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Le blog de Lacath
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5 juillet 2009

ragoût de poulet aux petits légumes, pâtes citron-ciboulette

Merci pour tous vos gentils messages de consolation, je suis touchée. Je n'ai pas eu de nouvelles du panier, j'ai dû en acheter un autre (heureusement que ce n'est pas très cher...) mais il n'est pas aussi bien. Enfin bon, je m'y habituerai. Et je ne le laisserai jamais trainer hors de ma vue, même pendant les soldes !
Quant à mon banquier préféré, il m'a informé que les sous étaient bien partis pour l'inscription de Fifille n°1 à Londres, reste maintenant à savoir s'ils sont arrivés à temps ou pas. Je ne sais pas quand Fifille n°1 sera prévenue de son inscription (ou refus...). L'espoir fait vivre...

Nous avons fêté hier soir 2 évènements importants :
- D'une part Fifille n°2 a réussi son code avec 0 fautes,
- D'autre part, nous avons fêté mon Nomamoi et moi nos 22 ans de mariage... Le 4 juillet, fête de l'indépendance aux USA... Ca nous fait toujours beaucoup rire, l'opposition entre le concept du mariage et celui de l'indépendance... Des voisins à nous se mariaient justement ce soir là, et ils ont tiré un feu d'artifice, nous l'avons pris pour nous bien sûr... Merci, merci, fallait pas... ;-)
Le champagne était de mise !
Mais pour le diner, nous avons choisi un repas très simple et très léger qui satisfait tout le monde à la maison, et qui surtout ne nécessite pas d'être en cuisine après avoir avalé une flûte de champ'... : du saumon et du thon crus, avec riz vapeur non salé, wasabi et sauce shoyu. Je n'ai même pas fait de dessert... Oui, je sais, je devrais avoir honte, une Cath qui ne fait pas de merveilleux dessert très largement inspiré par ses stages chez Valrhona n'est pas une vraie Cath ! Et bien si, c'est comme ça... Surtout depuis que le cholestérol a investi notre quotidien... Mais ça ne fait rien, nous avions des pêches bio en voie de pourrissement mûres à point, quelques abricots achetés eux aussi au marché bio en attendant que notre abricotier nous cède ses fruits, et il ne pouvait pas y avoir de meilleur dessert.

Mais aujourd'hui, je voudrais vous parler de cette recette de Martha Stewart :

Ragoût de poulet aux petits légumes de printemps,
pâtes citron-ciboulette

rago_t_poulet_petits_l_gumes_et_p_tes_citron_ciboulette_04

adapté d'une recette de Martha Stewart de son livre "what to have for dinner, 32 easy menus for every night of the week"

Ragout de poulet aux petits légumes de printemps

Pour 4 personnes

recette facile
Prévoir environ 45 minutes

4 cuisses de poulet désossées et coupées en morceau de la taille d'une grosse bouchée
QS sel, poivre, huile olive
environ 450ml bouillon de volaille
1 petit verre de Noailly-Prat
1 boîte de 400g de tomates en dés ou équivalent (4 tomates fraîches "grappe" bien mûres)
1 ou 2 carottes nouvelles suivant leur taille, pelée et coupées en bâtonnets
1/2 botte d'asperges vertes de 500g, soit 250g, coupées en tronçons
1 blanc de poireau de printemps coupé en rondelles
2 poignées de pleurotes déchirées (shiitake était mon souhait, mais pas trouvé...)
500g de petits pois frais ou 200g environ de petits pois écossés ou surgelés
1 botte de petits oignons nouveaux pelés et coupés en 2 ou en 4 suivant leur taille
1 botte de petits navets nouveaux pelés et coupés en 2 ou en 4 suivant leur taille
QS ciboulette et persil plat finement ciselés

Faire dorer le poulet dans un peu d'huile d'olive, environ 7 minutes, saler, poivrer, retirer, réserver.

rago_t_poulet_petits_l_gumes_et_p_tes_citron_ciboulette_01

Mettre à la place carottes et oignons, suer sans coloration à feu moyen environ 5 minutes.
Ajouter navets, champignons, asperges et petits pois frais (si petits pois surgelés, attendre le dernier moment pour les ajouter), mélanger environ 2 minutes, ajouter le vin blanc, laisser évaporer presque totalement.
Ajouter les tomates et le bouillon de volaille, couvrir et laisser mijoter à feu doux entre 5 et 10 minutes, tester régulièrement la cuisson en piquant les navets ou les asperges de la pointe d'un couteau pour juger que c'est presque cuit mais pas totalement.
Remettre alors le poulet, couvrir et terminer la cuisson à découvert s'il y a beaucoup de bouillon, à couvert sinon.

rago_t_poulet_petits_l_gumes_et_p_tes_citron_ciboulette_02

Goûter et rectifier l'assaisonnement si nécessaire.
Servir en décorant du persil et de la ciboulette ciselés (et des boutons)

rago_t_poulet_petits_l_gumes_et_p_tes_citron_ciboulette_06

pâtes citron-ciboulette

Pour 4 personnes

recette facile
Prévoir environ 15 minutes (le temps de cuisson des pâtes choisies)

500g de grosses pâtes (des conchiglie pour moi, mais de très larges tagliatelles plates ou "frisées" conviennent très bien)
2 csoupe de margarine spéciale cholestérol (du beurre serait mieux...)
zeste et jus de 1 citron
QS ciboulette finement ciselée (avec des boutons c'est encore plus joli)

Cuire les pâtes dans une grande quantité d'eau bouillante salée selon les indications sur le paquet.
Egoutter, verser dans le plat de service, ajouter la margarine ou le beurre, le zeste et le jus du citron, les 3/4 de la ciboulette, mélanger.
Servir en saupoudrant du reste de la ciboulette (et des boutons!)

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Ce plat, c'est le printemps tout entier dans l'assiette ! Dommage que nous soyons déjà en été, et qu'on ne trouve plus la plupart des légumes primeurs qui entrent dans sa composition, sinon je pourrais en manger tous les jours !

rago_t_poulet_petits_l_gumes_et_p_tes_citron_ciboulette_07

J'adore les boutons de ciboulette. Ils ont le même goût que les tiges, un peu plus aillé peut-être, et leur belle couleur violette est appétissante à souhait ! Ils croquent puis fondent dans la bouche, libérant toute leur saveur.

C'est avec les cuisses de poulet désossées que ce plat a le plus de saveur. Le blanc de poulet, recommandé dans la recette d'origine, est trop fade et surtout trop sec à mon goût. Les petits légumes, tendres et sucrés, profitent à merveille de l'acidité apportée par le vin blanc, et par le citron des pâtes.

C'est donc un repas très équilibré que je vous ai proposé... Sauf pour le beurre, bon, d'accord, mais on n'en mange pas tant que ça tous les jours ! Et puis il en faut, du beurre, ça contient des vitamines et autres nutriments qui nous sont nécessaires, ne l'oublions pas ! Dommage qu'il faille le remplacer par cette margarine spéciale dont je ne sais pas si elle a un réel effet sur notre cholestérol, mais donc je sens bien qu'elle est bien trop salée... C'est pour ça que je me méfie toujours, quand je l'utilise, et que je mets moins de sel dans mes assaisonnements.

Voil, j'espère que vous avez profité d'un beau dimanche ensoleillé, et que vous êtes reposés pour attaquer une nouvelle semaine de boulot - profiter de vacances bien méritées (rayer la mention inutile !)

Quant à moi, je reçois à partir de demain ma correspondante irlandaise de quand j'étais au lycée avec 2 de ses 3 fils pour 2 semaines (merci facebook sans lequel je ne l'aurais jamais retrouvée !), j'espère quand même trouver le temps de poster quelques recettes, ou quelques reportages photos de nos ballades et visites !
A bientôt !

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7 mai 2009

spécial ventre plat : pruneaux et abricots séchés au vieux rhum et aux épices

Un petit dessert spécial ventre plat, je suis sûre que ça va en tenter plus d'une... ;-) Non ?

Pruneaux et abricots séchés au vieux rhum et aux épices

pruneaux___l_orange_au_rhum_et__pices_06

Pour 6 personnes

350g pruneaux (pesés avec les noyaux)
150g abricots secs
2 bâtons de cannelle
3 étoiles de badiane
125 ml rhum vieux
1 litre à 1.25 litre de jus d'orange fraîchement pressé
zeste d'1 orange

pruneaux___l_orange_au_rhum_et__pices_03

Tout réunir dans un grand saladier passant au micro ondes, les fruits doivent être entièrement recouverts de liquide,

pruneaux___l_orange_au_rhum_et__pices_01

couvrir d'un film plastique percé d'1 coup de pointe de couteau et mettre au micro-ondes pour porter à ébulltiion. (Chez moi, ça fait 6 minutes en "jet".)
Attention, ça peut éventuellement déborder du saladier...
Poursuivre 4 minutes à puissance moyenne (500W chez moi) pour maintenir une haute température sans que l'ébullition soit trop importante ni qu'elle cause un débordement conduisant à ne plus avoir de sirop et un micro-ondes complètement inondé puis oublier le saladier dans le micro-ondes jusqu'à ce que tout soit revenu à température ambiante.
Se retenir de tout manger tout de suite et mettre au frigo au moins 2 heures avant de se jeter dessus. Enfin!

pruneaux___l_orange_au_rhum_et__pices_07

Bon, je ne vais pas m'étendre sur les vertus des pruneaux, n'est-ce pas ? Je laisse les noyaux, mais chacun fait bien comme il veut.
Pour les abricots séchés, je ne peux que recommander la version bio. Certes ils sont moins beaux que les abricots secs habituels (car ils ne sont pas traités à grands coups de produits chimiques pour conserver leur belle couleur orange) mais au goût ils sont incomparables... Oui, je sais, la version photographiée est aux abricots plein de dioxyde de soufre... Bon, je n'ai pas toujours le temps de courir jusqu'au magasin bio le plus proche...
Cannelle et badiane aident la digestion.
Ne me demandez pas quelles sont les vertus du rhum vieux, à part donner un goût inimitable à cette préparation ! ;-)

J'ai essayé aussi avec du porto, c'est pas mal non plus, mais ça fait moins exotique, moins paradisiaque, moins coucher de soleil sous les palmiers, quoi...

Et sans alcool du tout, c'est délicieux aussi...

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1 mai 2009

salade de petits pois, féta et oignons caramélisés

C'est en regardant l'émission "Bill's food" sur cuisineTV que j'ai eu envie de faire cette salade. Bill Granger réalisait cette salade en direct devant mes yeux brillants (et mon estomac grondant...) en commentant son travail d'une façon carrément irrésistible. Ah vraiment, ce Bill sait parler à la ménagère de moins de 50 ans (yark, moins de 50 ans, ça va plus durer éternellement...), et tout particulièrement à mon estomac et à mes papilles...

Ce qui m'a plu, c'est déjà la fraicheur de cette salade et son côté printanier. Entre les herbes, les petits pois et la salade, tout cela est fort vert... et totalement de saison. A cette tonalité herbeuse variée vient s'ajouter la féta, forte et salée. Et les oignons caramélisés viennent adoucir tout cela, réunir tout ce petit monde dans un cocon de douceur accentué par la vinaigrette au miel... Tandis que les pistaches, si vertes elles aussi, craquent sous les dents...

salade_petits_pois_herbes_f_ta_02

Je le savais, cette recette ne pouvait pas laisser indifférent.
Je le savais, elle plairait à toute la famille...
J'en étais sûre, même si je ne voyais pas très bien où j'allais pouvoir trouver des pousses de petits pois... Pas grave, je mettrai une autre verdure ou un assortiment de graines germées si j'en trouve...

Salade de petits pois, féta et oignons caramélisés

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Source : adapté d'une émission de Bill Granger "Bill's Food" vue sur CuisineTV

Pour 4 personnes qui ne mangeront que ça ou pour 6 en entrée

2 oignons longs (échalions) n'importe quel oignon doux (rouge, blanc) conviendrait
1/2 bouquet de menthe
1/2 bouquet de ciboulette (la mienne était en bouton, c'est beau, et c'est bon !)
D'autres herbes sont non seulement permises mais aussi recommandées! ;-)
1 kilo petits pois frais
1 paquet féta (200g)
1 poignée pistaches
Quelques asperges déjà cuites qui traînaient par là... (Bill Granger n'en mettait pas, mais il n'avait pas 5 asperges qui se couraient après dans son frigo, lui ! )
Un peu de salade, si possible un mélange bébé roquette, bébé épinards, ou mesclun (Bill Granger utilisait si je me souviens bien des pousses de petits pois, je ne trouve pas ça par chez moi et je ne tiens pas de potager...)
QS huile olive, sel, poivre
Vinaigrette faite avec moutarde, miel, vinaigre balsamique et huile olive

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Regardez moi ces petits pois comme ils sont beaux dans la passoire... On en mangerait !

