750 grammes Tous les blogs Top blogs Cuisine Tous les blogs Cuisine
Tous nos blogs cuisine Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le blog de Lacath
Publicité
20 septembre 2008

tarte au thon de Conticini, vue chez Choupette

Il y a bien (trop) longtemps de cela, j'avais repéré chez Choupette, auteur du blog Péché de Gourmandise, la recette de la quiche aux épices et au thon d'après Philippe Conticini, et c'est seulement il y a quelques jours que j'ai eu le temps de m'y atteler... Un régal!

tarte_thon_conticini_choupette_01

Je vous laisse aller directement sur le blog de Choupette pour y trouver la recette à laquelle je n'ai apporté que deux modifications : j'ai remplacé l'appareil à quiche (oeuf+crème) par une sauce blanche et la pâte d'origine par ma désormais classique pâte santé d'après Laurence Salomon, dans le but de limiter les apports en cholestérol. Cela nous donne une recette sans oeuf qu'il est possible de rendre "sans lait sans oeuf" en mettant du lait de soja (par exemple) à la place du lait de vache dans la sauce blanche.

Ma sauce blanche est tout simplement faite avec 40g d'huile isio4, 40g de farine T55 et 1/2 litre de lait. Une fois tiède, je lui ai rajouté les autres ingrédients.

tarte_thon_conticini_choupette_08

Voici maintenant la pâte à tarte

tarte_thon_conticini_choupette_09

Le résultat est extra!

tarte_thon_conticini_choupette_06

Et servie avec une petite salade verte, voilà un repas parfait pour le soir, que l'on ait ou non quelques convives de prévus... ;-)

tarte_thon_conticini_choupette_03

Pour faire joli, j'ai saupoudré un peu de sumac sur l'assiette.
Et voilà, il ne me reste plus qu'à dire un grand merci à Choupette!

Publicité
4 mai 2008

cabillaud à la vapeur de coriandre, pilaf de riz aux carottes

Le printemps semble s'être décidé à venir à notre rencontre, enfin, il était temps! J'ai encore quelques recettes d'hiver à poster avant de poursuivre les passions printanières et d'attaquer le répertoire estival...

La blanquette de veau par exemple, il faut absolument que je trouve le temps de la poster, sinon je devrai attendre l'hiver prochain, car quand le soleil tape et qu'il fait 20 degrés à l'ombre, on rêve de tout sauf d'une bonne blanquette bien chaude et réconfortante!

Mais revenons à notre recette du jour... un festival de couleurs et de senteurs enivrantes...

Cabillaud à la vapeur de coriandre, pilaf de riz aux carottes

cabillaud_vapeur_coriandre_pilaf_carotte_08

source : magazine Good Food janvier 08

Pour 4 personnes
prep 10 min
cuisson 15 min

2 csoupe huile olive
4 filets de cabillaud sans la peau
2 csoupe coriandre hachée
zeste et jus de 1 citron
1 oignon ciselé
2 ccafé cumin entier
2 grosses carottes d'hiver (ou 4 à 5 nouvelles)
200g de riz basmati
600ml bouillon de poisson ou de légumes
Sel, poivre QS
quelques pluches de coriandre pour la déco
2 à 4 oignons verts ciselés pour la déco

cabillaud_vapeur_coriandre_pilaf_carotte_01

Allez, on commence par préparer tous les ingrédients.
Sortir ensuite une poêle grill de taille adaptée aux 4 filets de cabillaud, et y mouler 2 épaisseurs de papier alu en faisant remonter les bords de façon à ce que les sucs de cuisson restent dans l'alu. Sur la photo ci dessous, on voit en bas à gauche le papier alu ainsi moulé. Et mettre la poêle-grill à chauffer à vide sur feu très vif.

cabillaud_vapeur_coriandre_pilaf_carotte_02

Pendant que la poêle-grill chauffe, huiler légèrement le papier alu au pinceau. Poser le papier alu sur la poêle-grill puis y placer le poisson, et saupoudrer la coriandre, le zeste, puis arroser du jus de citron et d'un peu d'huile. Assaisonner puis laisser cuire à feu vif 10 à 12 minutes.

cabillaud_vapeur_coriandre_pilaf_carotte_03

Pendant ce temps, mettre le reste d'huile à chauffer dans une sauteuse. Ajouter oignon et cumin et sauter quelques minutes.

cabillaud_vapeur_coriandre_pilaf_carotte_04

Ajouter les carottes et bien mélanger,

cabillaud_vapeur_coriandre_pilaf_carotte_05

puis ajouter le riz et mélanger jusqu'à ce qu'il devienne brillant. J'ai dû rajouter un peu d'huile d'olive, environ 1 1/2 ccafé.

cabillaud_vapeur_coriandre_pilaf_carotte_06

Ajouter le bouillon, porter à ébullition, puis couvrir et réduire le feu au minimum, pour laisser mijoter tout doucement environ 10 minutes. Le bouillon sera absorbé et le riz bien tendre.
Pendant ce temps, on voit le poisson s'opacifier et blanchir, et la coriandre se racornir et foncer.
Quand le riz est cuit, le poisson l'est aussi!

cabillaud_vapeur_coriandre_pilaf_carotte_07

Déposer un lit de riz dans une assiette, puis très délicatement un filet par dessus si possible sans le briser...
Répartir par dessus le bouillon rendu par le poisson.
Sauf que dans mon cas, presque tout s'était évaporé...
Saupoudrer d'un peu de coriandre hachée et d'oignons verts ciselés.

cabillaud_vapeur_coriandre_pilaf_carotte_09

Un régal!
Et si vite fait!

Version imprimable

13 décembre 2007

crèmes au citron, poires caramélisées

Good Food, Good Food toujours... Toujours de Novembre 07... Et toujours avec le même succès... Voici les "crèmes au citron et poires caramélisées" promises il y a quelques jours... Résistez, résistez, ne léchez pas votre écran! lol!

C'est une recette hyper facile et hyper rapide, mais il faut impérativement la préparer à l'avance, puisqu'il fut laisser prendre plusieurs heures au frigo. L'idéal c'est de préparer la veille pour le lendemain.

Crèmes au citron, poires caramélisées

cr_me_citron_poires_au_caramel_04

magazine Good Food nov 07

Pour 6 (mais pour 4 gros ramequins chez moi)

A préparer la veille ou jusqu'à 3 jours à l'avance.
Prep 10 min
Réfrigération : au moins 5 heures
Cuisson : 5 min (Heu... plutôt 10!)

pour les crèmes au citron
400ml crème liquide entière
100g sucre en poudre
75 ml jus de citron (ça m'a fait environ 1 1/2 citron)

Pour les poires caramélisées
140 sucre (je n'ai pas pesé)
2 grosses poires comice mûres (ou 4 williams)
3 csoupe de liqueur de poire, brandy ou calvados, facultatif (je n'ai rien mis)

Mettre la crème dans une petite casserole, ajouter le sucre, mettre à chauffer en remuant pour dissoudre le sucre, porter à ébullition, baisser un peu le feu et laisser frémir 3 à 4 minutes.
Pendant ce temps, presser le jus de citron. En faire plus que les 75 ml, cela permettra d'asperger les lamelles de poire du jus restant pour éviter qu'elles noircissent si vous les préparez à l'avance.

Ôter la casserole du feu, remuer vivement, et, tout en remuant toujours, ajouter le jus de citron. Alors là, je n'ai pas tout compris... Quand on met du lait à bouillir et qu'on ajoute du jus de citron ou du vinaigre, le lait caille instantanément : on fait du fromage! J'avais vraiment la trouille d'obtenir d'un côté des grumeaux de fromage et de l'autre du petit lait! Je m'attendais au pire! Et bien non! Ça s'est super bien passé du premier coup! J'ai vu sous mes yeux la crème épaissir! Un miracle! Il y avait juste 2 ou 3 grumeaux de crème ayant cuit contre les bords de la casserole! D'ailleurs c'est bien pour ça que la recette dit de passer la crème au chinois! Je reprends donc la suite.

Passer la crème à travers une passette au dessus d'une autre casserole, puis verser dans les ramequins en remplissant aux 3/4 seulement (ben oui, faut garder de la place pour les poires et leur caramel!)
Bon, j'ai des gros ramequins de chez IKEA, je n'ai pu en faire que 3, mais je suis allée plus haut que les 3/4, et je n'aurais pas dû, car cette crème très crémée est quand même crémée, 100% crème, même, n'ayons pas peur des chiffres, si vous voyez ce que je veux dire... Donc on fait attention à sa ligne, à son foie, et on fait 4 ramequins IKEA ou 6 ramequins normaux, on se retient la gourmandise! Oui, je sais, c'est dur...

Réserver au frigo au moins 5 heures et jusqu'à 3 jours.

Passer aux poires. Comme elles doivent caraméliser puis redescendre à température ambiante, il faut s'y prendre un peu à l'avance... Éventuellement 5 heures à l'avance! Oh, comme c'est curieux, ça fait pile comme les crèmes! Ça alors! lol!

Peler les poires et les couper en lamelles d'épaisseur moyenne. Si vous ne les utilisez pas tout de suite, aspergez les de jus de citron.
Verser le sucre au fond de la poêle avec un peu d'eau et cuire au caramel sans mélanger. Bon, je rate toujours mes caramels quand je fais comme ça, et en plus ça dure des heures, alors j'ai mis le sucre sans eau dans la poêle, juste de quoi recouvrir toute la surface, et j'ai fait chauffer, sans eau et sans peser le sucre.
Quand le caramel commence à colorer, y jeter les lamelles de poire et laisser cuire environ 4 minutes, les poires ne doivent pas tomber en purée. Bon évidemment, quand j'ai ajouté les lamelles de poire, un bonbon de caramel solide s'est formé... Mais les poires, en rendant du jus, ont fini par dissoudre le bonbon en quasi totalité.
Quand les poires commencent à mollir, ôter du feu, ajouter le cas échéant l'alcool et laisser refroidir à température ambiante. Moi, j'ai sorti les poires pour les poser dans une assiette, j'ai ajouté un peu d'eau dans la poêle et j'ai remis à bouillir pour dissoudre ce satané bonbon. Une fois le bonbon dissout, j'ai laissé refroidir. Le caramel obtenu ne doit pas être trop épais sinon en refroidissant il va solidifier. Il doit donc être de consistance crémeuse. Tiens, encore le mot crème... Ça tourne à l'obsession chez moi! lol!

Au moment de servir, sortir les crèmes bien froides du frigo, déposer quelques lamelles de poire dessus et verser le caramel sirupeux sur quelques millimètres d'épaisseur... Rhââââ, faut vraiment se retenir...

cr_me_citron_poires_au_caramel_03

Et voilà! Il ne reste plus qu'à déguster... et défaillir de bonheur... La crème acide juste ce qu'il faut est totalement équilibrée par les poires et le caramel... La crème est prise juste ce qu'il faut... Pas du tout comme une gelée ou une panna cotta mais plutôt comme une crème brûlée...

cr_me_citron_poires_au_caramel_02

C'est bon, mais c'est bon... J'en ai déjà refait depuis... Toujours avec ma technique de dissolution après coup du bonbon de caramel qui se forme. Mais sans doute que si vous faites le caramel comme la recette et non comme moi vous n'aurez pas ce souci... Tenez-moi au courant! ;-)

Pour voir, on a ajouté des perles de chocolat craquantes de Valrhona, bon, bien sûr c'est bon, mais franchement ça n'apporte rien. Pas la peine d'essayer à votre tour. Ce dessert est déjà parfait comme ça, il n'y a rien à ajouter!

Version imprimable

6 avril 2007

lasagnes au chou-fleur, au brocoli, au jambon et au bleu

J'ai rapporté du marché quelques jolis légumes printanniers, d'une fraîcheur irréprochable, chou-fleur, artichauts, brocolis, asperges, courgettes, rien que du bonheur... Mais quoi faire avec qui change un peu? Et qui ne soit pas "bêtement" à la vapeur, parce qu'il fait quand même encore un peu froid... Le fond de l'air est frais, comme on dit, alors il faut aussi bien se caler la panse...
Un petit tour sur internet, et le mélange chou-fleur brocolis avec du bleu semble intéressant... Je n'ai jamais goûté une telle association, mais (heureusement) d'autres l'ont fait pour moi et ont eu l'air de trouver ça très bon.

Je me lance donc. Pourquoi pas des lasagnes basées sur cette association?

En plus, avec mes super rouleaux à pâtes fraîches adaptables sur mon Kitchenaid, ça devrait être un jeu d'enfant...

Et les 2 dernières tranches de jambon qui trainaient au fond du frigo allaient pouvoir connaître une fin plus qu'honorable...

Aussitôt dit, aussitôt fait...

Lasagnes au chou-fleur, au brocoli, au jambon et au bleu.

lasagne_chou_fleur_bleu_14

Environ 250g de pâte à lasagne fraîche (ou, pour moi, faite avec la recette de base, pour 200g de farine)
5 sommités de chou-fleur
5 sommités de brocoli
1/2 paquet préemballé en triangle de bleu, celui qu'on veut, j'ai pris du bleu d'Auvergne
2 tranches de jambon blanc dégraissé
1/2 litre de sauce blanche relativement liquide
1 boule de scarmozza
éventuellement environ 250ml de crème liquide ou de lait (j'ai choisi la crème, hé hé hé...)

lasagne_chou_fleur_bleu_02

Préchauffer le four à 180°C.

