750 grammes Tous les blogs Top blogs Cuisine Tous les blogs Cuisine
Tous nos blogs cuisine Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le blog de Lacath
Publicité
20 juillet 2007

muffins aux myrtilles : blueberry muffins

Avec tout ça, je n'ai toujours pas remis mon index des recettes à jour... Groumpfff... Va pourtant bien falloir que j'y passe un jour... Bon, allez, la semaine prochaine, je fais le ménage (au lieu de faire la cuisine) et j'essaie de me concentrer sur index, liste des liens amis, éventuellement mode avancé (alors ça, hou la la, j'ai peur de tout perdre...) bref j'ai de quoi m'occuper avant les vacances (plus qu'1 semaine... Le compte à rebours a commencé!)

Enfin bon, je dis ça aujourd'hui, sans doute que lundi j'aurai tellement mieux à faire qu'index, liens amis et mode avancé...

Ah la la, on ne se refait pas... Et puis fait trop chaud pour travailler, non?

Mais pas trop chaud pour faire de bons muffins typiques des USA, les

muffins aux myrtilles, blueberry muffins

blueberry_muffins_07

source : "muffins and quick breads", Williams-Sonoma

2 tasses (315g) farine
2/3 tasse (155g) sucre
2 1/2 ccafé levure chimique
1/4 ccafé bicarbonate de soude
1/2 ccafé sel
1 ccafé cannelle
1 tasse (250ml) lait
1/2 tasse (125g) beurre fondu (au micro ondes pour moi)
2 oeufs
1 tasse (125g) myrtilles

Le principe est simple et immuable : deux saladiers, l'un avec les ingrédients secs, l'autre avec les liquides, et on mélange sans insister les contenu des 2 saladiers avant de répartir dans des moules beurrés et d'enfourner. Donc ici comme ailleurs,

Commencer par préchauffer le four à 400°F/200°C
Beurrer des moules à muffins (une plaque de 12, métallique et anti adhésive pour moi. Même si j'utilisais des moulmous, je beurrerais, car le beurre n'est pas là que pour empêcher de coller, il sert aussi à la bonne caramélisation des muffins)

Dans un 1er saladier, mélanger les ingrédients secs : farine, levure, bicarbonate, sel, sucre, cannelle. Réserver.

Dans un 2eme saladier, mélanger les liquides : oeuf, lait et beurre fondu, et mélanger pour obtenir un liquide homogène.

Quand le four est chaud, verser le contenu liquide dans le saladier des ingrédients secs, mélanger le strict minimum, pas grave s'il reste quelques grumeaux.

blueberry_muffins_01

Pourquoi attendre que le four soir chaud pour faire cela? Parce que le bicarbonate de soude commence à buller (et donc à faire lever la pâte) dès qu'il entre en contact avec le liquide... Or mieux vaut que les muffins gonflent dans le four plutôt que dans le saladier...

Ajouter les myrtilles,

blueberry_muffins_02

mélanger juste un peu, et verser dans les moules en quantités égales : j'utilise pour cela une cuiller à glace avec la petite languette qui racle au fond quand on presse l'un vers l'autre les 2 parties du manche de la cuiller. Remplir aux 3/4.

blueberry_muffins_03

Enfourner entre 15 et 20 minutes (18 chez moi)

blueberry_muffins_04

Laisser refroidir 5 minutes, puis sortir les muffins un à un et les déposer sur une grille.

blueberry_muffins_06

Ces muffins, c'est tous les USA dans un seul petit gâteau... Croquants à l'extérieur, fondants à l'intérieur, doux, les myrtilles acides, le parfum léger de la cannelle, ah la la... Le bonheur...

blueberry_muffins_05

Version imprimable

Publicité
14 juillet 2007

salade endives chevre abricots secs

Bon 14 Juillet à tous!

Que faire quand on a un seul et unique abricot et qu'on a prévu de faire une salade d'endives aux zabricots ? Et bien on prend des abricots secs... Puis on essaie de retrouver la recette, et c'est là que ça se gâte encore plus...

C'est une "vieille" recette que j'étais incapable de retrouver sur le forum de CTV où je l'avais prise il y a déjà longtemps : 2 ans! Je me souvenais qu'il y avait des endives, du chèvre doux et des abricots, et c'était tout... Entre ma mémoire défaillante et mon seul et unique abricot frais que nous avions préféré déguster nature, j'ai dû inventer... pour une fois... et j'ai finalement réalisé une petite salade délicieuse... Comme quoi des fois ma créativité se réveille juste comme il faut... ;-)

Depuis, mon amie Breizh a retrouvé pour moi la recette d'origine, donnée par Christy sur CTV, je vous la conseille aussi car elle est délicieusement surprenante et contrastée grâce au mélange des abricots frais et des herbes.

Salade d'endives, chèvre et abricots

salade_endive_ch_vre_abricot_02

Pour 3 personnes:
2 endives coupées en rondelles
1 grosse endive rouge coupée en rondelles
1 boîte de petits chèvres doux style "chèvretine" coupés en 2
une douzaine environ d'abricots secs coupés en 6
2 csoupe sésame noir
1 csoupe nigelle noire
1 csoupe graines de tournesol
Vinaigrette peu moutardée au vinaigre de champagne et huile de noisette

Mélanger tous les ingrédients de la salade délicatement et réserver au frais jusqu'au moment de servir
Préparer la vinaigrette à part

salade_endive_ch_vre_abricot_01

Ne mélanger la sauce avec la salade qu'au dernier moment, car la sauce cuit les feuilles d'endives et dissout le fromage de chèvre...

Plus simple tu meurs! lol!

C'est très frais, très agréable, les endives croquent, les graines un peu piquantes s'écrasent, le fromage est tout fondant, les abricots sucrés et moelleux, bref c'est super bon! On n'en a pas laissé une miette!

Version imprimable

15 juillet 2007

suprême de voleille poché, citronnelle et gingembre : Robuchon encore et toujours !

Et oui, encore Robuchon, pour une recette de Michel Roth, parue dans le magazine "Cuisinez comme un chef" de Juin 2007 :

Suprême de volaille poché, citronnelle et gingembre

volaille_poch_e_gingembre_citronnelle_09

Source : Magazine "Cuisinez comme un chef", juin 2007, recette de Michel Roth

pour 2 personnes :
prep < 30 minutes
cuisson 2 à 3 minutes
pochage 20 minutes

2 blancs de volaille avec la peau et les ailerons (sans peau ni ailerons chez moi...)
60g pousses d'épinards et quelques feuilles pour la présentation (alors là, j'en ai mis plutôt 250g... et heureusement!)
2 grappes de tomates cerise
2 tiges de citronnelle
20g de gingembre
1 gousse d'ail
1 feuille de gélatine (2g)
3/4 l lait
2 csoupe huile d'olive
1 pincée de poivre mignonnette
gros sel, sel fin, poivre du moulin

volaille_poch_e_gingembre_citronnelle_01

Couper 2 tiges de citronnelle en bâtonnets de 25cm de longueur environ, tailler l'extrémité en biseau et conserver les parures. Faire pénétrer un bâtonnet de citronnelle sur toute la longueur des blancs de volaille, en restant bien au centre.

volaille_poch_e_gingembre_citronnelle_03

Verser le lait dans une casserole dont le fond est juste assez grand pour accueillir les blancs avec leur citronnelle. Ajouter les parures de citronnelle, le gingembre pelé et coupé en fines lamelles, 1 pincée de gros sel et de poivre mignonnette (4 baies pour moi)

volaille_poch_e_gingembre_citronnelle_02

Attendre l'ébullition avant de plonger les blancs de volaille, couvrir et pocher hors du feu 20 minutes. Ce temps a été trop court chez moi : mes blancs étaient très épais, et en plus, ma casserole (tefal) n'est pas réputée pour bien garder la chaleur, mes blancs n'étaient pas cuits au milieu. Donc soit vous prenez des blancs pas torp énormes, soit vous prenez une casserole en fonte type le creuset qui garde chaud longtemps, soit vous laissez frémir le lait avec les blancs dedans quelques minutes avant de couper le feu...

Mettre la gélatine à tremper dans l'eau très froide.

Chauffer l'huile d'olive avec l'ail fendu en 2 et dégermé, ne pas laisser l'ail brûler il deviendrait amer! Ajouter les grappes de tomate et les laisser éclater légèrement. (oui, on en voit 3 sur la photo, j'en avais 3 donc je n'allais pas gâcher...)

volaille_poch_e_gingembre_citronnelle_04

Normalement, quand on en arrive là, les 20 minutes de pochage sont écoulées.
Réserver les blancs de poulet à couvert sur une grille (j'ai couvert de papier alu)

volaille_poch_e_gingembre_citronnelle_05

Filtrer le lait de cuisson, le porter à ébullition en remuant sans arret et faire fondre la gélatine bien essorée. Emulsionner au mixeur plongeur hors du feu (ce qui fait une magnifique espuma de lait parfumée au gingembre et à la citronnelle... Si je m'étais écoutée, j'aurais ajouté 1g de lécithine de soja pour être sûre que l'espuma tienne longtemps, mais en fait, je ne suis pas dans un restaurant, je n'ai pas spécialement besoin qu'elle tienne longtemps, donc je n'en ai pas mis, et tout s'est très bien passé, la preuve : )

volaille_poch_e_gingembre_citronnelle_07

Ôter la peau des blancs de volaille (quand il y en a ! ) dresser sur assiette, ajouter les tomates en grappe, et à la place des tomates, jeter les pousses d'épinards dans l'huile aillée, les laisser juste tomber, et les ajouter sur les assiettes, redonner éventuellement un coup de mixeur plongeur pour "réveiller" l'espuma et déposer la mousse à la cuiller sur les blancs. S'il n'y a pas assez de mousse, il suffit de remixer pour en obtenir à nouveau... Cool, non?
Disposer quelques feuilles d'épinards crues, et poivrer.

volaille_poch_e_gingembre_citronnelle_06

C'est une excellente recette, très douce sans être fade, très agréable. Nous nous sommes régalés. Et ce bien que nos blancs de volaille étaient encore crus au centre! La sauce de lait parfumée était tellement bonne que j'ai dû en refaire, ce qui fut un jeu d'enfant : hop, un petit coup de mixette dans le lait encore chaud, et revoilà une superbe et délicieuse mousse... Un régal...

volaille_poch_e_gingembre_citronnelle_08

Version imprimable

21 août 2007

crevettes selon Thiou... et moi!

Un autre petit plat réalisé à l'occasion du passage de Fifille n°1... Je suis tellement contente de lui faire goûter de nouvelles choses... Et puis elle semble être contente elle aussi, elle qui me disait toujours parfois quand elle habitait encore ici : "Maisheuuuuu! Tu sais bien que j'aime pas ça !" ou alors "Ouais, bon!" quand je lui disais "Alors c'est bon, ça te plaît?" Faites des gosses, qu'y disaient! Vous qui avez des ados, je suis sûre que vous me comprenez... 

Fifille n°1 adore (comme les 3 autres membres de notre famille) la cuisine chinoise, thaïe, vietnamienne, indienne, bref une cuisine colorée et épicée... Alors je savais que j'allais lui faire plaisir avec ces

crevettes selon Thiou... et moi!

crevettes_selon_Thiou_05

adapté du magazine "Cuisinez comme un chef", juillet-aout 2007

Pour 4 personnes
crevettes crues surgelées et dégelées en les passant sous l'eau tiède, selon la taille des crevettes, prévoir entre 3 et 4 pièces par personne.
2 csoupe sauce soja claire
2 csoupe sauce d'huître
2 csoupe huile d'arachide (sinon huile végétale neutre)
1 csoupe huile de sésame
1 vingtaine de cacahuètes crues
2 gousses d'ail
1/2 bouquet de coriandre
1/4 ccafé sambal oelek (purée de piment)
10 csoupe sucre semoule
15 csoupe eau (10 + 5)
1 csoupe Noailly-Prat
un filet d'huile d'arachide (ou neutre) pour la cuisson
1 csoupe vinaigre blanc chinois

Après avoir dégelé - le cas échéant - les crevettes, arracher les têtes en tirant délicatement dessus de façon à retirer le boyau noir sans avoir à ouvrir les queues pour le retirer. Si vous n'avez que des crevettes sans tête, inciser légèrement tout le long du dos et retirer avec la pointe du couteau le boyau noir.

Préparer la marinade :
Dans un saladier assez grand pour contenir les crevettes, mélanger la sauce soja, la sauce d'huître, 2csoupe d'huile d'arachide ou neutre et 1 csoupe d'huile de sésame, l'ail pelé dégermé et haché, la coriandre concassée et le Noailly-Prat. Y mettre les crevettes à mariner à température ambiante le temps de préparer la suite (soit environ 15 minutes)

crevettes_selon_Thiou_01

Préparer la sauce :
Dans une poêle torréfier à sec les cacahuètes, puis les concasser grossièrement. Réserver.
Faire un caramel blond avec le sucre et 10 csoupe d'eau. Ça prend du temps... Dé-cuire sur feu doux avec 5 csoupe d'eau (attention cette étape est dangereuse, le caramel brûlant "explose" quand on ajoute l'eau froide...) en mélangeant bien pour faire fondre les éventuels catons (je suis Lyonnaise, à Lyon on appelle ça des catons!). Couper le feu puis ajouter le vinaigre et le sambal oelek. Goûter (attention c'est chaud) éventuellement saler à la sauce soja et/ou rajouter du sambal oelek... Réserver.

crevettes_selon_Thiou_02

Au moment :
Faire chauffer dans une poêle un filet d'huile d'arachide et faire dorer les crevettes rapidement à feu moyen. Des qu'elles sont oranges sur toutes leurs faces, c'est qu'elles sont cuites. Ajouter éventuellement un peu de marinade avec les crevettes pendant la cuisson, mais pas trop, car elle est très salée. Jeter la marinade restante, car on ne doit jamais consommer sans la faire cuire une marinade ayant servi à parfumer une viande ou un poisson.

Ajouter la moitié des cacahuètes grillées dans la sauce réservée.

crevettes_selon_Thiou_03

Dresser les crevettes dans un plat de service et saupoudrer de la 2ème moitié des cacahuètes grillées.
Servir avec la sauce (on trempe), et éventuellement un petit bol de riz vapeur dans lequel on pourra verser un peu de la sauce pour le parfumer.

crevettes_selon_Thiou_04

Nous avons choisi de servir sur un lit de riz vapeur et de verser la marinade cuite (j'insiste) sur le riz, mais il y en avait un peu trop, et c'était un poil trop salé.
La "trempette" est à se rouler par terre... Chaque crevette qu'on y plonge devient une petite merveille ; quant au riz, alors là, quand on le mélange avec un peu de cette trempette, c'est carrément un festival!

Encore une fois de plus, nous nous sommes régalés avec ces crevettes et surtout la sauce qui les accompagnait. Fifille n°1 était ravie! Du coup, le lendemain, je lui ai cuisiné (enfin, adapté serait plus exact...) à nouveau une recette de Thiou prise dans ce même magazine... Ce sera mon prochain billet!

Version imprimable

25 février 2007

muffins cranberry orange

Il faut bien se rendre à l'évidence : le printemps arrive... Mon wegelia est en fleur, et mon forsythia se teinte de jaune... A-t-on seulement vraiment eu un hiver cette année?

J'avais acheté au moment des fêtes de Noël quelques sachets de cranberries fraîches. En effet, ces petits fruits que j'adore ne se trouvent en magasin que lors de cette période de fêtes, mais ils ont l'avantage de se conserver hyper longtemps au frigo! Mais bon, là ça devient exagéré, il faut les consommer maintenant, ou les trier et les congeler. Et oui, car en plus les cranberries se congèlent très bien, encore une qualité non négligeable...

Comme c'est aussi en ce moment la saison des oranges Maltaises (mes préférées, ni trop douces ni trop acides), le muffin cranberry-orange s'impose.