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Bon, allez, on fait bouillir de l'eau salée pour cuire les petits pois, on surveille bien pour ne pas les laisser trop cuire, ils doivent être fermes et juteux. Et on prépare un bain de glace pour stopper la cuisson.
Pendant ce temps, on pèle les oignons et on les coupe en fines rondelles bien régulières. On prépare les herbes que l'on déchirera et la salade.

Une fois les petits pois cuits et refroidis, on mélange tout dans un saladier ( petits pois, salade, herbes, pistaches, asperges), et on ajoute la féta émiettée

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On prépare la vinaigrette mais on ne la met pas dans la salade, on attendra le dernier moment pour cela.

Juste avant de passer à table, chauffer un peu d'huile d'olive dans une poêle et y mettre les oignons à dorer doucement.

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Quand les oignons sont cuits on les ajoute encore chauds ainsi que la vinaigrette, on brasse et on sert !

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Ne cherchez pas les pistaches sur les photos, je les avais oubliées... Je les ai rajoutées juste avant que nous finissions nos assiettes... Un peu tard, mais on a pu constater ainsi qu'elles apportaient beaucoup à cette petite salade de printemps !

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29 avril 2009

verrines de tartare aux 2 saumons et mousse aux asperges croquantes de Mercotte

Mercotte nous a concocté là une merveilleuse façon de manger des asperges... C'est en passant sur le blog de Mercotte que j'y ai vu cette recette qui m'a tout de suite attirée par ses couleurs et ses ingrédients : saumon fumé et saumon cru, un couple que je mets souvent en "rillettes" pour l'apéro... Et quand je vois aussi gingembre, citron vert, alors là je cours, je gallope, bref je ne résiste pas...
Quant à la mousse d'asperge, c'est une merveille que j'ai déjà réalisée plusieurs fois il y a un an ou 2, et je savais qu'avec le tartare de saumon ça ne pouvait être que divinement bon... Et je me suis dit que j'allais voir si l'utilisation d'un siphon donnerait un bon résultat !

Tartare aux 2 saumons et mousse aux asperges croquantes de Mercotte

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Source : Tartare aux 2 saumons et mousse aux asperges croquantes, en verrine ou à l’assiette c’est vous qui voyez… (clic)

Je vous laisse vous reporter à la recette de Mercotte, je me contenterai ici de vous expliquer mes modestes modifications...

Voici déjà mes queues d'asperges coupées en tronçons cuisant tranquillement dans un peu de margarine spéciale choelstérol

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Voici maintenant le contenu du mixeur : les queues d'asperges refroidies, la gélatine, le jus de citron et la crème (pour une fois, j'ai pris de la crème entière car pour le siphon je n'ai pas osé travailler avec celle à 3%...)

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Voici les 2 saumons hachés au couteau et placés côte à côte dans la même assiette :

tartare_saumon_mousse_asperge_mercotte_05

Pour les verrines, j'ai ajouté des graines de sésame noir pour la couleur et le croquant
Mon jardin ne regorge pas encore d'herbes aromatiques, donc j'ai pris ce que j'avais : ciboulette !

tartare_saumon_mousse_asperge_mercotte_04

La mousse d'asperge donc est passée par l'intermédiaire Siphon. Entre la crème entière et la gélatine, j'espérais un résultat parfaitement mousseux et avec une grande tenue dans la durée !

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Comme on peut le voir sur la photo ci-dessous, il y a bien des bubulles dans la mousse, mais pas autant que j'en attendais... Cependant, la qualité de la mousse dans la bouche est extrêmement agréable, c'est vraiment fondant et aéré, sans parler du goût qui est vraiment très fin. Le tartare plein de peps et de contrastes au dessous réveille les papilles et l'ensemble est délicieux.

tartare_saumon_mousse_asperge_mercotte_01

Voilà, un grand merci à Mercotte pour cette recette élégante, délicate et titillante à la fois !

J'espère que plein de gens vont réaliser cette recette, avec ou sans siphon peu importe, parce qu'elle est vraiment printannière dans ses saveurs et parfums, dans ses ingrédients et dans ses couleurs.
Régalez vous !

25 avril 2009

gratin de pâtes aux blettes et saucisses

Comme nous adorons tous les blettes chez nous, ( et pour une fois qu'il y a un légume qui fait l'unanimité, je vous jure qu'on en mange et remange ), je suis toujours à la recherche d'une nouvelle recette pour les cuisiner. Je voulais faire des lasagnes aux blettes, et puis finalement de fond de placard en fond de frigo, j'ai obtenu un gratin extraordinaire à base de macaroni ou de gros coudes, enfin vous voyez quel genre de pâte je veux dire, une pâte tubulaire de moins de 5cm de long. Comme à la base je voulais faire des lasagnes, il y a bien sûr une partie de sauce tomate à la viande et une partie crème sauce blanche, et plein un peu de fromage râpé... Miam...

Gratin de pâtes aux blettes et saucisses

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En fond d'écran, mon oncidium qui fleurit pendant des semaines et avec une régularité fidèle proche de la dévotion... Je l'ai acheté tout petit, 3 bulbes, aujourd'hui les bulbes poussent les uns au dessus des autres, les racines dessinent des arabesques aériennes, cette orchidée est devenue énorme ! Je l'adore !

Pour 4 à 6 personnes

Il est recommandé de disposer d'un plat à lasagne, c'est à dire un plat à gratin profond.

400g macaroni ou autre pâte tubulaire épaisse de taille courte ou moyenne
4 à 6 saucisses de porc ou de volaille genre godiveau
1 kilo de blettes ou un pied de blettes italiennes (dont le goût est un poil moins astringent)
500ml sauce blanche faite avec 30g d'huile, 30g farine et un peu moins de 500ml de lait. Mais quand je veux faire plus gourmand et plus rapide (et moins de vaisselle...) je mets 500ml de crème à 3%...
1 boîte de pulpe de tomates de 400g
2 oignons moyens
3 gousses d'ail moyennes
un peu de râpé
huile d'olive, sel, poivre QS

Préparer les blettes en gardant bien le vert.
Couper les côtes en petits morceaux aux ciseaux et les cuire à l'eau bouillante salée entre 10 et 20 minutes selon leur taille, ils doivent être cuits mais fermes.
En même temps, mettre les pâtes à cuire dans une autre casserole d'eau bouillante salée pour une durée un peu plus courte que ce qui est indiqué sur le paquet, on veut là aussi quelque chose de cuit mais très ferme pour le coup. Quand les nouilles seront cuites on les égouttera et on les utilisera tout de suite si le reste de la recette est prêt, sinon on les mettra en attente dans la casserole avec un peu d'huile d'olive pour les empêcher de coller.

Couper les saucisses en bouchées.
Dans une grande sauteuse, chauffer un peu d'huile d'olive et faire dorer les morceaux de saucisse.
Pendant ce temps, continuer la préparation des ingrédients
Peler et ciseler oignon et ail
Ciseler finement le vert des blettes
Quand les saucisses sont dorées, baisser le feu et ajouter d'abord l'oignon puis l'ail puis enfin les feuilles de blettes ciselées, saler légèrement :

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Laisser mijoter à découvert en remuant régulièrement, le volume de vert va diminuer considérablement.
Quand les côtes sont cuites, on les égoutte et on les ajoute à la préparation.

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On ajoute enfin la boîte de tomate

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Saler peu (car des fois les saucisses sont un peu salées...), poivrer. Mijoter sans couvercle le temps d'épaissir cette sauce tomate aux blettes et aux saucisses. Goûter, rectifier l'assaisonnement.

Pendant ce temps, préparer la sauce blanche (ou ouvrir 2 briquettes de 250ml de crème à 3%... Ô_o )
Chauffer l'huile dans une petite casserole, ajouter la farine d'un coup, bien mélanger puis ajouter le lait petit à petit en mélangeant bien à chaque fois, on ne rajoute pas de lait tant qu'il reste de grumeaux et que le mélange ne se lisse pas. Laisser bouillonner quelque secondes, c'est prêt. Saler, poivrer, goûter rectifier.

Préchauffer le four à la température qui vous est habituelle pour cuire un gratin, sans doute entre 180 et 210°C. Moi, mon four a un programme tout prêt pour les gratins, à 210°C.

Quand tout est prêt, on rassemble les préparations. 2 assemblages sont possibles.
- Le 1er consiste à mettre un peu de sauce blanche au fond du plat à lasagne, puis quelques pâtes, puis la préparation à la tomate, puis la fin des pâtes, puis la fin de la sauce blanche, puis le râpé.
- Le second est plus rapide : la préparation à la tomate au fond du plat puis les pâtes puis la sauce blanche puis le râpé : rapidité, efficacité, ma solution préférée !

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Enfourner environ 25 à 30 minutes (tout est déjà cuit dans ce gratin même s'il est très épais !)

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Régalez-vous !

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Un régal, surtout avec de bonnes saucisses bio qui ont vraiment le goût de viande !

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21 avril 2009

bolognaise rapide aux légumes ou comment cacher très rapidement des légumes ou de la viande à ses enfants...

J'ai toujours eu beaucoup de chance : quand mes fifilles étaient petites, elles mangeaient de tout, mais alors vraiment de tout. La preuve, à 2 ans et demi, fifille n°1 s'attaquait aux huîtres de sa grand-mère... Quant à fifille n°2, elle terminait les verres de l'apéro quand nous passions à table avec nos invités, profitant que nous avions le dos tourné... Bref, en voilà 2 à qui il ne fallait pas en promettre.

Vers 5-6 ans, Fifille n°2 a commencé à ne plus pouvoir manger de champignons. Ni de fromage de chèvre, trop fort à son goût... Alors que quelques années avant elle léchait le roquefort comme une chèvre sa brique de sel... Les carottes disparaissaient de son alimentation, elle qui les adorait, tout particulièrement crues... D'où, quand elle a eu 12 ans, l'idée suivante : Quand elle faisait une bêtise, elle savait qu'elle allait être punie par 1 csoupe de carottes râpées... Quel manque de psychologie, n'est-ce pas, que d'allier nourriture et punition ? Mais non, rassurez-vous, Fifille n°2 savait très bien que le geste était plein d'amour et d'humour, et figurez-vous que depuis elle adore à nouveau les carottes râpées... Par contre pour le fenouil, aucun succès. Fifille n°2 bloque toujours sur les champignons et tout ce qui a le goût un peu anisé : fenouil bien sûr mais aussi céleri rave et panais...

Quant à Fifille n°1, elle a attendu d'avoir 17 ans pour ne plus pouvoir avaler d'autre viande que du poulet... Elle aime toujours autant les huîtres mais ne peut plus avaler d'autre poisson que des filets de poisson blanc (version panée avec les yeux dans les coins si possible) et le saumon cru... (et Fifille n°2 le thon cru, je le mentionne ici juste pour vous faire comprendre à quel point ma vie est difficile... lol! Non pas parce qu'elles ont chacune leurs goûts, mais parce que je n'arrive jamais à me souvenir laquelle aime quel poisson cru et qu'il m'arrive de me tromper...). Et pour les légumes, à part la salade verte, les tomates et le maïs en boîte, le choix est très très limité...

Il y a aussi autour de nous des enfants anti-légumes. A part la salade, rien ne les branche, pas même les tomates... Allez leur faire découvrir la merveilleuse étendue des couleurs, des saveurs, des parfums de tout ce que la nature nous offre tout particulièrement au printemps et en été... Ouais, ben on peut se gratter... Ou alors on camoufle. Dans de la sauce blanche, surtout en hiver, ou dans de la sauce tomate, surtout en été.

