par rapport au frais. Il est donc recommandé de ne l'utiliser que pour des cuissons et non à cru pour parfumer une salade orientale par exemple, ça ne serait pas joli du tout.
Allez, passons maintenant à la
Soupe de carottes aux épices douces

adapté d'une recette du magazine Good Food, Lightly spiced carrot soup
pour 4 personnes
prep : 10 min
cuisson : 35 min
1 csoupe huile végétale neutre genre isio4
1 oignon, ciselé finement
1 grosse gousse d'ail, hachée
1 morceau de gingembre d'environ 2 cm (frais ou congelé), pelé et râpé
1 ccafé de curry en poudre
800g carottes, pelées et coupées en rondelles fines (ou râpées pour moi)
2 tiges de citronnelle, (fraîches ou congelées), parées et écrasées (voir note**)
2 bandes de zeste d'orange (si possible bio)
1 boite de 400ml de lait de coco
environ 700ml bouillon de légume ou de volaille (reconstitué d'un cube marche très bien)
4 feuilles de coriandre (pour la déco. Facultatif)
** Pour écraser les tiges de citronnelle, on peut soit leur donner un bon coup de fond de casserole, soit les écraser du plat de la lame d'un grand couteau de cuisine, soit utiliser le côté non coupant de la lame de ce grand couteau et donner quelques bons coups sur toute la longueur des tiges. C'est cette dernière solution que je choisis.
Chauffer à feu moyen l'huile dans une casserole possédant un couvercle.
Ajouter l'oignon, mélanger, laisser fondre un peu.
Ajouter l'ail et le gingembre, laisser fondre doucement environ 3 à 5 minutes.
Ajouter alors la poudre de curry, mélanger

puis ajouter les carottes, la citronnelle (je rappelle que je n'en avais pas) et le zeste d'orange

Mélanger, couvrir et laisser fondre tout doucement 10 minutes en remuant de temps en temps.
Chauffer le bouillon (ou le faire à partir d'un cube le cas échéant), l'ajouter dans la casserole. Porter à ébullition puis baisser le feu et laisser mijoter doucement 15 minutes. Si le bouillon atteint un niveau critiquement bas, ajouter un peu d'eau bouillante (mais cela ne devrait pas être le cas).
Quand c'est cuit, prélever un peu de bouillon dans un bol, juste histoire d'être sûr(e) que la soupe ne sera pas trop liquide. On pourra toujours le remettre si c'est trop épais!
Ôter la citronnelle (le cas échéant) et le zeste d'orange.
Mixer.
Bien secouer la boîte de lait de coco.
Prélever 4 ou 5 csoupe de lait de coco dans un bol (ça servira pour la présentation) et verser le reste dans la casserole, mixer encore. Remettre du bouillon de cuisson si c'est trop liquide à votre goût.
Donner un bouillon, c'est prêt!
Goûter, rectifier l'assaisonnement.
Répartir dans les assiettes, déposer une spirale de lait de coco et décorer d'une feuille de coriandre.

Je ne suis pas très douée pour les spirales de lait de coco! lol!
Quant à la coriandre, si vous n'en avez pas, pas la peine de sortir non plus, une pincée de poudre de curry fera l'affaire!
15 octobre 2009
cuisine vapeur suite : agneau à la vapeur de menthe et poivrons farcis au couscous aux herbes
Je ne regrette vraiment pas d'avoir accepté de tester le cuit-vapeur SEB vitacuisine, car c'est vraiment un plaisir que d'utiliser ce petit bijou!
Il parait même qu'on peut y cuisiner plusieurs choses à la fois, des choses de type très différent, comme un plat et un dessert, ou bien un poisson et des petits légumes, sans que les goûts, les parfums se mélangent! J'en ai fait une première vérification avec mon poisson sur lit d'oignon dans le plateau vapeur et juste en dessous mes mousses en trio de 3 légumes, et en effet les parfums ne se sont pas mélangés du tout. Je ne peux malheureusement pas écrire un article sur cet essai parce que je l'ai complètement raté... Par ma faute déjà, parce que l'oignon rouge à la vapeur devient vert de gris, et franchement ce n'est pas appétissant, et aussi (je crois) suite à une erreur dans le livret de recette accompagnant le cuit-vapeur pour ce qui concerne le trio de mousse.
Allez, pour le plaisir, je vous mets la photo du trio de mousses avant qu'il se transforme en cratère géant...