Muffin cranberry-orange

adapté du livre "the cranberry cookbook", éditions Hamlyn

muffin_cranberry_orange_11

prep 30 minutes
cuisson 18 à 20 minutes

Pour une plaque de 12 muffins (il restera un peu de pâte)

2 tasses de cranberries coupées en 2 (La recette initiale dit 1 tasse seulement, mais j'aime trop ça...)
10 csoupe rases de sucre (4 csoupe puis 6 csoupe, soit 60ml puis 90ml)
1 grosse csoupe de zeste d'orange (soit 2 oranges)
2 tasses de farine (= 500ml)
2 ccafé de levure chimique
1/2 ccafé sel
2 oeufs
1/2 tasse de crème sûre/aigre (= 125ml, de la crème fraiche, même liquide marche très bien)
1/2 tasse de jus d'orange (= 125ml, soit environ 1 orange)

muffin_cranberry_orange_02

Préchauffer le four à 200°C (je mets en chaleur tournante)
Beurrer soigneusement une plaque de 12 muffins (ou pour moi exceptionnellement aujourd'hui, une 2eme plaque de 12 pour en avoir plus, même s'ils sont plus petits)

muffin_cranberry_orange_01

Mélanger les cranberries coupées avec 4 csoupe de sucre en poudre et le zeste d'orange, mélanger, réserver. On voit les sucs des cranberries et des zestes mouiller peu à peu le sucre et le faire fondre...

muffin_cranberry_orange_03

Dans un saladier, tamiser la farine, le sel, la levure et ajouter les 6 csoupe de sucre. Moi je ne tamise pas, je mets tout dans le saladier et je fouette un peu pour bien mélanger et rompre les éventuels grumeaux.

muffin_cranberry_orange_05

Dans un bol, mélanger les 2 oeufs, la crème aigre (crème liquide entière UHT pour moi) et le jus d'orange.

muffin_cranberry_orange_04

Ajouter au mélange farine, mélanger rapidement sans insister,

muffin_cranberry_orange_06

puis ajouter les cranberries, mélanger à nouveau sans insister. S'il reste quelques grumeaux, c'est pas grave.

muffin_cranberry_orange_07

Verser dans les empreintes en veillant à mettre une quantité relativement constante dans chaque empreinte. Remplir chaque empreinte aux 3/4 (Bon, quand je fais normalement une seule plaque de 12 empreintes, je remplis à ras-bord, parce que je suis une énorme gourmande, mais ce n'est pas la meilleure chose à faire... Et aujourd'hui, spécialement pour en avoir plus que 12, je n'ai rempli qu'à moitié, ce n'est pas tout à fait assez pour avoir un muffin parfaitement proportionné.)
Un truc pour remplir avec des quantités identiques : utiliser une cuiller à faire les boules de glace, avec le petit morceau de métal qui frotte le contour de la cuiller pour décoller la boule.
S'il reste des empreintes vides, les remplir à moitié avec de l'eau.

muffin_cranberry_orange_08

Enfourner à 200°C environ 18 à 20 minutes, les muffins doivent être gonflés et bien dorés.

muffin_cranberry_orange_10

On ne voit pas bien sur la photo, mais ils sont légèrement gonflés sur leur dessus et surtout ils ont doublé de volume.

Laisser les muffins refroidir 2 à 3 minutes dans les moules avant de les retourner sur une grille.
Servir tiède.

muffin_cranberry_orange_13

Des muffins cranberry-orange, j'en ai mangé, j'en ai fait, tous aussi bons les uns que les autres, sauf ceux-ci qui sortent littéralement du lot. Ce sont les meilleurs que j'ai jamais mangé. Enfin, c'est mon avis très personnel...
Essayez les, et vous me direz comment vous les trouvez! Car comme chacun sait, les goûts et les couleurs... lol!

muffin_cranberry_orange_12

Publicité
8 juillet 2007

pissaladière de rougets, riquette et parmesan : décidément, Robuchon j'adore!

Ah oui vraiment, depuis que je prends ce petit magazine de Robuchon qui ne paie pas de mine (le magazine, pas Robuchon) et que je n'ai plus à supporter de le voir à la télé où il m'énervait "grave", je m'éclate à réaliser ses recettes. Je sais bien que c'est ridicule, puisque ce magazine reprend ses émissions "Bon appétit bien sûr", les recettes, les chefs invités, les images mêmes de l'émission... Très franchement, je ne sais pas pourquoi le voir m'énervait autant! Son petit magazine "Cuisinez comme un chef" au prix modique de 1.90€ est une véritable mine d'or! Mais je vois bien que je me répète... Chaque fois que je publie une recette de ce magazine, je ressors le même discours! lol!

Ce soir, j'ai pris dans le numéro de juin une recette du chef Christophe Bacquié, la

Pissaladière de rougets, riquette et parmesan

pissaladi_re_rougets_riquette_parmesan_11

source : recette de Robuchon et Christophe Bacquié, magazine "Cuisinez comme un chef", juin 2007

Pour 4 personnes
prep <30 minutes
cuisson 1h15
réfrigération 30 minutes

4 filets de rougets (j'en avais 7 dans ma barquette plastique, j'ai tout mis)
10 filets d'anchois à l'huile d'olive
8 copeaux de parmesan (j'en ai mis plus)
5 oignons moyens
4 pétales de tomate confite (j'en ai mis 8 petits)
1 poignée de pousses de riquette
4 coeurs de basilic (j'ai mis 8 moyennes feuilles)
2 brindilles de thym frais
1/2 citron jaune
1 rouleau de pâte feuilletée
6 csoupe huile olive
sel fin, poivre du moulin, fleur de sel

pissaladi_re_rougets_riquette_parmesan_01

Découper un cercle de pâte feuilletée de 20 cm de diamètre, le retourner, le poser sur une plaque de cuisson,  (j'ai acheté une pâte feuilletée du commerce déjà ronde, donc je n'ai rien fait de tout cela) piquer la pâte en plusieurs endroits avec une fourchette et réserver cette abaisse au frigo pendant au moins 30 minutes.

Chauffer 3 csoupe d'huile d'olive dans un large poêlon (sauteuse inox pour moi) et faire suer les oignons émincés sans coloration (j'ai mis 1 oignon blanc, 2 rouges et 2 jaunes, c'est tout ce qui me restait). Saler, couvrir d'un cercle de papier sulfurisé troué et découpé au même diamètre (je ne l'ai pas fait) et compoter à couvert pendant 35 minutes sur feu doux (j'ai juste mis le couvercle et réglé le feu au minimum).

Préchauffer le four à 170°C

Suer les oignons fondants, ajouter les 10 filets d'anchois à l'huile et le thym frais,

pissaladi_re_rougets_riquette_parmesan_02

réchauffer 3 minutes puis écraser les anchois à l'aide d'une fourchette

pissaladi_re_rougets_riquette_parmesan_04

Rectifier l'assaisonnement, égoutter (j'ai oublié c'est pourquoi il restait un peu de liquide quand j'ai versé cette préparation sur ma pâte feuilletée) et réserver à température ambiante.

Répartir la compotée d'oignon et d'anchois sur le fond de tarte en laissant les bords libres sur environ 1cm. On voit bien sur la photo ci-dessous qu'un peu de liquide se répand sur les bords... Je n'avais qu'à mieux lire la recette! Et puis il serait agréable de penser à retirer les brindilles de thym... Je ne l'ai pas fait, et mon Nomamoi - c'est lui qui a eu la "fève" - a fait une drôle de tête...

pissaladi_re_rougets_riquette_parmesan_05

Glisser à mi hauteur dans le four préchauffé à 170°C pendant 35 minutes.

pissaladi_re_rougets_riquette_parmesan_08

Les bords ont gonflé et formé une croûte naturelle à cette tarte, maintenant ainsi à la perfection notre garniture à l'oignon...

Ensuite, pour des raisons de synchronisation, j'ai commencé la suite de la recette 10 minutes avant la fin de la cuisson au four, en mettant ma poêle à chauffer. Et j'ai préparé sur une plaque ma grille destinée à recevoir les poissons cuits.

Saler et poivrer les filets de rougets sur chaque face. Chauffer un filet d'huile d'olive et saisir les filets de rouget côté peau pendant 1 minute.

pissaladi_re_rougets_riquette_parmesan_06

Les cuire à peine 10 secondes sur l'autre face avant de les débarrasser sur une grille. Autrement dit, on les retourne, et à peine le dernier retourné qu'on peut débarrasser le 1er!

pissaladi_re_rougets_riquette_parmesan_07

A ce moment là, ma tarte finissait juste de cuire ses 35 minutes! Synchro parfaite!

Dresser les filets de rougets avec la tomate confite, une poignée de riquette, quelques copeaux de parmesan, les coeurs de basilic (chiffonnade de feuilles de basilic pour moi), un filet d'huile d'olive, répartir le jus de 1/2 citron jaune, quelques grains de fleur de sel et du poivre du moulin.

pissaladi_re_rougets_riquette_parmesan_09

Encore une fois, nous nous sommes régalés. L'association pissaladière-rouget, je me doutais que ça serait parfait. Mais ajouter à cela du parmesan, ma foi, je me demandais ce que ça allait donner. J'avais pourtant déjà fait une recette alliant poisson et fromage, les tartes fines de lisettes, sauce vierge, copeaux de parmesan, et bien que ce 1er essai ait été parfait, j'avais encore ce soir quelques craintes lors de mon 2eme essai. Et bien soyez sans crainte! C'est dé-li-cieux!

Encore une p'tite photo pour la route (et pour me faire plaisir! lol!)

pissaladi_re_rougets_riquette_parmesan_10

Version imprimable

17 juin 2007

C'est dimanche! Crémeux aux framboises de CuisinePlurielle pour tous les Papas

Bonne fête à tous les Papas!

Pour cette occasion, un petit dessert sympa, et le mot est faible! C'est bien simple, fifille n°2 hier soir en a pris 2 fois, et en plus elle s'est fâchée quand je lui ai refusé le 3eme service!

C'est une recette trouvée sur le magnifique blog de la talentueuse Dominique : CuisinePLurielle. Quand j'ai vu la photo, j'ai su que c'était pour moi... Et j'avais raison!

Heureusement que je n'aurai pas l'occasion de voir mon Papa aujourd'hui, parce qu'il ne reste pas assez de gateau! La prochaine fois, je double les quantités! Alors, un conseil : allez-y d'office, doublez tout! Faites 2 biscuits, un pour la base, un pour les côtés, et doublez la garniture aux framboises! Pas d'hésitation!

Je vous mets directement la recette de Dominique, avec tous mes commentaires au fur et à mesure de ma propre réalisation.

Le crémeux aux framboises de CuisinePlurielle

cr_meux_aux_framboises_13

Source : Le crémeux aux framboises de CuisinePlurielle

Ce gâteau est censé faire pour 12 personnes "normales", mais honnêtement, il est tellement bon que je ne pense pas pouvoir faire plus de 8 services dessus... Pas avec mes goinfres! lol!

le biscuit :
3 oeufs,
50 g de sucre,
50 g de miel liquide,
75 g de farine,
25 g de Maïzena,
40 g de framboises (j'en ai mis le double),
sucre glace

la crème :
2 yaourts au lait entier,
8 g de gélatine,
25 cl de crème liquide entière,
30 g de miel liquide,
framboises. Je ne sais pas exactement combien de framboises j'ai mis mais ça doit approcher les 200g. Et j'ai gardé 12 des plus belles framboises, une par part de gâteau, pour la déco finale.
80ml de confiture de framboise.

Préchauffer le four à 200°C
Dans un cul-de-poule, casser les oeufs, ajouter le sucre et le miel. Faire tiédir au bain-marie en fouettant.  Hors du feu, continuer à fouetter jusqu'à refroidissement. Je n'ai pas procédé comme ça parce que j'avais mis au lave vaisselle toutes les pièces amovibles de ma plaque de cuisson, je ne pouvais pas chauffer quoi que ce soit. Mais comme il s'agit finalement d'une génoise, j'ai fait ma génoise à froid, en mixant au fouet de mon Kitchenaid oeufs, miel et sucre pendant bien 10 minutes...

Incorporer la farine et la maïzena (tamisées) délicatement à la spatule. Etaler sur le Flexipat (que j'ai dû beurrer, ras le bol des génoises qui collent à tout ce qu'elles touchent, y compris le flexipat, et le résultat n'a pas collé du tout, carrément parfait sans fausse modestie... si vous n'avez pas de flexipat, une plaque à pâtisserie antiadhésive ou avec du papier sulfu ira très bien.), répartir des morceaux de framboise, saupoudrer de sucre glace (j'ai oublié de le faire) et faire cuire une dizaine de minutes à 200°C.

cr_meux_aux_framboises_01 cr_meux_aux_framboises_02

Démoulez.

cr_meux_aux_framboises_03 cr_meux_aux_framboises_04

Couper des cercles et des bandes de biscuit qui permettront de chemiser les cercles. J'ai utilisé mon kit flexipan car je ne souhaitais pas faire des gâteaux individuels mais plutôt un bon gros gâteau de pâtissier, rectangulaire. J'ai donc placé mon cadre rectangulaire sur une moitié de ma génoise aux framboises pour la couper, puis coupé en 4 bandes de largeur égale la moitié restante pour faire le pourtour de mon gâteau. J'ai chemisé mon cadre avec du rhodoïd en marquant bien les angles à l'aide du dos de la lame d'un petit couteau d'office. Et j'ai installé le fond et les côtés de mon gateau.

cr_meux_aux_framboises_06 cr_meux_aux_framboises_05

Verser les yaourts et le miel dans un cul-de-poule. Faire tiédir au bain-marie. (J'avais entre-temps remonté ma plaque de cuisson toute propre! Mais évidemment il fallait encore que je me distingue... Bien que je sache parfaitement que si mon yaourt bouillait il allait tourner, et malgré ma surveillance constante - ou presque... arf... - il a bouilli... et tourné... Mais heureusement ça ne s'est pas vu dans le gâteau fini, ouf... ) Ajouter hors du feu la gélatine hydratée (10 minutes dans de l'eau très froide) et essorée. Montez la crème liquide (très froide dans un saladier placé au congélateur au moins 30 minutes avant ainsi que le ou les fouet(s) du mixeur) et l'incorporer à la préparation au yaourt froide.

Chemisez les cercles avec du rhodoïd puis avec une bande de biscuit. Mettre au fond un cercle de biscuit et remplir avec la crème au yaourt en incorporant des framboises. J'ai commencé par incorporer environ 80g de framboises sortant du frigo dans ma crème fouettée au yaourt pour ne pas risquer de la réchauffer. J'ai versé la moitié de cette crème aux framboises dans mon fond de gâteau préparé. Et par dessus, j'ai mis encore environ 100 g de framboises, mais sans les mélanger.

cr_meux_aux_framboises_08

Ensuite j'ai versé par dessus la 2eme moitié de la crème aux framboises, et j'ai bien lissé à la spatule.

cr_meux_aux_framboises_09

Faire prendre au réfrigérateur. Je l'ai laissé seulement 2 heures au frigo, et par chance ça a suffi pour qu'il prenne.

Décorer avec une purée de framboises. J'ai pris de la confiture de framboise bien touillée pour la rendre liquide, versée sur la surface du gâteau puis étalée au pinceau en une couche la plus régulière possible de 1mm d'épaisseur environ. Et j'ai décoré avec mes 12 framboises réservées.

cr_meux_aux_framboises_10

J'avais un moustique près de moi au moment de mettre la confiture de framboise, qui me tournait autour, me collait aux basques et râlait que ce n'était absolument pas la peine de décorer, que ça serait aussi bon sans déco, que j'enquiquinais tout le monde avec mes framboises posées une par une à intervalles égaux, bref, vous aurez reconnu fifille n°2 dans le rôle du moustique! lol!

Et quand j'ai coupé la première part (pour fifille n°2 bien sûr, histoire d'avoir la paix...) et mis à jour l'intérieur, ah la la, ça a été un moment d'émotion intense... C'était beau... Mais beau...

cr_meux_aux_framboises_11

Mais est-ce que ça allait être aussi bon que c'était beau? Je vous rappelle que mon yaourt avait tourné...

Et bien OUI! C'était excellent! De toute façon pour que fifille n°2 en reprenne 2 fois (3 si je ne l'avais pas retenue...) il fallait que ça soit quelque chose! Oui, ce gâteau est excellent. Il est facile à faire, il est super bon, et surtout, ce que j'apprécie très fortement dans un gâteau, il n'est pas trop sucré. De cette façon, le goût des framboises se détache parfaitement... La confiture de framboises qui, elle, est très sucrée est largement suffisante pour satisfaire les becs à sucre comme ma fifille. La garniture à la crème est d'une légèreté incomparable, pas écoeurante pour deux sous!

Si j'avais un choix à faire, je dirais que j'abandonnerais le fraisier très sucré au profit de cette sorte de framboisier plus léger mais tout aussi bon! Et en plus tellement plus rapide...

Alors comme d'hab, je dis :

Merci Dominique!

Et je croise les doigts pour que les photos apparaissent, car canalblog semble (encore) avoir des soucis ce matin...

8 juin 2007

Fraisier : trucs et astuces...