Et c'est ainsi qu'un soir où mes 2 fifilles étaient réunies j'ai pu leur faire avaler une sauce bolognaise dans laquelle se cachaient de la viande rouge mais aussi carottes, courgettes et champignons... Dans une version ultra-rapide puisqu'elle n'a pas pris plus de temps que la cuisson des gros coudes rayés qu'elles allaient accompagner...

Bolognaise rapide à la viande et aux légumes

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Pour 4 personnes

choisir des pâtes qui demandent au moins 13 minutes de cuisson : oublier les spaghettini !!!
500g pâtes
1 gros oignon ou 2 moyens
1 grosse gousse d'ail ou 2 petites
1 poivron rouge
2 carottes moyennes
2 branches de céleri
1 courgette
2 poignées de champignons de Paris frais ou 1 poignée de champignons de Paris en lamelles, frais ou surgelés
environ 500g viande hachée crue ou cuite (j'avais un reste de cheval et un autre de boeuf et je ne voulais pas refaire encore une pastilla, ça faisait déjà 3 fois que j'en faisais !)
1 petit verre de vin rouge (facultatif)
1 boite de pulpe de tomate (400g)
1 csoupe concentré de tomate
sel, poivre, huile d'olive, thym, persil etc... Je n'avais que du thym donc je me suis limitée à ça.
parmesan fraîchement râpé.

Commencer par mettre une grande quantité d'eau salée à bouillir.
Tout de suite, mettre une grande sauteuse à chauffer à feu doux avec un peu d'huile d'olive.
Préparer la râpe à gros trous de votre mixeur (ou manuelle)

Peler l'oignon, monter un peu le feu sous la sauteuse, râper l'oignon, le jeter dans l'huile, mélanger.
Peler l'ail, le râper, l'ajouter dans la sauteuse, laver le poivron, l'ouvrir en 2 pour enlever les graines et les parties blanches, le râper et l'ajouter, mélanger
Peler les carottes, les râper les ajouter mélanger
Peler le céleri branche à l'économe comme si c'était une carotte, le râper, l'ajouter, mélanger
Laver la courgette sans la peler, la râper, l'ajouter, mélanger

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Hacher la viande si possible au hachoir, sinon au mixeur, l'ajouter, mélanger longuement et soigneusement.

A ce niveau là, l'eau des pâtes doit bouillir. Y jeter les pâtes et mettre la minuterie sur le temps indiqué sur le paquet à la reprise de l'ébullition.

On reprend aussitôt la sauce sans attendre la reprise de l'ébullition des pâtes. On gardera un oeil sur ces dernières de façon à mettre la minuterie au bon moment.

Ouvrir la boîte de tomates, verser, mélanger, ajouter le concentré, mélanger
Porter à feu vif et ajouter le vin rouge et le thym, saler, poivrer, mélanger.
Laisser bouillir vivement et sans couvercle en remuant de temps en temps pour que ça n'attache pas.
Peler le cas échéant les champignons entiers et frais puis les couper menu et les ajouter. Si les champignons sont en lamelles surgelées, les ajouter directement.

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Pour cette fois, j'ai choisi volontairement de faire de gros morceaux de champignons dans le but avoué bien qu'inavouable que mes fifilles les donnent à leurs parents chéris qui les adorent (les fifilles ET les champipis...)

Quand les nouilles sont cuites, les égoutter et les remettre dans la casserole avec un peu d'huile d'olive, mélanger délicatement et laisser en attente.

Jeter un oeil à la sauce, toute apparence de viande ou de légume doit avoir quasiment disparu, et il ne doit plus rester de liquide. S'il en reste prolonger un peu la cuisson à feu maxi en mélangeant très fréquemment. Goûter, rectifier l'assaisonnement.

Répartir les pâtes sur les assiettes, placer la sauce par dessus.

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On peut saupoudrer de parmesan, et là c'est top! Succès assuré!

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6 avril 2009

poulet, légumes et chorizo rôtis

Voici un plat que j'adore. J'ai toujours aimé faire rôtir mon poulet dans le même plat que des légumes racines en hiver : carottes, panais, patates, et selon le contenu de mon frigo, j'y ajoute d'autres légumes de saison : courge, patate douce, poivron rouge, et bien sûr, oignon juste coupés en 2, et ail en chemise. Avec quelques herbes, un peu d'huile d'olive, 1/2 citron et du thym bourrés au fond de la cavité du poulet, le résultat est toujours extraordinaire. Et puis je suis tombée sur cette recette où se rajoute du chorizo... Du coup, j'ai eu envie de rajoute cet ingrédient à mes légumes, et nous avons tous adoré.

Poulet, légumes et chorizo rôtis

poulet_l_gumes_et_chorizon_r_tis_05

Inspiré par la recette du Roast chicken with butternut squash, chorizo and chilli

Pour 6 personnes

1 beau poulet de bonne qualité de 1.5 à 2 kilos
4 oignons
QS huile olive
1 petite courge butternut ou 500g de potiron préparé (sans peau ni graines)
500g patate à chair ferme genre charlotte. Eviter les roses, trop fermes.
2 piments rouges
1/2 chorizo piquant (ou environ 100g de chorizo piquant ou non) en rondelles de 5mm environ
1 tête d'ail, gousses séparées mais entières et avec la peau
QS herbes de provence séchées (Ducros par ex)
On pourrait imaginer d'y ajouter carottes, patates douces, navets, panais etc... mais dans ce cas les proportions de chaque légume d'accompagnement seraient tellement réduites qu'on se retrouverait avec 1 carotte pour 6, 1 panais pour 6, etc... ce serait donc impossible à déguster dans son intégralité. C'est pour cela que j'ai choisi de ne pas ajouter mes légumes préférés pour ce plat, c'est à dire poivron, carotte et panais ou céleri-rave.

La recette d'origine indique d'utiliser un poulet de 2.5 kilos, et ce n'était pas du tout le cas du mien... qui ne faisait que 1.5 kilo. J'ai donc dû revoir la méthode de cuisson.

Préchauffer le four à 210°C (j'ai un programme rôtissoire à 210°C sur mon four. Avec mon ancien four, je réglais la température sur 180°C. Le site web du Good Food où j'ai trouvé la recette préconise 190°C/170°C en chaleur tournante/gaz5)

On commence par le poulet. Prendre 1 oignon, le peler, en prélever une moitié qu'on bourre dans le poulet avec un peu de sel et de poivre. Remettre les ficelles qui maintenaient la bête (je ne les ai pas très bien remises, et les pattes se sont échappées pendant la cuisson rendant ensuite la présentation sur assiette assez "spéciale..." Vous l'avez sûrement remarqué sur la photo...). Huiler le poulet avec un peu d'huile d'olive, saler, poivrer, placer le poulet poitrine dessous dans un grand plat à rôtir et enfourner pour environ 45 minutes.

Pendant ce temps, préparer les légumes : Peler les oignons restants, les couper en quartiers (wedges). Peler et couper la courge en demi rondelles d'environ 1cm. Peler et couper les patates en quartiers dans le sens de la longueur (wedges là aussi). Couper le chorizo en rondelles d'un bon demi centimètre d'épaisseur. Détacher les gousses d'ail mais les laisser entières avec la peau. Réunir tout ça dans un saladier, ajouter 1 csoupe d'huile et mélanger. On peut ajouter quelques herbes si on veut, ainsi que je l'ai fait.

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Sortir le poulet du four au bout des 45 minutes de cuisson, le retourner, répartir les légumes autour et enfourner à nouveau 30 minutes. Ces temps doivent bien sûr être ajustés pour obtenir un poulet bien doré et non brûlé ou tout blanc!

Sortir le plat du four, retirer le poulet et le réserver, couvert de papier alu et d'un torchon pour le garder au chaud.

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Mélanger les légumes, augmenter la température du four et réenfourner pour 15 minutes en re-mélangeant à mi-temps. J'ai passé le four à 240°C, toujours dans mon mode rôtisserie. Le magazine dit de mettre 220°C/200°C en chaleur tournante/Gaz7. Au bout des 7 minutes, au moment de mélanger les légumes, j'ai vu que la température était un peu trop forte : les légumes noircissaient sur leurs parties les plus fines; J'ai donc baissé à 220°C pour la 2nde mi-temps...

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Servir.

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J'ai accompagné ce plat de quelques bouquets de brocoli passés 3 minutes à l'eau bouillante salée. Pour 6, une grosse tête de brocoli suffit largement. Cela apporte de la couleur à l'assiette et complète par son goût "vert" les légumes très sucrés et le piment très... pimenté! lol!

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25 mars 2009

courge butternut farcie de lentilles parfumées et féta, un régal pour les végétariens

Je reste encore dans les plats d'hiver avant d'aborder bientôt le printemps. Les ragoûts, les légumes racine, les gratins sont encore d'actualité car même si nous avons le soleil depuis plusieurs jours, c'est quand même Avril qui pointe le bout de son nez, et comme chacun sait, en Avril ne te découvre pas d'un fil... En plus les asperges, même si elles ont bien commencé à baisser, sont encore beaucoup trop chères... Pour ne citer que ce produit emblème du retour du soleil. Je ne parlerai même pas des fraises, d'ailleurs ces trucs ignobles qu'on trouve en ce moment ne méritent pas de porter ce nom.

Donc encore un bon plat pour aujourd'hui, complet et très visuel, ce qui ne gâche rien. En plus, si j'ai bien compris, c'est un plat végétarien (car le régime végétarien inclut le fromage, n'est-ce pas?)

J'avais déjà adoré les courges butternut farcies au chili con carne et épinards présentées il y a quelques temps, et c'est donc avec joie que j'ai réutilisé cette courge que j'adore dans ce nouveau plat à qui elle sert de contenant mais aussi de contenu puisqu'elle entre dans la composition de la farce.

Courge butternut farcie aux lentilles épicées et féta

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adapté d'une recette du site web du magazine Good Food, "Butternut squash with spiced lentils and feta"

Pour 4 personnes
Prévoir 1h30 en tout, mais tout peut être préparé à l'avance et assemblé le jour J, dixit le magazine.

2 petites courges butternut
huile d'olive QS
100g lentilles vertes du Puy (ça me paraissait très juste mais en fait c'est pile ce qu'il faut) ou 300g de lentilles en boîte déjà cuites et bien égouttées.
2 oignons pelés, coupés en 2 et coupées en fines lamelles
2 gousses d'ail pelées et hachées finement
2 ccafé graines de cumin
2 ccafé cumin moulu
2 ccafé cannelle moulue
1 ccafé paprika
1 pointe de couteau de cayenne
200ml d'eau bouillante
1 paquet de féta de 200g
40g de pignons de pin
2 csoupe de feuilles de menthe ciselées
2 csoupe de feuilles de persil plat ciselées
1 jus de citron
graines de grenade pour décorer

Pour une fois j'avais justemnt trouvé une grenade au marché, mais quand je l'ai ouverte, les graines étaient incolores... Soit je suis tombée sur une race de grenade peu compatible avec un effet déco, soit je suis tombée sur une grenade pas ou plus consommable. Donc tant pis pour les petites billes rouges brillantes et craquantes, sucrées et acides sous la langue, qui auraient apporté autant à la déco qu'au plaisir gustatif...

Préchauffer le four à 200°C/180°C chaleur tournante/gaz 6. Sur mon four j'ai un programme "rôtisserie 210°C" et c'est lui que j'utilise dans ce genre de boulot.
Rassembler les ingrédients, torréfier les pignons de pin à sec à la poêle

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Laver les butternuts et les couper en 2 dans la longueur, ôter les graines, gratter un peu le coeur pour enlever toutes les parties fibreuses. Placer les demi-courges sur une plaque de four côté chair dessus et répartir environ 1 csoupe d'huile d'olive sur la chair. Ca c'est une mission parfaite pour SuperVapo, celui qui pschitte tout partout et en douceur! ;-) La recette dit ensuite d'assaisonner, mais j'ai pour habitude de ne pas procéder ainsi de peur que le sel "appelle" l'eau contenue dans la courge et en déssèche le coeur avant que la croûte grillée ne soit formée. Bon, c'est peut-être ridicule, mais c'est ce que je pense! Alors faites votre choix, sel/poivre avant d'enfourner ou à la sortie du four, c'est vous qui voyez!
Bref, laisser rôtir les courges environ 35 minutes, la chair doit être tendre et la surface dorée. Laisser refroidir légèrement.