Le résultat était délicieux, mais pas photogénique du tout. J'ai bien sûr prévu de refaire cette recette le plus rapidement possible, dès que mon emploi du temps de folie se calmera un peu... Et dès que j'aurai à nouveau tous les légumes composant ces petits monstres volumineux dans mon frigo!
En attendant, comme j'avais prévu un autre test avec d'autres légumes, c'est ce nouveau test que je vous présente. Un test qui a permis de certifier l'absence de communication des goûts et saveurs entre les préparations. Je n'ai pas encore essayé de cuire un dessert en même temps qu'un plat salé, mais je sais désormais avec certitude que je n'aurai pas d'interaction entre eux. Et ça, c'est super cool!
Voici donc le nouveau test, 100% réussi cette fois !
Agneau à la vapeur de menthe et poivrons farcis au couscous aux herbes

adapté du livre de recettes SEB joint pour l'agneau
adapté d'une recette du livre "steaming" d'Annette Yates pour les poivrons
Prep 10 minutes
Cuisson 20 minutes
Pour 4 personnes
4 côtelettes doubles d'agneau
4 belles feuilles de menthe, ou plus si elles sont petites.
un peu d'huile d'olive
sel, poivre
175g semoule de couscous moyenne
300ml bouillon de volaille (à partir d'un cube ou de poudre)
1 ccafé "mixed spice" en poudre (rapporté de Londres. On peut substituer du 4-épices ou des épices à couscous)
2 csoupe huile d'olive
1/2 jus de citron
2 oignons nouveaux finement ciselés (en remplacement des 4 oignons verts demandés dans la recette)
3 csoupe menthe fraîche ciselée
3 csoupe persil frais haché
sel, poivre
4 poivrons rouge "portion". Les miens étaient gros, une moitié par personne a suffit.
Placer le couscous moyen dans un saladier. Mettre de l'eau à bouillir (une bouilloire est l'outil idéal), mesurer 300ml d'eau bouillante dans un pichet mesureur et y diluer la quantité nécessaire de bouillon en cube ou en poudre (attention au dosage, respecter le mode d'emploi). Verser sur le couscous, mélanger rapidement et laisser gonfler 5 minutes.
Pendant ce temps, pschitter les côtelettes à l'huile d'olive sur leurs 2 faces ou les huiler au pinceau. Saler, poivrer. Placer sur le plateau cuisson côté bombé (pour cuisson vapeur, pas pour sauce) avec une grosse feuille de menthe sous chacune d'entre elles. Réserver.
Revenir au couscous. Mélanger, tout le bouillon a dû être absorbé. Ajouter l'huile, le jus de citron, les herbes, saler, poivrer, mélanger, goûter, rectifier.
Couper le haut des poivrons (le côté où se trouve la tige), ôter les graines et les peaux blanches à l'intérieur bien soigneusement. Vérifier qu'ils tiennent debout, tailler légèrement la base si nécessaire en veillant bien à ne pas trouer les poivrons.
Farcir les poivrons avec le couscous, tasser légèrement (mes poivrons étaient un poil trop gros, je n'ai pas tassé) et les placer dans le panier vapeur.

Placer le plateau aves les côtelettes par dessus puis poser le couvercle.

Sur la photo, le panier vapeur est ruisselant d'humidité. En effet, j'y avais juste avant cuit des asperges. Aucun lien donc entre les parois ruisselantes et notre recette du jour.
Cuire 20 minutes jusqu'à ce que les poivrons soient bien tendres.