Cuire à l'eau bouillante salée le brocoli et le chou-fleur. Les temps de cuisson étant très différents (moins de 5 minutes pour le brocoli et plus de 15 minutes pour le chou-fleur, mieux vaut les cuire dans 2 casseroles différentes.) Une fois cuits, bien les égoutter.

lasagne_chou_fleur_bleu_03

Pendant ce temps, préparer la sauce blanche bien liquide. Saler peu, car le bleu est très salé. Ajouter le bleu et touiller pour le faire fondre.
Y ajouter le jambon coupé en petits dés, puis les brocolis et les chou-fleurs pressés entre les doigts pour les égoutter au maximum. Mélanger, rectifier l'assaisonnement.

lasagne_chou_fleur_bleu_04

Préparer le cas échéant les bandes de lasagne

lasagne_chou_fleur_bleu_05

Huiler très légèrement le fond d'un plat à gratin, y déposer une première couche de sauce.

lasagne_chou_fleur_bleu_06

Placer par dessus une couche de lasagnes, puis alterner sauce et lasagnes en terminant par de la sauce.

lasagne_chou_fleur_bleu_07

Détailler la scarmozza en demi tranches

lasagne_chou_fleur_bleu_10

et en recouvrir le gratin. Puis, si la sauce paraît un peu épaisse, ajouter dans les coins un peu de crème liquide ou de lait, histoire d'assurer une humidité suffisante à la cuisson parfaite des lasagnes fraîches.

lasagne_chou_fleur_bleu_11

Enfourner à 180°C pour 45 minutes environ.

lasagne_chou_fleur_bleu_12

Miam miam... Un régal... Et le bleu avec le chou-fleur ou le brocoli, pas de doute, c'est génialement bon...

lasagne_chou_fleur_bleu_13

Tout le monde a adoré!

Version imprimable

14 mars 2007

quenelle de brochet maison

Quand j'ai publié mon billet sur les quenelles en sauce blanche, j'ai eu des commentaires indiquant que certaines personnes ne trouvaient pas de quenelles adéquates dans leur région, voire leur pays... Ayant moi même été expatriée au pays des indiens/peaux-rouges où la quenelle est carrément inconnue au bataillon, je sais combien une lyonnaise en manque de ce produit peut devenir hystériquement compensatrice à l'aide d'autres produits bien spéciaux tels que le chocolat par exemple. Bon, évidemment, il est hors de question de faire du chocolat en sauce blanche ou des gâteaux de foie de volaille avec du chocolat dans la sauce tomate, mais bon, la compensation est un phénomène psychologique qui se traduit par des effets surprenants et totalement inattendus! lol!

J'avais sous le coude une recette de quenelles de brochet de Paul Bocuse que je n'avais jamais tentée. Tout le monde me disait, "hou la la, c'est dur à faire les quenelles", et du coup, même dans mes besoins les plus intenses de "comfort food" lors de mes 2 années américaines, je n'ai jamais osé m'attaquer à la quenelle... Pourtant, même si on ne trouve pas de brochet (d'ailleurs je ne sais même pas comment ça s'appelle en anglais, c'te bête là...) on peut toujours remplacer par du saumon, ou du blanc de poulet, ou du veau bien maigre... Finalement, je me suis vengée sur les okras et les cranberries, deux produits alors totalement inconnus en France!

Tiens, d'ailleurs, en parlant de produits totalement inconnus en France, il paraît qu'on trouve du Philadelphia cream chease au Leader Price du Totem à Villeurbanne, je n'y suis jamais allée, je ne suis même plus sûre si c'est un Leader Price ou une autre enseigne, mais je vais y aller, ça c'est sûr!

Bref, revenons à nos quenelles.
Vendredi, lors de mon marché hebdomadaire, mon poissonnier préféré avait une bête superbe sur son étal, l'oeil vif (le poisson, mais le poissonnier aussi... lol!), la peau bien brillante et les ouïes d'un rouge à en faire pâlir Georges Marchais. Une bête totalement inconnue pour moi. Il avait un grand bec qui lui donnait un profil de canard...

quenelle_de_brochet_04

C'était un brochet!

Mon poissonnier m'avait bien prévenue : pas question de passer le doigt dans sa bouche pour le tenir le temps de le préparer, car ses dents sont orientées vers l'intérieur de façon à ce que la proie saisie ne puisse pas s'échapper, même si le brochet a un instant d'égarement... Regardez-moi la taille impressionnante de cette gueule! Dans laquelle j'ai glissé un couteau et non mes doigts pour la photo! Je suis très obéissante de nature...

quenelle_de_brochet_05

On ne voit pas bien sur la photo suivante, car mon poissonnier avait écaillé (et vidé) la bête pour moi, mais sa peau est jaune et grise, c'est très joli.

quenelle_de_brochet_03

J'ai préparé moi même mes filets, j'ai j'habitude maintenant :

quenelle_de_brochet_06

Et avec un couteau à jambon, ôter la peau est un jeu d'enfant :

quenelle_de_brochet_07

Voilà, maintenant que le brochet est prêt à être travaillé, on peut passer à la

Quenelle de brochet maison

quenelle_de_brochet_13

Oui, je sais, elle n'est pas lisse comme les quenelles du commerce, elle ressemble plutôt à la surface de la lune avec tous ses cratères, mais elle est excellente, et elle gonfle très bien à la cuisson!

D'après la recette de Paul Bocuse, tirée du livre "la cuisine du marché"

Pour 16 quenelles
A faire la veille pour le lendemain ou le matin pour le soir.
repos au moins 3 heures...

180g chair de brochet (200g pour moi)
180g beurre (40+140)
5 oeufs
1 gros blanc d'oeuf
200ml lait
240g farine
10g sel
1 pincée de sel, 1 pincée de muscade
40g beurre

La panade :

Dans une casserole plus large que haute, mettre à bouillir le lait et 40g de beurre.

quenelle_de_brochet_01

Quand ça bout, ajouter d'un seul coup la farine et mélanger vivement. C'est le principe de la pâte à chou. Baisser ensuite le feu au minimum, et déssécher la pâte en la brassant fortement environ 20 minutes. Bon, alors là, excusez moi mais c'est carrément infaisable. La pâte est tellement compacte qu'il est impossible de la triturer sans s'épuiser immédiatement. Donc j'ai fait de on mieux pour obtenir une pâte la plus lisse possible, mais ça n'a pas dépassé 3 minutes!

quenelle_de_brochet_02

Laisser ensuite refroidir complètement. Ce qui prend du temps... Beaucoup de temps...

Pendant que ça refroidit, préparer la farce.

la farce :

Passer au hachoir à viande règlage fin 180g de chair de brochet, ajouter le sel le poivre et la muscade, et mélanger. La recette initiale dit de pilet au mortier et au pilon la chair avec le sel, la muscade et le poivre. Je pense qu'on doit pouvoir faire ça au mixeur sans craindre que le fait de réduire la chair en bouillie soit pénalisant pour la recette. J'ai fait au hachoir à viande grille fine de mon Kitchenaid.
J'ai également utilisé le kitchenaid avec la feuille (la pale ou la rame suivant comment vous l'appelez... Bref pas le crochet ni le fouet, l'autre!) pour tous les mélanges qui suivent.

Mais d'abord, ce que j'ai oublié de mentionner, merci Choupette de me l'avoir fait remarquer, il faut tenter de faire passer cette chair pilonnée à travers un tamis fin. Bon, et bien bon courage, je n'y suis pas arrivée, j'ai eu beau m'acharner avec ma spatule en bois dans ma passoire étamine fine, rien, mais alors rien n'est passé à travers. J'ai abandonné...

Ajouter le blanc d'oeuf, mélanger

quenelle_de_brochet_08

Ajouter la panade refroidie, mélanger
Ajouter les oeufs entiers un à un, mélanger à chaque fois
Ajouter le reste du beurre en pommade, mélanger

quenelle_de_brochet_09

Mettre au frigo au moins 3 heures pour solidifier la pâte.

1ère cuisson de la quenelle :

Mettre une grande quantité d'eau salée à bouillir dans une grande casserole. Quand l'eau bout, y déposer quelques quenelles roulées à l'aide de 2 cuillers à soupe.

quenelle_de_brochet_10

Les quenelles tombent au fond, l'ébullition s'arrête. Guêter la reprise de l'ébullition afin de la limiter à un léger frémissement. Couvrir en vérifiant de temps en temps que l'eau reste frémissante et non bouillante, laisser cuire 15 minutes. Si les quenelles ne sont pas collées au fond de la casserole, elles doivent remonter rapidement... Sinon, aidez les délicatement à se décoller... Les quenelles doivent doubler de volume, comme vous pouvez le constater sur la photo ci-dessous, où je tiens une quenelle crue dans sa cuiller à côté des quenelles cuites dans la casserole :

quenelle_de_brochet_11

Chaque lot de quelques quenelles prend 15 minutes à cuire... C'est donc assez long... Mais c'est facile...

Egoutter ensuite les quenelles à l'aide d'une écumoire et les déposer sur une assiette.

quenelle_de_brochet_12

Voilà, les quenelles peuvent être maintenant conservées au frigo ou congelées, ou bien entendu utilisées immédiatement comme ce fut mon cas pour 4 d'entre elles... Ce sera pour la prochaine fois, avec un gateau de foie de volaille avec une sauce tomate aux olives et aux morceaux de quenelle...

une remarque importante : la recette d'origine était pour 1.8kg de chair de brochet. Ce qui demandait 50 oeufs... Alors j'ai tout divisé par 10. Cela me donnait 1.2 blancs d'oeufs (car il en fallait 12) et j'ai donc considéré qu'il me fallait le blanc d'un GROS oeuf! Si vous souhaitez rentabiliser cette recette, je pense qu'il faut diviser par 5 et non 10, et congeler un max!

Publicité
31 mars 2007

Lyonnaiserie : salade de pissenlits

Le printemps arrive, et avec lui les 1ères mauvaises harbes dans les jardins... Arf... Heureusement que toutes ces mauvaises herbes ne sont pas que bonnes à brûler... Hé hé hé... Certaines sont bonnes à manger...

Salade de pissenlits

salade_pissenlits_03

Pour cette salade, il vous faudra :
Des pissenlits, blancs ou verts peu importe, mais jeunes et tendres, ça c'est important
1 oeuf dur par personne
des lardons
une vinaigrette très très relevée, huile de noix ou d'olive, vinaigre de vin vieux ou vinaigre de cidre.
des croûtons, ou, comme ici, de bon petits pains tessinois

Les pissenlits se préparent comme une salade normale, on ôte le pied, on trie les feuilles pour enlever les vilaines feuilles, on lave bien, avec un peu de vinaigre dans la 1ere eau de lavage.
Faire sauter les lardons dans un peu (très peu!) de matière grasse
Préparer la vinaigrette au fond du saladier.
Y couper les oeufs en morceaux, on peut même les écraser à la fourchette dans la sauce
Ajouter les pissenlits bien essorés, touiller
Ajouter les lardons brûlants, touiller
Servir avec des croûtons, ou des petits pains bien dorés...

salade_pissenlits_02

Version imprimable

4 novembre 2009

challah au miel et aux pommes

Bon, voilà qui n'est absolument pas recommandé pour le cholestérol, mas bon... Une fois n'est pas coutume... Et puis ça me rappelait tant de souvenirs que cette brioche délicieuse...
Quand on habitait aux US, on ne trouvait pas de brioche dans notre petite ville de résidence. Par contre on trouvait la challah, cette brioche traditionnelle juive que nous avons adoptée immédiatement tellement elle était bonne...

Je vous présente aujourd'hui cette version aux pommes.

Challah aux pommes

challah_aux_pommes_04

adapté du site web de Martha Stewart, Apple_Honey Challah

Pour une très grosse brioche (moule rond de 30 cm)

Les mesures sont pour la plupart en volumes et non en poids, utiliser un verre mesureur.
Ce sont des mesures précises : 1 tasse=250ml, 1 ccafé=5ml

125g beurre (mesure en poids) utilisés ainsi : 60g + plus un peu pour le moule + ce qui reste, soit environ 55g
3 1/2 tasses farine panifiable (T55 pour moi), plus un peu pour fariner le plan de travail
3/4 tasse eau = 180ml
2/3 tasse miel = 160ml 1/3 de tasse dans la pâte (80ml) et 1/3 de tasse pour dorer (80ml)
5 gros oeufs : 2 entiers et 3 jaunes
2 ccafé levure de boulangerie "express" ou "instant" (en poudre)
2 ccafé gros sel (oui oui, du gros sel, pas du sel de table)
1 1/2 pomme verte, pelées et coupées en lamelles très fines (soit 1 3/4 tasse de lamelles). J'ai utilisé les pommes que j'avais, des royal gala.

Fondre 60g beurre au micro-ondes ou dans une casserole. Ces 60g vont dans la pâte, le reste sera utilisé ultérieurement. De même, seuls 80ml de miel vont dans la pâte.
Mettre tous les ingrédients dans la machine à pain en respectant l'ordre demandé par le constructeur (en général les liquides d'abord, les ingrédients secs ensuite en ne mettant pas en contact la levure et le sel. Pour ma map, la panasonic, les liquides en dernier.) Lancer le programme pâte.
Dans un robot genre kitchenaid armé du crochet à pétrir, on met tous les ingrédients et on lance en vitesse 2 pour 10 minutes, puis pause de 5 minutes, puis à nouveau 10 minutes. C'est cette solution que j'ai choisie. Laisser la pâte lever couverte d'un film plastique percé d'un coup de pointe de couteau si possible une nuit au frigo, sinon 1 à 2 heures pour qu'elle lève bien.