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Pendant que les courges sont au four, cuire les lentilles dans une grande quantité d'eau bouillante non salée 10 minutes, puis saler et poursuivre la cuisson encore 10 minutes. Goûter, normalement c'est à point, cuit mais pas en purée. Egoutter. Le magazine indique ici qu'on peut faire cette cuisson des lentilles la veille ou utiliser 300g de lentilles en boîte.

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Quand les courges ont assez refroidi pour être manipulables, retirer de la chair de manière à agrandir la zone à farcir en laissant 1 cm de chair sur la peau. Hacher grossièrement cette chair de courge puis la réserver dans un saladier.

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Le magazine précise ici qu'en fait tout ce qui vient d'être réalisé peut être fait à l'avance, la veille par exemple. Hé hé hé, voilà qui est très intéressant... ;-)

Chauffer environ 3 csoupe d'huile d'olive dans une grande sauteuse, ajouter les oignons et l'ail et cuire en remuant sur feu moyen (pour ne pas brûler l'ail) jusqu'à début de coloration soit environ 10 minutes

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puis ajouter les épices

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et cuire encore 2 minutes environ, la cuisine doit en être complètement embaumée...

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Ajouter les lentilles, la courge hachée et 200ml d'eau chaude et laisser mijoter sans couvrir jusqu'à ce que le liquide soit pratiquement complètement évaporé.

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Ôter du feu et ajouter le jus de citron, les herbes (j'en ai réservé juste quelques peluches pour décorer ls assiettes), les pignons et émietter la féta par dessus le tout. Saler, poivrer, mélanger, goûter, rectifier. J'ai rajouté du cumin et du piment de Cayenne.

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Et ça aussi ça peut être fait la veille... Donc conclusion, je jour J reste plus qu'à réchauffer les courges au four 10 minutes à 140°C, réchauffer la farce sur le gaz tout doucement, puis reprendre le déroulement normal de la recette.

Répartir la farce de manière égale entre les 4 demi-courges et réenfourner pour 10 ou 15 minutes. Et ce dans le four à 200°C/180°C chaleur tournante/gaz 6, donc pensez à remonter la température du four si vous avez opté pour la préparation la veille et l'assemblage le jour J.

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Servir saupoudré du reste d'herbes fraîches (à défaut des graines de grenade recommandées) et du yaourt au tahini (purée de sésame orientale, rien à voir avec les purées d'oléagineux vendues en supermarchés bio).

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Bon, ce yaourt au tahini, ce n'est pas moi qui l'ai inventé, c'est une recommandation du magazine. Je suppose qu'il s'agit d'1 csoupe de tahini (également appelé tahin ou tahina) délayée avec du yaourt et un peu de jus de citron et de sel. Je suppose que ça doit être plus frais qu'avec du houmous.

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J'aime énormément ce genre de plat, fondant, parfumé, léger et cependant complet (avantage de ces plats végétariens), et même si le carnassier qu'est mon Nomamoi aurait préféré que j'ajoute un bout de viande, (ce que je fais souvent avec une petite cuisse de poulet grillée par exemple) cette fois je n'ai pas cédé, et c'était très bien. Je ne cuisine que le soir puisque c'est le seul repas où la famille soit rassemblée (en dehors de WE bien sûr), et du coup j'avoue que j'apprécie énormément les repas légers et sans viande qui me garantissent des nuits paisibles et reposantes.

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En 2008, Carpe Diem me tentait avec ce lapin aux anchois et tomates confites

En 2007, nous parlions pâte à pizza à base de levain liquide méthode Kayser, et nous retournions sur la côte Nord-Est des USA avec cette Chaudrée de clams façon Nouvelle-Angleterre

4 février 2009

lapin à la moutarde

Mmmmmm, en regardant les photos de ce plat réalisé déjà il y a plusieurs semaines, je me mets à saliver devant mon écran... Pas vous ?

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J'ai pour habitude de le servir avec du riz et des bouquets de brocoli, de cette façon j'ai un plat complet. J'adore tout dans ce plat, les couleurs tendres avec lesquelles le brocoli contraste merveilleusement, la douce acidité de la sauce et sa consistance légèrement sirupeuse, le lapin tendre et absolument pas sec, les cornichons craquants, tout est prétexte au plaisir...

Lapin à la moutarde

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C'est une recette familiale, donc les proportions ne sont pas très précises... Je fais tout à l'oeil...

Pour 4 personnes

1 petit lapin entier
1 csoupe huile végétale neutre genre Isio4
1 oignon
1 bon verre de vin blanc (je pense que ça doit faire à peu près 250ml)
1 csoupe bombée de moutarde forte de Dijon
1 ccafé maïzéna et environ 125ml d'eau ou de bouillon (facultatif)
1 briquette 250ml crème d'amande (ou toute autre crème à votre goût)
une quinzaine de cornichons fins
1 tête de brocoli
2 tasses de riz long parfumé (1 tasse = 250ml)
ciboulette ciselée (ou autre herbe) pour la déco

Peler et hacher l'oignon, découper le lapin en gardant bien le foie le coeur et les rognons (le meilleur à mon goût!).

Dans une sauteuse anti adhésive ou une cocotte en fonte, chauffer la csoupe d'huile. Y jeter l'oignon haché et les morceaux de lapin sauf les abats. Laisser à feu moyen en remuant souvent, j'aime quand les oignons sont fondus et le lapin à peine coloré.

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Quand le lapin est à peine doré et les oignons fondus, voire en début de coloration, retirer les morceaux de lapin et réserver.

Evidemment, c'est une question de goût et... de taille de casserole! Il est évident que si vous aimez le lapin doré, ou si votre casserole est trop petite pour accueillir tout les morceaux de lapin en une seule fois, il faudra procéder de la façon suivante :
Chauffer l'huile, y dorer le lapin en plusieurs fois si nécessaire, retirer et réserver le lapin doré, remettre éventuellement un peu d'huile dans la casserole et y jeter les oignons. Mélanger à feu moyen jusqu'à ce qu'ils soient fondus.
Bref, reprenons.

Dans la sauteuse où ne restent plus que les oignons et toujours à feu moyen, ajouter la csoupe de moutarde

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(on voit peu d'oignons sur ma photo parce que la plupart des lamelles sont restées accrochées au lapin et sont donc dans un saladier à côté de ma plaque de cuisson!)

et bien mélanger puis ajouter le vin blanc, mélanger encore car ça fait des grumeaux, puis remettre le lapin, saler très peu à cause de la moutarde, bien poivrer, mélanger pour bien enrober le lapin, baisser le gaz, couvrir et laisser mijoter 10 minutes tout doucement, sinon la sauce réduirait trop!

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Pendant ces 10 minutes, cuire le riz, l'égoutter et le réserver au chaud, ou bien dans un plat passant au micro ondes pour pouvoir le réchauffer le moment venu.
Couper les cornichons en rondelles fines.
Placer les sommités de brocolis dans un plat passant au micro ondes, ajouter 1 csoupe d'eau environ - un petit coup sous le robinet...), saler à peine, couvrir d'un film plastique bien tendu et percé juste d'une pointe de couteau et passer au micro ondes entre 5 et 10 minutes selon votre micro ondes. Le brocoli doit être encore un poil craquant.

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Au bout des 10 minutes de cuisson du lapin, soulever le couvercle, mélanger, ajouter la briquette de crème et les 3/4 des cornichons, mélanger, placer les abats à la surface, couvrir à nouveau et laisser mijoter encore 10 minutes.

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Quand le lapin est cuit (prolongez éventuellement la cuisson si vous aimez le lapin très cuit, pour nous, 20 minutes plus la 1ere cuisson pour le dorer, c'est largement suffisant car après, malgré la sauce, le lapin a tendance à sécher), vous verrez que le foie est devenu tout gris... Mais il est normalement resté à peine rosé à l'intérieur! Mélanger tout puis retirer le lapin en le servant sur les assiettes ou le déposant dans le plat de service, goûter la sauce, rectifier l'assaisonnement si nécessaire.

Il se peut que la sauce vous paraisse en quantité insuffisante, ou bien trop liquide. Il faut alors rectifier cela. Pour épaissir, diluer la ccafé de maïzena dans 1 csoupe d'eau froide et verser petit à petit (surtout pas tout d'un coup!) dans la casserole toujours sur feu moyen en mélangeant. Arrêter quand la consistance désirée est obtenue.
Pour rallonger, diluer la ccafé de maïzéna dans une csoupe d'eau ou de bouillon froid prélevée sur les 125ml, verser l'eau ou le bouillon restant dans la casserole jusqu'à obtenir la quantité de sauce souhaitée, puis rectifier la consistance en l'épaississant à l'aide de la maïzéna diluée.
Dans tous les cas, toujours goûter et rectifier l'assaisonnement.

Ajouter hors du feu les dernières rondelles de cornichon, mélanger, verser sur le lapin, saupoudrer de ciboulette finement ciselée.

Servir avec le riz et les brocolis réchauffés si nécessaire.

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Il est bien entendu possible de faire la même chose avec une autre viande blanche en modifant les temps de cuisson en fonction de votre choix.

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Le crème d'amande bio (en version sans sucre) a vraiment ma préférence sur toutes les autres crèmes végétales que j'ai essayées. Elle est douce, sa consistance est parfaite, elle supporte de bouillir (mais je n'ai pas essayé de la faire réduire comme on le fait avec une crème de vache) et elle n'a aucun arrière goût. J'ai du coup totalement abandonné la crème d'avoine et celle de riz qui possèdent un marquage de goût trop présent pour moi, et la crème de soja qui me laisse un arrière-goût amer dans la bouche...
C'est bien entendu la version non sucrée de cette crème d'amande que j'utilise.

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En 2008, nous découvrions ensemble le cerfeuil tubéreux

En 2007, nous fétions dignement le chandeleur non pas comme cette année avec de simples crèpes à la confiture, nutella et sirop d'érable mais avec une version salée, des crèpes de poisson aux cèpes, calamars sautés dans un bouillon de cèpes, nous avions pour dessert un bavarois à l'orange pris sur le blog Péché de Gourmandise, merci Choupette, et je m'essayais à la pâte feuilletée maison avec des tatins au boudin et aux pommes

22 novembre 2007

Le Thuriès le retour! Langoustines, cocos et lait de coco

Dans le Thuriès de ce mois, c'est Nicolas Le Bec qui est à l'honneur, et avec lui, ma belle ville de Lyon. Je ne suis encore jamais allée manger à son restaurant, mais j'avoue en avoir très envie... ;o) Un jour peut-être...

Mais en attendant ce moment précieux, je me suis penchée sur les recettes de Nicolas Le Bec publiées dans le Thuriès de Novembre 07, et j'ai découvert que certaines d'entre elles ne demandaient ni des heures de travail, ni des ingrédients introuvables, alors j'ai décidé de me lancer.

J'ai commencé par les grosses langoustines aux cocos de Paimpol, bigorneaux et huile de palme... sans cocos de Paimpol, sans bigorneaux, et sans huile de palme! lol! Allez vous en déduire que j'ai juste fait cuire des langoustines ? Alors lisez la suite...

Langoustines, cocos et lait de coco

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Adapté d'une recette de Nicolas Le Bec, parue dans le Thuriès de novembre 2007 : grosses langoustines aux cocos de Paimpol, bigorneaux et huile de palme

Pour 4 personnes
16 langoustines entières crues surgelées
100g de haricots cocos frais écossés
QS fleur de sel, poivre du moulin, huile d'olive, laurier, gros sel, curry en poudre
200g fumet de poisson (reconstitué pour moi)
50g jus d'orange
1 ccafé curcuma en poudre
50g lait de coco
1 ccafé gingembre frais râpé
1 gousse d'ail
60g beurre
1/4 botte coriandre

La réalisation m'a pris environ 1 heure, sachant que j'avais écossé les 700g de cocos la veille. Mais à refaire une nouvelle fois, le temps ne devrait pas dépasser 40 minutes.
Sur les cocos écossés, j'ai prélevé 100g comme le demandait la recette, et j'ai fait cuire les cocos restants dans une 2ème casserole, ne sachant pas si je les utiliserais avec cette recette ou d'une autre façon.