Servir rapidement parce que les côtelettes continuent de cuire, même en position "maintien au chaud", rien que par la chaleur accumulées en elles.

Regardez moi ce poivron comme il est beau!

J'ai trouvé l'agneau un poil trop cuit : nous sommes tous amateurs de viande très peu cuite, même le porc qui doit être pour nous plaire cuit mais encore rosé... Alors les côtelettes, nous les aimons non pas rosées, mais carrément rouges! Donc 20 minutes, c'est trop pour nous. J'apprends petit à petit à maitriser ce nouvel outil... ainsi qu'on le fait avec tout nouvel outil. Par ailleurs, le goût de l'agneau était parfaitement respecté. La menthe apportait sa petite touche verte en toute discrétion, c'était impeccable.
Il faut quand même savoir que la recette du livret accompagne les côtelettes d'un petit beurre de menthe. Mais à cause de mon cholestérol j'ai zappé sur le beurre... Il est évident qu'avec ce beurre, le parfum de menthe aurait été plus présent. Mais bon, si je cuisine à la vapeur, c'est pour la santé principalement, et à condition que le goût n'y perde rien. Et c'est OK pour moi, le parfum de menthe était quand même présent et agréable.
Pour ce qui est des poivrons, j'ai trouvé que ça manquait d'épices. Là aussi c'est une question de goût très personnel(le). Le poivron était fondant tout en se tenant très bien. Bien sucré, légèrement acide à la fois, un goût finalement très très proche de celui qu'il a cru. C'est donc très différent d'un poivron grillé ou cuit au four. C'est le goût du produit brut!
Le jus rendu par les côtelettes est resté sagement dans la gouttière du plateau cuisson sans jamais venir contaminer les poivrons. Pas d'échanges de saveurs, pas d'échanges de parfums. Si la menthe a imprégné les côtelettes, c'est parce qu'elle était en contact direct avec la viande. Trop bien, vraiment trop bien!
Je conclurai ce test ainsi : il faut apprivoiser cet outil comme on le fait pour tout nouvel outil de cuisson. Les temps de cuisson doivent en effet être adaptés au goût de chacun. Les goûts naturels sont parfaitement respectés.
Enfin, il me reste 2 tests à faire :
- refaire les trios de mousses de légumes, parce que c'était super bon et je refuse de me laisser arrêter ainsi sans en obtenir une version présentable
- tester la cuisson en simultané d'un plat et d'un dessert.
Je ne sais pas si j'aurai le temps de faire cela pendant la semaine du goût, mais je le ferai de toute façon, ça c'est sûr!
25 septembre 2009
crème de courge aux moules d'après Guy Savoy
La semaine du goût fête ses 20 ans !
Du 10 au 18 octobre !!!
N'oubliez pas d'aller jeter un oeil sur le site du goût (clic) !
Dans les vieux magazines de Robuchon, "cuisinez comme un chef", on tombe parfois (souvent, même) sur de petits bijoux à côté desquels il serait dommage de passer. Ma Maman, une fidèle de l'émission "Bon appétit bien sûr" puis, maintenant, puisque l'émission a été retirée des programmes, de ce magazine, avait déjà testé, apprécié et signalé à sa fifille unique et préférée, moi, cette recette de Guy Savoy que je vous présente aujourd'hui.
Simple, hyper facile et délicieuse, n'attendez pas le 10 octobre pour la réaliser et vous régaler.
Je n'ai changé que 3 choses à cette recette : j'ai doublé la quantité de moules parce que pour nous, cette soupe allait être tout notre dîner. Pas de plat pour lui succéder. Il fallait donc que ça nous tienne au ventre. Ensuite, j'ai remplacé la crème par de la crème ultra légère pour avoir le goût de la crème sans le cholestérol. De la même façon, j'ai substitué de l'huile au beurre.
Crème de courges aux moules d'après Guy Savoy