Ce billet a été modifié le 09/06/07 à 10h00 : ajout du paragraphe "dégustation"

Depuis que j'ai reçu mon super kit Flexipat Demarle, je ne tiens plus en place... J'ai fait 2 fois déjà le biscuit salé avec la mousse de saumon fumé et la mousse de concombre au chèvre de CuisinePlurielle, et deux fois aussi le célèbre fraisier. Le 1er essai avait été complètement raté... C'est pourquoi je n'en avais pas parlé sur ce blog... Mais avec celui là, j'ai fait quelques progrès, alors ça vaut le coup de publier... Non pas de publier la recette, parce que d'autres l'ont fait avant moi (voir au bas de ce billet), mais plutôt pour raconter les embûches rencontrées, parce que je me dis que je ne dois pas être la seule à rencontrer ces problèmes... Rassurez-moi, sur ce coup là, hein, dites-moi que je ne suis pas la seule... ;-)

Le fraisier

fraisier_05

On commence par réaliser une génoise.

Dans la recette, on doit monter au fouet électrique (si possible, mais vu le temps et l'énergie que ça demande, mieux vaut un fouet électrique!) les oeufs et le sucre sur un bain marie, et fouetter jusqu'à atteindre 40°C. C'est important... J'ai déjà fait beaucoup de génoises dans ma vie, avec ou sans bain marie, et honnêtement, ça marche mieux au bain marie. La température est importante. Si on ne chauffe pas assez (ou pas du tout), le résultat obtenu sera un peu moins moelleux mais marchera quand même. On obtient une masse de 3 fois le volume de départ. Mais il ne faut pas trop chauffer non plus, car dans ce cas, l'oeuf cuirait, et on obtiendrait des oeufs brouillés...
Quand on n'a pas de thermomètre, il faut simplement tremper le doigt de temps en temps dans la préparation. Ca doit paraître très chaud, mais ne pas être brûlant... Pensez que l'eau du bain de bébé est à 37°C et que ça paraît déjà bien chaud...

Ensuite, on doit sortir la préparation du bain marie et la fouetter jusqu'à total refroidissement. Ca, souvent les recettes ne le mentionnent pas, alors on fouette un peu, mais pas assez longtemps... L'idéal est de posséder un mixeur sur pied, ce qui permet de laisser la machine fouetter tranquillement pendant qu'on fait autre chose. Sinon, il faut prévoir 10 minutes environ à tenir le mixeur au dessus de la préparation...

Enfin, on cuit la génoise dans un flexipat si possible, sinon, une plaque à pâtisserie anti adhésive (style Tefal) marche très bien aussi. Ensuite on laisse refroidir un peu dans le moule, et on retourne le tout pour démouler la génoise sur un papier sulfurisé.

Oui, sur un papier sulfurisé. J'ai essayé de retourner ma génoise sur un silpat, mais la génoise est un biscuit hyper collant, ça attache à tout ce que ça trouve, y compris les doigts... et elle colle même au silpat... et au papier sulfu aussi, mais moins... Enfin je trouve... Donc si on doit couper la génoise (et c'est le cas dans cette recette) on se dépêche de la couper sur le papier sulfu et de la placer sur le plat de service, au moins si elle lui colle après ça ne sera pas grave!

fraisier_01

Et on place le cadre de montage bien comme il faut.

Ensuite il faut réaliser la crème mousseline.

C'est juste une crème pâtissière avec du beurre, faudrait quand même être bien distrait ou manchot pour la rater... Oui, sauf que... La recette dit simplement de laisser refroidir avant d'incorporer la 2eme moitié du beurre ramolli... Cela manque de précisions...

La 1ere fois que j'ai fait ce fraisier, j'ai laissé la crème pâtissière avec la 1ere moitié du beurre refroidir dans le bol du kitchenaid monté sur le mixeur du même nom. Et je fouettais de temps en temps pour éviter qu'une peau sèche et dure se forme à la surface, et, au bout de 2 heures, la crème était encore tiède... Et quand j'ai incorporé la 2eme moitié du beurre en fouettant, je n'ai pas obtenu du tout ce que la recette demandait, c'est à dire un mélange "onctueux et léger". Onctueux, oui, mais léger, non...

En fait, il faut filmer au contact avec du film plastique et laisser refroidir là aussi jusqu'à complet refroidissement...

fraisier_02

J'ai poussé le vice jusqu'à la finir de refroidir au frigo. Quand je l'ai ressortie pour y incorporer le reste du beurre mou, miracle! La crème s'est allégée, et de très jaune, elle est devenue un peu plus blanche... J'avais la crème mousseline, cette fois! Il s'était quand même écoulé 4h30 entre le moment où j'ai filmé ma crème et le moment où je l'ai ressortie du frigo... Autrement dit, on ne peut pas faire tout le gâteau d'un seul coup en 1 heure, loin de là, il faut prévoir du temps...

Ensuite vient le montage :

La recette dit de déposer un peu de crème sur la génoise pour que les demi-fraises décoratrices que l'on dispose sur le pourtour soient bien maintenues. Je l'ai fait sur mon 1er fraisier, et de la crème est remontée le long des parois du cadre, tartinant désagréablement les faces décoratives censées réjouir la vue... :-( Alors pour le 2eme essai, j'ai décidé de ne pas mettre cette crème au fond. Et bien ça ne va pas non plus, car cette crème n'est pas liquide, et quand on la verse sur les fraises, elle ne s'écoule pas jusqu'au fond, il reste donc du vide, et ce n'est pas beau non plus... :-(

fraisier_04

Il faut donc bien mettre un peu de crème au fond, mais pas jusqu'aux bords, et être extrèmement prudent en plaçant des demi-fraises décoratives sur le pourtour, de façon à éviter tout glissage de fraise qui pourrait occasionner la présence de crème sur le côte visible...

Et veiller à bien lisser la surface de la crème, non pas pour qu'il n'y ait ni trous ni bosses (enfin si un peu quand même! lol!) mais surtout pour obtenir l'horizontalité de cette surface. En effet si elle est bombée ou en creux, la pâte d'amande dessus ne sera pas horizontale, et ça sera moins joli... Mais bon, je suis chiante perfectionniste, je sais... Pour aplanir correctement cette surface, le plus simple est d'avoir une spatule excentrée de la taille adéquate, ce que je n'ai pas, et donc mon fraisier n'a pas une surface horizontale... Et, comble de l'horreur, non seulement mon anniversaire est passé, mais aussi la fête des mères... Mais que vais-je devenir? lol!

Puis vient le moment tant attendu de la déco...

Enfin, pas pour moi, parce que je ne suis pas très agile de mes petits doigts boudinés... Et que mon grand sens artistique ne plait pas à grand monde, pas même à moi... Bref...
Il faut étaler au rouleau de la pâte d'amande colorée. Couper à la même dimension que le cadre cette pâte d'amande. Seulement le cadre est déjà occupé à maintenir le gâteau... Alors il suffit deposer la pâte d'amande étalée bien comme il faut sur le gateau (car la recette est tellement bien concue que le sommet du gâteau atteint exactement le sommet du cadre) et de passer le rouleau à pâtisserie par dessus en appuyant bien fort, le bord du cadre coupera la pâte à la bonne dimension... Ou d'investir dans un rouleau de rhodoïd dont vous chemiserez le cadre avant le montage en marquant bien les angles... De cette façon, vous pourrez récupérer le cadre pour couper à l'aise la pâte d'amande, le gâteau sera maintenu par le rhodoïd! C'est cette dernière solution que j'ai choisie... Et j'ai même pu remettre le cadre autour du gateau ainsi couvert de façon à être bien sûre qu'il ne se déforme pas lors de sa nuit au frigo... Génial, non?

Et voilà le résultat :

fraisier_08

J'ai même réussi à faire une espèce de petite rose dans une chute de pâte d'amande...

fraisier_10

Bon, bien sûr, rien à voir avec les magnifiques décorations de Manue ou de Sylvie, mais bon, je progresse, je progresse... lol!

et enfin la dégustation :

Excellent, pas de doute, même si cette satanée génoise colle à mort et rend le gateau difficile à servir sans abîmer sa fondation...

Quand même encore un défaut sur lequel il faut que je progresse : la consistance de la crème mousseline.
Quand je l'ai étalée sur les fraises, c'était une vraie merveille d'onctuosité et de légèreté. Mais après la journée au frigo en attendant le moment de la déguster, elle était devenue légèrement grumeleuse, un effet légèrement sablonneux sous la langue. Ca n'a pas changé le goût excellent de cette crème, seulement sa consistance. La crème n'est plus parfaitement lisse comme elle l'était quelques 24 heures avant...

Mais qu'ai-je donc encore fait de mal? Groumpfffff...

Bon, regardons les choses positivement : ça me donne une raison d'en refaire un pour améliorer la crème! Et je reviendrai alors avec une idée de solution dans ce billet (ben oui, quoi, j'ai dit positivement, non? Après tout, il y a toujours de l'espoir! lol!)

19 juin 2007

filets de daurade, réduction de balsamique à la vanille et sésame noir selon Bernie

Suite à un passage sur le blog de Bernie, je suis tombée sur cette recette de filets de daurade sauce noire, et tout de suite, j'ai su que j'allais essayer cette recette. Je n'avais pas de sel de l'himalaya à la vanille, alors j'ai simplement doublé la quantité de vinaigre balsamique à réduire, ajouté dedans dès le début de l'ébullition 1 petite ccafé d'extrait de vanille, et salé au sel de guérande pour retrouver quand même l'effet croquant des cristaux de sel...

Et voilà le résultat :

daurade_de_Bernie_01

Bernie conseillait de servir avec une tombée d'épinards, j'ai dû, faute d'épinards frais, remplacer par des épinards congelés. Et j'ai mis du riz, parce que je me suis dit que cette sauce sombre et ces petits grains noirs du sésame allaient ressortir à la perfection sur le blanc du riz.
Oui, c'est bien ce qui s'est produit, c'était non seulement excellent, mais également beau... Ce qui ne gâche rien! Même si je regrette un peu ma tombée d'épinards frais qui aurait été plus agréable et à l'oeil et au goût!

daurade_de_Bernie_02

Alors n'hésitez pas à cliquer sur le lien vers la recette de Bernie pour tout savoir sur ce plat délicieux et complet, et profitez-en pour visiter son blog sympa et varié!

Bon appétit!

13 juin 2007

salade fatouche, ouf un peu de fraîcheur dans ce monde de brutes!

Parfaitement, dans ce monde de brutes, je ne reviendrai sur aucun de mes mots!

Ma fifille n°2 passe son bac de français. Comme elle est en L, elle a passé lundi après-midi les matières scientifiques, puis hier matin le français écrit. Elle passera l'oral le 26. Voilà pourquoi je parle de monde de brutes!

Savez-vous que le fils de ma meilleure amie, qui habite carrément à l'opposé de chez moi par rapport à Lyon, doit passer son bac au lycée de mon quartier? Cela ne représente guère que 30 km, mais pour qui connaît un peu Lyon, cela signifie, pour être à 7h30 devant les portes du lycée, de partir à 6h15, car à partir de 7h tout rond, il n'est plus possible de circuler... Passer d'une banlieue à une autre est aussi périlleux que d'essayer de pénétrer dans Lyon...

Quant à ma fifille n°2 qui possède une philosophie exceptionnelle pour son âge bien que je pense que cette philosophie soit plus un intérêt personnel qu'autre chose, (je vous laisse juges), elle m'explique depuis quelques semaines que franchement, le monde est mal fait, qu'on perd les plus belles années de sa vie sur les bancs de l'école, qu'on ne peut pas profiter des grands-parents et que quand on le pourrait, c'est trop tard... Qu'il y a des tas de choses à faire, à voir, à vivre et que rien de tout cela n'est possible quand on est enfermé dans une classe... A votre avis, doit-elle envisager une carrière politique pour être aussi virulente et inattaquable dans son raisonnement en étant tout à la fois d'une telle mauvaise foi et à côté de la vraie question? lol!

Un monde de brutes, moi je vous dis...

La question est quand même toujours la même, et d'importance, puisque je me la pose chaque jour (cf le sous-titre de mon blog ) : Comment être à la fois au four et au moulin? Comment avoir le beurre et l'argent du beurre? Comment être à la fois entrain de vivre la découverte de soi et ne pas se préparer à avoir les moyens de le faire? Pourquoi ne pas être à la retraite à 20 ans quand on est en forme plutôt que (bientôt!) à 75 ans quand on a de moins en moins la possibilité physique d'en profiter? Pourquoi serait-il aussi génial d'habiter en maison quand les enfants sont petits alors que c'est justement à ce moment là que le plus souvent on n'en a pas les moyens et qu'on se retrouve tassés en appart? Pourquoi quand enfin on accède à la maison tant rêvée, les enfants ont grandi et ne supportent pas l'éloignement du centre ville, des cinémas, bref des lumières éphémères et font des pieds et des mains pour retourner en ville se mettre dans le bruit, la pollution et le stress...

Arf... Oui, un monde de brutes...

Mais c'est la vie... Et fifille n°1 nous quitte à la fin du mois pour partir en collocation avec une copine de fac à 15kms de notre maison, 15 petits kilomètres, mais un univers nous séparera...

J'ai pris un sacré coup de vieux.
Ca me donne des bouffées de chaleur...
Ca me file le bourdon...

Alors pour rafraîchir mes esprits, rien de tel qu'une bonne salade hyper vitaminée et parfumée :

Ma salade fatouche

fatouche_03

Pas de source spécifique à citer

Une fatouche, c'est, si je ne m'abuse, une salade qui contient des morceaux de pain grillé et déchiré. En principe, elle est d'origine plutôt libanaise (je me méfie, car j'ai souvent des problèmes à situer les origines exactes d'un plat) et contient donc les produits méditerrannéens classiques : tomates, concombres, et herbes variées.

Voici comment j'aime faire la mienne :

Pour 4
2 concombres
6 tomates moyennes ou une grosse barquette de tomates cerises ou un mélange des deux.
6 oignons de printemps ( le blanc et un peu de vert)
2 pains pita maison si possible, sinon du commerce
jus de 2 citrons (ou 3, au goût)
huile d'olive
sel, poivre
1 bouquet de persil, 1/2 bouquet de menthe, 1/2 bouquet de ciboulette, 1/2 bouquet de coriandre (je n'en avais pas, tant pis)

Peler et épépiner les concombres et les tomates, couper en gros quartiers. On peut si on le souhaite dégorger les concombres au sel, mais dans ce cas, veiller à la fin à ne pas trop saler la sauce.
Couper les oignons en rondelles hyper fines
Ciseler les herbes finement

Séparer les 2 couches qui forment le pain pita en ouvrant le tour avec un petit couteau pointu puis en détachant les 2 parties.
Les faire griller. J'ai choisi de le faire au bbq, mais un grille-pain ou le grill du four conviennent parfaitement.

fatouche_01

Mélanger les tomates concombres oignons et herbes dans un grand saladier.

fatouche_02

Ne pas saler, les tomates et les concombres perdraient leur eau... Et réserver au frais jusqu'au moment de servir.

Au moment de servir, presser les citrons et ajouter leur jus dans le saladier. Verser un bon peu d'huile d'olive, mélanger, saler, poivrer, goûter, rectifier. En général à ce moment là je rajoute le 3eme citron...
Ajouter le pain cassé avec les mains en morceaux de la taille d'une bouchée.

Mélanger et servir immédiatement.

fatouche_04

Voilà soit une délicieuse et fraîche entrée, soit un accompagnement idéal pour une belle côte de boeuf au bbq... C'est simple, c'est bon, c'est rafraîchissant, idéal pour l'été!

Et on peut y ajouter de la féta, des anchois ou des olives noires si on le souhaite... Tous les produits méditerranéens seront les bienvenus!

Bon appétit!

Version imprimable

5 juin 2007

Filet de boeuf, tomate à l'ail, polente et tapenade à la tomate séchée

J'ai de la chance.
Je me répète ça tous les jours.
Enfin tous les jours où je fais mes courses dans mon village.
Enfin tous les jours où je fais mes courses chez mon boucher préféré dans mon village...

Parce qu'il a une viande superbe.
Un foie de veau qu'il sait couper à mon intention : une seule et unique tranche pour 4, hyper épaisse, destinée à êre hyper grillée sur l'extérieur et complètement rouge, saignante et fondante (mais pas froide!) à l'intérieur...
Un boeuf parfaitement persillé qu'il laisse bien mûrir jusqu'à ce qu'il soit presque noir... et quand j'en vois le bout du filet, à ce boeuf d'une beauté carnée totale, je me liquéfie devant la banque réfrigérée... Et au lieu d'en prendre pour 4, je prends tout le filet...

Woaw, quelle poésie dans ce billet du jour! lol!

Bref âmes sensibles s'abstenir... Quant aux végétariens n'en parlons pas, c'est pas pour eux!