Dans une casserole, verser 400g d'eau froide, ajouter les cocos, 1 ccafé de gros sel, 1 feuille de laurier et cuire à feu doux pendant 25 minutes environ. Et dans une 2ème casserole, j'ai mis les cocos restants, de l'eau, du sel (sans mesurer) et une feuille de laurier aussi, et j'ai fait cuire 25 minutes aussi. Je les ai ensuite laissés tiédir dans leur eau de cuisson.

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Pendant ce temps, peler et râper le gingembre, préparer le fumet de poisson à partir d'un cube ou de poudre, peler, dégermer et râper l'ail, mesurer le jus d'orange, mesurer le curcuma et le lait de coco. Tout mettre au fur et à mesure dans une petite casserole.

Dégeler les langoustines sous un filet d'eau courante. Arracher les têtes, décortiquer les queues, ôter le boyau, placer dans un petit bol avec un peu d'huile d'olive, mélanger délicatement pour les enrober. Dans le fond du panier percé d'un cuit vapeur, poser du film plastique et le percer de trous de la pointe d'un couteau là où se trouvent les trous du panier. Poser les queues de langoustines huilées et égouttées légèrement.

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Saler à la fleur de sel et cuire à la vapeur 1 minute. Je crois que je les ai laissées 3 minutes, je n'ai pas vraiment regardé...

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et laisser refroidir à température ambiante.

En même temps, mettre à bouillir ensemble pour la sauce le contenu de la petite casserole. Laisser bouillir 5 minutes puis couper le gaz et mixer au mixeur plongeur. Ajouter le beurre en mixant toujours. Goûter, éventuellement saler. La recette indiquait d'ajouter un peu de curry en poudre mais j'ai trouvé le goût tellement parfait et spécial que je n'ai pas voulu ajouter le curry de peur d'obtenir une bête sauce au curry... Et comme il n'est pas resté la moindre goutte de sauce pour que je puisse essayer ce que ça donnerait avec le curry, et bien je ne le saurai pas... A moins de refaire cette recette! Mais je reviens à la fin du déroulement.

Verser de la sauce chaude au fond des assiettes, déposer les langoustines à température ambiante dessus, ajouter les cocos (ça fait fort peu de cocos par assiette, donc j'ai réparti tous mes cocos de la 2ème casserole avec, mais j'ai fait toutes mes photos avant) et décorer avec des feuilles de coriandre. Donner un tour de moulin à poivre sur chaque assiette.

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Ce plat n'est qu'une entrée mais comme je n'avais rien prévu d'autre pour le repas, j'ai été bien contente de rajouter les cocos restants... ce qui en a fait du coup un plat unique au volume tout à fait correct. Comme j'avais prévu un dessert (à venir plus tard sur ce blog), nous ne somme pas sortis de table avec la faim!

Alors cette recette, c'est super bon! Tout est dans la sauce! Déjà pour les yeux, cette sauce est spéciale. C'est bien simple, elle est carrément fluo! A se demander si elle ne luirait pas dans le noir... Et du coup j'ai dû retoucher mes photos pour arriver à retrouver cette teinte très particulière que mon appareil n'a pas su capter... mais que je n'ai pas très bien su restituer non plus...

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Le tout forme une assiette d'une douceur et d'une saveur indécentes... Je n'ai pas trouvé de cocos blancs, seulement des rouges, cela ne change pas le goût mais au niveau couleur dans l'assiette, le blanc aurait été plus en accord avec les tons très purs, violents même, de la sauce. Nous sommes tous restés bouche bée devant les sensations qui s'offraient à nous. Les couleurs (malgré le marron sale des cocos...), les contrastes de température, les textures tout en déclinaison de fondant (pas de croquant du tout), rien que du bonheur... Pour un 1er essai, ça commençait agréablement bien...

Les bigorneaux auraient apporté un peu d'amertume, un goût iodé et puissant, et encore une texture différente non croquante. Quant à l'huile de palme, qu'aurait-elle apporté? Je l'ignore...

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Un régal en tout cas. Et pas compliqué à faire qui plus est!

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22 janvier 2009

filet de bar grillé, lentilles beluga et chorizo

De passage au magasin bio, je tombe sur des lentilles beluga. Quelles merveilles que ces petites lentilles toutes dodues et surtout toutes noires! Je me suis dit que ça ferait super joli dans une assiette, avec un poisson bien blanc par exemple... Et puis comme j'adore l'association poisson blanc-chorizo, et que la lentille va bien avec lardons ou chorizo, tout comme les haricots secs d'ailleurs, je me suis dit que j'allais essayer de faire une assiette 3 couleurs : lentilles noires, poisson blanc, chorizo rouge...

Même si les couleurs se sont révélées plutôt décevantes, je tenais là une recette excellente, simple, rapide et équilibrée

Filet de bar grillé, lentilles beluga et chorizo

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Pour 4 personnes

4 petits filets de bar ou 4 pavés, avec la peau
16 tranches fines de chorizo
1 tasse (250ml) de lentilles noires beluga
1 oignon
1 feuille de laurier
sel
quelques feuilles de persil pour la déco
2 csoupe huile olive

Mettre dans une casserole 1 litre d'eau (4 fois le volume de lentilles) non salée, les lentilles, l'oignon pelé et coupé en 2 et la feuille de laurier, porter à ébullition et compter 10 minutes à partir de l'ébullition. Saler et compter 10 minutes supplémentaires. Goûter, normalement c'est cuit  la perfection. Jeter l'oignon et le laurier, égoutter, réserver.

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Au moment où on sale les lentilles, mettre une très grande poêle anti adhésive à chauffer avec un voile d'huile d'olive. Un pulvérisateur est idéal pour cela. Déposer dans la poêle chaude les rondelles de chorizo sans qu'elles se chevauchent, dorer un premier côté, retourner, dorer le 2ème côté, retourner à nouveau sur le 1er côté, ça aplanira un peu les rondelles, réserver au chaud.

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Dans la même poêle non nettoyée et chaude, placer les filets de bar côté peau, saler un peu mais pas trop à cause du chorizo et laisser côté peau jusqu'à ce que la peau soit grillée et les bords des filets dorés.

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Pendant ce temps normalement la cuisson des lentilles s'est terminée, elles sont égouttées. Les retourner dans la casserole avec 1 csoupe d'huile d'olive, bien mélanger, réchauffer le cas échéant.

Quand la peau du bar est croustillante et grillée, tourner les filets un à un, dès que le 4ème filet est retourné recommencer l'opération, ôter du feu et dresser les assiettes, saupoudrer d'un peu de persil haché.

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C'est délicieux. La lentille beluga n'a pas tout à fait le même goût que la verte du Puy, je me demande d'ailleurs si je ne la trouverai pas meilleure, cette beluga, plus goûteuse. Il faudrait que j'aie les 2 côte à côte pour déterminer les différences de goût et ma préférence!
Par contre, une fois cuite elle n'est pas franchement noire-noire, elle est certes beaucoup plus sombre que la lentille verte, mais elle n'est pas nuit noire non plus, quoi! Dommage, je comptais vraiment sur un noir profond...

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Le bar est vraiment mon poisson préféré. Et cuite dans le gras rendu par le chorizo (qui d'ailleurs en a rendu bien moins que ce à quoi je m'attendais...) sa peau grillée prend un goût extraordinaire, vraiment on adore! Déception malheureusement là aussi pour la couleur, puisque le fait de retourner le poisson dans la poêle lui donne un peu de couleur, couleur par ailleurs bien teintée par le chorizo qui a séjourné dans cette même poêle juste avant. Moi qui voulais du poisson bien blanc pour trancher avec la lentille... Pour garder cette blancheur, j'aurais pu cuire mon poisson à la vapeur et ôter la peau au moment de servir, mon poisson aurait été certes très blanc, mais quel dommage de ne pas exploiter le chorizo jusqu'au bout!
Seul le chorizo a respecté le contrat goût/couleur! ;-)

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En 2008, nous travaillions le légume vedette de la semaine, le chou rouge, et présentions à Lavande un chou rouge aux cranberries

6 novembre 2008

hachis parmentier à ma façon

Très vite pour aujourd'hui, plus une idée pour revisiter un hachis parmentier que la recette du hachis parmentier.

D'abord, y a-t-il vraiment une recette du hachis parmentier?

En principe, dans un hachis parmentier il y a une couche de hachis de viande à la tomate, genre bolognaise, et ça croyez-moi, pour terminer les restes dans un frigo qui déborde, c'est idéal!
Et par dessus une couche de purée de pomme de terre.

J'ai fait mon hachis de viande avec oignon, ail, carotte, céleri branche, des bifsteaks proches de leur date de péremption -hachés grâce à mon kitchenaid-, une boîte de pulpe de tomates, un reste de chou-fleur cuit, du persil plus très frais, et si j'avais eu d'autres restes de légumes cuits je les aurais ajoutés sans problème! Le hachis, c'est vraiment le roi du "jyfoutou", le purge-frigo par excellence! J'adore!
Pour la couche supérieure communément appelée "purée", j'ai cuit des patates à soupe en cubes au micro ondes, j'ai écrasé les patates une fois cuites avec un peu de lait pour atteindre une consistance comme j'aime, puis j'ai incorporé du râpé... Et formé à l'aide de 2 cuillers des quenelles de cette purée améliorée.
Et zou, au four!

hachis_parmentier___ma_fa_on_01

Ca change, non? Enfin comme présentation, parce que pour le goût, c'est bien un hachis parmentier!

Et c'est un régal comme sait si souvent l'être une cuisine de restes!

28 octobre 2007

du poisson pour Lolotte ;-D

Le vendredi, je vais au marché.

I went to ze market, mon p'tit panier sous mon bras... La la la la la la, etc...

J'en profite pour prendre du bon poisson tout beau tout frais, mon poissonnier sait me conseiller sur les cuissons, les recettes, c'est un fin gourmet...

Mais parfois je n'ai pas envie de cuisiner... Ca vous paraît bizarre? Oui, j'adooooore cuisiner, certains jours je pourais passer 12 heures debout au fourneau, à peler, préparer, mixer, cuire, pétrir, faire la vaisselle qui en découle, goûter. Mais d'autres jours, rien que de regarder la porte du frigo me fatigue... Envie de rien... Même pas de manger d'ailleurs... Et encore moins de cuisiner, ça c'est sûr! Comment donc font les restaurateurs pour toujours faire leur métier, même les jours où ils voudraient faire tout sauf cuisiner? Je me le demande... Alors quand je suis dans cet état second et que je vais au marché, chez mon poissonnier, je prends du poisson qui, je le sais, ne me donnera pas le moindre souci, sera délicieux et plaira à toute ma petite famille... Surtout si en plus la présentation est sympa, ce qui rend tout cela très à la mode...

Et qu'y a-t-il de délicious, fashion, no fuss, hein Lolotte? Mais oui, tu as deviné : le poisson! Surtout si on le mange cru...

Et plus particulièrement le thon et le saumon frais, comme dans les restaus japonais, où on appelle ça des "sashimi" si je ne m'abuse. Il faut dire que nous mangeons si peu souvent au restaurant que j'ignore quasiment tout de ce qui s'y fait et des noms des plats...

sashimi_03

Il vous faut simplement du thon rouge et du saumon (d'élevage, c'est plus sûr sanitairement parlant) très frais, du wasabi et de la sauce soja.
Le wasabi est très important, c'est un puissant désinfectant, il évitera bien des désagréments qui pourraient être provoqués par la consommation de poisson cru... Mais attention... C'est puissant en goût aussi... La moutarde forte Amora, à côté, c'est de la dentelle!
La sauce soja est utilisée soit nature, soit diluée d'un peu d'eau. Chez nous c'est nature.
Monsieur Kikkoman fournit une excellente sauce à base de sauce soja spéciale pour les suchis et sashimis...

sashimi_02

Parfois, je mets du riz long thaï à cuire dans mon cuiseur vapeur (1 volume de riz pour un volume d'eau, pas de sel), et je rajoute une petite sauce toute simple à verser sur le riz pour l'unir en goût au poisson cru et le saler;
Les proportions sont à l'oeil il vous faudra donc goûter et ajuster à votre propre goût.
environ :
3 csoupe sauce soja
1 csoupe nuoc mam
1 csoupe vinaigre de riz
1 ccafé sucre roux
1 ccafé huile de sésame
1 pointe de couteau de wasabi, ou bien un peu de sambal oelek (purée de piment rouge)
Bien mélanger jusqu'à ce que le sucre soit fondu, goûter, rectifier.
Une fois le riz servi dans les bols, verser un peu de cette sauce dessus, cela salera et humidifiera le riz.