Dans la recette d'origine, on dit de mettre de l'eau tiède mais ça ne sert à rien, la durée du pétrissage au robot est telle que la pâte chauffe toute seule. Quant à la map, elle chauffe, alors... Et la levée est faite dans la map.

Quand la pâte est prête et levée, la rabattre sur le plan de travail fariné, l'écraser de la main pour former un rectangle de 50cm de long environ par 20 cm environ. Répartir les lamelles de pomme, puis rouler et pétrir légèrement pour incorporer les pommes. Former une boule, la mettre dans un saladier légèrement beurré, remettre le film plastique, laisser lever une 2ème fois, encore entre 1 et 2 heures.

Verser à nouveau la pâte sur le plan de travail fariné et rouler la pâte délicatement pour former un long boudin d'environ 60 cm (environ, hein!). On travaille avec délicatesse pour garder le plus possible de gaz dans la pâte. Beurrer le moule à manquer (moule de 30 cm), y enrouler le boudin de pâte et couvrir d'un film plastique. Laisser lever encore environ 45 minutes dans un endroit chaud.

Pendant ce temps préchauffer le four à 170°C (pour moi, j'enfourne à froid avec le programme de mon four appelé : brioche 160°C)

Fondre le beurre restant avec les 80ml de miel restants à feu doux. Répandre délicatement au pinceau à la surface de la brioche levée

challah_aux_pommes_08

et enfourner pour environ 35 minutes.

challah_aux_pommes_01

Et voilà!

J'ai trouvé qu'il n'y avait pas assez de pomme, mais mes testeurs ont dit que si, que ça ne serait plus une brioche si on mettait plus de pomme. Bon. A vous de juger!
J'ai également trouvé que j'aurais dû laisser lever la pâte plus longtemps pour son dernier repos, mais bon, je n'avais pas le temps, alors... Parce que 3 levées, ça prend du temps quand même...

Si vous avez eu le courage d'aller lire la recette d'origine, vous avez sans doute remarqué que la plupart du beurre allait à beurrer saladier ou film plastique. Et se retrouve donc dans la pâte de toute façon. En fait, je préfère fariner d'un très fin voile le saladier plutôt que de le beurrer... ou ne rien mettre du tout! Quant à beurrer le film plastique, c'est utile quand on filme au contact, mais comme je filme un immense saladier, le film ne touche pas la pâte, même quand la pâte est complètement levée...

Si je devais refaire cette challah aujourd'hui, je sauterais la 2ème levée. Je roulerais le rectangle de pâte aux pommes en boudin et le mettrais à lever directement dans le moule avant de cuire. Mais je ne l'ai pas fait, à vous de tester si vous le souhaitez.

Version imprimable

15 octobre 2007

vermicelles de soja et légumes au wok, ils y sont les 5 par repas!

Une recette simple de cuisine de placard (et de restes! lol!) parfumée et rapide à faire pour aujourd'hui.

Peut-être vous souvenez-vous que lors de la réalisation des nouilles sautées à la Thaïe, je m'étais retrouvée avec environ 100g de vermicelles de soja cuits mais non utilisés? Et bien j'ai décidé de les utiliser dans une recette au wok avec plein de petits légumes... certains frais, d'autres en boite...

On pourrait croire que c'est une soupe, mais non, c'est un plat "solide". J'ai juste voulu servir dans un bol parce que je trouve que ça fait plus "chinois"... ;o)

Vermicelles de soja et légumes au wok

vermicelles_de_soja_et_l_gumes_au_wok_02

Pour 3 personnes
environ 100g de vermicelles de soja ou de riz, cuits selon le mode d'emploi indiqué sur le sachet.
1 belle carotte râpée sur la râpe à gros trous
1 poignée de mini pois gourmands
La moitié d'une boite de mini épis de maïs
1 poignée de pousses de bambou en boite
2 poignées de germes de soja
1 pouce de gingembre, râpé
1 petit piment rouge thaï
un peu de coriandre ciselées
2 csoupe sauce soja
2 csoupe sauce de poisson (nuoc mam)
1 csoupe vinaigre blanc chinois
2 csoupe huile de sésame (1 + 1)
1 ccafé sucre

vermicelles_de_soja_et_l_gumes_au_wok_01

Préparer tous les légumes (et ouvrir les boites! lol!) J'ai choisi de râper la carotte plutôt que de la couper en julienne parce que j'ai été prise soudainement d'une monstrueuse flème! lol!

Préparer la sauce : dans un bol, mélanger la sauce soja, la sauce de poisson, le vinaigre, le gingembre râpé, le piment finement ciselé, le sucre, l'huile de sésame, mélanger jusqu'à ce que le sucre soit fondu.

Chauffer 1 csoupe huile de sésame dans un wok, et ajouter les légumes dans l'ordre du temps de cuisson le plus lent. Carotte, puis pois gourmands, puis épis de maïs, puis pousses de bambou, puis germes de soja, il faut remuer absolument tout le temps pour pas que ça attache.
Verser la sauce, mélanger, ajouter les vermicelles, mélanger pour les enrober de sauce tout en les réchauffant.
Servir tout de suite en saupoudrant d'un peu de coriandre hachée.

vermicelles_de_soja_et_l_gumes_au_wok_03

Très rapide, très simple, très parfumé, et absolument sans prétention...
De la cuisine de tous les jours, quoi!

Et puis ils y sont les 5 fruits et légumes par jour, dans ce seul repas! Carotte, pois gourmands, germes de soja, maïs et bambou! Il ne manque qu'une source de protéines!

Version imprimable

29 janvier 2010

gâteau renversé aux cranberries fraîches

Je ne fais plus beaucoup de desserts à cause de mon cholestérol, donc quand j'en fais un, non seulement c'est quand on a du monde ou qu'on est invités, mais en plus il a intérêt à être bon!

Là, nous étions invités chez mes parents. Tout le monde était là, nous, Fifille n°1 et copain n°1, Fifille n°2 et copain n°2, quelle ambiance encore! Et ma Maman qui est un fin cordon bleu nous a régalés d'un délicieux foie gras accompagné d'une petite salade, puis d'un gigot d'agneau accompagné d'un chutney de fruits à se rouler par terre. Ensuite fromage, et au dessert, mon Papa avait réalisé une impressionnante et délicieuse salade de fruits frais... Entre le chutney et la salade de fruits, je n'ose imaginer le temps qu'ils on dû passer tous les 2 à peler, couper, trancher... Mon gâteau aux cranberries, léger, à l'acidité facilitant la digestion, avait tout pour s'intégrer dans ce repas à la perfection.

gâteau renversé aux cranberries fraîches

g_teau_retourn__aux_cranberries_02

adapté d'une recette du livre "the cranberry cookbook", Williams-Sonoma

Pour le moule carré Demarle 18cm

2 1/4 tasses de cranberries fraîches soit en volume 560ml
1 1/3 tasse jus d'orange soit 330ml
125g beurre mou + un peu pour beurrer le moule (oui oui, même si c'est un moule de silicone)
1/2 tasse sucre soit 125ml
1 oeuf, légèrement battu
1 tasse farine avec levure incorporée (farine à gâteau) soit 250ml
3 csoupe zeste d'orange (remplacé par 4 gouttes d'HE orange douce)
1 csoupe = 15 ml jus d'orange

et oui, c'est une recette américaine, les ingrédients sont donc mesurés en volume!

Préchauffer le four à 170°C
Mettre à chauffer les cranberries et le jus d'orange dans une casserole et porter à ébullition. Laisser mijoter sans couvrir le temps d'éclater les cranberries et de compoter tout ça.

g_teau_retourn__aux_cranberries_09

Beurrer (à peine, et seulement le fond s'il s'agit d'un moule silicone) le moule, placer un papier cuisson découpé à la bonne taille au fond du moule.

g_teau_retourn__aux_cranberries_08

Prélever environ 1 noix de beurre sur les 125g prévus et beurrer le papier cuisson.
Prélever 1 csoupe sur le sucre préparé et saupoudrer le fond du moule.
Verser la compote de cranberries dessus

g_teau_retourn__aux_cranberries_07

Battre ensemble à la cuiller en bois ou avec le kitchenaid équipé de la feuille le beurre restant et le sucre restant jusqu'à ce que le mélange blanchisse et devienne léger. Ajouter l'oeuf, battre pour incorporer, puis tamiser et ajouter la farine, ajouter aussi le zeste d'orange et le jus d'orange et mélanger le tout en douceur.
On obtient une pâte extrêmement lourde et épaisse...
Déposer des cuillers de pâte sur les cranberries

g_teau_retourn__aux_cranberries_06

et étaler du mieux possible sans déplacer la couche de cranberries. Et ça c'est pas facile. A mon avis, un peu plus de jus d'orange dans la pâte ne nuirait pas à la chose!
Enfourner pour 30 minutes. Vérifier en posant un doigt léger à la surface de la pâte, le gâteau doit reprendre sa forme.

g_teau_retourn__aux_cranberries_05

Laisser refroidir 5 minutes et retourner pour démouler.

g_teau_retourn__aux_cranberries_04

ôter le papier cuisson pour découvrir la couche parfaitement lisse de compote de cranberries :

g_teau_retourn__aux_cranberries_03

Finir de refroidir.
Et voilà!

g_teau_retourn__aux_cranberries_01

Un régal! Mmmmmmm, ces cranberries acides et sucrées à la fois délicatement parfumées d'orange... Mmmmm, cette pâte dessous si tendre et moelleuse... Mmmmmm, quel ensemble top! A refaire sans hésiter l'an prochain quand les cranberries reviendront sur nos étals!

Version imprimable

10 janvier 2011

velouté de chou-fleur au chorizo

Ces derniers jours, nous naviguons entre sévères gelées et redoux pluvieux... Comment rester en forme et lutter contre les microbes qui nous entourent, armés jusqu'aux dents prêts à bondir ?

Eh bien en se régalant de délicieux veloutés à la texture douce comme un pull hyper chaud en cachemire délicat porté lové(e) au coin du feu dans un fauteuil confortable...

Velouté de chou-fleur au chorizo

Mon blog a déménagé ! Retrouvez-moi dans mon nouveau domaine (clic)
Si vous étiez abonné sur ce blog, vous pourrez vous abonner sur le nouveau.
Pensez à changer le lien dans vos favoris, c'est désormais http://www.lacath.com !

Pour lire la suite de cette recette, cliquez ici

30 novembre 2010

compote de cranberries

La fin d'année, marquée aux Etats-Unis principalement par le repas de Thanksgiving, apporte avec elle ces merveilleux petits fruits rouges, hyper fermes et hyper acides. C'est le moment de l'année pour remplir son frigo et son congélo car on n'en trouvera plus après les fêtes ! Il ne faut pas hésiter, les cranberries fraîches se conservent très longtemps au frigo et se congèlent facilement.

Pour accompagner par exemple un angel food cake (je suis entrain de revoir la recette que j'avais postée ici pour remplacer par une version plus adaptée à mon goût français - moins sucré- et à mon moule -plus petit- et je vous transmettrai cette nouvelle version dès que possible), je vous propose cette

Compote de Cranberries

compote_cranberries_03

adapté d'une recette de Martha Stewart du livre "the original classics"

Pour 4 à 6 personnes

1 tasse (=250ml) cranberries fraîches
zeste et jus d'1/2 orange (3 csoupe de jus d'orange préssée)
3/4 tasse (=185ml) sucre (1 tasse dans la recette d'origine)
Dans la recette d'origine, il est également indiqué 1/4 ccafé (2.5ml) cannelle et 1/2 ccafé (=5ml) extrait de vanille, mais je préfère très nettement la version "nature" de cette compote. Elle fait moins hivernale mais avec l'angel food cake, je n'apprécie pas trop les épices qui cachent un peu le parfum frais du gâteau qui l'accompagne.

Rassembler tous les ingrédients dans une casserole et chauffer à feu moyen en mélangeant de temps en temps, jusqu'à ce que les cranberries commencent à éclater. A partir de ce moment, mélanger encore 1 ou 2 minutes très régulièrement car on veut que tous les fruits soient cuits mais restent entiers.

Laisser refroidir et servir à température ambiante.

compote_cranberries_05

Sur l'angel food cake si blanc, le rouge du jus de la compote forme un contraste saisissant... Et ce contraste se retrouve au niveau du goût : le gâteau, hyper sucré, gagne à être accompagné de cette compote acide juste ce qu'il faut, créant ainsi un équilibre extraordinaire.

compote_cranberries_02

C'est encore meilleur le lendemain !

compote_cranberries_01

Et visez-moi cette tranche d'angel food cake ci-dessus... Gâteau des anges... Ce coup-ci, je tiens la recette inratable, moins sucrée que sa version originale et qui a donc ma préférence, non pas pour la ligne mais simplement pour son goût plus proche de ce que j'aime. Je vous mets ça en ligne bientôt !

Bon appétit !