Filet de boeuf, tomate à l'ail, polente et tapenade à la tomate séchée

steack_polente_tapenade_tomate_06

Pour cela il vous faut :
un steak ou un tournedos bref une portion de viande de boeuf par personne
1 belle tomate par personne
1 à 2 gousses d'ail en chemise par personne
1 petite branche de thym frais
2 feuilles de laurier
de la polente (ou polenta) en sachet
1/4 bocal olives noires dénoyautées (je ne les ai pas comptées... Peut-être 25?)
1/2 petit bocal de câpres (je dirais belles 3 ccafé)
1/2 bocal tomates séchées à l'huile
6 à 8 filets d'anchois à l'huile
1 goutte d'huile essentielle de basilic (si j'avais eu du vrai basilic frais j'en aurais mis 6 à 8 belles feuilles)
1 belle gousse d'ail ou 2, au goût
huile d'olive QS
sel, poivre

Voici le filet de boeuf dans lequel mon Nomamoi nous a découpé 4 magnifiques steaks...

steack_polente_tapenade_tomate_02 steack_polente_tapenade_tomate_01

On ne voit pas bien les nervures de gras qui donnent au boeuf son bon goût mais vous pouvez me faire confiance, le réseau "persillé" était bien présent! Et la couleur de la photo de gauche est très réaliste...
Une viande de boeuf foncée n'est pas une viande pourrie, au contraire! C'est une viande à qui le boucher a su donner le temps de mûrir, d'acquérir tous ses arômes, de devenir tendre, d'atteindre la quintescence de la viande de boeuf...
Bref miam miam!

Commencer par préparer la polente selon les instructions données sur le paquet. Cela signifie donc mettre de l'eau salée à bouillir... lol!

Pendant que l'eau chauffe, dans une sauteuse, mettre à chauffer un bon peu d'huile d'olive et y jeter les gousses d'ail entières, non épluchées, ainsi que le thym et le laurier. Cela va parfumer l'huile. Vous pourriez, si vous le souhaitiez, la parfumer avec bien d'autres choses... Cumin entier, graines de moutarde, etc... J'ai choisi ail thym et laurier parce que j'en avais je voulais une tendance méditerranéenne pour aller avec ma tapenade aux tomates séchées!
Ôter le chapeau des tomates et les déposer dans la sauteuse côté à nu dessus. Ne pas saler.

Les tomates n'ayant besoin de personne pour dorer tranquillement, attaquer la tapenade pendant que l'eau attend toujours de bouillir et que les tomates se dorent la pillule dans la sauteuse.

Pour cela hacher ensemble très grossièrement olives, câpres, anchois, tomates séchées et ail (j'ai triché, j'ai ajouté de l'ail écrasé au presse-ail... chuuuuut... ne le dites à personne...), éventuellement le basilic, sinon la goutte d'huile essentielle de basilic

steack_polente_tapenade_tomate_04

Surveiller les tomates. Quand elles sont bien dorées côté peau, les retourner côté déchapeauté, bien secouer les gousses d'ail qui doivent commencer à brunir dangereusement joliment, ne pas saler...

steack_polente_tapenade_tomate_03

Quand l'eau bout, il est temps de se lancer dans la polente... Courage, c'est long, c'est dur, mais le résultat est super bon (ouais, sauf que moi j'aime pas la polente, et c'est bien pour ça que j'ai décidé de la cacher sous ma fausse tapenade reconvertie!) Bref, pour la polente, respecter le mode d'emploi du sachet. Mais y ajouter un peu d'huile d'olive pour la rendre un peu crémeuse...

Quand la polente est prête, normalement les tomates sont grillées côté sans peau aussi... Les retourner, le côté déchapeauté est donc dessus.
Il faut maintenant faire cuire la viande. Mettre une grande poêle à chauffer très fort avec un peu d'huile neutre ou d'olive, et, quand l'huile fume, y mettre la viande à cuire pschitttt d'un côté, pschittt de l'autre, hop, saler poivrer servir sur assiette.
Pour les tomates, il est temps de les saler et poivrer et d'en déposer une par assiette.

Et enfin la polente...

Un cercle de 5 cm sur chaque assiette, on le remplit de polente, on enlève le cercle en espérant obtenir un joli cylindre... et bien pas du tout! Le cylindre se transforme en boule! J'aurais voulu le faire que je n'y serais pas arrivée! Regardez cette jolie boule surmontée d'environ 1 petite csoupe de tapenade aux tomates séchées...

steack_polente_tapenade_tomate_08

Et ben voila, c'est prêt!

steack_polente_tapenade_tomate_07

Quant à la cuisson du steack, voila le résultat : bien grillé, mais encore cru à l'intérieur! Cela dit, pas froid, hein, faut pas non plus exagérer! Juste tiède...
Ah le rève de tout carnassier carnivore avide de chair fraîche dans ce steak de filet de boeuf de mon boucher de mon village (pour résumer - si vous avez suivi).

steack_polente_tapenade_tomate_09

On s'est régalés!
Moi qui n'aime pas la polente, c'était parfait on n'en sentait plus le goût et elle était bien décatonnée décompactée par l'adjonction de la tapenade... je me suis donc empifrée, et c'est rien de le dire, vu que je sortais de 4 jours de "rien car trop mal au coeur-riz-pâtes-purée-jambon" pour cause de méga indigestion...

Bon, je ne mets pas de version imprimable parce que vraiment, un steack, de la polente, une tapenade légèrement modifiée et des tomates sautées à l'huile parfumée à la provençale, franchement, ya pas de quoi fouetter un chat. Enfin pas le mien en tout cas. Même si c'est très bon. La recette, pas le fouettage de chat!

14 mai 2007

Chipirons (calamars) grillés, semoule de légumes à la coriandre : l'été arrive!

Voici aujourd'hui une recette que j'ai faite de très nombreuses fois l'an dernier. Elle provient d'un livre de Flora Mikula, "Ma Provence dans votre assiette". Ce livre a pour moi une histoire...

Il y a 2 ans, fifille n°1 avait fait une semaine de stage à Paris au cours Florent, et, à cette occasion, j'ai logé avec elle une semaine chez mon beau-frère et sa femme parisiens qui ont eu l'extrême gentillesse de nous accueillir. Pendant que fifille n°1 allait à ses cours de théâtre, j'ai beaucoup vadrouillé dans Paris, à pied, je suis allée aux Galeries Lafayette bien sûr pour leur rayon gourmet... et j'y ai trouvé un rayon livre de cuisines où j'ai pris le livre de Coco Jobard "ma cuisine pour mes amis", un recueil de recettes simples mais avec un petit quelque chose de moderne en plus. Ma belle-soeur qui connaît bien les magasins japonais m'avait emmenée visiter ses préférés, et j'étais repartie avec un superbe livre sur les soupes au miso... J'ai cherché des librairies culinaires puisqu'à l'époque il n'y en avait pas encore à Lyon, et dans l'une d'entre elles, la vendeuse super sympathique m'avait recommandé non seulement le livre mais aussi le restaurant de Flora Mikula. Pour le restaurant, je ne saurai pas car je n'ai pas eu le temps d'y aller, quant au livre, je ne remercierai jamais assez la vendeuse...

En voici un extrait, une valeur sûre, que j'ai réalisée avec des chipirons surgelés ou des blancs de calamar frais coupés en dés avec grand succès, même si je préfère nettement la version calamar frais : en surgelé, le calamar rend de l'eau à n'en plus finir...

Chipirons grillés, semoule de légumes à la coriandre

chipirons_au_wok__semoule_de_l_gumes___la_coriandre_04

source : "Ma Provence dans votre assiette", Flora Mikula

Pour 4
Prep 20 minutes
cuisson 15 minutes

400g de chipirons
1 courgette
1/2 poivron rouge
1/2 poivron vert
J'ai rajouté, en accord avec moi même, 1/2 poivron jaune! lol!
200g de couscous moyen (en désaccord avec Flora Mikula qui demande du fin)
1 verre d'huile d'olive
1 poignée de pignons de pin toastés
1 bouquet de coriandre hachée
1 csoupe d'ail haché
tabasco (que je ne mets que quand je connais bien les convives...)

Le temps de préparation indiqué de 20 minutes ne tient que si les calamars sont déjà prêts. Sinon, à moins d'être un professionnel du poisson et autres bestioles aquatiques comestibles, faut pas rêver...

Laver et préparer le cas échéant les chipirons ou calamars.
Lavez courgette et poivrons, coupez les en morceaux. Bon, alors là, je précise qu'il faut faire une jolie brunoise... Des tout petits dés... Et pour la courgette, je ne garde que la partie avec peau dont la belle couleur verte contraste vivement dans la semoule, et je jette je garde l'intérieur blanc pour une autre utilisation.

chipirons_au_wok__semoule_de_l_gumes___la_coriandre_01 chipirons_au_wok__semoule_de_l_gumes___la_coriandre_02

Faites les sauter séparément dans de l'huile d'olive bien chaude. J'aime faire ça au wok, d'abord les courgettes, puis les poivrons. Je les laisse caraméliser légèrement, mais pas brûler, attention! Puis je les sors du wok et je les mets à reposer sur du papier absorbant pour ôter toute l'huile. Je ne les sale surtout pas, car les saler dans le wok les empêcherait de dorer et leur ferait rendre de l'eau qui contribuerait à les bouillir au lieu de les frire...

Versez la semoule dans un grand saladier. Couvrez avec de l'eau et une belle csoupe d'huile d'olive. Recouvrez de film alimentaire et mettez au micro-ondes 2 minutes.

Lorsque la semoule est cuite, égrenez la et ajoutez les légumes et les pignons toastés. Salez au goût.

Griller les chipirons au bbq, ou en ce qui me concerne, les sauter au wok dans un peu d'huile d'olive brûlante jusqu'à ce qu'ils blanchissent. Et c'est là que je pense que les calamars frais sont plus agréables à travailler, car ils rendent peu d'eau dans cette étape. Les surgelés rendent de l'eau, et on arrive à une contradiction : soit on laisse évaporer le jus et le calamar sera trop cuit, tout caoutchouteux, soit on se débarrasse du jus et le calamar perdra de son goût... Je préfère qu'il ait moins de goût plutôt que de devenir caoutchouteux, alors je jette le jus...

Ensuite, Flora Mikula recommande de déposer les chipirons sur un lit de semoule et d'ajouter ail, coriandre et tabasco. Je préfère personnellement ajouter d'abord l'ail dans le wok, mélanger très rapidement, couper le feu, ajouter presque la totalité de la coriandre mais pas tout à fait, puis, quand je choisis d'en utiliser, secouer un peu de tabasco au dessus du wok, mélanger, et enfin verser le tout sur la semoule. Et je saupoudre alors des derniers brins de coriandre réservés.

chipirons_au_wok__semoule_de_l_gumes___la_coriandre_05

Le tout forme un plat extrèmement équilibré et goûteux dont les couleurs vives réjouissent l'oeil...

chipirons_au_wok__semoule_de_l_gumes___la_coriandre_06

Je crois que nous pourrions en manger tous les jours...

version imprimable

13 mai 2007

Caviar d'aubergine selon Anne-Sophie Pic et Joël Robuchon : Ma Maman me l'avait bien dit!

Voici une recette prise dans le nouveau magazine Cuisinez comme un chef de Joël Robuchon, recette d'Anne-Sophie Pic : le caviar d'aubergine.

C'est la seconde fois que je tente une recette de ce magazine, mais la première que je poste. En effet, la première recette que j'avais faite avait été bonne, certes, mais lourde, grasse, écoeurante, bref je ne la referai jamais!

C'est une recette de caviar d'aubergine servi dans une petite tomate cerise qui ne m'avait pas attirée de prime abord, car j'ai déjà une recette très simple de caviar d'aubergine que j'adore, donc je ne voyais pas l'intérêt de celle là, qui en plus, contient de la crème : moi qui sortais d'une expérience Robuchonnesque déjà très grasse et indigeste, ouille ouille ouille, je ne me voyais pas remettre ça...

Et puis c'est ma petite Maman qui l'a faite, pour fifille n°2 qui passait la journée chez ses grands-parents et qui apprécie - elle aussi - la bonne bouffe... Et ma Maman et ma fifille ont déclaré que c'était super bon! Alors comme j'avais une amie à déjeuner le lendemain, je me suis dit que ça me ferait une entrée très simple à préparer la veille, ce qui ne gâche rien... J'allais faire le caviar d'aubergine le soir même. Il ne me resterait plus qu'à farcir les tomates le matin et mettre au frigo, puis sortir mon plat au moment de l'apéro, de lui faire sa petite vinaigrette, et de le laisser se mettre à température! Organisation plus que convenable, avouons le!

Alors voilà, c'était parti pour le

Caviar d'aubergine selon Anne-Sophie Pic et Joël Robuchon.

caviar_aubergine_robuchon_09

source : magazine "Cuisinez comme un chef" avril 2007

pour 4
Prep 30 à 45 minutes
Cuisson 1h20 (il m'en a fallu un peu plus)

2 belles aubergines
8 petites tomates grappes (j'ai pris une grosse barquettes de tomates cerise grappes)
1 grosse tomate grappe (j'ai pris ce que j'avais, soit 2 moyennes tomates grappes)
1 échalote
3 gousses d'ail
2 ccafé de poivre mélangé (mélange 5 baies pour moi)
2 capsules de cardamome
2 étoiles de badiane
2 bâtons de cannelle
1 ccafé menthe hachée
1 csoupe persil plat concassé
1 csoupe cerfeuil concassé
2 csoupe crème liquide
6 csoupe huile olive
1 petite csoupe vinaigre de Xeres (j'en ai mis 2)
quelques gouttes de vinaigre balsamique
fleur de sel, sel fin, poivre

caviar_aubergine_robuchon_01

Préchauffer le four à 200°C
Peler, dégermer l'ail, garder 1/2 gousse et couper le reste en bâtonnets
Laver les aubergines. Y pratiquer des fentes et y glisser les bâtonnets d'ail, comme pour un gigot.

caviar_aubergine_robuchon_02

Mettre chaque aubergine sur une feuille de papier alu, côté brillant à l'intérieur. Les arroser de 1csoupe huile d'olive, saler, et emballer avec le poivre mélangé, cannelle, badiane et cardamome.

caviar_aubergine_robuchon_03

Mettre sur une plaque de cuisson et enfourner pour 1 heure à 1h15 (mes aubergines étant relativement grosses, je les ai cuites 1h15).

Sortir les aubergines, les fendre en 2, récupérer la chair ainsi que la moitié de la peau (j'en ai mis moins que la moitié, la prochaine fois je respecte la recette et je mets la quantité requise!) et l'égoutter puis hacher le tout grossièrement, pour conserver de la texture.

Hacher la 1/2 gousse d'ail, monder la grosse tomate, ôter les pépins et couper la chair en petits dés. Préparer l'échalote.
Suer l'échalote et l'ail dans 1 csoupe d'huile d'olive. Mélanger avec les dés de tomate. Déglacer au Xeres, ajouter le caviar, le dessécher, saler, poivrer. Terminer par la crème liquide, l'huile d'olive, et laisser refroidir.

caviar_aubergine_robuchon_04

Et je me suis arrêtée là, j'ai mis mon caviar d'aubergine au frigo pour la nuit, et je l'ai ressorti le lendemanin matin.

Laver les petites tomates, les vider, conserver les petits chapeaux (je ne les ai pas gardés). Saler légèrement l'intérieur des tomates et les retourner sur du papier absorbant pour qu'elles dégorgent 1/2 heure.

Pendant ce temps, hacher grossièrement le persil, le cerfeuil et la menthe. Les ajouter au caviar d'aubergine.

caviar_aubergine_robuchon_05

Garnir les petites tomates. J'ai fait ça à la poche à douille, c'est rapide et "no sweat" comme disent nos amis anglophones! J'ai placé les petites tomates (sans leurs chapeaux) sur mon plat de service et réservé au frigo jusqu'à l'arrivée de mon amie où j'ai sorti le plat pour le remettre à température.

caviar_aubergine_robuchon_06

Au moment de passer à table, j'ai saupoudré de fleur de sel, et ajouté un filet d'huile d'olive et de vinaigre balsamique.

caviar_aubergine_robuchon_07

C'est absolument délicieux! Tout le monde a adoré. Mon Nomamoi, en déplacement (pour changer), n'aura pas eu le plaisir de goûter ces petites tomates bien parfumées aux épices douces et relevées grâce aux 2 vinaigres... Il faudra que j'en refasse rien que pour lui... Enfin, c'est ce que je lui dirai! lol!