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Bon appétit!
Toi qui me demandais du poisson, Lolotte, j'espère que celui là te plaira... Je prends des risques, tu n'aimes peut-être pas le poisson cru... Mais je suis sûre que tu me pardonneras si jamais tu n'apprécies pas, parce que tu sais que c'est offert de bon coeur...

11 novembre 2007

côtelettes de sanglier, sauce poivrade à ma façon et purée de légumineuses

Dimanche, lors du repas d'anniversaire de Fifille n°2, nous comptions parmi nous José, un chasseur émérite qui nous a remis un "petit" colis d'un genre très particulier bien qu'alimentaire : une part du sanglier de 80kg qu'il avait abattu la veille lors d'une sortie effectuée avec sa société de chasse. La règle dans cette association (et sans doute dans d'autres aussi) est que le sanglier est réparti en lots et que les lots sont remis au hasard à chacun des membres sans qu'aucun d'entre eux ne sache ce que son lot contient. Nous ne pouvons que remercier José de nous avoir confié son lot que nous avons ouvert lundi pour y découvrir 2 énormes côtes et une épaisse tranche d'épaule. Pour les côtes, nous sommes sûrs de notre identification, mais pour l'autre pièce, nous avions le choix entre morceau de patte avant et morceau de patte arrière... Et c'est mon Nomamoi, fier de ses quelques vieux souvenirs de cours d'anatomie qui a tranché : patte avant! Et bien patte avant ce sera! ;-) Enfin bon, précisons que les planches du livre "Anatomie comparée des mammifères domestiques" du célèbre Robert Barone ont été longuement étudiées car quand un os a été scié et qu'il manque une bonne partie de son extrémité, distinguer une tête d'humérus d'une tête de fémur devient compliqué... Enfin bon, je ne suis pas véto, moi! D'ailleurs, y a-t-il un pilote dans l'avion véto dans la salle? lol!

En fait cette distinction est importante, car on ne cuit pas une épaule de la même façon qu'un gigot, que ce soit sur un mouton, sur un cochon, ou sur un sanglier!

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Je me suis encore une fois précipitée sur le magnifique livre de Bocuse "la Cuisine du Marché" pour y chercher comment cuisiner ces 2 morceaux très différents... Parmi les quelques recettes que j'ai trouvées concernant les côtes, l'une d'entre elles ne nécessitait pas de marinade. Pensant que ce genre de gros gibier nécessitait forcément une marinade pour attendrir les chairs tout en leur permettant de vieillir en limitant les risques sanitaires, j'ai été intriguée par cette recette qui me permettait de goûter un sanglier "brut", sans modification des saveurs par la marinade. Par ailleurs nous remarquerons l'absence totale de référence à l'épaule dans le livre de Bocuse, nous procéderons donc comme pour une cuisse mais avec un temps de cuisson plus important. Pour le gigot (et par extension pour l'épaule), toutes les recettes demandaient une marinade. Cela m'a confortée dans mon choix pour les côtes, j'aurai comme cela des côtes "natures" et de l'épaule marinée.

Nous avons laissé la viande vieillir jusqu'à mercredi soir avant de nous pencher sur son sort...

J'ai donc commencé mercredi en fin d'après midi ma recette de côte, sachant que je mettrais dans la foulée à mariner mon morceau d'épaule pour 24 ou 48 heures selon les bouleversements habituels des plans de nos soirées! lol!

Côtelettes de sanglier, sauce poivrade et purée de légumineuses d'après Paul Bocuse

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adapté de "La cuisine du Marché" de Paul Bocuse, "côtelettes de chevreuil aux lentilles"

La purée de légumineuses se commence la veille par le trempage

Pour la purée de légumineuses, faire tremper toute une nuit une bonne poignée par pesonne de mélange de haricots secs blancs et rouges, lentilles marron et corail, pois chiches, pois cassés, fèves, bref ce qui vous passera sous la main. J'ai pris un mélange bio tout prêt. Le lendemain, égoutter, mettre à l'eau froide non salée, ajoutez une feuille de laurier et un oignon entier juste pelé, porter à ébullition, compter 10 minutes, saler, et finir la cuisson encore environ 45 minutes, goûter que ça soit bien fondant. Égoutter, jeter oignon et laurier,

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mixer au blender avec environ 2 csoupe de crème, ajuster à la consistance désirée à l'aide de bouillon de volaille. Goûter, rectifier l'assaisonnement. Le résultat ressemble à s'y méprendre à une purée de marrons maison! Mais il est très différent au goût. Il n'a pas vraiment de goût soyons honnête...

La sauce poivrade se commence environ 3h30 avant le repas.

adaptée du livre de Paul Bocuse, "La Cuisine du Marché"

1 carotte
2 oignons moyens
1 tige de céleri branche
une noix de beurre
1/2 litre de marinade du gibier (remplacé par 1/2 l d'un bon vin rouge)
3/4 l sauce demi-glace (remplacé par du fond de veau)
carcasses et parures du gibier (les os de mes côtes)

Commencer par finement ciseler la carotte, le céleri et les oignons

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Parer rapidement et grossièrement les côtes histoire de récupérer les os et les chairs abîmées s'il y en a.

Fondre doucement le beurre dans une grande sauteuse. Bocuse ajoute ici les légumes hachés, mais j'ai préféré mettre d'abord mes os et parures à dorer. C'est seulement une fois ceci fait que j'ai ajouté les légumes que j'ai laissé fondre jusqu'à atteindre, ainsi que Bocuse le recommande, un léger rissolage.

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Mouiller avec 1/2l de la marinade du gibier (et donc pour moi avec 1/2l de bon vin rouge puisque j'avais évidemment choisi pour mes côtes la seule recette sans marinade... Arf... Y'a bien qu'à moi que ça arrive, ce genre de chose...). Réduire des 2/3 (il ne reste donc qu'1/3 à la fin), ajouter alors 3/4 de l de sauce demi-glace (de fond de veau du commerce reconstitué pour moi) et quelques carcasses et parures (moi j'avais choisi de les faire griller au début plutôt que de les ajouter là. Je fais ce que je veux! Na! lol!)
Laisser mijoter tout doucement et à couvert 3 heures.

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Après 3 heures (je n'ai pu attendre que 2 heures, hélas... ) ôter les os, passer au chinois étamine et bien presser pour en extraire tous les sucs. Réserver.

Les côtes, cuisson 3 à 4 minutes maxi

je ne m'attendais d'ailleurs pas à ce que ça cuise aussi rapidement...
Il faut donc réchauffer la purée et la sauce (si nécessaire) avant de commencer la cuisson.

3 csoupe d'huile neutre
sel, poivre

Il y a 2 parties différentes dans une côtelette, tout le monde l'a remarqué sur de l'agneau ou du boeuf sinon sur du sanglier. Il y a la partie toute en longueur plus grasse, plus fibreuse qui longe l'os de la côte, et une partie bien ronde et dodue, c'est le meilleur... On retrouve ces 2 parties aussi sur le sanglier. Dans un but égalitaire tout à mon honneur, j'ai décidé de couper la viande en plusieurs morceaux, ce qui permettrait à chacun d'entre nous d'avoir un peu de la partie fibreuse et un peu de la partie "luxe" d'une part, et qui permettrait aussi d'avoir des temps de cuisson identiques entre la partie fibreuse fine et la partie "luxe" épaisse. J'ai donc coupé rapidement des noisettes de viande.

Chauffer 3 csoupe d'huile dans une poêle. Quand l'huile fume, y déposer délicatement les noisettes de sanglier. Les cuire le plus rapidement possible en ne les retournant qu'une seule fois et les tenant nettement rosées à l'intérieur. Ça va vraiment très très vite, comme un bifteck! Je suppose que si les morceaux avaient été plus gros et plus épais, le temps de cuisson aurait été un peu augmenté, mais sans dépasser 5 minutes!

Finitions

1 ccafé gelée de groseilles - facultatif
1 ccafé moutarde de Dijon - facultatif
Sauce poivrade
Purée de légumineuses

Déposer les noisettes de sanglier sur les assiettes, et les laisser reposer tranquillement le temps de faire la suite.
On prélèvera ensuite une partie de la sauce pour déglacer le plat qui aura servi à rôtir le gibier (donc notre poêle où les côtes ont cuit) et on reversera le tout dans la sauce à laquelle on ajoutera - c'est facultatif - la gelée de groseille et la moutarde. Il ne faudra alors plus faire bouillir.
Dresser la purée
Verser la sauce sur la viande, les gourmands pourront faire un volcan dans leur purée...

Et j'ai décoré le bord de l'assiette avec un peu de réduction de balsamique du commerce.

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Et là commence la partie la plus agréable, que j'attendais depuis plusieurs heures : la dégustation!

Ce n'était pas la première fois que je mangeais du sanglier mais c'était bien la première fois que c'était moi qui le cuisinais. J'ai été très agréablement surprise. Quand on mange un plat de sanglier en sauce acheté chez un traiteur, c'est souvent très sec, dur et fade... Là, la viande était très juteuse! Pas tendre, non, légèrement résistante sous la dent (mais pas du tout dure en tout cas), mais surtout elle avait un goût incroyable!
La première bouchée, je l'ai prise nature, je veux dire sans la tremper dans la sauce ni la purée, et j'ai été impressionnée par sa couleur franchement rose foncé, presque noire, par tous les jus qu'elle avait retenus à l'intérieur, et par son goût proche d'un excellent morceau de cheval!
Ensuite j'ai voulu goûter la purée seule... Heu... Bôf, j'ai regretté de ne plus avoir eu de lentilles dans mon placard et d'avoir dû me rabattre sur ce mélange bio tout prêt, ça aurait été meilleur avec de bonnes lentilles vertes cuites maison... Enfin ce n'est qu'une supposition...

Et puis j'ai voulu goûter avec la sauce...
Alors là, tout s'est révélé...

Même la purée! Avec la sauce, c'était un festival! Et la viande encore avec, oh la la que c'était bon... J'aurais dû prendre une photo de fifille n°2 concentrée sur son assiette, fourchette dans la main gauche pour piquer la viande et la tremper dans la purée, petite cuiller dans la main droite pour enfourner autant de sauce que possible... Je crois bien pouvoir en conclure qu'elle a adoré elle aussi... Mon Nomamoi qui, lui aussi, n'avait jamais mangé que du sanglier de traiteur, est resté stupéfait de découvrir que ce sanglier là n'avait rien à voir avec celui qu'il connaissait...

Il ne me reste plus qu'à remercier José pour ce cadeau inestimable qu'il nous a fait, et à souhaiter de réussir l'épaule aussi bien que les côtes...

Merci José!

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4 décembre 2008

gratin de poireaux aux haricots blancs et au chorizo

Voici une formidable recette de saison. Elle rassemble des goûts et des consistances pour un résultat parfait. Et si l'association haricot sec/chorizo (que j'employais toujours avec du poisson) n'est plus à vanter, elle est ici exploitée d'une façon nouvelle pour moi. Le résultat est à la fois tendre, croquant, doux et piquant, et c'est un parfait plat unique d'hiver qui rassemble comme j'aime tant légumes, féculents et protéines.

Essayez ce gratin, vous ne serez pas déçu(e)!

gratin de poireaux aux haricots blancs et au chorizo

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adapté du Good Food de novembre 08

1 csoupe huile olive
75g chorizo (j'ai mis la moitié d'un chorizo piquant)
4 gros blancs de poireaux
3 gousses d'ail
100ml de sherry Fino (remplacé comme d'hab chez moi par du Noailly-Prat!)
2 boîtes de 400g de cocos blancs
500ml bouillon de légumes (volaille pour moi)
85g pain sec (je n'ai pas pesé, j'ai mis 1 petite poignée de chapelure et 3 de flocons d'avoine)

Préparer les ingrédients :
Egoutter les boites de haricots blancs
Couper le chorizo en petits dés
Couper les blancs de poireau en rondelles fines
Peler et ciseler l'ail finement
Préparer - le cas échéant - le bouillon

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Préchauffer le four à 200°C/180°C chaleur tournante/gaz 6
Chauffer l'huile dans une sauteuse et faire revenir les dés de chorizo à feu vif. Le chorizo doit devenir croustillant et légèrement doré.