adapté du magazine "cuisinez comme un chef" novembre 2007
Pour 4 personnes
prep 30 minutes (gratter les moules c'est long...)
cuisson 45 minutes
2 kilos de moules
750g de potiron, pelé et coupé en gros cubes.
2 csoupe huile végétale neutre, isio4 par exemple
1 briquette de crème liquide à 3%
1 csoupe persil plat finement ciselé
poivre du moulin
Bien gratter les moules pour leur enlever la barbe. Eliminer toutes les moules ouvertes qui refusent de bouger quand on leur tape dessus fermement.
Chauffer une grande casserole et y jeter les moules, couvrir et laisser quelques minutes sur feu vif en remuant de temps en temps. Les moules doivent s'ouvrir. Dès qu'elles semblent toutes ouvertes, ôter du feu.
Pour cette opération, il est demandé d'ajouter 1 verre d'eau, mais je ne le fais jamais d'habitude donc je ne l'ai pas fait pour cette recette.

Retirer les moules, bien conserver leur jus de cuisson, réserver les moules dans un saladier.
Filtrer le jus des moules (ou n'utiliser que la partie limpide si beaucoup de jus a été rendu)
Dans une autre casserole, chauffer environ 2 csoupe d'huile végétale neutre sur feu moyen et ajouter les cubes de potiron.

Mélanger quelques minutes puis ajouter le jus de cuisson des moules. Laisser compoter une quarantaine de minutes à feu moyen en remuant de temps en temps de façon à non seulement mélanger mais aussi à écraser le potiron au fur et à mesure de sa cuisson. Ce n'était pas précisé dans la recette, mais j'ai couvert à demi la casserole pendant la 1èe moitié de la cuisson, puis j'ai terminé sans couvercle.
Pendant de temps, décoquiller les moules. Jeter impitoyablement toutes celles qui ne se sont pas ouvertes.
Ajouter la crème, mélanger, puis ôter du feu et mixer au mixeur plongeur (ou en transvasant dans le bol de votre mixeur). Poivrer, goûter, rectifier l'assaisonnement. Les moules sont en principe assez salées pour ne pas avoir à ajouter de sel.
Réchauffer les moules au micro-ondes ou par toute méthode de votre choix.
Répartir les moules dans les assiettes, en garder environ 3 par personne, les plus belles, pour la présentation.
Verser la soupe brûlante par dessus
Décorer avec les moules réservées et le persil ciselé.

J'ai choisi de réchauffer les moules au micro-ondes avant de les répartir dans les assiettes simplement pour m'assurer que la répartition serait égale entre les convives. Il est évident qu'on peut très bien réchauffer les moules simplement en les ajoutant dans la soupe avant de la servir! Mais le partage sera alors moins évident.
Une petite merveille, moi je vous dis!
Et même avec de la crème allégée... Je n'ose pas imaginer ce que ça serait avec du beurre et de la vraie crème entière... Mmmmmmmmm...

17 septembre 2009
pâtes aux cocos de Paimpol frais et à la saucisse
J'ai eu la chance de croiser au marché vendredi marin des cocos de Paimpol frais. Un nom que j'avais déjà entendu, mais je ne me souvenais pas en avoir jamais mangé. Comme j'adore les cocos rouges frais, je me suis dit que j'allais tenter ces cocos blancs, d'autant plus qu'ils avaient l'air d'avoir été cueillis à pleine maturité (ce qui n'est pas toujours le cas des cocos rouges...). Histoire de savoir s'ils sont aussi bons que ce qu'il m'avait semblé entendre dire à leur sujet !
J'en ai profité aussi pour tester une nouvelle recette, puisque c'est ce que j'adore faire, tester de nouvelles recettes et les adapter à mes habitudes culinaires et au contenu de mes placards... J'ai donc repris une recette de Martha Stewart dans son livre "the original classics" : "fusilli with shell beans and sausage".
Pâtes aux cocos de Paimpol frais et à la saucisse