Heureusement que ma Maman, qui d'habitude ne se risque pas dans des recettes longues et avec plus de 5 ingrédients, a eu le courage d'essayer cette recette là qui devait pourtant présenter un réel défi pour elle qui sait pourtant si bien cuisiner. Dites lui d'arrêter de se faire une montagne des recettes longues avec beaucoup d'ingrédients, car long ne signifie pas compliqué...

version imprimable

9 mai 2007

salade césar au poulet : souvenir des USA...

Aux USA, la salade César est un must dans la plupart des restaurants. C'est là bas que nous avons découvert cette salade traditionnelle, servie seule ou avec du poulet, et parfois assaisonnée avec du parmesan râpé sous vos yeux par un serveur.

De retour en France, je me suis empressée de rechercher une bonne recette de cette sauce très particulière qui accomode la salade romaine, et j'ai trouvé chez Martha Stewart la base de tous mes rèves américains! J'ai grâce à Martha Stewart retrouvé cette sorte de mayonnaise que j'aime beaucoup, mais que j'ai toujours trouvée un peu "fade". Et oui, je vous rappelle que dans notre famille, on aime les goûts puissants, la chaleur des piments, etc... Alors j'ai revu et corrigé la recette de base pour la mettre à mon goût. Je mets le double d'ail et d'anchois de la recette d'origine, et je remplace l'huile d'olive par une huile neutre, car je trouve que la mayonnaise à l'huile d'olive est bien plus difficile à digérer que celle à l'huile "normale".

Voici donc ma

Salade César au poulet

salade_caesar_05

généreusement saupoudrée de parmesan râpé et de croutons... Miam...
D'après une recette de Martha Stewart

8 filets d'anchois à l'huile
4 gousses d'ail
1 jaune d'oeuf
1 jus de citron
1 bonne ccafé de moutarde
sel
1 csoupe de sauce Worcester (Lea & Perrins de préférence)
huile neutre (isio4 chez moi, mais on peut mettre de l'huile d'olive ou un mélange)
1 salade romaine
des croutons
du parmesan
4 blancs de poulet cuits à la vapeur ou au grill, ou pour moi restes de poulet rôti émiettés.

Préparer la romaine.
Faire la sauce en mettant dans un mortier l'ail et les anchois. Piler à mort puis ajouter la moutarde et le jaune d'oeuf, mélanger avec le pilon, et monter la mayonnaise avec de l'huile toujours dans le mortier à l'aide du pilon. C'est ce que je fais quand je n'ai pas mon mixeur magique et sa mini cuve... Dans la mini cuve, je mets anchois, ail en fines lamelles, jaune d'oeuf et moutarde

salade_caesar_01

et je mixe pour ne plus retrouver de morceaux d'ail. Ensuite j'ajoute l'huile en filet tout en mixant en continu.
Une fois la mayonnaise bien montée et solide, j'ajoute la Worcester, je mixe, je rectifie avec du sel, et j'ajoute déjà la moitié du jus de citron, je mixe, je goûte et en général j'ajoute la 2eme moitié du jus de citron! On obtient une mayo maronnasse.

salade_caesar_02

Brasser la romaine coupée en fines lanières (là, fifille n°1 avait coupé les feuilles de romaine trop grossièrement, il vaut mieux faire de fines lanières) avec la sauce, et soit ajouter les miettes de poulet, soit servir sur assiette avec un blanc de poulet entier cuit comme vous le souhaitez.

salade_caesar_03

Une fois les assiettes servies, ajouter les croûtons et saupoudrer de parmesan râpé

salade_caesar_06

C'est les US dans votre assiette...

version imprimable

7 mai 2007

zaalouk, salade d'aubergine à la marocaine

Heureusement, pour compléter la tanjia de jarret de veau si tendre, douce et parfumée, je n'avais pas prévu que mon épouvantablement sèche graine de couscous... J'avais aussi fait une salade d'aubergines, et elle nous a sauvé la vie! lol! J'exagère à peine!

C'est une recette très simple et qui apporte fraîcheur et acidité, ce qui est si agréable quand il fait chaud. Oui, je sais, il pleuvait mardi, bon, on fait ce qu'on peut...

Zaalouk - salade d'aubergines

zaalouk_03

tiré du livre de Fatéma Hal, "le grand livre de la cuisine marocaine".
Ce livre est superbe, plus je le parcours, plus je me régale les yeux, et plus j'ai envie de faire toutes les recettes!

Pour 4 :

1 kg de petites aubergines (j'ai mis 2 belles aubergines)
1 petite botte de persil
3 gousses d'ail
1 ccafé paprika
1 pincée cumin
1 pincée sel
2 csoupe vinaigre (j'ai pris du vinaigre rouge de vin vieux)
3 csoupe huile (j'ai pris de l'huile d'olive)

Laver et découper les aubergines en 4 ou 6 dans le sens de la longueur. Comme j'avais de grosse aubergines, j'ai bien dû faire 8 quartiers au moins...
Faire bouillir les aubergines dans de l'eau salée 15 minutes. C'est rigolo, l'eau devient marron violacé...

Faire la sauce avec le persil haché, l'ail pilé, les épices, le sel, le vinaigre et l'huile.

zaalouk_01

Quand les aubergines, sont cuites, les égoutter.

zaalouk_02

Ensuite, la recette dit de "tremper chaque morceau dans la sauce, servir froid ou tiède". Bon. Mais qu'est ce que je fais de chaque morceau trempé, moi? Alors je fais à mon idée. Je commence par presser les aubergines entre mes mains en veillant à ne pas les déchirer pour en extraire un maximum d'eau. Ensuite je les mets dans le saladier avec la sauce, je mélange et je laisse les parfums se mélanger un moment. Du coup, j'ai servi à température ambiante.

zaalouk_04

Je vous promets que c'est un régal!

Version imprimable

18 avril 2007

déclinaison sur le thème de l'asperge : mousseline d'asperge et asperges gratinées

Je le savais : la mousseline légère de poireau à l'agar-agar de Claire/Cléa est adaptable à l'asperge! Et sûrement à d'autres légumes aussi, et je pense tout particulièrement à la courgette!

Je me suis amusée à tenter d'utiliser mon agar-agar sur une botte d'asperges vertes, et de l'accompagner encore d'asperges vertes, mais gratinées avec jambon cru et parmesan... La mousseline froide très délicate, les asperges gratinées chaudes légèrement croquantes, voilà un contraste, une association, qui nous a beaucoup plû.

J'ai utilisé cette base, mousseline + gratin, en adaptant la présentation à ce que j'avais dans mon frigo. Tout d'abord avec quelques pointes d'asperge gardées exprès pour cela, puis des tranches de lard cru italien au poivre (de la pancetta non roulée) grillées à en devenir craquantes et cassantes.

mousseline d'asperges vertes à l'agar-agar, asperges gratinées au jambon cru et parmesan

asperges_d_clinaison_05  asperges_d_clinaison_06

pour la mousseline d'asperge :
J'ai obtenu 6 verrines.
1 botte de 500g d'asperges vertes
1 paquet de 400g de tofu soyeux
150ml de lait, (de lait de soja ou de crème de soja si vous préférez)
sauce soja au goût
quelques gouttes de tabasco, au goût
1 sachet (1 ccafé) d'agar-agar.

pour les asperges gratinées au jambon cru et parmesan :
1 botte de 500g d'asperges vertes
12 tranches hyper fines (papier à cigarette) de jambon cru, ou 6 tranches coupées dans la longueur si le jambon est pris dans un endroit large, mais on peut aussi mettre de la poitrine, fumée ou non, du moment qu'elle est en tranches hyper fines.
parmesan fraîchement râpé
poivre

pour la déco :
soit quelques pointes prélevées sur les asperges servant à la mousseline,
soit quelques tranches de lard italien cru au poivre, mais de la poitrine en tranche hyper fine irait tout aussi bien...

Commencer par réaliser les mousselines d'asperge:

Travailler les 2 bottes d'asperge à la fois, car on fait tout cuire.
Casser les asperges pour éliminer les parties fibreuses. Je rappelle que les asperges vertes ne se pèlent pas... On se contente de casser et jeter le bout terreux.
Cuire les asperges à l'eau salée (ou à la vapeur) en prenant soin de ne pas trop cuire les pointes.
Dans un blender placer la 1ere botte d'asperges cuites en conservant environ 12 pointes (2 par future verrine), mixer.
Ajouter le tofu soyeux, mixer.
Dans une petite casserole, mettre le lait, l'agar-agar et porter à ébullition en mélangeant. Faire bouillir 30 secondes et verser dans le blender. Mixer.
Ajouter la sauce soja, au goût, le tabasco, au goût aussi.
Si vous voyez des fibres d'asperges accrochées au couteau du blender, passez la mousse au tamis. Je l'ai fait, ça a pris un temps fou, mais ça valait le coup : j'ai obtenu une mousse parfaite!
Verser dans des verrines, réfrigérer au moins 2 heures.

Pendant ce temps, faire les asperges gratinées avec la 2eme botte d'asperges :

Prendre les asperges 3 par 3 et bien les poivrer.
Les rouler dans le jambon cru et les placer sur une plaque anti adhésive ou couverte de papier sulfurisé.

asperges_d_clinaison_02

Saupoudrer de parmesan râpé au dernier moment.

Quand approche le moment de servir, passer sous le grill du four quelques minutes, quand ça sent bon et que c'est doré, c'est prêt!

asperges_d_clinaison_04

Réaliser le cas échéant la déco en lard grillé:

Faire griller dans une poêle anti adhésive et sans matière grasse les tranches hyper fines de poitrine, de lard, de ce que vous avez jusqu'à ce qu'elle brûlent presque... J'ai bien dit presque! Elles prennent une couleur miel et deviennent hyper cassantes. Attention à bien mettre la hotte en marche, prévenir si nécessaire les voisins pour qu'ils n'appellent pas les pompiers, ça fume énormément! A moins que vous ayez invité les-dits pompiers à déjeuner... lol!
Poser les tranches grillées sur du papier absorbant et laisser un peu refroidir.
Briser les tranches grillées du bout des doigts en gardant les formes les plus rigolotes pour décorer et réduire le reste presque en poudre.

Présenter joliment (enfin, en ce qui me concerne, essayer de présenter joliment... lol!):
Démouler les mousses sur une assiette, un vrai bonheur, ça se démoule tout seul, il suffit de faire glisser la lame d'un couteau tout le tour de la verrine...

asperges_d_clinaison_03

Déposer à côté quelques fagots d'asperges gratinées,
et décorer soit avec les pointes d'asperge, soit avec les brisures de lard grillé.

L'avis des testeurs :

Les mousselines d'asperge sont d'une finesse incroyable au goût comme à la consistance. Elles forment des flans froids délicats et légers, fondant sous la langue, et le fait d'avoir passé la masse au tamis y est sûrement pour beaucoup!
Nous avons préféré la déco en lard grillé, car les mousselines sont finalement tellement fines au goût qu'elle ont presque besoin d'être relevées par ces brisures hyper salées et puissantes...
Quant aux asperges gratinées, c'est excellent. Là aussi, le contraste entre l'asperge un peu fade et le jambon cru-parmesan salé et puissant en goût s'est avéré gagnant.

Encore une fois de plus, il ne me reste plus qu'à dire :

Merci Claire!

version imprimable

11 avril 2007

Conchiglie à l'arrabiata et petite devinette...

Comme promis, voici la suite de notre menu de Pâques italianisant...

Avec le pain aux herbes italiennes, nous avons commencé par du melon au jambon cru. Vous ne devinerez d'où venait le melon... Non non, pas d'Italie... Encore moins de France...

Et si on faisait un jeu? Qui devine d'où venait mon melon? Que je n'ai même pas pris en photo d'ailleurs, parce que c'était un bête melon comme ceux de Cavaillon, vert pale rainuré de vert foncé dehors, orange dedans, extrèmement mûr, juteux et sucré...

Je reviens à mon menu : Après cette entrée estivale, un classique gigot d'agneau au four, accompagné d'un gratin de conchiglie à l'arrabiata.

Et enfn, en dessert, une tarte au citron meringuée hyper simple. Mais pour cela il faudra attendre demain... Hé hé hé... C'est tellement meilleur quand on a dû l'attendre... ;-)

Conchiglie à l'arrabiata

conchiglie_arabiata__Giada_08

Une magnifique recette vue sur CuisineTV, donnée par Elise et initialement réalisée par Giada de Laurentiis.

conchiglie_arabiata__Giada_01pâtes :
36 grosses coquilles (j'ai mis le paquet entier de 500g... il en reste un peu)

conchiglie_arabiata__Giada_02Sauce :
2 csoupe huile olive
180g pancetta fumée (lard italien au poivre pour moi)
2 ccafé flocons de piments séchés (pas assez à mon goût)
2 gousses d'ail (j'en ai mis 4)
1.25 l de sauce tomate (j'ai mis 3 boites de pulpe de tomates et 500ml de passata)
sel, poivre

Farce :
425g ricotta au lait entier (aucune idée de la composition de ma ricotta...)
150g parmesan râpé
4 jaunes d'oeufs
3 csoupe persil haché
3 csoupe basilic haché
1 ccafé menthe hachée (j'ai mis 2 csoupe...)
150g mozzarelle (environ)
sel, poivre

Cuire les pâtes dans une très grande quantité d'eau salée au maximum 6 minutes : elles seront hyper "al dente", mais elles finiront de cuire dans le four. Les égoutter et les déposer sur une plaque. J'ai choisi de les refroidir pour en stopper la cuisson, et j'ai essayé de séparer celles qui s'étaient enveloppées les unes sur les autres.

Préchauffer le four à 180°C, chaleur tournante pour moi.

Faire revenir dans l'huile d'olive la pancetta coupée en petits dés.
Ajouter ensuite le piment et faire revenir environ 1 minute (ça sent bon dans toute la maison), ajouter l'ail écrasé ainsi que la sauce tomate (boîtes et passata pour moi).
Laisser mijoter à feu doux pour que les parfums se mélangent. Chez moi ça a cuit le temps de faire tout le reste... Ne pas faire trop réduire la sauce, parce qu'il faut beaucoup de liquide pour finir la cuisson des conches.

Dans un bol, mélanger les ingrédients de la farce et bien mélanger. Goûter pour rectifier l'assaisonnement (attention aux personnes sensibles à l'oeuf cru).

conchiglie_arabiata__Giada_03

Huiler un plat à gratin avec de l'huile d'olive (je ne l'ai pas fait) et étaler une couche de sauce au fond.

conchiglie_arabiata__Giada_04

Farcir les conches (1 csoupe de farce par conche) et les déposer dans le plat. Bon, j'ai essayé la première fois que je l'ai faite , cette recette, à la petite cuiller, parce qu'une csoupe ça ne rentre pas dans mes conches, j'ai mis une heure, j'en avais partout, c'était l'horreur... Aujourd'hui j'ai pris une poche à douille, j'ai tout terminé en 10 minutes tout en restant propre et sereine... Alors pas d'hésitation : la poche dans une main, la conche dans l'autre, et zou! Le bout de la douille pénètre tout seul même dans les conches les moins ouvertes, une petite pression sur la poche, la conche est remplie, on la dépose dans le plat et on passe à la suivante!

conchiglie_arabiata__Giada_06 conchiglie_arabiata__Giada_05

Recouvrir de sauce tomate puis de mozarelle râpée (coupée en tranches pour moi).

Cuire à 180°C environ 35 minutes (surveiller que ça ne brûle pas...). Je l'ai déposé sur une plaque pour le faire cuire, car je préssentais, à juste titre, que ça allait déborder... J'ai vraiment bien fait...

conchiglie_arabiata__Giada_07conchiglie_arabiata__Giada_09

L'avis des testeurs : "Tu en refais quand tu veux"... Ca tombe bien, il en reste encore pour un régiment, il y en aura pour ce soir... Et demain midi... Et demain soir... Et...
Mais j'aurais bien vu un peu plus de piment... Là, on ne sentait rien du tout. Bon, c'est vrai qu'on est habitués à manger épicé, mais quand même, vraiment je n'aurais pas fait le plat moi-même que je n'aurais pas cru qu'il y avait du piment...

version imprimable

13 avril 2007

Jarret de veau aux tomates séchées d'après "Péché de Gourmandise"

Il y a quelques jours de cela, Choupette du blog Péché de Gourmandise, publiait sa version du jarret de veau aux tomates séchées. Le jarret de veau, c'est une viande que je trouve extraordinairement bonne, mais que je ne sais cuisiner que d'une seule façon : sauce tomate avec zeste d'orange et de citron, je crois que c'est ce que l'on appelle "gremolata". Hou la, je vais vérifier que je ne me trompe pas. C'est que tenir un blog est une affaire lourde de responsabilité! Un jour sur un forum, je me suis fait interpeler quelque peu agressivement vigoureusement par un amateur de cuisine italienne, parce que j'avais osé penser écrire que le terme "à la florentine" signifiait qu'il y avait des épinards dans le plat... Et bien non, mes cher(e)s lecteurs z'et lectrices et néanmoins z'ami(e)s, les épinards ne font pas tout! Bon évidemment, mon copain Albert (vous savez, Albert Zeihmer, celui que tout le monde surnomme Al...) ayant tendance malgré mon âge encore jeune sinon tendre à vouloir s'investir de plus en plus dans une relation très intime avec moi, même si malheureusement ce n'est pas réciproque, mon pote Al, disais-je donc, a tendance à me faire tourner en bourrique et oublier beaucoup de choses. Bref, plus moyen de retrouver ce que peut bien indiquer le terme "à la florentine", à part bien sûr les épinards... Peut-être le parmesan?  Hou la, c'est finalement une double recherche sur google qui s'impose... lol! A bientôt, je pars sur le web à la recherche d'info! Et j'espère ne pas oublier en route ce que j'étais partie chercher... Arf...