Version imprimable

14 avril 2009

friands de boudin aux pommes

J'adore le boudin aux pommes... J'en ai même fait il y a longtemps sous forme de tatins individuelles... Histoire de changer la présentation. J'ai remis ça avec encore une présentation différente :

paquets_boudin_pomme_01

J'ai simplement fait ma compote de pomme dans une poêle (sans sucre ajouté), j'ai fait dorer des rondelles de boudin dans une autre poêle avec un tout petit peu d'huile.
J'ai pris pour chaque friand 4 épaisseurs de pâte filo : j'étale une feuille, le la pschitte à l'huile d'olive, je dépose une 2ème feuille par dessus, bien alignée, je re-pschitte, je plie en 2 en travers de la largeur, je place au milieu du rectangle obtenu un peu de compote, par dessus le boudin, je replie soigneusement les feuilles de filo pour bien fermer le paquet que je dispose ensuite sur une plaque à pâtisserie antiadhésive.

paquets_boudin_pomme_02

J'ai ainsi réuni 4 friands sur la plaque à pâtisserie. Un dernier pschitt d'huile d'olive et hop, au four préchauffé à 220°C (mode tarte sur mon four) jusqu'à ce que la belle couleur dorée de mes rèves soit atteinte.

J'ai servi juste comme ça avec quelques lamelles de mangue et graines de grenade (même pas rouges, et en plus pas bonnes... Zut alors...) juste arrosées de quelques gouttes de vinaigre de cidre et d'huile d'olive.

paquets_boudin_pomme_03

Voilà, c'est tout simple, mais c'est moins gras et bien plus croustillant qu'en version tatin.

5 novembre 2008

ravioles aux cèpes de la mère Maury, sauce au roquefort et mâche aux noix

Vous vous souvenez peut-être que lors de ma journée à Valence pour le cours de cuisine d'Anne-Sophie Pic où je m'étais rendue en excellente compagnie puisqu'avec mes amies blogueuses Aurélie et Claudia, ces deux dernières m'avaient fait découvrir la boutique de la Mère Maury où je n'avais pas pu résister... Car dans cette boutique, figurez-vous que vous pouvez acheter les ravioles surgelées (séparées et non en plaques), et qu'on a pensé à tout : on vous ajoute pour 1 € une boîte isotherme pour pouvoir les rapporter jusque chez vous si, comme moi, vous avez débarqué les mains vides, enfin sans votre habituelle glacière... Elle est pas belle, la vie ? ;-)

J'en ai pris de 2 sortes, des "aux cèpes", et des "Marie-Antoinette", c'est à dire aux herbes, comme des ravioles normales, mais surdosées en herbes! Chaque boîte contient la quantité nécessaire pour 2 à 3 personnes, nous en avons en effet eu juste ce qu'il fallait pour nous 3, avec un peu de "rab" juste pour dire. Parfait, quoi. J'ai hésité à les servir juste bouillies puis saupoudrées d'un peu de fromage râpé, parce que je trouve que quand on découvre un nouveau produit, c'est bien de le tester vraiment nature, sans la moindre addition gustative. Et puis, pas folle la Cath, je me suis dit que j'allais les faire bouillir pour en goûter une ou deux totalement nature, mode découverte, quoi, mais les cuisiner pour le repas! Comme ça j'aurai tous les aspects de la chose!

Bon, mais comment accommoder des ravioles aux cèpes ? Avec des cèpes ? Voui mais bon, quand on n'a pas de cèpes ni frais ni secs ni surgelés (non, je ne parlerai pas de boîtes de conserves, pour moi ce n'est même pas une option... Enfin pas pour les champignons du moins.) Une rapide évaluation du contenu du frigo nous donne du roquefort et de la mâche... Allez, zou, c'est parti!

ravioles aux cèpes de la mère Maury, sauce au roquefort, mâche aux noix

ravioles_de_Romans_sauce_au_bleu_salade_aux_noix_02

Pour 3 personnes

1 paquet de ravioles aux cèpes (mais des ravioles natures ou autres feront aussi l'affaire)
1 paquet de roquefort de 150g (le 1er qui me parle de cholestérol je l'étouffe!)
1 briquette de crème d'amande (j'ai voulu essayer en remplacement de la crème de lait que mon cholestérol m'interdit désormais... Ou, pour être vraiment honnête, pour tenter de compenser celui contenu dans le roquefort!)
1 poignée de cerneaux de noix
3 petites poignées de mâche
sel, poivre QS
Pour la vinaigrette, QS sel, poivre, moutarde de Dijon toute simple, vinaigre arômatisé à la noix (je voulais du vinaigre de cidre mais je n'en avais plus...) et huile de noix

ravioles_de_Romans_sauce_au_bleu_salade_aux_noix_03

Mettre à bouillir une grande quantité d'eau salée, préparer la vinaigrette dans un petit bol
En même temps, chauffer sans faire bouillir la crème d'amande (ou de lait ou de soja ou de ce que vous voudrez!).
Prélever sur le morceau de roquefort de quoi répartir sur les 3 assiettes, il en faut très peu, environ 1/4 des 150g. Émietter le reste dans la crème et laisser chauffer tranquillement.
En même temps toujours, torréfier à sec dans un poêle les cerneaux de noix. Gare à ne pas les laisser brûler! ;-)

Quand l'eau bout, y plonger les ravioles encore gelées (ou fraîches selon le cas). Et là, c'est facile, quand elles sont cuites, les ravioles remontent à la surface! Incroyable comme c'est facile! Sur mes ravioles surgelées, ça n'a pas pris 5 minutes!
Une fois les ravioles toutes remontées à la surface, il suffit de les prélever à l'aide d'une écumoire (je n'a pas voulu tout verser dans une passoire de peur de déchirer ces petites merveilles...) et les déposer sur l'assiette de service.

Quand la crème est bien chaude mais pas bouillante, mixer au mixeur plongeur si joliment appelé "girafe"...
Émulsionner pour obtenir un peu de mousse en surface. Verser sur les ravioles.

Placer un peu de mâche dans les assiettes, saupoudrer du roquefort réservé, des cerneaux de noix, et couler 1 csoupe de vinaigrette par dessus.

ravioles_de_Romans_sauce_au_bleu_salade_aux_noix_04

Nous avons été enthousiasmés par ces ravioles. Pour moi qui n'avais jamais mangé d'autres ravioles que celles de supermarché (sauf le jour même de mon passage chez Pic, au restau avec les copines, mais elles étaient gratinées avec plein de trucs, on n'en sentait pas le goût...), j'ai senti mes papilles s'affoler, mes pupilles s'aggrandir, bref, ces 2 ravioles péchées directement dans la casserole d'eau bouillante étaient délicieuses. Mais quand on y ajoute la sauce au roquefort, ça fait encore ressortir le goût des ravioles. Du coup nous n'avons plus du tout regretté l'absence de cèpes...

ravioles_de_Romans_sauce_au_bleu_salade_aux_noix_05

IL faut absolument que je vous parle de cette crème d'amande que j'ai utilisée pour cette recette.

A cause de ce satané cholestérol, j'essaie de ne plus consommer de crème de lait, ou plus concrètement, de la remplacer par autre chose dès que c'est possible afin de ne pas culpabiliser quand j'en consomme, soit parce que je ne suis pas chez moi, soit parce que je ne peux pas la remplacer du tout. Donc je me suis lancée dans des tests de crème végétale.

Bien sûr, la crème de soja c'est le plus évident pour moi. Je la trouve absolument partout, elle n'est pas mauvaise, même si on peut lui reprocher un petit arrière goût âpre et amer et qu'elle supporte mal de bouillir.
J'ai aussi testé la crème d'avoine. Délicieux. Ca goûte la céréale, pas d'arrière goût bizarre, je n'ai pas essayé de la faire bouillir. C'est pour moi, à mon goût très personnel donc, hein, pas de procès d'intention SVP, LA crème pour un gratin contenant des pâtes. Je la verrais bien aussi avec des patates mais je n'ai pas essayé.
Puis, sur les conseils de Claudia, j'ai essayé aussi la crème de riz. Surprenant! On dirait une eau de riz très épaissie. C'est bon, vraiment bon, et ça goûte le riz, impossible de se tromper. A quel usages la réserver ? Je ne sais pas encore. Mon Auchan commence tout juste à la commercialiser, si ça fait comme la pâte filo, je ne vais pas en trouver longtemps... Arf...
Et j'ai gardé la meilleure (à mon goût!) pour la fin... La crème d'amande... Alors là, franchement, une douceur, une fluidité épatantes, un goût délicat... Un seul reproche : elle est sucrée! Elle sera donc idéale pour les desserts, je vois bien les panna cottas, les gâteaux etc. faits avec cette crème. Je la testerai rapidement en chantilly, celle là!

J'ai donc pris un risque en utilisant la crème d'amande, sucrée, pour mes ravioles... Et bien ce fut une réussite totale! Aussi incroyable que ça puisse paraître, l'assemblage de cette crème sucrée avec le roquefort a donné un résultat inimaginable... La sauce y a gagné en douceur, en délicatesse... Avec du recul, ça ne m'étonne pas : on mange du roquefort avec des fruits, on l'utilise dans des salades avec des fruits séchés ou caramélisés, bref, le roquefort est l'allié parfait de cette crème d'amande, et réciproquement!

ravioles_de_Romans_sauce_au_bleu_salade_aux_noix_06

Voilà donc comment, après avoir découvert la purée d'amande, j'ai finalement découvert une autre merveille que nous offre ce fruit magnifique, la crème d'amande!

Version imprimable

2 mai 2012

gâteau hyper moelleux chocolat pruneau

Clément a récemment parlé sur son blog Passion culinaire d'un concours de gourmandises mettant en relation chocolat et fruits dans une même recette ; ce concours se passe sur le blog novice en cuisine. Du coup je me suis souvenue d'une recette de gâteau au chocolat et au pruneau que j'avais vue passer sur un magasine sans plus m'y attarder que ça, car dessert rime souvent avec beurre, œuf et crème, les parfaits amis du cholestérol ! Bon, comme j'aime bien les gâteaux, et que je fais attention en général à ne pas consommer trop de ces produits délicieux qui régalent mon cholestérol, j'ai décidé de me permettre de craquer... et il n'en a pas fallu plus pour que je parte à la recherche du magazine en question...

Le magazine vantait une consistance très moelleuse, eh bien oui ! Carrément ! Si comme moi vous aimez les gâteaux hyper moelleux comme les brownies, ou que vous avez des problèmes intestinaux auxquels le pruneau est la parfaite solution ;-) , ou que vous souhaitez terminer un sachet de pruneaux de cet hiver - ou les trois !!! - je vous recommande ce gâteau !

Gâteau hyper moelleux chocolat pruneau

-- Lire la suite --

 

30 avril 2012

ananas rôti façon Ladurée

Ma voisine a dû s'absenter de chez elle sans avoir pu anticiper ce départ et vider son frigo des principaux périssables. Elle m'a donc demandé de m'occuper de deux ou trois choses qui allaient s'abimer et, comme vous vous en doutez, je ne me suis pas fait prier, ma voisine nous ayant souvent régalés lors de repas fort sympathiques... ;) J'ai donc récupéré, entre autres, de l'ananas rôti à faire damner un saint ! Il me fallait absolument la recette ! Ma voisine me l'a gentiment donnée, et je vous la fais passer à mon tour : un ananas rôti pareil, faut que ça circule, faut que ça vive, faut que ça bouge, personne ne doit passer à côté, c'est à se rouler par terre !

ananas rôti façon Ladurée

-- Lire la suite --

 

24 janvier 2011

velouté de potimarron aux châtaignes, potimarron râpé et miettes de roquefort

Mon blog a déménagé.
Vous pouvez me retrouver sur http://www.lacath.com
Vous y trouverez la possibilité de vous abonner et de recevoir ainsi un email vous notifiant chaque publication d'un nouvel article.

Si vous me connaissez un tant soit peu, et/ou si vous me suivez sur ce blog, vous savez sans doute que je n'apprécie en principe pas trop le potimarron, ni même les châtaignes...

Alors allez comprendre pourquoi j'adore autant le velouté de potimarron aux châtaignes...
J'aime ça à tel point que j'en fais très régulièrement depuis un an, depuis cette crème de potimarron aux châtaignes agrémentée de ravioli au bacon et aux châtaignes et de tranches de bacon croustillantes...

Je décide donc de vous reparler aujourd'hui de cette soupe tant aimée.

La suite de cette recette se trouve sur mon nouveau blog...
Pour la lire, merci de cliquer ici.

2 décembre 2010

angel food cake : la recette définitive

La voilà, la recette définitive de l'angel food cake, une recette à laquelle je ne vois plus rien à améiorer ! J'avais déjà posté il y a longtemps une autre recette d'angel foodcake (clic) qui était déjà excellente mais qui était trop sucrée pour mon goût français, et qui n'était pas tout à fait en accord non plus avec la méthode classique puisque je graissais mon moule, ce qui conduisait à un gâteau à deux consistances, l'une parfaite et l'autre un peu tassée, au sein d'une même part.

Cette fois c'est la bonne, et mes amies Mireille, Cath.Woman, Monique, Dominique, Fredouch_ka, Marie-Claude et Hilda ont participé à sa réalisation puis sa dégustation, accompagné de la compote de cranberries publiée dans mon précédent billet.

Cette fois, nous avons obtenu une consistance parfaite et régulière, un goût pas trop sucré pour nous autres français(es), et surtout un volume de préparation plus adapté à nos moules à kouglhopf européens, puisque les moules à angel food cake, à bords non cannelés et possédant 3 petits pieds pour pouvoir les retrourner aisément, sont introuvables en France...