adapté d'une recette de Martha Stewart
Pour 2 personnes
500g cocos frais dans la cosse, écossés
200g fusilli (pâtes torsadées), je les ai choisies de toutes les couleurs
1 gros oignon (ou 2 normaux)
1 feuille de laurier
QS gros sel
QS huile olive
2 saucisses aux herbes de belle taille (genre chipolatas), en rondelles épaisses
1 gros blanc de poireau ou 2 moyens, en rondelles. Comme il ne me restait que 2 minuscules poireaux, j'ai mis mes 2 poireaux et 2 petits oignons blancs frais.
2 belles gousses d'ail, ciselées
1 belle brindille de thym frais
quelques branches de persil plat
Mettre les cocos écossés dans une casserole, ajouter oignon et laurier, recouvrir d'eau froide non salée, porter à ébullition, couvrir, baisser le feu et laisser mijoter à couvert 10 minutes. Au bout de ces 10 minutes, saler au gros sel, couvrir et laisser mijoter encore 10 minutes pour terminer la cuisson. Couper le gaz et laisser refroidir dans la casserole.

Cette cuisson peut être faite à l'avance, on pourra réchauffer plus tard les cocos dans leur jus. Les cocos se conserveront très bien une nuit au frigo dans leur jus.
Dans une sauteuse, chauffer très peu d'huile d'olive à feu moyen-vif. Y faire griller les rondelles de saucisse.

Quand les saucisses sont dorées, baisser le feu et ajouter les rondelles de poireau (ou dans mon cas de poireau et d'oignon), mélanger, puis ajouter l'ail ciselé et le thym. Laisser fondre sur feu moyen en remuant régulièrement.

Il est également possible de stopper ici la réalisation du plat et de reprendre plus tard ou le lendemain.
Egoutter les cocos en réservant environ 1/2 litre de leur liquide de cuisson. Les ajouter à la casserole, mélanger sur feu doux, mouiller avec un peu de liquide réservé. Couvrir et laisser mijoter à feu tout doux en surveillant pour rajouter un peu de liquide de cuisson si ça sèche, le temps de faire cuire les pâtes.

Cuire les pâtes dans une grande quantité d'eau bouillante salée selon les indications sur le paquet. Quand les pâtes sont cuites, les égoutter, et si vous ne les utilisez pas tout de suite, les réserver en leur ajoutant un peu d'huile d'olive pour pas qu'elles collent.
Ajouter les pâtes dans la sauteuse, mélanger, remettre encore un peu de liquide de cuisson des cocos si ça paraît un peu sec.

Ajouter enfin le persil, couper le gaz, mélanger et servir bien chaud.

Et vous savez quoi ? Sur wikipedia, il est indiqué que les cocos de Paimpol ne causent pas de flatulence (que c'est bien joliment exprimé, hein? lol!). Et bien je confirme!
Et j'ajoute que ces cocos blancs ont une consistance et un goût très fins, c'est du coco frais 4 étoiles luxe!
12 septembre 2009
agneau rogan josh
Il y a fort longtemps de cela, j'avais vu sur CuisineTV une émission passionnante où Ainsley Harriott cuisinait des souris d'agneau avec plein d'épices... Miam miam... Ca m'avait énormément plu, rien qu'à le voir faire je m'imaginais déjà au milieu des effluves orientales, jouant avec les épices, ciselant de la coriandre odorante, me régalant les yeux des couleurs vives des ingrédients... Le rouge de la tomate, le vert profond de la coriandre, le blanc du riz, de quoi plaire à un italien... ;-)
En plus, c'est un plat mijoté, ce qui signifie qu'il demande peu de temps à préparer mais reste longtemps au four. Et cela donne plein de temps pour s'assoir sur la terrasse avec sa petite famille, déguster un petit apéro (avec modération) et discuter tranquillement l'esprit libre de tout souci culinaire...
Et puis rien ne vous empêche de commencer ce plat la veille puis de finir la cuisson au four le lendemain : avec un four programmable, c'est un jeu d'enfant ! Ou bien encore de le faire en cocotte minute : 2h au four = 45 minutes en cocotte !
Agneau rogan josh