Me revoila après une 1ere recherche. Bon, soit mon agressif et vindicatif connaisseur de cuisine italienne ne s'y connaissait pas plus que moi, ce qui m'étonnerait quand même, soit la plupart des gens pensent comme moi qu'il suffit qu'il y ait des épinards pour pouvoir classer ça dans la rubrique florentine, soit il faut réellement 3 ingrédients différents pour prétendre à ce titre fortement disputé :
- les épinards
- Le parmesan ou un autre fromage destiné à gratiner
- la sauce blanche ou sauce mornay ou simplement de la crème.
Bon, et d'une. A l'autre maintenant.

Seconde recherche effectuée. C'est moi qui me trompe. La gremolata n'est pas, ainsi que je le pensais, simplement un mélange de zestes d'agrumes qu'on rajoute sur l'osso bucco... Non non non... Mea culpa... Il faut, comme le fait Choupette, non seulement les zestes mais aussi du persil et de l'ail! Un certain Marmiton très célèbre y met aussi des anchois... Quant à lui, Toquentête indique qu'on peut ajouter parmesan et huile d'olive, mais que c'est facultatif...

Bon, assez de théorie, passons à la pratique!

La recette de Choupette m'a frappée parce que, par rapport à ma recette habituelle, elle ajoute à ses zestes ail et persil haché, comme une vraie gremolata, mais en plus, des tomates séchées, un produit dont j'adore le goût légèrement fumé. J'ai donc choisi de faire ma recette habituelle de jarret de veau, en remplaçant ma version complètement ridicule nulle fausse de la gremolata par celle de Choupette.

Jarret de veau aux tomates séchées d'après "Péché de Gourmandise"

jarret_de_veau_p_ch__de_gourmandise_12

Toute ressemblance avec la recette de Choupette est fortuite mais naturelle (même s'il s'agit de ma recette perso du jarret de veau), parce que je suppose qu'il n'y a pas 36 façons de préparer un jarret de veau en sauce tomate! Par contre, la gremolata aux tomates séchées, elle, est totalement inspirée de celle de Choupette, je n'ai fait qu'y ajouter du zeste d'orange.

jarret_de_veau_p_ch__de_gourmandise_01

pour 6 à 8 personnes :

1 de jarret de veau désossé
2 carottes
2 branches de céleri
1 gros oignon ou 2 moyens.
3 gousses d'ail hachées
huile d'olive
1 tasse (250ml) de vin blanc
2 feuilles de laurier
1 branche de thym
1 branche de romarin
2 boîtes de tomates concassées
bouillon de volaille (environ 1 tasse = 250ml)

et pour la gremolata aux tomates séchées :
3 ou 4 tomates séchées
zeste de 1/2 citron
zeste de 1/2 orange (Choupette ne le met pas, mais je ne conçois pas de jarret sans lui...)
1/2 bouquet de persil
1 gousse d'ail hachée
sel, poivre

Après cette nature morte récapitulative des ingrédients végétaux, une petite photo supplémentaire, pour mon plaisir, parce que j'adore photographier des légumes (et fruits) quand leurs couleurs sont aussi différentes, contrastées et puissantes.

jarret_de_veau_p_ch__de_gourmandise_02

Dans un cocotte en fonte (si possible), faire dorer le jarret à feu moyen dans un peu d'huile d'olive. Le retourner, saler, poivrer, jusqu'à ce qu'il soit bien doré de partout. Ca prend environ 10 minutes.

jarret_de_veau_p_ch__de_gourmandise_04

Pendant que le jarret dore, hacher oignon, ail, céleri, carottes, en morceaux plus ou moins gros selon votre patience ce que vous souhaitez retrouver à la dégustation. J'ai fait les carottes en dernier J'aime retrouver les morceaux de carotte...

jarret_de_veau_p_ch__de_gourmandise_03

Verser les légumes hachés et les herbes directement dans la cocotte avec le jarret. En fait, vous pouvez le retirer si vous le voulez, pour faire suer légèrement les légumes sans être embêté par la viande et touiller à votre aise, mais comme le jarret est extrèmement long à cuire, autant ne pas le priver de 5 minutes de cuisson qu'il faudrait de toute façon récupérer à la fin...
Mélanger régulièrement, ça ne doit ni brûler, ni attacher.

jarret_de_veau_p_ch__de_gourmandise_05

Pendant que les légumes suent autour du jarret, préparer les ingrédients pour la gremolata aux tomates séchées. Conserver au passage les queues de persil, elles donneront bon goût à la sauce et seront aisées à repérer et sortir du plat au moment de servir.

jarret_de_veau_p_ch__de_gourmandise_07

Quand les légumes ont sué quelques minutes, qu'ils semblent transparents, verser le vin, mélanger, et laisser évaporer presque totalement, toujours à feu moyen.
Ajouter ensuite les tomates concassées et les queues de persil. Rajouter éventuellement un peu de bouillon de volaille pour non pas noyer la bête, mais s'assurer qu'elle ne risque pas de manquer d'humidité.

jarret_de_veau_p_ch__de_gourmandise_06

Cuire à feu doux et à couvert environ 1 heure 30. Soulever le couvercle et surveiller le niveau de liquide, rajouter un peu de bouillon si nécessaire, mais ça ne devrait pas l'être si on cuit vraiment à feu très doux et bien couvert.
Rectifier l'assaisonnement.
Hacher la gremolata aux tomates séchées. J'ai choisi de le faire au couteau plutôt qu'au mixeur.

jarret_de_veau_p_ch__de_gourmandise_08

Quand le jarret est cuit, le couper en tranches. Dans un plat de service, placer les tranches de jarret, recouvrir de sauce, et finir en saupoudrant de la gremolata aux tomates séchées qui reste donc crue. (Moi, avant, je saupoudrais en fin de cuisson dans la cocotte, il n'y avait pas de cuisson de mes zestes mais ils étaient chauffés).

jarret_de_veau_p_ch__de_gourmandise_09

J'ai choisi de servir avec des pâtes.

jarret_de_veau_p_ch__de_gourmandise_10

Conclusion : unanimité dans la famille : ne plus jamais se contenter de quelques zestes... Oh non... Désormais, ce sera gremolata pour de vrai, et chaque fois que j'en aurai, avec des tomates séchées...

Et en plus, j'ai joué avec les tags html aujourd'hui... C'est rigolo... lol!

Merci Choupette!

Version imprimable

18 mars 2007

Lyonnaiserie : le hareng-pomme à l'huile

Encore un classique de ma région pour aujourd'hui. Une recette jamais deux fois la même parce qu'il n'y a pas de proportions, que les herbes qu'on y met sont à chaque fois différentes, et que le temps dont on dispose pour laisser les goûts se mêler est également chaque fois différent.

C'est une salade qu'il vaut mieux préparer plusieurs heures avant le repas. Ne travaillant pas en dehors de la maison, c'est relativement facile pour moi. Mais je suis bien persuadée qu'il est parfaitement possible de la préparer la veille pour le lendemain, cela ne peut être que meilleur, a condition de bien rectifier l'assaisonnement au moment de la servir. Hélas, cette salade est tellement bonne que nous n'avons jamais eu de restes nous permettant de valider cette hypothèse... lol!

Hareng - pomme à l'huile

hareng_pomme___lhuile_01

Pour cette recette, il vous faudra environ :
1 à 2 patates à chair ferme (BF, charlotte, roseval...) par personne selon la taille.
1 filet de hareng doux mariné par personne
1 à 2 oignons, au goût
ciboulette et persil hachés au goût, ou autres herbes mais pas basilic.
vin blanc (3 csoupe pour 4 personnes)
vinaigre de bin blanc (vinaigre de Reims pour moi, et 3 csoupe pour 4 personnes)
huile neutre additionnée au goût d'un peu d'huile de noisette ou de noix, commencer par 3csoupe pour 4 personnes.
vinaigrette habituelle moutardée et vinaigrée au vinaigre de vin rouge, huile neutre, au goût.

Commencer par cuire les patates à l'eau salée jusqu'à ce que la pointe d'un couteau s'enfonce facilement. Cela prend entre 20 et 30 minutes selon la taille des patates. On est cencé les cuire avec la peau, puis les peler encore chaudes, mais comme je déteste la chaleur, je les pèle avant de les faire cuire, et je commets même le péché impardonnable de les couper en gros morceaux de taille régulière... Honte à moi...

Déposer les patates chaudes pelées et coupées en morceaux de la taille d'une grosse bouchée dans un saladier. Les arroser immédiatement du vin blanc et du vinaigre de vin blanc et d'huile, remuer, laisser refroidir en remuant de temps en temps. Oui, il y a plein de liquide au fond du saladier. Non, il ne va pas rester longtemps... Les patates vont littéralement le boire...

Pendant que ça refroidit, préparer l'oignon ciselé en rondelles hyper fines. Ajouter aux patates.
Couper les filets de hareng aux ciseaux directement au dessus du saladier, mélanger.
Quand la salade a suffisamment refroidi, ajouter la ciboulette et le persil hachés, mélanger.

Et là, goûter et regoûter en rectifiant l'assaisonnement à grands coups de csoupes de vinaigre de vin blanc et de vinaigrette faite avec moutarde vinaigre de vin rouge et huile neutre (une vinaigrette que j'ai en permanence dans mon placard dans un tupp). Quand c'est très fort en bouche, c'est prêt.

hareng_pomme___lhuile_03

Il faut vraiment que la quantité de vinaigre fasse grimper au rideau : cette salade est assez lourde, seule une très grande acidité peut permettre de la digérer sans la moindre difficulté. De plus, si vous ne la servez pas tout de suite, pensez à la regoûter juste avant de servir : elle s'affadit très vite, et si elle est fade, elle devient indigeste.
A ne manger qu'en hiver quand il fait bien froid dehors...

5 mars 2007

millefeuille aux asperges et au risotto d'épeautre, oeuf poché sur salade d'épinards

Si vous n'avez pas encore investi dans le Thuriès de ce mois ci, allez-y, il y a plusieurs recettes fort tentantes. Celle que j'ai faite aujourd'hui, appelée initialement "superposition d'asperges au blé, oeuf poché, les truffes de chez Jérôme Galis", m'a paru intéressante... à cause de la photo! Et puis je l'ai lue de près, et j'ai vu que asperge/oeuf OK, oeuf/salade d'épinards OK, risotto/asperge OK, asperge/parmesan OK, bon la truffe on n'en parle pas, c'est le genre d'ingrédient que je n'ai pas dans mes placards, hélas. Cela dit, je joue régulièrement au loto, alors qui sait? Même si avec tout ce que j'ai joué sans rien gagner, j'aurais peut-être de quoi m'offrir 200g de truffe fraîche... lol! Je décide de la remplacer par des cèpes, après tout asperges/risotto/cèpes/oeuf, ça me paraît un mélange gagnant (contrairement à mes grilles de loto!)
Le point qui me titille les papilles, dans cette recette, c'est l'idée du millefeuille ("superposition" chez Thuriès) : les feuilles sont faites rectangles de pâte philo caramélisés au beurre et au sucre glace... Que peut donc bien donner cette association de type pastilla avec le reste des ingrédients? Il faut dire que le thème du Thuriès de ce mois est très marocain, ce qui n'est pas pour me déplaire... hé hé hé...

Allez zou, la décison est prise, on teste ça. Avec des cèpes au lieu des truffes, et un risotto à l'épeautre au lieu du blé (ben oui, à cause des cèpes, je n'allais pas prendre de l'épeautre cuit à l'eau bouillante...)

Voici donc mon adaptation très personnelle et cependant délicieuse bien que surprenante (mes 2 filles ados ont léché leur assiette, alors c'est quand même un sacré compliment, ça!) du

millefeuille aux asperges et au risotto d'épeautre, oeuf poché sur salade d'épinards

millefeuille_asperges_13

inspiré avec ferveur et amour du Thuriès de mars 2007 (à ne pas manquer)
pour 4
Preparation : 1 heure 15 environ pour le risotto (à faire la veille!), 1 heure pour tout le reste.

matériel spécifique requis : 2 plaques à pâtisserie antiadhésives identiques pour pouvoir les empiler exactement l'une sur (ou dans?) l'autre

24 asperges vertes
QS sel, poivre, sucre glace, ciboulette ciselée (mince, je l'ai oubliée, celle là!)
120g pousses d'épinards (j'ai ajouté de la roquette, parce que j'en avais et que j'adore ça...)
100g poitrine de porc (j'ai commencé avec des tranches fines, mais ça ne marchait pas, j'ai jeté et j'ai coupé 2 belles tranches de lard en petites allumettes)
4 feuilles de pâte à philo (j'ai utilisé 8 feuilles de brick)
100g beurre clarifié (il en faut un peu moins pour ma version)
150g blé cuit (remplacé par une tasse= 250ml de petit épeautre bio agrémenté de bouillon de volaille QS et un peu d'huile d'olive)
50g crème épaisse
50g parmesan râpé
100g truffe fraîche (remplacé par une poignée de cèpes séchés)
30g jus de truffe (éliminé d'office!)
30g vinaigre balsamique (ça fait 2 csoupe)
200g huile d'olive et 200g d'huile de noix (j'ai mis au goût, environ 3 csoupe d'huile de noisettes -car tombée à cours d'huile de noix- et 1 csoupe d'huile d'olive, donc quantité très très inférieure à celle de la recette initiale)
4 oeufs

millefeuille_asperges_02

La première chose à faire quand on a eu la bétise d'oublier de préparer son risotto la veille, c'est de mettre à infuser environ 30 minutes les cèpes séchés dans un peu d'eau bouillante... Puis de mettre un peu d'huile d'olive dans le fond d'une casserole, d'y faire revenir 3 minutes environ le petit épeautre, puis de filtrer le jus des cèpes (en réservant les cèpes) et de l'ajouter à l'épeautre. Couper les cèpes en petits bouts et les ajouter dans la casserole. Ensuite procéder avec le bouillon de volaille brûlant louche par louche comme pour un "vulgaire" risotto. Inutile de vous dire que, comme l'épeautre met beaucoup plus de temps à cuire que le riz, j'ai fini par verser tout mon bouillon de volaille, couvrir ma casserole, et laisser mijoter ainsi une heure, en surveillant de temps en temps que ça n'attache pas, ni que ça ne manque de liquide... Ouais, bof, chuis pas trop fière de moi sur ce coup là... Mais au moins j'ai pu préparer le reste en même temps que mon épeautre cuisait...

Ensuite, préparer les asperges, et mettre le four à préchauffer à 200°C (chaleur tournante chez moi).

J'affectionne tout particulièrement les asperges vertes très fines, car elles ne nécessitent pas d'épluchage. il suffit de casser la queue...

millefeuille_asperges_01

Empiler 8 feuilles de brick sur le plan de travail. Poser dessus une asperge, si possible la plus courte de toutes celles que vous avez préparées, elle vous servira à déterminer la taille des rectangles de brick à découper. J'ai découpé 2 rectangles dans ma pile de feuilles de brick, j'ai obtenu 16 rectangles.

millefeuille_asperges_03

Si j'avais été plus courageuse, et moins affamée, j'aurais coupé mes asperges bien plus près de la pointe et dessiné des rectangles de feuille de brick beaucoup plus petits. Mais ça allait être notre seule nourriture lors de ce repas, rien d'autre de prévu, donc j'ai voulu bien garnir nos assiettes!
De même, j'aurais cuit mes pointes d'asperge à l'eau bouillante salée, alors que là, je les ai cuites entières au cuit-vapeur, ce qui n'est sûrement pas la meilleure méthode : pas salé, et pas brillant.
Alors vous, faites les choses comme il faut : Coupez juste les têtes, et cuisez à l'eau bouillante salée, elles doivent rester croquantes...