Voici donc la recette définitive :

Angel food cake

compote_cranberries_03

ici en photo avec la compote de cranberries

J'espère que mes amies blogueuses referont vite ce gâteau et en publieront la recette avec toutes les étapes de sa confection en photo : animant moi-même cet atelier de "cuisine américaine", je n'ai pas eu la possibilité de faire mes propres photos !

Voici la recette, non illustrée, donc :

3/4 tasse farine T45,
1/4 tasse maïzéna
1 1/4 tasse sucre super fin (je prends du sucre en poudre normal et je le mets 2 minutes au mixeur à couteau)
1 1/2 tasse blancs d'oeuf ( ça fait environ 13 oeufs ) à température ambiante
1 csoupe eau chaude
1/4 ccafé sel
1 1/2 ccafé crème de tartre : tartrate acide de potassium, disponible dans les magasins spécialisés (G Detou par exemple) ou en pharmacie. E336. Permet de monter plus facilement les blancs et de les rendre plus stables. Peut être remplacé par quelques gouttes de jus de citron et... une bonne expérience dans la montée à vitesse progressive des blancs !
1 ccafé extrait vanille liquide

Suite aux nombreuses réclamations passionnées, je rectifie très vite le tir... Toutes mes excuses pour cet oubli, ci-après les explications demandées...

Pour rappel : les mesures américaines sont précises et considérées "rases" sauf indication contraire.
1 tasse = 250ml, 1/2 tasse = 125ml, 1/3 tasse = 80ml, 1/4 tasse = 60ml
1 csoupe = 15ml, 1 ccafé = 5ml, 1/2 ccafé = 2.5ml, 1/4 ccafé = 1ml.

Oui, je sais, les mesures américaines (standard) et canadiennes (métriques) diffèrent légèrement, mais en France ce sont généralement les métriques que l'on trouve et donc celles que j'emploie.
Vous utiliserez donc un verre doseur si vous n'avez pas encore investi dans les mesurettes américaines disponibles aujourd'hui dans bien des boutiques et/ou supermarchés français.
Les brocs mesureurs Pyrex sont souvent gradués en tasses aussi bien qu'en centilitres et conviennent pour les mesures d'ingrédients liquides alors que les mesures inox ou plastique en forme de cuillère plus ou moins large et profonde sont réservées aux ingrédients non liquides. Je ferai des photos dès que possible pour compléter, pour l'instant je souhaite juste dépanner les gourmand(e)s coincés par l'absence d'information.
Je vous recommande au passage la lecture de cet article.

Préchauffer le four à 170° chaleur tournante.

Passer le sucre au mixeur pour en faire du sucre superfin. Prélever 3/4 tasse de ce sucre pour la meringue. Laisser le reste dans le mixeur, ajouter la farine et la maïzena, pulser pour tamiser. Autre méthode : prélever 3/4 tasse de sucre destiné à la meringue, placer le reste de sucre dans le mixeur à couteau avec la farine et la maïzena et mixer 2 minutes pour à la fois affiner le sucre et tamiser l’ensemble. Je préfère la 1ère méthode.

Préparer tous les autres ingrédients à l’avance.

Dans le bol du kitchenaid armé du fouet, placer les blancs et ajouter la csoupe d’eau chaude. Fouetter à faible vitesse jusqu'à ce que ça mousse bien. Ajouter le sel, la crème de tartre et la vanille, et fouetter à vitesse moyenne jusqu'à arriver à une belle mousse de la consistance d'une crème fouettée mousseuse.
Tout en fouettant toujours, ajouter les 3/4 tasse de sucre restant csoupe par csoupe, augmenter encore un peu la vitesse pour terminer : c'est le "bec d'oiseau".

Ajouter à la maryse le mélange sucre/farine tamisé en 3 à 6 fois, en respectant le geste approprié : planter la maryse au centre, ramener vers le bord en soulevant tout en mettant en rotation le bol de l'autre main en direction de la main armée de la maryse. Ne pas tourner le poignet comme on a tendance à le faire naturellement.

Transférer dans un moule à cheminée (type kouglopf) non graissé. Verser la pâte dedans tant bien que mal, taper un peu le moule sur le plan de travail pour éliminer d'éventuelles poches d'air, passer la maryse verticalement tout le long dans la pâte toujours pour enlever les bulles puis lisser la surface. Attention à ne pas arriver jusqu’en haut du moule car ça va beaucoup monter dans le four… et placer par sécurité une plaque dessous.

Enfourner pour 50 minutes environ.

Retourner le moule sur ses pieds ou sur le goulot d’une bouteille. Laisser complètement refroidir tête en bas. Démouler, et servir.

Ca peut paraître bizarre, mais on met réellement le gâteau retourné sur une bouteille... Et non, il ne tombe pas : le moule n'est pas graissé ! J'ai un moule à kouglhopf métal anti adhésif, et quand on ne graisse pas, ça ne tombe pas ! Je ne sais pas ce que ça donnerait avec un moule en silicone, mais après quelques recherches sur internet (je décline donc toute responsabilité) il semble que ça ne tombe pas non plus ! Bon, soyez quand même prudent(e)s lors de votre premier essai... ;-) et mieux vaut utiliser une bouteille de vin remplie d'eau qu'un grand cru soigneusement élevé depuis des années et attendant une occasion exceptionnelle pour être apprécié à sa juste valeur... ou qu'une bouteille plastique qui va fondre... ;-)

Le démoulage est sportif... En effet... Je procède en faisant glisser une spatule en bois tout le tour du gâteau, qui, malgré son aspect aérien et léger, est super costaud ! Dominique était stupéfaite en me regardant manier le gâteau refroidi sans trop de ménagement, l'écrasant d'une main vers la cheminée centrale tandis que l'autre main enfonçait la spatule en bois jusqu'au fond du moule par le bord externe pour le décoller de la paroi... Essayez délicatement pour commencer, puis vous verrez que vous pourrez vous enhardir et y aller avec un peu moins de délicatesse. Ce gâteau, c'est comme de la mousse, il reprend sa forme après écrasement... Hé ! Faut pas y aller comme un bûcheron, hein ! Mais il est bien plus résilient qu'on ne le pense à première vue...
Bien entendu il va rester du gâteau accroché au moule, mais cela ne détériore en rien l'aspect externe de cette petite merveille car c'est une fine couche, comme de la poudre pulvérisée sur de la colle, vous voyez ce que je veux dire ? Et il vous faudra certainement bien faire tremper le moule dans de l'eau très chaude pour que ça se décolle !

Version imprimable

8 juillet 2010

l'opéra de Frédéric Bau et les desserts de l'anniversaire de Fifille n°1

Ah la la, déjà un mois de passé depuis cette belle journée d'anniversaire! Belle dans nos coeurs et autour de la table, mais franchement moche dehors, il pleuvait!

22 ans quand même, notre grande fille... Ca nous rajeunit pas tout ça... Soupir...

Il y a 22 ans, je savais à peine faire cuire des pâtes, donc finalement je ne regrette pas ces années passées -entre autres- à acquérir de l'expérience dans ma cuisine...

Mais revenons à ce repas d'anniversaire.

Grâce au cours de cuisine arménienne dispensé avec amour et talent par Hilda, une amie non blogueuse, un cours déjà mis à profit avec bonheur entre autres par Dominique (Cuisineplurielle), Mireille de Menus Propos et CathWoman de la Gazette des Fourneaux, j'avais décidé de faire un apéritif de là-bas : tarama maison, houmous et caviar d'aubergine maison aussi (recettes à venir... un jour...), avec du pain libanais (pas maison, lui, car même si je sais le faire, j'en ai déjà fait de nombreuses fois, là je n'aurais jamais eu le temps).

Ensuite, un taboulé quand même pas aussi vert que celui de Hilda, car la vraie version inclut tellement d'herbes et si peu de tomate que mes enfants m'auraient immédiatement licenciée, arraché mon tablier, versé le goudron champagne sur la tête, j'en passe et des meilleures!

Et puis, histoire de changer de pays, et selon la volonté de Fifille n°1, nous avons poursuivi avec un curry de poisson, accompagné de riz vapeur. Oui, nous sommes de grands voyageurs culinaires! La recette n'est pas encore sur ce blog et n'est pas près de l'être : je n'ai pas pris de photos!

Et puis nous sommes passés auX dessertS... Voui voui, vous avez bien vu, c'est au pluriel!

La Maman de Copain n°1 avait apporté une gigantesque pavlova aux fruits rouges pour faire plaisir à Fifille n°1 (et pas qu'à elle!) car elle a-do-re la pavlova, ma fille! Nous adorons tous!

pavlova_fruits_rouges_anniv_FF1

Je suis vraiment désolée que la photo soit aussi ratée. J'ai pourtant pris plusieurs clichés, tous sont flous! L'horreur! Enfin, la pavlova, elle, n'était pas ratée! Un régal! Et nous y avons fait largement honneur!

Avec, un fraisier, à la demande de Fifille n°1, sur une recette très bien expliquée par Sylvie

fraisier_anniv_FF1

Oui, je sais, 4 bougies... Non, Fifille n°1 n'a pas 4 ans, allons, je vous ai déjà dit qu'elle a 22 ans, allons, il faut suivre, quoi! lol!
Allez, j'explique. Nous avons fêté ce jour-là 4 anniversaires, Fifille n°1, Copain n°1, mon Nomamoi et CousinParisienGrenobloisExpatriéPourEtudes... Ils sont tous nés à peu près à la même période, en mai... Donc chacun a eu sa bougie perso à souffler.

Mais je reviens à notre succession de douceurs.

Enfin, le 3ème et dernier -ouf!- dessert :

L'opéra de Frédéric Bau

op_ra_Fred_ric_Bau_02

Pfff, encore une photo ratée... Franchement on ne voit rien, et je n'ai même pas fait de photo sur assiette! Il faut imaginer une couche de biscuit au café au fond, par dessus une ganache au chocolat noir fondante, une autre couche de biscuit au café et une chantilly de chocolat au café. La déco a été réalisée par les doigts agiles de Fifille n°2. Mais la photo ne la met vraiment pas en valeur!
Je sens que je vais devoir refaire ce gâteau rien que pur pouvoir poster une meilleure photo ici... ;-)

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas Frédéric Bau, voici une interview sur CuisineTV, interview qui ne date pas d'hier... Histoire de faire un peu connaissance quand même! Toutes celles et tous ceux qui sont allés à l'Ecole du Grand Chocolat - Valrhona - à Tain l'Hermitage connaissent bien son directeur!

C'est aussi sur CuisineTV que j'avais vu et noté cette recette d'opéra. Je l'avais déjà fait il y a longtemps, ça devait être en 2004, et je l'ai refaite pour ce quadruple anniversaire. Et je peux vous dire que les quelques cours auprès de Julie chez Valrhona m'ont permis de me debrouiller nettement mieux cette fois que la première fois... Merci Julie! ;-)

La recette est disponible sur le site de CuisineTV (clic)

Pour le petit cadre rectangulaire Demarle, soit de 8 à 15 personnes selon la taille des parts

Le biscuit :
100g beurre
120g farine (Francine suprême pour moi, c'est que je destinais ce gâteau à du beau monde!)
60g sucre semoule
1/2 sachet levure chimique (1 1/2 ccafé rases)
2 oeufs entiers
60g miel d'acacia (au goût neutre)
25g lait
1 pincée sel fin
1 csoupe café soluble (rase)

Le sirop de café :
125ml café fort froid (pas chaud en tout cas! A température ambiante est OK je suppose)
25g sucre
1/2 csoupe de pastis
dans la recette d'origine, on prépare le double de ces quantités. Et je n'en ai même pas utilisé tout à fait la moitié!

La ganache chocolat fondante :
300g crème liquide entière
50g miel acacia (goût neutre)
250g chocolat à 66% (j'ai triché, j'ai mis du 68% sans compenser les proportions... Si Julie savait ça... Aïe...)

La chantilly chocolat au café :
200g de la ganache chocolat fondante préparée ci-dessus
200g crème liquide entière
2 csoupe café soluble

Compter 3 à 4 heures de boulot, plus au moins 2h de congélation ou 6h de frigo avant la dégustation.
L'idéal est de le faire en 2 parties, sur 2 jours, et de le manger au plus tôt le 3eme jour.
Ce gâteau supporte très bien la congélation.