Pour 4 personnes
compter environ 3 heures en tout
20 minutes pour préparer et rôtir, et environ 2h40 au four.
2 csoupe farine
1 pointe de cayenne
1 ccafé coriandre moulue
1/2 ccafé gingembre moulu
QS sel, huile végétale neutre
1 pincée muscade moulue
4 petites souris d'agneau (les miennes étaient trop grosses mais c'est tout ce que mon boucher avait...)
1 gros oignon ou 2 moyens en fines lamelles
environ 300g yaourt à la grecque
450ml bouillon d'agneau ou de mouton chaud (à défaut, de volaille ou de légumes)
4 gousses de cardamome juste écrasées
quelques filaments de safran
1 boite de 400g pulpe de tomates (des tomates fraîches feront très bien l'affaire)

Mélanger dans un grand saladier la farine, le cayenne, la coriandre en poudre, le gingembre, la muscade et une grosse pincée de sel. Y rouler les souris pour bien les enrober de cette poudre parfumée, aucune surface de viande ne doit être oubliée !
Préchauffer le four à 180°C (pour les plats mijotés en cocotte je n'utilise pas la chaleur tournante).
Verser un peu d'huile dans une cocotte en fonte assez grande pour contenir les 4 souris à plat et chauffer à feu moyen-vif. Quand l'huile est chaude, bien secouer les souris au dessus du saladier pour éliminer tout excès de farine et réserver le reste qui sera utilisé plus loin, puis placer les souris à rôtir sur toutes leurs faces dans la cocotte.
Cela prend environ 10 minutes. Peler et ciseler les oignons pendant ce temps.
Réserver les souris une fois dorées dans une assiette.
Baisser le feu sous la cocotte et y mettre les oignons qui doivent fondre puis colorer légèrement. Cela prend un peu moins de 10 minutes. Ajouter alors le reste de farine aux épices, bien mélanger.
Ajouter alors le bouillon chaud, puis le yaourt. Remettre l'agneau dans la casserole, ajouter les gousses de cardamome, les filaments de safran, mélanger un peu tout ça, porter à ébullition, couvrir et enfourner pour environ 1h30.
Ajouter enfin les tomates et ré-enfourner pour encore 1 heure. Remettre éventuellement un peu d'eau chaude dans la cocotte si le niveau de bouillon baisse vraiment trop.
Courage ! On y est !
Pendant ce temps préparer le riz et ciseler la coriandre.
Servir les souris bien chaudes, avec le riz, plein de sauce (que vous aurez bien sûr goûtée pour éventuellement corriger l'assaisonnement), et saupoudrer de coriandre ciselée.

Bien entendu, plus longtemps ça cuit, meilleur c'est ! Je suis persuadée que celles et ceux qui possèdent des "mijoteuses", des "slow-cookers", des "crockpots" peuvent obtenir un excellent résultat avec 8 heures de mijotage à puissance moyenne. Mais je n'ai pas de mijoteuse, donc je ne peux pas le promettre...
Il est important que je signale un fait notable qui s'est produit lors de la réalisation de cette recette : le yaourt a tourné quand je l'ai versé dans la cocotte. Ce qui n'est pas un souci de toute façon, ça ne se voit pas du tout une fois la cuisson terminée, mais ça m'avait interpelée quelque part... Je suis allée faire un tour sur internet pour voir si d'autres personnes avaient eu le même souci, et j'y ai appris qu'on utilise du yaourt à la grecque parce qu'il ne tourne pas contrairement à un yaourt de vache... Bon... Je devais avoir un yaourt de vache à la grecque, donc! Et plus loin, j'ai lu que pour éviter que le yaourt tourne quand on le verse, il faut le mélanger à un peu de maïzena... Bon, trop tard, si j'avais su avant j'aurais essayé... Si vous essayez, pensez à venir me dire si ça marche ! ;-)

Il faut imaginer une viande parfumée, tendre, qui se détache de l'os... Des parfums extraordinaires...
Un vrai régal...
Ah, cet Ainsley... Quel homme... ;-)