Une fois les 16 rectangles obtenus, mettez le beurre à fondre, éventuellement, si vous avez le temps, clarifiez le, et badigeonnez les 2 faces de chaque rectangle, puis déposez les sur une plaque à pâtisserie antiadhésive en les superposant 2 par 2.
A l'aide d'une passoire à thé, saupoudrez les de sucre glace. Ca va faire des pâtés, si vous êtes aussi doué(e) que moi, donc après avoir saupoudré, secouez au dessus de votre évier comme pour un moule à gateau beurré et fariné dont on cherche à ôter l'excès de farine... Ca marche super bien, les rectangles ne glissent même pas...
Recouvrir immédiatement avec la 2eme plaque identique. Enfourner à 200°C jusqu'à une belle coloration dorée, 7minutes30 dans mon four.
Si vous ne saviez pas pourquoi il faut recouvrir avec l'autre plaque, et bien c'est fort simple : les rectangles du dessus ont une fâcheuse tendance à se recroqueviller sur eux-mêmes...

millefeuille_asperges_04  millefeuille_asperges_05  millefeuille_asperges_06

Pendant ce temps, l'épeautre cuit toujours...

Préparer la salade d'épinards, la roquette, la vinaigrette au vinaigre balsamique, huile de noix (noisette par manque de noix hélas) et huile d'olive, sel, poivre. J'ai oublié de préparer ma ciboulette...

Cuire les allumettes de lard dans une poèle, réserver. Râper le parmesan. Sortir les oeufs et mettre à bouillir l'eau pour les pocher avec un verre de vinaigre. Pocher les oeufs à l'eau vinaigrée frémissante, les déposer délicatement sur du papier absorbant pour les éponger.

millefeuille_asperges_07  millefeuille_asperges_08

Quand ENFIN l'épeautre est cuit et que tout le liquide est absorbé (comme j'avais quelque peu quitté la méthode louche par louche pour verser tout mon bouillon d'un seul coup, il me restait du liquide, que j'ai jeté... Snifff...), le sortir du feu, lui ajouter la crème épaisse et le parmesan, mélanger, et c'est fini, il n'y a plus qu'à faire la présentation sur assiette, en tentant de s'approcher de la photo à l'origine de tous ces efforts...

Dans une assiette, commencer par déposer un lit de roquette et de feuilles d'épinards. Utiliser ce nid pour caler la 1ere feuille du millefeuille :

millefeuille_asperges_09

Ajouter la vinaigrette (les épinards et la roquette, c'est du solide, ça ne craint pas de recevoir la sauce à l'avance!), déposer l'oeuf poché par dessus. Remettre un peu de vinaigrette sur l'oeuf.

millefeuille_asperges_10

Mettre un peu de risotto d'épeautre sur la feuille en tartinant en douceur, c'est fragile...

millefeuille_asperges_11

Déposer délicatement 3 asperges en les calant à l'aide des grains d'épeautre. Poser une deuxième feuille par dessus, re-tartiner d'épeautre, re-déposer 3 asperges. Millefeuille terminé...
Réchauffer les lardons au micro ondes, les poser sur l'oeuf poché, saupoudrer de ciboulette (ça, je l'ai oublié... snifff...) et déguster!

millefeuille_asperges_12

C'est croustillant à souhait, fondant aussi, chaque goût complète l'autre, chaque consistance complète l'autre, c'est un vrai bonheur.

Et voila la preuve comme quoi mes fifilles ont aimé :

millefeuille_asperges_15

pourtant ce n'était pas gagné d'avance, parce que le millefeuille sucré avec l'épeautre salé, ça partait assez mal pour elles...

Nous nous sommes tous régalés!

11 mars 2007

salade thaïlandaise (et ses variantes)... à moins que ce soit vietnamienne? Bref, asiatique... ou orientale?

Une journée magnifique, pleine de soleil, s'annonce... Je ne parle pas de la météo mais de l'anniversaire de mes 2 amies Caramelle et Nina, qui sera fêté dans quelques heures chez cette dernière, en compagnie de quelques autres amies très chères aussi à mon coeur, les "poules du poulailler"...

Je sens que je vais encore rentrer chez moi ce soir avec des crampes aux abdos et aux zygomatiques...

Cette fois, je ne suis pas chargée du dessert mais de l'entrée. Comme Caramelle m'annonce un poulet au curry comme plat de résistance, je n'ai pas à réfléchir longtemps pour choisir ce que je ferai : une salade thaïe. Enfin, de quelque part loin à l'est par là bas où on utilise de la citronnelle, des cacahuètes, du soja de la sauce de poisson etc... Alors je choisis d'appeler ça salade thaïlandaise simplement parce que j'aime les sonorités de ce mot, mais si vous préférez l'appeler vietnamienne, ou quoi que ce soit d'autre, je ne serai pas fâchée!

Cette petite salade, c'est du soleil au milieu de l'hiver, c'est rien que des bonnes choses que notre poule sans laitage sans gluten aime (et surtout a le droit de) manger, ce sont des odeurs et des couleurs et des textures, c'est tout du bonheur vitaminé!

salade vietnamienne

salade_tha_e_16

pour 6 à 8 personnes
préparation 1 heure 30 environ
cuisson : 5 minutes

1 chou chinois
1 poivron rouge
1 poivron vert
3 carottes
1 fenouil
1 concombre
2 grosses poignées de germes de soja frais
1 bouquet de coriandre, ou de menthe, ou les 2
1 bouquet d'oignons verts (j'ai mélangé avec des cives, je n'avais pas trouvé assez d'oignons verts)
1 poignée de cacahuettes crues (à défaut grillées salées mais ça serait dommage)

pour la sauce
3 csoupe huile de cacahuette grillée, sinon huile de noix, huile de noisette, huile de colza grillée
3 csoupe nuoc mam
sauce de soja au goût (environ 2 csoupe)
1 csoupe vinaigre de riz
jus de 2 citrons verts
3 piments rouges thaïs
3 tiges de citronnelle
3 gousses d'ail
1 gros oignon blanc (pour moi 2 oignons longs car en cette saison on est entre les oignons secs et les oignons frais, on ne trouve plus du tout ce qu'on veut)
éventuellement, 1 csoupe de sucre

salade_tha_e_01

Commencer par la sauce, car les légumes doivent mariner dans les liquides tout le temps de la préparation de la salade.

Peler et couper l'oignon en lamelles tellement fines qu'elles sont translucides. Ma mandoline n'est pas assez sophistiquée pour faire ça, je n'ai donc que mes mains et mon grand couteau de chef...
Couper le haut (un haut souvent sec) et le trognon des tiges de citronnelle, ôter au moins une couche de peau, et couper le reste de la tige en rondelles hyper fines, car on ne les enlèvera pas de la salade au moment de servir, il faudra pouvoir les manger sans avoir l'impression de croquer dans des bouts de bois!
Peler et hacher l'ail très finement.
Couper les piments en deux, retirer les graines et ciseler finement.
Mettre tout ça dans un bol

salade_tha_e_03

Ajouter le nuoc mam, l'huile de cacahuète grillée, le vinaigre de riz, le jus des citrons verts, mélanger et ajouter la sauce soja au goût. Ajouter au maximum une csoupe de sucre si jamais le goût du citron vert est trop présent. Moi j'aime le citron vert à la folie, je n'ajoute jamais de sucre, mais il est vrai que je m'éloigne ainsi de la subtilité de cette cuisine exotique...
Laisser mariner ainsi le temps de préparer tout le reste.

salade_tha_e_04

Prendre un énorme saladier géant!!!
Trier le soja et le verser au fond du saladier.
Peler le concombre, le couper, ôter les graines et le trancher très finement. J'ai vraiment regretté une vraie mandoline! Verser le concombre par dessus

salade_tha_e_05

Ôter les grosses feuilles extérieures épaisses et sales du chou chinois. Le couper en 2 puis chaque moitié encore en 2 dans le sens de la longueur. Ôter le coeur hyper dur comme on le ferait avec des quarts d'endive. Couper en lamelles très fines. Ajouter au saladier.
Laver les poivrons, ôter les graines et les lamelles blanches amères, couper aussi en fine julienne et ajouter au saladier.

salade_tha_e_06

Peler, laver et couper les carottes en fine julienne au couteau.
Ôter les grosses feuilles épaisses du fenouil, lui couper le plumet, puis le couper en 2, et couper chaque moitié en très très très fines lamelles. Il en faut peu, son goût est très puissant. Ajouter au contenu du saladier.

salade_tha_e_07

Nettoyer l'oignon vert, le couper en fines rondelles. Avec mes cives le travail a été un peu plus long, j'ai dû les couper en 2 ou en 4 dans la longueur suivant leur grosseur pour atteindre la taille que je voulais.
Et enfin préparer et ajouter les feuilles de coriandre. Ajouter au contenu du saladier.

salade_tha_e_10

Mélanger : c'est le moment de la récompense, le plus dur est passé!

salade_tha_e_11

On va s'occuper maintenant des khuètes... On va juste les torréfier à sec dans une poêle. Il suffit de mettre la gaz dessous et de touiller en permanence pour pas que ça brûle. Quand le couleur souhaitée est atteinte, on verse tout de suite les khuètes dans une assiette ou un bol ne craignant pas la chaleur pour arrêter la cuisson. Une fois refroidies, les couper grossièrement au couteau.

salade_tha_e_09  salade_tha_e_12  salade_tha_e_13

Vous pouvez ranger votre couteau, c'est (enfin) fini! lol!

Si personne n'est allergique aux cacahuètes, vous pouvez les mettre directement dans la salade.

salade_tha_e_14

Quelques minutes avant de passer à table, verser la sauce sur la salade, et bien mélanger. Il y a beaucoup de sauce, le fond du saladier en est rempli, c'est normal, ne faites pas moins de sauce en pensant qu'il y en a beaucoup trop : quand vous prenez cette salade au restaurant, elle arrive toujours nageant dans sa sauce... En plus, le concombre et les poivrons, au contact du sel de la sauce soja, se vident de leur jus, ce qui augmente encore le volume de liquide au fond du saladier. C'est normal, il faut bien mélanger pour que tous les parfums se mêlent.

salade_tha_e_17

Superbes couleurs, non?

salade_tha_e_15

Quelques variantes :

Pour transformer cette salade en plat principal, vous pouvez ajouter des morceaux de poulet cuit, ce qui lui donnera une touche franchement vietnamienne, ou alors ajouter du boeuf, et ce sera plutôt thaïlandais.

Pour le poulet, qu'il provienne d'un poulet rôti ou d'une poule bouillie, ce sera toujours bon.

Pour le boeuf par contre, il faut procéder à partir d'un filet de boeuf cru, que l'on aplatira et dans lequel on tranchera (à cru donc) des tranches ou des lamelles fines (mais pas au point d'un carpaccio). On fera ensuite revenir ces lamelles de boeuf dans un wok avec de l'huile fumante, sans faire trop cuire surtout, puis on versera environ 1/3 de la sauce de la salade dans le wok, très vite ça se mettra à bouillir, et hop, c'est fini, on versera ça directement du wok dans la salade, encore brûlant, puis on ajoutera le reste de la sauce et on mélangera. Voilà, c'est prêt!

****************************************

Voilà, c'était notre entrée.
Nina avait fait du pain sans gluten et des baguettes monge exceptionnelles. Je dis exceptionnelles, mais elles sont à chaque fois exceptionnelles, les baguettes de Nina... Je devrais donc dire des "baguettes habituelles pour notre Nina"! lol!
Le poulet au curry, accompagné de riz vapeur et d'un wok aux épices de légumes croquants en julienne était un vrai bonheur. Avec de la crème de soja dans la sauce du curry. Il était impossible de voir une différence avec un curry à la crème de lait! L'onctuosité de la sauce, le fondant du poulet, le croquant des légumes, tout était un délice. De quoi en générer un orgasme des papilles, pas vrai Poupette et Pépette? lol!
Puis l'heure du dessert est arrivée : une meringue maison servie avec des oeufs à la neige et du sorbet aux fruits rouges, accompagnés d'un coulis de fruits rouges et desdits fruits eux-mêmes... Et un remake du "gateau au yaourt des allergiques lait gluten" à la poudre de noisettes, arôme orange... Encore un festival de couleur de texture et de goût!

Comme toujours, la journée a été merveilleuse, le temps a passé trop vite... Tellement vite qu'on ne l'a même pas vu passer... En plus, j'ai dû partir tôt, parce que (non, s'il vous plaît, ne riez pas... ) mon Nomamoi et moi étions invités à dîner chez des amis le soir même... Je suis sortie d'une table pour me glisser immédiatement après à une autre table... tout aussi belle, tout aussi bonne, et... toute aussi débordante de nourriture! lol!

Je vais me mettre l'estomac au repos.
Enfin si je peux... lol!

17 janvier 2007

de l'art d'accomoder les restes... Moussaka parmentière de pot-au-feu

Et oui, je ne sais pas comment je me débrouille, peut-être - sans doute - ai-je les yeux plus gros que le ventre, toujours est-il que je ne peux pas arriver à faire un plat familial sans qu'il soit pour un régiment complet.
Après mes lasagnes au chou, il me restait une moitié de chou. J'ai opté pour un pot-au-feu afin de finir le chou, et surtout de manger des légumes, car le marché bio du mercredi m'avait fourni des patates, des navets et des radis noirs magnifiques, parfaits pour épuiser mes vieilles carottes et mon satané chou!
Mon boucher préféré m'avait vendu un jarret de boeuf, car je lui avais demandé un morceau pour pot-au-feu qui soit extrèmement gélatineux et pas sec du tout. Mission accomplie, mon cher boucher, le jarret a été conforme à toutes mes attentes. Mais il m'en restait un peu... beaucoup! lol!

Il me fallait donc accomoder les restes des restes! Un vrai défi! lol!

Que faire?

Récapitulons.
Dans mon frigo, j'avais donc:

mon restant de viande de pot-au feu

moussaka_de_pot_au_feu2

mes restes de légumes cuits (dont chou, navets, patates, poireau, carottes etc...)

moussaka_de_pot_au_feu3

des aubergines,
de la mozzarelle presque arrivée à échéance.

La décision finale fut :

moussaka parmentière de pot-au-feu

Commencer par mettre un peu d'huile d'olive dans une sauteuse. Y faire suer sans coloration un gros oignon émincé, et 2 gousses d'ail dégermé et haché.
Ajouter la viande du pot-au-feu coupée en tout petits dés et un verre de vin rouge. Laisser réduire. Ajouter 1 ou 2 boites de tomate, saler, poivrer, herber provençalement, couvrir, laisser mijoter le temps de préparer le reste.

moussaka_de_pot_au_feu5

Préchauffer le four à 180°C.
Couper les aubergines en rondelles de 3/4 de cm d'épaisseur environ. Les passer à l'huile d'olive au pinceau, et les faire griller, puis les déposer sur du papier absorbant, saler, poivrer.

moussaka_de_pot_au_feu4

Mettre tous les légumes du pot-au-feu dans le mixeur, et mixer. Il me restait même une demi courgette vapeur et un peu de brocoli vapeur aussi, hop, dans le mixeur aussi! Ca fait une purée quand même pas très ragoutante  aux couleurs peu vues en cuisine. Rectifier l'assaisonnement. Surprise : c'est mangeable bon!

Huiler très légèrement un plat allant au four. Au fond, déposer les aubergines en essayant de couvrir totalement le fond. Couvrir de tranches de mozzarelle. Par dessus, déposer le hachis de viande à la tomate.

moussaka_de_pot_au_feu6

Par dessus, verser la purée, et camouffler saupoudrer de râpé pour bien gratiner.

moussaka_de_pot_au_feu7

Je ne vous avais pas menti pour la couleur de la purée, hein? lol!

moussaka_de_pot_au_feu8

Enfourner à 180°C pour environ 45 minutes.

Ouaip, ben figurez-vous que j'avais tellement dans l'idée que ça allait être plutôt surprenant au goût (dans le mauvais sens du terme évidemment) que je n'ai même pas pris de photo de la bête une fois bien dorée à la sortie du four! Et surprise, c'était excellent! Qui l'eut crû?

Le gag, car il fallait bien qu'il y en ait un, c'est que j'ai encore eu les yeux plus grands que le ventre : on en a bouffé mangé pendant 4 jours! lol! Et bien c'était tellement bon que personne n'a râlé! C'est pour dire! lol!

4 décembre 2006

risotto à l'encre de seiche (et accessoirement à la seiche!)