1ère partie :

Réalisation du biscuit :

Préchauffer le four à 200-210°C chaleur tournante.
Faire fondre le beurre (je fais toujours ça au micro-ondes).
Dans un mixeur, mixer tous les autres ingrédients puis ajouter le beurre chaud à la fin. Mixer pour incorporer.
Couler sur le flexipat (que je ne manque pas de huiler très légèrement au pschitt par précaution) ou sur une plaque à pâtisserie couverte de papier cuisson.
Lisser la surface

op_ra_Fred_ric_Bau_03

Enfourner à 200-210°C chaleur tournante 6 à 8 minutes environ. Sortir du four, laisser refroidir 5 minutes

op_ra_Fred_ric_Bau_04

Puis, si vous avez utilisé un flexipat, démoulez en retournant le tout sur un papier cuisson et "peler" le flexipat.
Marquer le biscuit en 2 à l'aide du cadre rectangulaire et le couper au couteau.
Préparer le plat de service (qui doit supporter le passage au congélateur le cas échéant), y placer le cadre et doubler les parois de rhodoïd (pas obligatoire bien sûr, mais ça facilite tant le démoulage!).
Attraper la plus grande moitié (eh oui, on fait des moitiés pas égales... Tsssss tsssss, j'espère qu'il n'y a pas de prof de maths par ici...) délicatement, la décoller sans s'affoler pour ce qui reste collé au papier cuisson. C'est normal et ça ne nuit en rien au gâteau.

op_ra_Fred_ric_Bau_05

Placer cette moitié au fond du cadre préparé. Réserver.

op_ra_Fred_ric_Bau_06

Préparation du sirop au café :

Ajouter le sucre et le pastis dans le café froid (pour ne pas éventer le goût du pastis).
Imbiber le biscuit qui est dans le cadre  l'aide d'un pinceau. Ne pas détremper le biscuit.
Réserver au frais le reste du sirop.

Réalisation de la ganache au chocolat fondante :

Chauffer la crème avec le miel.
Fondre le chocolat très précautionneusement au bain-marie ou au micro-ondes.
Verser la crème bouillie sur le chocolat fondu en 3 fois en émulsionnant bien à la maryse à chaque fois. Ne pas remettre de crème tant que tout le tiers précédent n'a pas été absorbé. Et pour être bien sûr que la ganache soit réussie, la passer au  mixeur plongeur sans incorporer d'air : attention, c'est très important, on ne veut pas de bulles dans la ganache quand elle va se solidifier! On utilise donc un récipient haut et étroit (comme le verre vendu avec le mixeur plongeur par exemple...) et on s'émerveille devant la ganache qui se lisse petit à petit et devient merveilleusement brillante...

op_ra_Fred_ric_Bau_07

Réserver 200g de cette ganache pour faire la chantilly au café.
Ce qui n'a pas été réservé doit être quasiment à température ambiante, on verse donc notre ganache directement dans le cadre sur le biscuit imbibé pendant qu'elle est encore coulante!
Placer la petite moitié de biscuit par dessus de la façon la plus horizontale possible et appuyer un peu pour chasser les éventuelles bulles d'air et faire plaisir à Valérie Damidot qui aime tant maroufler! lol!
Imbiber à son tour le 2eme biscuit avec le sirop au café.

op_ra_Fred_ric_Bau_09

Réserver au frais, voire carrément au congélateur.

Préparer la chantilly chocolat et café :

Vite avant que la ganache ne soit trop figée, fondre le café dans la crème froide

op_ra_Fred_ric_Bau_08

puis ajouter la crème ainsi parfumée dans les 200g de ganache réservés. Mélanger pour incorporer sans chercher plus loin.
Réserver au frigo au moins 2 heures, voire 3h par les chaleurs que nous avons en ce moment.
Personnellement, je prépare toute cette première partie la veille, je mets le gâteau au congélateur et la ganache chocolat café au frigo pour la nuit. Je reprends la suite le lendemain tranquillement.

2ème partie :

Chantilly et montage final :

Sortir la ganache du frigo et la monter au fouet jusqu'à ce que la texture soit mousseuse et brillante.
Etaler délicatement sur le gâteau (qui peut parfaitement être sorti du congélateur juste le temps de le "tartiner" de chantilly), bien lisser et remettre au frigo (ou au congélateur selon votre choix).

op_ra_Fred_ric_Bau_10

Si vous avez choisi de congeler le gâteau, il faudra veiller à le sortir et le mettre au frigo environ 24 heures avant la dégustation.

Frédéric Bau précise que "ce gâteau se consomme assez froid, contrairement à l'accoutumée" (je cite).

Et voilà!
C'est du boulot, mais franchement le résultat est largement à la hauteur de l'effort!
Il est très fort en café, et je pense que quand je le referai j'imbiberai un peu moins mes biscuits. La petite touche de pastis est très légère, indéfinissable, c'est intéressant! On ne devine pas ce que c'est mais on sent quelque chose de très particulier, très agréable. Cela dit, si vous souhaitez ne pas mettre d'alcool, cela ne fera pas une grande différence.

A bientôt pour une bonne glace bien rafraîchissante... En ce moment même où je termine la rédaction de ce billet, il est 20h passé et il fait 30.6°C à l'ombre... Glups...

Version imprimable

PS : J'avais déjà fait un opéra légèrement différent, la crème au café est une crème au beurre aromatisée et le biscuit est un biscuit joconde (cliquer ici pour voir l'autre recette). La version de Frédéric Bau est différente, ce n'est pas à proprement parler un opéra tel qu'il a été créé, conçu. Par ailleurs, il est beaucoup plus léger, chaque couche est appréciable indépendamment des autres, il a donc lui aussi beaucoup de raisons d'être consommé avec délectation!

17 septembre 2010

tarte aux pommes du jardin à la façon de ma Maman!

Ca y est, nous avons cueilli les pommes de notre pommier...

tarte_aux_pommes_08

Rassurez-vous, il n'y en avait pas que 6 sur l'arbre (contrairement à l'année dernière...) : un plein cageot repose à la cave en attendant que je leur fasse leur fête! ;-)

Elles ne sont peut-être pas très jolies, certaines sont tâchées (non traitées), mais elles sont croquantes et juteuses, miam!

Pour célébrer leur arrivée dans ma cuisine, quoi de mieux qu'une bonne tarte aux pommes ?

Tarte aux pommes à la façon de ma Maman

tarte_aux_pommes_02

pâte à tarte de votre choix, une pâte brisée maison pour ma Maman
pommes, pelées, trognon ôté, coupées en demi-lunes. Ma maman préfère les canada grises ou les reines des reinettes. Je n'ai strictement aucune idée de la race de mon pommier...
QS sucre roux,
quelques noisettes de beurre
confiture ou gelée de groseilles

Placer la pâte à tarte de votre choix au fond du moule.
Pour une fois ce n'est pas mon habituelle pâte santé qui aura ma préférence aujourd'hui mais une "vraie" pâte brisée, au bon beurre, tant pis pour le cholestérol!
J'ai fait ma pâte avec 250g de farine T65, 125g de beurre bien froid, 1 csoupe de sucre de canne bio, 1/4 ccafé sel et 5 csoupe d'eau glacée, je l'ai façonnée en un disque épais puis laissée reposer 1 heure au frigo avant de l'étaler finement sur du papier cuisson et je l'ai enfin placée, avec le papier dessous, dans le moule. Je l'ai piquée puis remisée 1 heure au congélateur.

Préchauffer le four entre 180°C et 220°C selon vos habitudes. Pour moi, mode tarte 220°C. Quand j'avais un four qui n'avait pas de mode tarte, je mettais chaleur tournante 180°C.

Pendant ce temps, j'ai pelé les pommes, et je les ai coupées en deux de la queue vers la fleur. Ensuite j'ai ôté le coeur et tranché mes demi-pommes en demi-rondelles fines perpendiculairement à leur ligne médiane de façon à avoir partout la même épaisseur. Il m'a suffit ensuite d'appuyer sur chaque demi-pomme tranchée délicatement du plat de la main pour que les demi-rondelles se placent naturellement à intervalles réguliers sur la planche à découper.

J'ai ensuite sorti ma pâte du congélateur complètement congelée et raide comme la justice, et j'ai profité de cet état pour peler le papier cuisson et reposer le fond de tarte "tout nu" dans le moule. Pour éviter que la pâte ne réchauffe trop vite, j'ai placé le moule sur un torchon dans lequel j'avais caché un large pain de glace :

tarte_aux_pommes_06

Puis je suis revenue aux pommes. Je les ai soulevées en m'aidant de la lame d'un couteau (elles se sont donc posées sur le plat de la lame) et les ai ainsi transportées sur le fond de tarte congelé. Le les ai arrangées le plus joliment possible, sachant que je n'en avais pas 2 du même calibre...

Ensuite, un peu de sucre roux saupoudré par dessus, puis quelques noisettes de beurre :

tarte_aux_pommes_07

C'est tellement beau, ces fruits, ce beurre, ces petits grains de cristaux de sucre qui brillent, je ne résiste pas à prendre une autre photo :

tarte_aux_pommes_05

Puis hop, au four pour 35 minutes (45 minutes quand j'avais mon vieux four que je mettais en chaleur tournante à 180°C)

tarte_aux_pommes_04

A la sortie du four, tartiner au pinceau les pommes de confiture de groseille (maison s'il-vous-plaît !) réchauffée au micro-ondes ou à la casserole.

tarte_aux_pommes_03

Déguster tiède ou à température ambiante.

Tan dan !

tarte_aux_pommes_01

La pâte est délicieuse (faut dire que qund on est en manque de beurre, une pâte comme ça devient la 8ème merveille du monde !), fine, croustillante, légèrement friable, elle soutient amoureusement les pommes qui commencent à fondre-compoter dessous tout en étant à peine croquantes-caramélisées dessus, et la confiture colorée, sucrée et acide à la fois, complète à le perfection ce petit bonheur tout simple mais si chaudement et tendrement enveloppant... Soupir de contentement.... Ronronnement délicat...

Bon appétit! Et bon week-end!

(Naaaaan, pas de version imprimable pour ça quand-même !)

1 juin 2008

filets de dinde au miel

Voici à présent la 2ème recette tirée du livre envoyé par Olivier. Une recette largement aussi sympa que la précédente, le cabillaud en chapelure de pain d'épices, sauce ail-citron vert!

Filets de dinde au miel

dinde_miel_et_pain_d__pice_05

source "Pains d'épices", Mireille Oster

se commence plusieurs jours avant par la marinade (seulement la veille pour moi)

Pour 4:
1 poitrine de dinde
1 oignon
100g miel
50cl vin blanc
1 gousse d'ail
gros sel
coriandre
épices selon votre goût (j'ai pris du curry en poudre)
poivre du moulin
50g beurre
1 tasse chapelure de pain d'épices (je n'avais que le reste de mon pain d'épices qui avait déjà servi pour le cabillaud et encore avant de dessert, donc je n'en avais pas une tasse complète, loin de là. Et c'est vrai que c'était un peu juste, du coup...)

Hacher l'oignon, l'ail, les herbes, mélanger avec le vin, le miel, saler, poivrer. Badigeonner la viande et la laisser mariner au frigo plusieurs jours en la retournant de temps en temps (juste 24h pour moi).
Préchauffer le four à 180°C
Égoutter la viande, saupoudrer de chapelure et de morceaux de beurre
Enfourner 1/2 heure à 180°C.

dinde_miel_et_pain_d__pice_04

La cuisson de la dinde est parfaite, elle est rosée mais cuite, donc absolument pas sèche comme l'est si souvent la volaille sans os au four!

dinde_miel_et_pain_d__pice_03

La recette située sur la même page du livre semblait un vrai bonheur comme accompagnement, voyez vous-mêmes, des salsifis soufflés au pain d'épices! Seulement voilà, je n'avais pas de salsifis, ni de pain d'épices de reste. Du coup j'ai fait rapidement un petit mélange de légumes (certains surgelés, certains frais, d'autres semi-frais vendus tout prêts sous plastique à Auchan) parfumé au gingembre et au curry en poudre, avec un peu de miel et de sauce soja.

dinde_miel_et_pain_d__pice_01

Mais comme d'hab, l'accompagnement que j'ai choisi ne m'a pas à 100% satisfaite. Je regrette que le livre ne contienne pas d'indication sur les accompagnements possibles, les mieux adaptés en fait. En effet, il est rare, exceptionnel même que je fasse 2 fois la même recette, donc quand j'utilise une recette pour la 1ère fois, par définition je ne sais pas trop ce que je vais obtenir. Bien sûr j'ai une idée, en fonction des ingrédients, particulièrement lorsqu'il y a des épices, mais si cela m'indique une direction, cela ne me mène pas toujours à la bonne destination! Là encore j'étais dans la bonne direction, mais j'ai obtenu quelque chose de beaucoup trop goûteux, trop contrasté (bien que pas piquant du tout) avec la tendreté et la douceur délicatement sucrée de la viande. C'était bon, mais aucune symphonie ne se créait lors de la rencontre de l'ensemble...

dinde_miel_et_pain_d__pice_02

En tout cas c'est une façon délicieuse de préparer une poitrine de dinde, reste à réfléchir à un accompagnement plus adapté... Je verrais bien, maintenant que j'ai goûté une première fois, un purée de patate douce au miel et aux noix... Mais les patates douces ne sont pas des légumes, et dans un souci tout à  mon honneur (n'est-ce pas?) d'équilibre alimentaire, je ne me contenterai pas d'un féculent... et c'est là que je coince! lol!

Des idées?

Version imprimable

10 septembre 2010

les cannelés de Mangue

Hi hi, je pense à ceux qui sont arrivés ici en cherchant un plat ou un dessert à base de mangue... Raté! lol! Non, Mangue, c'est le pseudo d'une amie du forum de CuisineTV... Une amie dont la recette de cannelés a marqué les mémoires... et tout particulièrement la mienne ! Il paraît que c'est à la base une recette de Maïté... Je ne sais pas, tout ce que je sais c'est qu'ils sont carrément sublimes.

Allez, il est temps de courir chez le marchand acheter plein d'oeufs, de lait, de sucre... Il faut s'y prendre un peu à l'avance, la pâte doit reposer 1 nuit au frigo...