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Lorsque le chorizo est grilloté à point, le retirer à l'aide d'une cuiller-passoire ou d'une écumoire et le réserver dans un petit bol, mais laisser l'huile rendue dans la sauteuse. En fait, j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup trop d'huile dans ma sauteuse, donc j'en ai vidé une grande partie dans un autre petit bol (au cas où il m'en faudrait plus que prévu, et j'ai bien fait car j'ai eu à en remettre pas mal finalement... mais pas tout!)

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Dans la sauteuse, ajouter les poireaux et la moitié de l'ail, mélanger et laisser cuire à feu moyen en mélangeant régulièrement pour pas que ça brûle. Et bien que ma sauteuse n'attache pas spécialement, j'ai quand même dû rajouter un peu d'huile au chorizo réservée...

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Quand les poireaux sont tendres, ajouter le vin blanc, les haricots blancs et le bouillon. Laisser mijoter à feu moyen et à découvert environ 5 minutes

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Assaisonner, goûter, rectifier.
Pendant ce temps, passer dans un mixeur à couteau le pain sec et le reste d'ail (pour moi, ce sont la chapelure et les flocons d'avoine que j'ai mélangés juste d'un petit coup de pulse sur ma petite moulinette électrique.)

La recette dit ensuite de verser le contenu de la sauteuse dans un plat à gratin. Mais chez moi il y avait tellement de bouillon que je ne voyais pas comment j'allais pouvoir obtenir un gratin à partir de cette soupe! J'ai donc décidé d'égoutter ma préparation dans une passoire au dessus d'un saladier de façon à bien conserver mon bouillon et pouvoir en mettre dans mon plat juste la quatité que j'estimais nécessaire.

Donc j'ai mis le mélange sans le bouillon dans le plat à gratin, puis réparti dessus les dés de chorizo et ajouté un fond de mon bouillon réservé.

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Ensuite j'ai saupoudré de ma chapelure améliorée

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Enfourner 10 minutes environ (il m'en a fallu un peu plus : 20 minutes environ), le gratin doit être bien doré!

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Miam, c'est super bon!

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Et j'ai trouvé que c'était très sympa de mélanger des flocons d'avoine à la chapelure, car non seulement c'est très "santé", mais en plus ça apporte une qualité spécifique à la chapelure, un petit quelque chose à la fois craquant et fondant, et pour les yeux, cela renforce le côté "campagne" de ce gratin.

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Bon appétit!

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en 2006, nous servions un risotto à l'encre de seiche et à la seiche
et en 2007, le merveilleux chocorange de Cuisineplurielle

22 octobre 2007

mini mince pies ou mini tourtes alsaciennes?

Alors aujourd'hui, vous avez deux choix à faire...
Deux décisions lourdes de conséquences à prendre...

1) Où classer cette recette? Apéro, entrée, plat?
Selon la taille et la présence ou non d'un accompagnement vous l'utiliserez comme vous voudrez! J'en ai fait une entrée dans des petits moules à tartelettes individuelles, puis dans des mini moules à tartelettes j'en ai fait des bouchées apéritives, et si j'avais pris des moules à tartelettes individuelles de taille normale, avec une bonne salade, j'aurais eu un plat unique!

2) Ces tourtes doivent-elles être nommées mini mince pies à la viande ou mini tourtes alsaciennes?
Car voyez-vous, à peu près au même moment sont apparues 2 recettes relativement proches, l'une sur un blog et l'autre sur forum.
Sur le blog Cuisine Plurielle, un blog que j'adore, Dominique nous livrait une merveille de plus, les mince pies viande, champignons et pistaches, tandis que sur le forum de Cuisine TV, je découvrais par hasard et donc avec retard que Winnie0606 nous soumettait une tourte alsacienne visiblement appréciée par tous ceux et celles qui l'avaient déjà essayée...

Ces 2 recettes étant relativement similaires, j'ai décidé de m'inspirer des deux et de faire à mon idée selon le contenu de mon frigo.

mince pies ou tourtes alsaciennes ?

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Source : blog CuisinePlurielle et Winnie0606 du forum de CTV

2 rouleaux de pâte feuilletée
200g de veau,
200g de chair à saucisse
2 cuillères à soupe de crème fraîche,
1 oeufs
300g de champignons mélangés (chanterelles, champignons de paris, cèpes séchés réhydratés)
100g de lardons fumés,
4 échalotes (2+2),
2 gousses d'ail
persil,
un bon peu de cognac (environ 3 csoupe, je n'ai pas mesuré)
une poignée de pistaches concassées
Environ 30g de beurre
un peu de lait pour dorer (pas mis)

Préparer si possible la marinade 24 h à l'avance.

Couper le veau en petits carrés, c'est donc bien entendu pour cela que je l'ai passé au hachoir à viande de mon Kitchenaid. lol!
Mettre à mariner avec le cognac, le persil et 2 échalotes hachées, sel, poivre.
Comme je voulais faire mes petites tourtes le soir même, j'ai tout mis ensemble, même la chair à saucisse, et j'ai laissé mariner au frigo 2 heures..
J'ai également mis mes cèpes séchés à tremper dans une bol avec de l'eau très chaude.

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Seulement voilà, il y a des jours comme ça où tout va de travers. Mon emploi du temps a été chamboulé et j'ai vite compris que ce ne serait pas ce soir là qu'on dégusterait les mini tourtes! J'ai donc vaqué à mes occupations imprévues, puis le soir venu, cuisiné autre chose et laisser ma farce mariner tranquillement au frigo, en me disant que quand même, il allait me falloir la faire cuire à fond, cette farce, au cas où des cochonneries s'y plairaient...

Le lendemain soir, j'ai fait cuire ma farce en essayant de récupérer la recette du mieux que je pouvais...

Ciseler finement les 2 échalotes restantes.
Nettoyer les champignons frais et les couper en petits morceaux
Mettre à fondre le beurre à feu moyen dans une très grande sauteuse anti adhésive, y faire fondre les échalotes.

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Ajouter les champignons frais et augmenter le feu pour les sauter à feu très vif.

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Quand toute l'eau rendue par les champignons est évaporée, hacher grossièrement puis ajouter les cèpes réhydratés.

Ajouter l'oeuf et la crème à la farce, bien mélanger, puis ajouter la farce dans la sauteuse, réduire un peu le feu et faire cuire doucement en détachant au maximum les grains de la farce jusqu'à ce que toute l'eau rendue soit elle aussi évaporée.

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Ajouter alors les pistaches et ôter du feu. Mélanger, la farce est finie! Ouf!

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Et là encore, un autre imprévu est venu modifier mon emploi du temps...
Ma farce a encore dû passer une nuit au frigo, mais au moins cette fois elle était cuite.
J'ai donc repris à nouveau cette recette le lendemain... Mais il était déjà tard le soir... J'avais faim...

Mettre le four à chauffer à 200°C (mode tarte 220°C pour mon four)

A l'aide d'un cutter de taille suffisamment grande pour représenter le diamètre de votre moule à tartelette individuelle + 2 fois la hauteur du rebord + un peu de marge car la pâte va forcément se rétracter un peu à la cuisson, découper des ronds de pâte feuilletée et les disposer dans les moules.
J'allais oublier : penser à piquer la pâte à la fourchette avant quoi que ce soit!

Initialement, je voulais faire des petites bouchées individuelles dans ma grande plaque de mini tartelettes en silicone, et c'est donc ainsi que j'ai commencé à foncer une première ligne d'empreintes, cutter et outil spécial à foncer n'ont pas chômé... Mais au bout de la 2ème ligne, j'ai réalisé que c'était très long à faire... Que ma pâte ramollissait de seconde en seconde et devenait impossible à découper, à soulever du papier sulfurisé sur laquelle elle reposait, et à disposer sans la déformer dans son petit moule... Il allait me falloir remettre cette satanée pâte au frigo au moins 1/2 heure...

Or nous avions faim...

Alors j'ai changé mon fusil d'épaule.

J'ai sorti une demi-plaque de 8 tartelettes individuelles, sorti mon 2ème rouleau de pâte feuilleté, remis le premier à raffermir au frigo, mis ma plaque de mini tartelettes à peine commencée au frigo aussi, et j'ai  rapidement piqué ma nouvelle pâte, foncé mes 8 moules, déposé une petite csoupe de farce dans chaque tartelette.

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On voit bien sur la photo ci dessus que j'ai fait les 2 premières toutes avec un cutter un peu trop grand. J'ai donc poursuivi avec la taille en dessous.

J'ai ensuite découpé avec un emporte pièce plus petit (diamètre des empreintes+ un peu de marge) 8 nouveaux ronds dans la pâte, passé un doigt humecté d'eau sur le tour de chacun de mes fonds de tartelette, et déposé les plus centrés possible, les ronds préparés pour refermer soigneusement les tourtes, et pressé pour sceller.

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Bon, après j'aurais dû dorer les surfaces, mais j'avais trop faim, je ne l'ai pas fait... J'ai enfourné à 200°C pour environ 20 minutes, de toute façon ma farce était cuite je ne courais pas de risque!

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Et j'ai choisi de servir avec une petite salade de jeunes pousses mélangées aromatisée d'une vinaigrette au vinaigre balsamique blanc et huile de pistache, tout en décorant de quelques pistaches entières et de tomates cerises coupées en deux.

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C'était tellement bon que ça m'a donné du courage pour m'y remettre après le repas!
Mmmmmm, le petit goût de cognac en arrière plan... Mmmmmm, les pistaches craquantes dans la farce... C'était vraiment délicieux!

Et c'est ainsi qu'après le repas, une fois rassasiée, j'ai ressorti ma pâte bien refroidie et complété ma plaque de mini tartelettes...

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C'est long...
C'est très long...
C'est très très très long...
Et je me suis retrouvée à court de pâte. Heureusement, j'en avais un 3ème rouleau au frigo (prévu pour autre chose), je me suis dépêchée, tellement dépêchée que j'ai oublié de piquer ma pâte avant de la découper en disques et de couvrir les mini tartelettes... Le résultat a du coup été très différent de celui que j'attendais, ma pâte s'est beaucoup plus rétractée et surtout elle a bien trop gonflé!

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Oui, je sais bien que ça ne change pas le goût, mais moi qui comptais congeler ces mini tourtes pour les présenter en apéritif lors de la fête des 17 ans de Fifille n°2, et bien raté!!! Arf... Damned...

Alors, mince pie ou tourte alsacienne? De toutes les manières, un régal!

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20 novembre 2008

blanquette de veau

Bon, on vous l'a sûrement déjà faite mais je ne peux pas résister... :

"Comment est votre blanquette?"
"La blanquette est bonne..."
Qui n'a pas encore vu OSS117 avec Jean Dujardin ? Ben il serait temps d'y aller, enfin plus exactement de le louer, parce que le tome 2 va bientôt sortir! lol!

En attendant, c'est cette blanquette que j'ai réalisée l'an dernier à la fin de l'hiver, que je n'ai pas eu le temps de publier à ce moment-là, dont les photos ont donc passé tout l'été au fond de mon disque dur regorgeant de tonnes de photos pas encore utilisées, et que j'ai servie -ou plus exactement refaite- pour les 18 ans de Fifille n°2 le 9 novembre de cette année, soit 2 dimanche en arrière. Si la recette, prise sur Marmiton, est pour 6 personnes, il faut imaginer que pour les 18 ans de Fifille n°2, nous étions 23 à table...

Imaginez 4 kilos de veau...

Imaginez ma tête chez le boucher quand j'ai vu que rien que la viande à elle toute seule occupait un volume supérieur à la capacité de ma plus grande casserole...

Mon boucher m'a sauvée : il m'a prêté une énorme gamelle de professionnel qui faisait environ 60cm de diamètre, ainsi que la louche pour aller ramasser jusqu'au fond, car elle avait ainsi qu'on peut s'y attendre, une profondeur en accord avec son diamètre... Dans laquelle ma viande était à son aise!

Mais ce sont les photos de l'an dernier que vous verrez sur ce billet, car dans l'agitation générale de l'anniversaire de ma fille (mon bébé, mais comment ça peut-y changer aussi vite ces bêtes là? Un jour ça mesure 50cm, et quelques années plus tard ça mesure 1m73 et vous n'avez rien vu ni venir, ni passer?) dans l'agitation de l'anniversaire, disais-je donc, je n'ai pas eu la force de me rajouter encore la contrainte des photos.