Cela faisait déjà quelques temps que j'achetais des seiches plutôt que des calamars auprès de mon poissonnier préféré, dans le but de récolter et congeler l'encre, que j'utiliserais ensuite dans quelque nouvelle recette jamais testée, ni même encore trouvée... Bon, j'exagère un peu, j'étais tombée sur une recette à l'encre de seiche dans un Thuries, mais je ne sais même plus lequel...

Et comme par hasard, lors de mon court séjour à Venise, je suis tombée sur un livre de recettes italien contenant la recette du risotto à l'encre de seiche! Yahou, me suis-je écriée au milieu de la librairie, voila ce qu'il me faut, ce livre est pour moi. Ouais... Bon... Le malheur avec les italiens, c'est quand même qu'ils n'écrivent pas leurs livres en Français... lol! Comme beaucoup d'"étrangers"... Et comme disait si bien Coluche si je me souviens bien, ils ne parlent même pas tous le même étranger... Et moi je ne parle pas italien.

Qu'à cela ne tienne, fifille n°2 a fait 1 an d'italien à l'école, elle a bien dû investir dans un dictionnaire. Et puis moi j'ai fait du latin pendant 7 ans, alors c'est pour dire. Et sans compter mon sang tessinois par mon grand-père maternel, tout le monde sait bien que le Tessin, c'est en Suisse "italienne"... Bref, j'ai acheté le bouquin.

risotto_seiche3

Plus loin, dans une autre boutique, le hasard faisant bien les choses, qu'est ce que je vois? Ca :

risotto_seiche1

Serait-ce mon jour de chance? Dieu existerait-il vraiment? Le paradis serait-il donc à Venise? Que disait donc mon horoscope? Bref, re "Yahou!" dans la boutique. Bien que le mode d'emploi derrière le sachet ne soit indiqué qu'en italien... Arf...
Voici le contenu de la boite :

risotto_seiche2

Et de retour à la maison, que n'y a-t-il pas, patientant depuis un mois dans mon congélo? Mais oui, c'est bien ça, non seulement quelques poches d'encre, mais aussi (ha ha! En latin, "non seulement mais aussi", c'est "non solum sed etiam", hein, je vous l'avais bien dit que je parle italien presque couramment! lol!) mais aussi disais-je donc, des seiches amoureusement nettoyées et coupées en lamelles par mes soins... Hé hé hé...

Alors à l'attaque.
Âmes sensibles s'abstenir...
Et italophones au secours!!!!!!

risotto_seiche_recette

Risotto à l'encre de seiche

pour 4
1 heure

400g de riz à risotto
1kg de seiches
1 oignon
2 gousses d'ail
persil
1/2 verre de vin blanc sec
Bouillon de poisson Q.S.
huile d'olive, sel, poivre

(Les italophones, si je me trompe, please, per favor, intervenez... Enfin, je pense que jusque là, ça va, je n'ai pas dû trop me planter. C'est après que ça se gâte... J'y suis allée un peu au pif... Je vais résumer :)

J'ai commencé par dégeler mes lamelles de seiche :

risotto_seiche5

J'ai également mis à dégeler 2 belles poches d'encre, pour voir si ça ressemblait au contenu des sachets du commerce rapportés de Venise. Et si je n'avais pas assez de 2 poches, je pouvais toujours utiliser un sachet pour compléter. Conclusion, ça ressemble, et j'ai eu assez de 2 poches, l'une d'elles était énorme!

J'ai ensuite rassemblé les ingrédients :

risotto_seiche6

risotto_seiche4

J'ai pelé et haché au couteau l'oignon, puis l'ail, et enfin le persil. Et je me suis lancée... Voici mon interprétation très personnelle de la recette

mettre quelques csoupe d'huile d'olive dans une grande casserole, et faire suer oignon et ail hachés. Ajouter les lamelles de seiche et mouiller avec le vin. Cuire à feu modéré.
Après 10 minutes de cuisson, rompre les poches d'encre et ajouter dans la casserole. Poueurk... Je ne congélerai plus jamais mes poches d'encre, j'irai acheter des bocaux chez mon poissonnier... Enfin, je ne vais pas me plaindre, ça part à l'eau et au savon...

risotto_seiche7

ajouter le riz, mouiller avec le bouillon très chaud, louche par louche en touillant en permanence et en attendant chaque fois que le bouillon soit absorbé avant d'en rajouter.

Quand le riz est cuit al dente (attention à ne pas trop le cuire, il faut gouter régulièrement), couper le feu, ajouter le persil haché (j'en ai gardé un peu pour la présentation), mélanger, mettre un couvercle et attendre quelques minutes. Servir.

J'ai ajouté un peu de persil sur les assiettes pour faire joli...

risotto_seiche8

C'est trop bon... Je n'en avais jamais mangé, c'était vraiment excellent. Même si j'ai peut-être fait le contraire de ce qu'il fallait en traduisant mal la recette... Et cette couleur, c'est vraiment impressionnant...

version imprimable

16 janvier 2010

extraordinaire cake lentille corail - carotte - graines, une recette végétarienne à faire se convertir les non-végétariens!

Voici une recette extraordinaire testée et approuvée par toute la famille!
Je l'ai faite sous forme de cake mais aussi de mini-cakes et c'est cette dernière version qui a ma préférence.
En version cake, cela peut faire une formidable entrée servie avec une petite salade verte assaisonnée d'huile de noix par exemple.
La version mini-cake sera plus propice à un apéritif. Je ne l'ai pas fait mais je suppose que ça serait même encore mieux en bouchées!

Pour le repas du réveillon de Noël, j'avais apporté ces mini-cakes que nous avions recoupés en plusieurs bouchées. Et nous les avons trempées dans du ketchup... Si si, du ketchup! C'est inimaginablement bon!

Personne n'a deviné la composition de la base de la recette... Oh bien sûr, il est toujours possible de reconnaître les petits morceaux de carottes, de fruits oléagineux et de graines divers, le parfum d'une épice, mais la lentille corail, ça, personne n'a deviné! Et quand on vous dit "y'a de la farine" et que vous répondez "même pas", alors là, que d'yeux ébahis pour contempler votre trogne réjouie !

Succès garanti!

Cake lentille corail - carotte - graines

cake_lentille_corail_carotte_et_noix_01

Adapté du livre "the Avoca Café Cookbook" "Lentil and nut loaf"

Prep entre 30 et 45 minutes selon votre art du maniement du couteau!
Cuisson : 20 min pour les lentilles (peut être fait la veille) et 45 min pour le cake

cake_lentille_corail_carotte_et_noix_07

50g lentilles vertes du Puy
300g lentilles corail
50g beurre (remplacés par environ 3 csoupe d'huile végétale neutre)
1 gros oignon, pelé et coupé en petits dés
3 carottes, pelées et coupées en petits dés (c'est long, c'est long...)
1 gros poivron rouge, épépiné, membranes blanches ôtées, coupé en petits dés
3 branches de céleri, pelées et coupées en petits dés
6 gousses d'ail, pelées et écrasées (ou finement ciselées?)
1 petit piment rouge, épépiné et haché le plus finement possible
2 ccafé bombées de cumin en poudre
75g chapelure fraîche (3 tranches de pain de mie, croûte ôtée, mixées pour faire de la "poudre")
150g cheddar râpé
75g graines diverses : noix, noix de cajou crues, cacahuètes crues, graines de courge, de tournesol, pignons de pin, pistaches, amandes, noisettes, ce qui vous passe sous la main, torréfiées à sec (et un peu plus de ce mélange non torréfié pour la déco si vous le souhaitez).
6 oeufs
Sel

cake_lentille_corail_carotte_et_noix_06

Mettre les lentilles dans 2 casseroles séparées. Ajouter environ 4 fois leur volume d'eau froide. Porter à ébullition. A bout de 5 minutes, saler les lentilles corail. Au bout de 5 minutes en plus soit 10 en tout, vérifier la cuisson des lentilles corail et saler les lentilles vertes. Quand les lentilles corail sont cuites, les égoutter ( ça prend entre 5 et 10 minutes, si elles sont trop cuites ce n'est pas très grave) et réserver dans un grand saladier. Au bout de 10 minutes en plus soit 20 minutes en tout les lentilles vertes doivent être cuites, les égoutter et les ajouter aux lentilles corail dans le saladier.
Laisser refroidir tranquillement tout en continuant la suite.

Préparer tous les légumes
Préchauffer le four à 170°C/325°F/gaz3.

Chauffer la matière grasse dans une casserole, ajouter oignon, céleri, carotte, poivron, ail, piment et cumin. Mélanger, cuire quelques minutes : les légumes doivent être cuits mais fermes.
Ajouter aux lentilles, mélanger.
Ajouter la chapelure fraîche, le cheddar râpé, les graines, bien mélanger puis ajouter les oeufs. Goûter, rectifier l'assaisonnement (si vous ne souhaitez pas manger de jaune d'oeuf cru, faites cuire une petite ccafé de préparation soit au micro-ondes, soit à la poêle).

cake_lentille_corail_carotte_et_noix_05

Préparer un moule à cake : graisser le fond et les côtés, placer une feuille de papier cuisson en travers du moule en laissant dépasser du papier sur les côtés, graisser le papier, verser la préparation, et enfourner pour 45 minutes.
J'ai choisi pour la version cake de rajouter un peu de mélange de graines identique à celui déjà dans la préparation mais non torréfié et de le "saupoudrer" à la surface du cake avant d'enfourner, car il me semblait que c'était fait ainsi sur la photo du livre.

cake_lentille_corail_carotte_et_noix_08

Il est indiqué qu'on peut le déguster froid ou chaud. Je n'ai goûté que froid. Nature ou avec du ketchup. Mais il paraît que c'est excellent aussi avec un chutney!

Une remarque importante : il faut utiliser des carottes de taille moyenne. Une fois j'ai pris de grosses carottes d'hiver. J'ai donc obtenu beaucoup trop de dés de carotte! Tout ce que j'ai changé à la recette pour compenser, c'est que j'ai ajouté 2 tranches de pain de mie (après avoir ôté la croûte) aux 3 tranches déjà mixées pour faire la chapelure fraîche. Et adapté l'assaisonnement bien entendu!

Version imprimable

12 janvier 2010

crème de potimarron aux châtaignes, ravioli châtaigne-bacon

Nous sommes dimanche après-midi alors que je rédige ce billet... Il règne autour de moi un calme parfait... Mon Nomamoi dégage le portail et l'allée de l'épaisse couche de neige qui empêche toute tentative de sortie en voiture...

neige_08

Fifille n°2 doit se reposer tranquillement dans sa chambre... Dehors, on entend tout juste le bruit des luges dans la pente de l'allée du lotissement où nous habitons... Les petits oiseaux ont disparu de la circulation, seul un petit rouge-gorge a trouvé le chemin vers la mangeoire :

neige_06

Dans la véranda heureusement chauffée, l'hibiscus est toujours en fleurs... Quel contraste avec la neige de l'autre coté de la vitre!

neige_04

Vendredi, j'ai eu la chance de pouvoir terminer mon marché avant que le blizzard commence. La météo avait bien annoncé cet épisode neigeux, j'ai donc pu prendre mes précautions. Au marché, il ne restait plus de poireaux ni de carottes chez mon maraîcher habituel. Je n'étais pas la seule à braver le froid pour faire des réserves pour les jours à venir! Je me suis vengée sur un superbe potimarron assez gros pour nourrir 4 personnes. Je pensais en faire des lamelles fines grillées au four, ma façon préférée de le déguster car je trouve le potimarron un peu trop farineux pour pouvoir l'apprécier sous d'autres formes. Et puis, en continuant mon marché, je tombe sur ma marchande de ravioli préférée qui était ce jour là à court de ravioli truffe/parmesan (le camion de livraison était coincé par la neige quelque part entre Lyon et Chambéry). Mais ce fut tant mieux, car cela m'a offert l'occasion de tester les ravioli châtaigne/bacon!

Oui, je sais, je n'aime pas trop la châtaigne... Ni le potimarron... Mais il paraît que châtaigne et potimarron vont bien ensemble... Et puis c'est surtout en sucré que je ne peux pas avaler les châtaignes ; j'ai fait un jour une verrine de crème mousseuse de châtaigne en version salée que j'ai trouvée divine... Alors pourquoi ne pas tenter à nouveau une crème à la châtaigne... augmentée de potimarron puisqu'il paraît que ça va si bien ensemble... Voilà un peu tout ce qui a tourné dans ma tête en regagnant à pied, chargée de lourds paniers débordants de victuailles destinées à tenir le siège à la maison pour la semaine, regagnant à pied disais-je donc ma voiture que la neige commençait juste à recouvrir...

C'était du juste à temps cette affaire-là! Je suis remontée sur mon plateau sous un blizzard qui faisait voler des flocons petits mais drus, glacés et innombrables tout autour de moi, et je voyais la chaussée sous mes roues devenir rapidement toute blanche... C'était vendredi midi... Nous sommes aujourd'hui dimanche 14h et le chemin qui dessert mon lotissement n'est toujours pas dégagé... Et moi je n'ai plus qu'un kilo de gros sel, du sel de cuisine iodé en plus, même pas du sel 1er prix, pour espérer empêcher la pente devant mon portail de geler... Car Auchan était en pénurie de gros sel...

C'est beau, mais c'est beau, tout ce blanc, tout ce calme... Tout est ralenti, même les bruits...

neige_05

C'est un temps idéal pour rester au coin du feu à déguster une

Crème de potimarron aux châtaignes, ravioli châtaigne/bacon

cr_me_potimarron_chata_gne_04

pour 4 personnes

Prévoir en tout 40 minutes

1 potimarron assez gros pour 4 personnes
2 csoupe d'huile végétale neutre ou de beurre ou de margarine
1 gros oignon doux
3 poignées de châtaignes cuites en conserve
1 briquette de 20cl de crème allégée
400g environ de ravioli châtaigne/bacon
6 tranches de poitrine fumée (au diable le cholestérol!)
quelques copeaux de parmesan
1l bouillon de volaille (reconstitué pour moi)

Préchauffer le four à 190°C
Mettre la bouilloire à chauffer (ou mettre à bouillir environ 1 litre d'eau dans une petite casserole)
Mettre à bouillir aussi une grande quantité d'eau salée (pour cuire les ravioli)

Placer les tranches de poitrine fumées côte à côte sans les faire chevaucher sur une plaque anti adhésive. Couvrir d'une autre plaque identique (mettre si nécessaire du papier cuisson sur les tranches de poitrine). Réserver et enfourner pour 20 minutes quand le four est chaud.

En même temps :
Mettre à chauffer un peu de matière grasse dans une casserole.
Peler et hacher grossièrement l'oignon. Le mettre à fondre doucement dans la casserole.
Laver le potimarron, le couper en 4, enlever les graines, puis couper la chair sans la peler en morceaux. Ajouter aux oignons. Bien mélanger pour enrober.
Garder 4 châtaignes pour la déco et ajouter les autres dans la casserole

cr_me_potimarron_chata_gne_01

Reconstituer 1 litre de bouillon de volaille.
Mouiller à hauteur, pas plus.

cr_me_potimarron_chata_gne_02

Couvrir et laisser mijoter doucement environ 20 à 25 minutes.

Lorsque l'eau salée bout, y cuire les ravioli comme on le ferait pour tout ravioli qui se respecte... Ils vont remonter à la surface, attention, ça a tendance à déborder de la casserole... On surveille jusqu'à ce que les ravioli soient bien gonflés et que la pâte en soit bien blanche et souple. Pour être bien sûr(e), le miux c'est d'en goûter un!

Quand les tranches de poitrine sont bien croustillantes (ouvrir le four et soulever la plaque pour vérifier), les sortir du four et les déposer sur du papier absorbant.

cr_me_potimarron_chata_gne_03

Quand le potimarron est bien tendre, mixer avec la crème.

Dans le fond de chaque assiette, déposer une belle louche de crème de potimarron. Emietter 1/2 tranche de poitrine par dessus. Déposer ensuite les ravioli, émietter un peu de châtaigne, planter 1 tranche de poitrine le plus verticalement possible pour décorer et terminer avec des copeaux de parmesan.

cr_me_potimarron_chata_gne_05

Version imprimable

Quand j'avais publié il y a plus d'un mois ma crème de céleri-rave aux ravioli truffe noire/parmesan, vous aviez été nombreuses/nombreux à me demander où trouver ces ravioli. Ma marchande m'a volontiers confié les infos suivantes, il vous suffit de cliquer :

- liste des marchés à Lyon et environs

- liste des produits (pâtes fraîches etc...)

- liste des fromages, charcuteries et divers

Publicité
<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 > >>
Publicité