Cannelés

cannel_s_de_mangue_02

Recette prise sur le forum de cuisineTV et transmise par Mangue

A préparer la veille, prep 15 minutes.
Cuisson 1 heure
A déguster dans les 2 ou 3 heures qui suivent la sortie du four
Doubler d'office les quantités données ici : c'est trop bon!

50cl de lait
3 oeufs (2 oeufs entiers + 1 jaune)
125g farine
230g sucre
30g beurre fondu
1 gousse de vanille (pour moi 1/2 ccafé extrait de vanille)
1 csoupe de rhum
QS arôme ou huile essentielle citron, orange

cannel_s_de_mangue_01

Mélanger 1 jaune et 2 oeufs entiers
Battre avec un peu de lait froid et faire chauffer le restant du lait avec la gousse de vanille, laisser infuser 10 minutes puis verser sur le mélange oeuf.
Pour moi qui utilise de l'extrait de vanille, cette étape n'est pas nécessaire, je fais juste tiédir le lait avant de l'utiliser. Attention, j'ai dit tiédir, on ne veut pas faire des oeufs brouillés!
Mélanger ensuite à cette crème petit à petit le sucre, la farine, le beurre fondu, le rhum et selon le cas, les grains de la gousse de vanille, les arômes ou les HE.
Passer le tout au chinois pour éliminer les grumeaux récalcitrants. Réserver dans des bouteilles plastique propres (cela permettra de remplir facilement les moules pour celles et ceux qui n'ont pas la chance de posséder un entonnoir à piston...) Laisser au minimum 24h au frigo.
Le lendemain, sortir la bouteille, enduire les moules de beurre fondu, même pour des moules en silicone.
Préchauffer le four à 210-220°C chaleur tournante, bien secouer la bouteille, remplir les moules aux 3/4. Il arrive que le beurre soit complètement solidifié au dessus de la pâte. Je verse alors la pâte dans un saladier et je mixe rapidement au mixeur plongeur.
Enfourner pour 1 heure.
Démouler, servir tiède.

cannel_s_de_mangue_03

Sur les photos présentant 3 cannelés, vous remarquerez qu'ils sont tous différents. Un hyper caramélisé, presque brûlé, un bien doré, et un très clair tout petit... J'avais fait 2 plaques.
La 1ère plaque a cuit sur le mode "gâteau 210°C" de mon four. En effet la recette d'origine disait th7, donc 210°C. Le résultat ne fut pas convaincant... la preuve : Le tout petit très clair, c'est un truc bizarre de cause indéterminée... J'avais rempli toutes mes empreintes du même volume (aux 3/4), tous les cannelés de la plaque avaient bien levé au point de me faire croire qu'ils allaient s'échapper du moule, et celui-là (seulement celui-là) est ressorti non seulement pas assez cuit mais en plus minuscule... Allez comprendre... Le juste bien doré provenait de la même plaque... Pas assez doré -et donc pas assez croustillant à l'extérieur- à mon goût.
Pour la 2ème plaque, j'ai changé le réglage : chaleur tournante 220°C. Et là j'ai eu la perfection (très personnelle je vous l'accorde) du cannelé... Super croustillant à l'extérieur, fondant comme un flan à l'intérieur... On ne le voit pas sur la photo car j'ai abîmé le cannelé en le déchirant pour l'ouvrir (j'ai fait la photo le lendemain sur un cannelé donc froid et un peu sec) mais l'intérieur est normalement presque aussi lisse que du flan, juste quelques bubulles.

Conclusion, si vous souhaitez tester cette recette, je vous recommande de faire un essai avant afin de déterminer le meilleur réglage de votre four en fonction de votre goût : tout le monde n'aime pas forcément des cannelés aussi caramélisés que les miens...

Alors, qui s'y colle pour le week-end ?

Mais n'oubliez pas les recommandations du ministère public lacathèsque :

Attention, le cannelé est un produit dangereux susceptible d'exercer une addiction et de causer un terrible syndrome de manque... ;-)

Version imprimable

2 septembre 2010

le gâteau au citron et à l'huile d'olive d'après Pierre Hermé et Menus Propos

Bonne rentrée à toutes celles et tous ceux, grands et petits, que ça concerne!

Une petite douceur pour faire passer ce moment peut-être difficile...

g_teau_citron_huile_olive_pierre_herm__04

Un gâteau au citron et à l'huile d'olive d'après Pierre Hermé et Mireille

Mmmmmmmmm, un régal...

Et non seulement c'est beau (je dirai même carrément que ça en jette!), mais en plus c'est délicieux!

g_teau_citron_huile_olive_pierre_herm__06

Et puis ça fait participer mon Nomamoi : de goûteur professionnel il devient aussi soudeur/caraméliseur... Le roi du chalumeau ! lol !

Et en plus, il est encore meilleur le lendemain... Si si... On peut même le garder au frigo avec la meringue dessus... Idéal quand on prépare la veille pour des invités, non ?

J'ai fait gâteau plusieurs fois, alors je vous mets le lien vers la recette d'origine (clic), prise chez Mireille du blog Menus Propos, et comme d'habitude je vous indique le peu de modifs que j'ai faites :

g_teau_citron_huile_olive_pierre_herm__02

Pour signaler mes modifications, je raie ce que je supprime et/ou place en italiques ce que je rajoute/modifie et mes commentaires.

le gâteau
245g de farine
1 1/2 ccafé levure chimique et j'ai ajouté une pincée de sel
200g sucre en poudre
les zestes de 2 citrons jaunes bios
4 oeufs à température ambiante
1 2 csoupe de jus de citron parce que j'aime trop le citron...
185g d'huile d'olive
250g de framboises
3 csoupe de lait entier frais demi-écrémé UHT

Meringue italienne :
3 blancs d'oeufs
168g sucre en poudre
50ml d'eau
QS sucre glace

Pour le gâteau :

Préchauffer le four à 180°C (th.6) mode gâteau 180°C sur mon four.
Beurrer, fariner un moule à manqué de 25cm . J'ai utilisé les moules en silicone carrés Demarle sans graisser ni fariner, celui qui convient le mieux à mon avis est le "moule tablette" 20x20, le "carré simple" en 18x18 est un peu petit, le gâteau se déforme trop en levant dans le four et son épaisseur impose de le faire cuite plus longtemps.
Tamiser la farine et la levure. Réserver.
Mélanger directement dans le bol du kitchenaid à l'aide d'une maryse les zestes de citrons avec le sucre pour le rendre humide et grumeleux. Dans le bol du kitchenaid muni de la feuille, mélanger 3 minutes les oeufs avec le sucre + les zestes. Ajouter dans l'ordre le lait, la farine/levure, le jus de citron, le beurre et l'huile d'olive pour avoir un mélange homogène.
Verser 1/3 du mélange dans le moule. Poser les framboises, verser le reste de l'appareil. Je n'ai pas mis de framboises. En effet, lors de mon 1er essai, je n'en avais pas, et c'était tellement bon que les fois suivantes je n'ai même pas eu envie d'essayer avec les framboises que j'avais pourtant achetées (congelées, heureusement!) Et du coup, cette instruction devient simplement : Verser dans le moule.
Cuire 30-35 40 minutes, démouler aussitôt sur grille, retourner. Laisser refroidir.*

Pour la meringue italienne :

faire bouillir l'eau avec le sucre sans remuer. Faire chauffer jusqu'à 110°.
Remettre le bol (bien propre, bien sec, sinon les blancs ne vont pas monter) sur le kitchenaid muni du fouet. Mettre en route, laisser tourner 30 secondes, verser le sirop. Et là laisser faire à vitesse moyenne jusqu'à refroidissement. Résultat à obtenir : bec d'oiseau au bout du fouet. Cela prend environ 10 minutes à vitesse 6 sur mon kitchenaid qui en possède 10.

Remplir une poche munie d'une douille cannelée (F.8) avec la meringue, décorer le gâteau dessus et sur le pourtour. C'est en rédigeant ce billet que je m'aperçois que je n'ai pas une seule fois pensé à couvrir aussi le pourtour du gâteau!

Quand je suis seule et que je dois remplir ma grande poche à douille, voici en photo comment je procède :

tarte_Z_phyr_05

Saupoudrer de sucre glace. Passer le chalumeau. Décorer. Pas de déco en ce qui me concerne, je trouve cette meringue tellement belle...

g_teau_citron_huile_olive_pierre_herm__05

J'avais un peu peur la 1ère fois que je l'ai fait, avec 1 seule csoupe de jus de citron, car la pâte crue avait un très (trop) fort goût d'huile d'olive. Mais en fait après cuisson, on devine bien qu'il y a quelque chose de particulier (et particulièrement bon) à ce gâteau, mais il est difficile de discerner l'olive.

g_teau_citron_huile_olive_pierre_herm__03

Quant à la meringue, elle est incroyablement facile à faire! On ne risque pas de trop monter les blancs puisque 30 secondes suffisent avant d'ajouter le sirop de sucre... En plus, il y a un palier au niveau de la cuisson du sucre qui se trouve vers 110°C, donc on a largement le temps (30 secondes, je rappelle, le temps de compter 30 Mississipis...) de lancer les blancs quand les 110°C sont atteints! Un petit rappel au passage : les blancs ne se montent pas à la vitesse maximale du robot, non, on les monte à vitesse moyenne...

Alors un grand merci à Mireille pour cette recette!

Et n'oubliez pas que la version imprimable (clic) contient la recette, et que la recette... Pas de blabla !

5 septembre 2010

muffins myrtilles chocolat blanc

Un peu tard pour être le gâteau du dimanche... Ou bien alors pour le petit dej de lundi matin... ;-)

Muffins myrtilles chocolat blanc

muffin_myrtille_chocolat_blanc_03

adapté d'une recette du magazine Good Food, Blueberry & white chocolate muffin

Pour 6 personnes
Prêt en 40 minutes

150g farine avec levure incorporée (farine normale dans la recette d'origine mais ça ne lève pas assez à mon goût...)
50g sucre roux
1/2 ccafé levure chimique (en plus de la levure de la farine, si si ! ) 
1 oeuf
50g beurre fondu refroidi (+ un peu pour le moule si vous n'utilisez pas de moule silicone ni de caissettes papier)
100ml buttermilk (du lait dans la recette d'origine)
75g blueberries
75g chocolat blanc, coupé en morceaux

muffin_myrtille_chocolat_blanc_02

Pour le buttermilk, j'ai utilisé un reste de lait ribot qui épaississait dans le frigo en attendant désespérément que je m'occupe de lui... Conviennent aussi bien le lait (recette d'origine) le yaourt ou le raïb. Ma préférence va à ce dernier.

Fondre le beurre et le laisser refroidir
Préchauffer le four à 200°C/180°C chaleur tournante/gaz6

Couper le chocolat blanc en morceaux (des chunks).
Dans un saladier mélanger farine, levure et sucre.
Dans un bol, mélanger l'oeuf pour le détendre, ajouter le beurre fondu et le buttermilk, mélanger. Verser dans le saladier de farine avec les myrtilles et les chunks de chocolat blanc, mélanger très rapidement, pas grave s'il reste des grumeaux.

Répartir dans les caissettes papier ou les trous de la plaque à muffins. J'utilise pour cela une cuiller à glace, vous savez, celle qui a un mécanisme qui fait balayer le fond de la cuiller par une lame quand on l'active par serrage des 2 parties de la poignée. C'est à mon avis idéal pour avoir la même quantité de pâte dans chaque alvéole.
Enfourner pour 25 minutes, les muffins doivent lever, dorer, et être cuits à l'intérieur, ce qui est assez difficile à juger étant donné que le chocolat blanc fondu a une consistance assez grasse et humide, ça trompe un peu le résultat du test du couteau...

muffin_myrtille_chocolat_blanc_04

Eh ben c'est super bon ! J'avais peur que le résultat soit trop sucré (à cause du chocolat blanc, un ingrédient que je n'apprécie pas justement parce que je le trouve trop sucré) mais non, finalement, le goût est très équilibré et l'acidité des myrtilles bien compensée. Je pensais trouver des morceaux de chocolat blanc fondu mais en fait ils se lient dans la pâte et disparaissent, totalement incorporés.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, à très bientôt!

Version imprimable

11 avril 2008

tarte poireau olive aux 2 fromages : un dimanche à la campagne

Voici une autre tarte tirée d'un magazine américain, le "Martha Stewart Living" d'où provient déjà la tarte pomme-oignon-manchego du billet précédent. Cette nouvelle tarte est délicieuse aussi, mais plus classique, moins originale. Cela dit, peut-être plaira-t-elle du coup plus aux enfants ou aux réfractaires au sucré-salé ?

Tarte poireau olive aux 2 fromages

tarte_poireau_olives_ch_vre_02

adapté du magazine Martha Stewart Living

Pour 4 personnes

15 à 20 bébé poireaux (ma grand-mère appelait ça de la porette!) ou bien 3 ou 4 gros poireaux, les blancs seulement et c'est cette version que j'ai choisie
1 csoupe beurre
2 csoupe huile olive
gros sel QS
1 ccafé thym frais haché
1 bloc pâte feuilletée (ou déjà étalée, peu importe)
1 oeuf battu avec 1 csoupe eau
1/4 tasse (= 60ml) parmesan râpé
environ 1/4 tasse (60ml) olives noires dénoyautées : la recette recommande des "niçoises", mais franchement, elles sont épouvantables à dénoyauter
120g pavé d'affinois (oui oui, dans un magazine américain, du pavé d'affinois!) ou bien du camembert ou tout autre fromage de ce type : croûte fleurie et pâte fondante. Je n'avais pas de pavé d'affinois, j'ai pris un chèvre correspondant aux critères.

Laver très soigneusement les poireaux et les couper en rondelles ou demi rondelles fines. Avec les mini poireaux, on peut se permettre de seulement les couper en 2 dans le sens de la longueur, éventuellement encore en 2 mais en travers cette fois, de façon ensuite à les arranger très joliment sur la tarte.
Faire fondre le beurre avec l'huile à feu moyen dans une grande sauteuse anti adhésive. Ajouter le poireau et 1/4 de ccafé de gros sel (ne me demandez pas pourquoi !)

tarte_poireau_olives_ch_vre_09

et cuire environ 5 minutes en mélangeant de temps en temps. Baisser en suite le feu, couvrir et laisser fondre tout doucement environ 15 minutes. Les poireaux doivent être tendres mais ne pas avoir coloré du tout.
Ajouter le thym. Réserver.

Il est ici possible de réfrigérer 24 heures par exemple la préparation aux poireaux et de reprendre le lendemain le déroulement de la recette après avoir accordé à cette préparation le temps de revenir à température ambiante.

Étaler la pâte le cas échéant et placer sur une plaque couverte de papier cuisson ou sur un silpat. A l'aide d'une fourchette dessiner une ligne sur tout le pourtour de la pâte à environ 1cm du bord. Il faut juste dessiner une trace, "scarifier" la pâte, en aucun cas découper la pâte!
Battre l'oeuf et l'eau et passer au pinceau sur la surface de la pâte
Saupoudrer de parmesan râpé
Réfrigérer 30 minutes

tarte_poireau_olives_ch_vre_08

Préchauffer le four à 180°C (comme d'hab j'utilise le programme tarte 220°C de mon four)
Enfourner une fois le four chaud pour environ 10 à 15 minutes, la pâte doit dorer légèrement et gonfler aussi.
Sortir du four et à l'aide d'une spatule coudée ou de tout autre instrument, écraser la partie du centre de la tarte, ne laissant que la bordure de 1cm intacte et gonflée.
Si vous trouvez le fond de tarte un peu "mouillé", remettez au four encore 3 à 5 minutes.

Sur le centre écrasé, étaler les poireaux, ou, si c'est possible, les présenter de la plus jolie façon qui soit.
Répartir les olives

Là, la recette indique d'enfourner puis une fois la cuisson terminée de répartir le fromage par dessus. Moi je voulais faire fondre le fromage, éventuellement le faire gratiner, donc j'ai tout de suite réparti le fromage en tranches fines avant de ré-enfourner :

tarte_poireau_olives_ch_vre_07

Vous avez remarqué? Je n'ai pas tout rempli de fromage... Car Fifille n°2 n'aime pas le chèvre... ;-)

Enfourner pour encore 10 à 15 minutes.

Si vous n'avez pas déjà placé le fromage, c'est là le moment, à la sortie du four qu'il faut le mettre!
Servir chaud ou à température ambiante.
Attention, si le fromage n’est pas passé au four, à ne pas laisser trop longtemps la tarte sans réfrigération.

tarte_poireau_olives_ch_vre_06

Et comme d'habitude, j'ai servi avec une petite salade à l'huile d'olive!

tarte_poireau_olives_ch_vre_01

Sur la photo ci-dessus, on voit que j'y suis allée un peu fort pour "scarifier" la bordure de la pâte... J'ai été trop profond, la bordure s'est séparée...
Mais sur la photo ci dessous, on voit bien comme la bordure est bien dorée, bien gonflée, comme elle a l'air croustillante et donne envie de croquer dedans...

tarte_poireau_olives_ch_vre_04

Nous nous sommes régalés! Cette tarte est très simple mais parfaitement équilibrée en goûts. Elle est d'une jolie présentation, ce qui ne gâche rien!
Pour moi qui ai craqué à dénoyauter les petites niçoises et ai fini par les jeter sur la tarte rageusement (et avec les noyaux! lol!) je dois reconnaître que ces petites olives sont extraordinaires! Leur chair est très fine, leur goût est puissant sans toutefois être écrasant, franchement, elles valent le coup! Et je pense qu'il est préférable de mettre ces petites niçoises, même sans ôter les noyaux, plutôt que de prendre des olives dénoyautées en bocaux, donc la chair est épaisse et le goût bien trop fort et trop salé!
Cela dit, si on n'a pas de niçoises, on ne va pas non plus cracher dans la soupe, hein? lol!
Quant au parmesan, j'avoue ne pas en avoir retrouvé le goût... Peut-être en faudrait-il un peu plus?

Cette tarte aux goûts simples rappelle la terre, les vacances à la campagne, le pique nique sur la nappe à carreaux, les vaches paissant tranquillement dans le pré à côté... Un dimanche à la campagne...

Version imprimable

28 mai 2010

extraordinaire compote de rhubarbe aux fraises et glace au gingembre confit

Comme vous l'avez sûrement remarqué, je n'ai pas beaucoup de temps de libre depuis quelques semaines, mais je vous rassure tout de suite : on ne meurt pas de faim chez la Cath! lol!

Cela dit, j'ai testé pour l'anniversaire de mon Nomamoi -car en bonne Cath que je suis je n'hésite pas à inviter pour un anniversaire et proposer des plats jamais réalisés auparavant : je me dis que ma petite famille, le noyau dur en tout cas, me pardonnera si ce n'est pas bon... J'ai testé disais-je donc 2 desserts: un crumble pomme/orange/chocolat et la compote de rhubarbe avec sa glace maison au gingembre confit...

Le crumble pomme/orange/chocolat, je l'avais trouvé dans un livre de cuisine dédié aux fruits, et je me suis lancée en fonction de ce qui non seulement me tentait mais aussi ce que j'avais dans mes placards. Au fur et à mesure que je réalisais les instructions de la recette je me rendais compte que ça ne serait pas facile à manger : des rondelles fines d'orange au lieu de quartiers pelés à vif, déjà, ça me laissait un peu dubitative, mais, me suis-je dit, pourquoi pas ? Peut-être qu'à la cuisson ça allait ramollir et devenir récupérable à la petite cuiller ? Bon. Passons. Ensuite la pâte à crumble m'a interpellée quelque part : elle est restée poudreuse, sableuse, au lieu de se comporter comme mes habituelles pâtes à crumble qui "catonnent" toujours un peu... Au point que quand je la goûte avant cuisson, je manque m'étouffer de poudre de farine et de cacao restée en suspension sans s'accrocher au beurre... Ça partait vraiment mal! Et en effet, quand on l'a mangé à la fin du repas, le crumble s'est révélé infect pour moi, pas mauvais mais pas bon non plus pour les autres convives (que je soupçonne fortement d'être simplement polis et bien élevés...) sauf pour Fifille n°2 qui s'est empiffrée et se léchait les babines. Bon. Le livre sur les fruits est reparti à la médiathèque où je l'avais emprunté sans que j'y jette un autre regard.

J'étais quand même bien contente d'avoir prévu un autre dessert... Dessert qui comportait 2 parties, une compote de rhubarbe et une glace au gingembre confit au sirop. La compote de rhubarbe, je ne me faisais pas trop de souci, j'en ai déjà fait de nombreuses fois, on adore ça à la maison. La glace au gingembre confit, c'était ça le grand risque! Mais je vous raconterai cela au fur et à mesure!

Allez, on attaque avec la recette :

compote de rhubarbe aux fraises et glace au gingembre confit au sirop

compote_rhubarbe_glace_gingembre_confit_02

traduit du magazine Good Food, slow-roasted rhubarb with ginger ice-cream

L'idéal c'est de commencer la veille, comme ça la compote refroidit toute la nuit au frigo, la base pour la glace aussi, elle sera bien froide pour mettre dans la sorbetière. Et le jour J, 20 minutes pour turbiner et 4 heures au congélateur feront l'affaire.

Pour 6 à 8 personnes

pour la compote :
1 kilo de rhubarbe
250g sucre (j'ai un peu diminué la quantité donnée dans la recette, mais c'est quand même plus que ce que je mets habituellement)
et j'ai complètement oublié d'ajouter le zeste de 2 oranges. Bon. Tant pis.
6 à 8 belles fraises bien mûres (1 fraise par personne)

pour la glace :
200g gingembre confit au sirop (stem ginger in syrup)
quelques cuillers à café du sirop du gingembre
250ml lait entier (pas de demi-écrémé s'il vous plaît!)
4 jaunes d'oeufs (au point où on en est, on va pas chipoter, le cholestérol on s'en occupera un autre jour!)
85g sucre en poudre
300ml crème liquide entière

pour décorer :
un petit biscuit au beurre (si si!) bien croquant de votre choix.

compote_rhubarbe_glace_gingembre_confit_01

On commence par la glace :

Quand on pèse les boules de gingembre dans un petit bol, on a toujours un peu de sirop qui vient avec. C'est cette petite quantité de sirop qu'on utilisera pour mesurer les "quelques cuillers à café de sirop" citées dans la liste des ingrédients.
Couper les petites boules de gingembres en petits morceaux, dés, lamelles, peu importe c'est juste pour parfumer la réparation, on ne les trouvera pas dans nos assiettes!
Mettre les morceaux de gingembre et leur sirop dans une casserole avec le lait entier, porter à ébullition puis couper le gaz, couvrir et laisser infuser 10 à 20 minutes, le temps de préparer la rhubarbe.

Passons donc à la rhubarbe.

Préchauffer le four à 140°C/120°C chaleur tournante/gaz 1.
Bien laver la rhubarbe et enlever toute trace de feuille (toxique!)
Couper chaque tige en tronçons aux ciseaux. En effet, c'est comme les blettes, quand on procède aux ciseaux on n'a pas besoin de peler les côtes. Ça permet en plus à la rhubarbe de paraître moins verdasse et plus rouge que lorsqu'on la pèle. Elle est pas belle la vie ?
Mettre les tronçons dans un plat passant au four.
Ajouter le sucre, mélanger sans chercher la perfection.
rouler tout le plat dans 2 ou 3 couches de papier alu pour fermer hermétiquement et enfourner pour 1h dit la recette, 1h30 pour moi : j'avais une couche de tronçons de rhubarbe épaisse, j'avais peur qu'une heure ne suffise pas. D'autant plus que ma méthode habituelle pour faire ce genre de compote de rhubarbe, c'est 1 heure à 180°C! Donc 1h30 me paraissait évident.
Retirer ensuite du four et garder à température ambiante jusqu'à refroidissement complet.
Verser ensuite dans un saladier, filmer et mettre au frigo pour la nuit.

Pendant que la rhubarbe cuit, on continue la glace.

Remettre à bouillir le lait avec le gingembre.
Fouetter consciencieusement les jaunes et le sucre dans un saladier.
Quand le lait bout, le verser tout doucement dans les jaunes en fouettant vivement au début puis moins vivement ensuite.
Reverser le tout dans la casserole et chauffer à feu doux en mélangeant continuellement à la spatule jusqu'à ce que la préparation épaississe et nappe la spatule.
Ôter du feu, ajouter la crème, mélanger,
Passer dans une petite passette (ou au chinois) pour enlever les morceaux de gingembre.
Laisser refroidir un peu puis filmer au contact et mettre au frigo pour la nuit.

Le lendemain, turbiner la préparation au gingembre et mettre au congélateur pour au moins 4 heures.

Pour servir :
Dans des verres à tapas, mettre un peu de compote de rhubarbe puis des morceaux de fraise, une boule de glace et un biscuit.

Tandaaaaaan!

compote_rhubarbe_glace_gingembre_confit_03

Quand j'ai préparé la crème anglaise au gingembre, j'étais vraiment très inquiète : 200g de gingembre, oh my God, c'est énorme! lol! Et puis j'ai goûté, c'était super bon! Bon, c'est clair que si on n'aime pas le gingembre, comme Copain n°1, c'est pas la peine d'essayer, mais quand, comme mon Nomamoi et moi-même, on adore ça, c'est un parfait ravissement!

Bon, franchement, ne passez pas à côté de cette petite merveille! La rhubarbe acide et sucrée à la fois, tendre et fondante, la fraise craquante, la glace froide et parfumée qui fond petit à petit et coule, épaisse, sur la compote, le petit biscuit croustillant qui fait des miettes de partout, mmmmmmmmmmm, une petite merveille je vous dis!

Mais je vous vois venir, alors je devance votre question : du gingembre confit au sirop, à moins d'avoir des copains ou de la famille en Angleterre, on peut toujours se gratter! No problemo : faites-le vous-même! Des boules de gingembre ultra frais (sinon c'est pas la peine) de 1 à 1.5 cm de diamètre qu'on fait confire à feu tout doux (le minimum permettant quand même le léger frémissement du sirop!) dans un sirop constitué du même poids de sucre et d'eau (soit un volume de sucre et 2 volumes d'eau) pendant 1 heure 30. C'est tout. Cool, non ?

Et à qui on dit merci ? ;-)

Allez, le prochain coup je vous apprends à faire vos citrons confits à l'huile comme Carpe Diem, ma Carpe qui me manque tant, me l'a elle-même appris. Re cool, non ? ;-)

Version imprimable

Publicité
<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 > >>
Publicité