L'intérêt de cete blanquette, c'est qu'on peut la préparer la veille, elle n'en sera que meilleure réchauffée. Tant qu'on n'aura pas mis le jaune d'oeuf et la crème, elle ne craindra rien!

Blanquette de veau

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adapté d'une recette de Marmiton, la blanquette de veau maison

Pour 6 personnes

1.2 kilo de viande de veau (épaule et tendron mélangés) en gros cubes
2 carottes
1 blanc de poireau
1 oignon
2 branches de céleri
1 grosse gousse d'ail
2 échalotes
1 bouquet garni (quelques brindilles de thym, une feuille de laurier, quelques brins de persil)
1 citron
300g champignons de Paris
1 verre de vin blanc sec (Noailly-Prat pour moi)
QS farine (environ 2 ou 3 csoupe rases)
QS huile ou beurre (environ 1 ou 2 csoupe)
100ml crème fraîche
2 jaunes d'oeuf
QS sel, poivre

Mettre la viande dans la casserole. Couvrir d'eau froide. Porter à ébullition. Quand ça bout, plutôt que de chercher à écumer, tout vider dans une passoire et bien rincer la viande avant de la remettre dans la gamelle elle même bien rincée et de couvrir à nouveau d'eau froide à 2 cm environ plus haut que le niveau de la viande. Remettre à bouillir.

Pendant ce temps, préparer le bouquet garni, le poireau bien lavé, l'oignon que vous pouvez, tout comme le poireau, soit simplement couper en 2 pour parfumer le bouillon sachant que vous le retirerez au moment de faire la sauce, ou au contraire vous pouvez le hacher grossièrement, et une partie fondra toute seule pour se lier dans la sauce. J'ai fait les 2 versions, pas de souci dans les 2 cas c'est délicieux et je n'ai pas de préférence pour aucune des 2.
Même raisonnement pour l'échalote.
L'ail sera pelé mais restera entier.
Bien laver les branches de céleri, les laisser entières (sauf si en longueur elles ne tiennent pas dans la casserole! lol!)
Peler les carottes et les couper si possible en biais pour augmenter la surface de contact entre la chair parfumée et le bouillon. Là aussi, sachez ce que vous voulez faire pour le service. Soit vous servirez les carottes dans la sauce, auquel cas, sachant qu'il y a 1h30 de cuisson, faites plutôt des gros morceaux dans de grosses carottes pour que ça soit tendre mais que ça ne tombe pas en purée à la dégustation. Et ce d'autant plus si vous la préparez la veille! Si vous savez que vous ne mangerez pas les carottes, pas de souci de taille pour les morceaux de carotte, ils seront filtrés au moment de faire la sauce.

Ajouter tout cela à la 2ème eau de cuisson au fur et à mesure que les légumes sont prêts.
Saler, poivrer, verser le verre de vin. Tout doit être immergé, rajouter de l'eau si nécessaire.

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Quand ça bout, couvrir, baisser le feu et laisser mijoter tout doucement environ 1h30.

Pendant ce temps, préparer les champignons. Les poêler à feu très vif dans un peu d'huile (ou de beurre) et les ajouter dès qu'ils sont prêts au plat qui mijote.

Quand c'est cuit, il faut trier : réserver d'un côté la viande et les légumes que vous voudrez avec dans les assiettes (pour moi champignons et carottes), jeter ce que vous ne souhaitez pas manger (bouquet garni, persil, poireau etc...) et passer le bouillon au chinois pour ne garder que le liquide. Mesurer approximativement le liquide en question, il doit y en avoir entre 1 et 2 litres pour cette proportion de viande et légumes. Cette mesure, bien qu'approximative, va servir à évaluer la quantité de farine et d'huile pour le roux.

On compte environ 1 csoupe d'huile (ou de beurre, à savoir que 1 csoupe = 15g de beurre) et 2 csoupe rases de farine pour 1 litre de bouillon. Environ bien sûr!

Mettre la quantité d'huile nécessaire dans la casserole, chauffer, ajouter la farine d'un seul coup, mélanger sans arrêt, laisser arriver le 1er bouillon, continuer à mélanger en laissant bouillonner environ 30 secondes puis commencer à incorporer le bouillon filtré louche par louche en mélangeant toujours et en n'ajoutant pas la louche suivante tant que la précédente laisse le moindre grumeau.
Quand tout le bouillon y est passé, remettre la viande et les légumes réservés.

A ce niveau-là, on peut arrêter la cuisson et attendre le lendemain pour terminer et servir.

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Au moment de servir, réchauffer éventuellement jusqu'à ébullition, puis couper le feu. Préparer dans un bol la crème et le jaune d'oeuf, les mélanger. Prélever dans la gamelle une louche de bouillon brûlant et l'ajouter tout en mélangeant dans le bol pour tempérer le jaune et prévenir sa transformation en grumeaux lors de son arrivée dans la sauce chaude. Verser le contenu du bol dans la casserole, mélanger, ajouter le jus d'1/2 citron environ, quelques gouttes, quoi, et c'est prêt!

Bien entendu, goûter pour rectifier l'assaisonnement.

Servir avec du riz nature. Saupoudrer éventuellement d'un peu de persil finement ciselé.

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Quand on cuisine pour 23 personnes, il est difficile de calculer les proportions (à moins d'être un professionnel de la restauration industrielle... lol!), alors on fait à l'oeil : je veux 3 morceaux de carotte par personne, 3 champignons par personne... J'ai 8 litres d'eau, je vais ajouter 1 litre de Noailly-Prat. Pour un tel volume, 3 oignons 4 échalotes 4 gousses d'ail 3 brnches de céleri et 3 blancs de poireau suffiront, pas besoin de multiplier tout par 4! De la même façon, je n'ai pas mis 400ml de crème et 8 jaunes d'oeufs dans ma blanquette, j'ai mis une briquette de 250ml et 2 jaunes, et je me suis dit que si ma sauce ne se liait pas suffisamment, ne blanchissait pas suffisamment, il serait toujours temps d'en rajouter! Et cela n'a pas été nécessaire.

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Une astuce si vous trouvez votre sauce trop liquide : diluer 1 csoupe de maïzena avec le strict minimum nécessaire d'eau froide et l'ajouter ccafé par ccafé à votre sauce en mélangeant bien, attention il en faut peu pour épaissir, donc on y va tout en douceur!

Pour le riz, moi qui d'habitude fais du riz thaï au cuit-vapeur à l'avance et le réchauffe au micro-ondes, j'ai préféré faire du riz incollable pour cette fois. En effet, un plat bien français avec du riz thaï cuit à l'asiatique, ça aurait fait bizarre... Donc j'ai cuit le riz incollable au dernier moment, car comme je n'en fais jamais, de ce "riz long grain américain", comme on dit, je n'ai aucune idée de s'il se réchauffe facilement!

En tout cas, la blanquette, c'est totalement "comfort food", "régressif" ai-je entendu qu'on disait en français, bref c'est la cuisine familale dominicale traditionnelle rassurante et maternante.

Et le premier (ou la première) qui me dit que le jaune d'oeuf et la crème c'est pas bon pour le cholestérol, je l'étripe lui réponds que ma fille n'a 18 ans qu'une fois dans la vie! ;-)

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16 novembre 2008

courge butternut farcie de chili con carne et épinards

Voici une recette hyper simple et hyper parfumée. Un vrai régal! J'ai l'impression, si j'en crois le nombre de recettes qui en contiennent, que j'adore la courge, toutes les sortes de courges, grosses, petites, lisses, cannelées, vertes, oranges, jaunes (heu... non, pas jaunes, je n'aime pas les courges spaghetti!)... J'ai des problèmes avec le potimarron que je trouve trop farineux sauf quand il est cuisiné par ma dentiste préférée, Fred, qui se reconnaîtra si elle me lit, et qui fait des lamelles de potimarron grillées et poivrées au poivre sauvage de Madagascar à faire damner un saint!

Mais ce n'est pas pour parler de potimarron que je me suis installée à mon bureau sur le canapé, totalement concentrée sur mon billet regardant d'un oeil Dr House en DVD... Je reviens donc à ma

Courge butternut farcie de chili con carne et épinards

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magazine Good Food sept 08

Pour 4 personnes

2 petites courges butternuts de taille égale
1 csoupe huile olive
1 oignon rouge
1 piment rouge long marocain
2 ccafé cumin en poudre
250g boeuf haché
2 csoupe concentré de tomate
1 boite de 400g de haricots rouges
1/2 bouquet de coriandre
1 sac de 500g d'épinard
QS sel, poivre

Préchauffer le four à 200°C/180°C chaleur tournante/gaz6
Couper les butternut en 2 dans leur longueur et ôter les pépins.
Frotter les demi courges d'un peu d'huile d'olive (au pulvérisateur c'est idéal) et les placer sur une plaque de four. Enfourner pour 45 minutes, les demi courges doivent être tendres.

Pendant ce temps, peler et hacher l'oignon. Couper le piment en 2 dans le sens de la longueur et gratter l'intérieur pour enlever les graines et les jeter, hacher les 2 moitiés de piment très finement.
Egoutter et rincer les haricots rouges
Préparer les feuilles de coriandre, les ciseler finement.

Dans une sauteuse anti adhésive, chauffer 1 csoupe d'huile d'olive et faire sauter l'oignon.

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Une fois l'oignon attendri, ajouter le piment haché et le cumin en poudre,

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bien mélanger encore 1 minute puis ajouter la viande hachée, mélanger pour égrener et bien cuire la viande, environ 3 ou 4 minutes

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Ajouter enfin le concentré de tomate, les haricots rouges, un fond d'eau pour pas que ça attache, mélanger, saler, poivrer. Ôter du feu quand c'est chaud, goûter, rectifier. J'ai rajouté beaucoup de cumin pour atteindre la profondeur que je cherchais...

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Quand les courges sont cuites, les sortir du four. Les miennes avaient rendu un peu d'eau que j'ai vidée per le trou de l'évier avant de poursuivre. Creuser un peu les courges pour agrandir la zone à farcir. Ecraser la pulpe de courge ainsi obtenue dans la viande, bien mélanger, réchauffer si nécessaire. Ajouter encore la moitié de la coriandre ciselée, bien mélanger.

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Remplir les courges de cette farce. La recette ne le dit pas, mais je pense qu'il faut saler très très légèrement les courges avant de les farcir, et principalement la partie qui ne sera pas couverte par la farce.

Et voilà, c'est prêt, pas plus compliqué que ça...
Et puis voilà que mon Nomamoi m'appelle pour déguster un petit apéro avant de passer à table... Ma foi, voilà bien une invitation qui ne se refuse pas! Alors j'ai installé confortablement au chaud dans le four ma plaque avec les courges soigneusement farcies...

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Et pendant l'apéro, tout en sirotant avec modération mon petit verre de porto et regardant un épisode de Dr House assise tout contre mon Nomamoi, je réfléchissais (la Cath est multi-tâche, ne le saviez vous pas? lol!) à la suite de la recette, qui indiquait de servir avec quelques feuilles d'épinards frais juste assaisonnées d'un peu d'huile d'olive. Heu... Exactement ce que je n'aime pas! Une salade sans sauce bien goûteuse, bien relevée, sans parfums qui subliment le plat qu'elle accompagne, ça n'est pas concevable! Alors hop, je décide de changer mon fusil d'épaule et non pas de supprimer les épinards mais plutôt de les faire cuire, simplement tomber à la poêle dans un tout petit peu d'huile d'olive. Ca ne faisait pas beaucoup d'épinards, car la recette initiale n'en demandait que 50g, mais heureusement je n'avais trouvé qu'un sac de 500g, ce qui finalement m'a sauvé la mise!

Et c'est ainsi que nous avons pu déguster ce plat délicieux...

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Cette courge tendre, sucrée, emplie d'un chili puissant et riche, le tout saupoudré de coriandre ciselée et accompagné d'une tombée d'épinards à la fois doux, amers et astringeants, c'est un régal!

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12 novembre 2008

curry d'aubergine végétarien... ou pas

Cette recette végétarienne est extraordinaire. Un vrai curry maison, simple et rapide, à déguster tout simplement avec un peu de riz...

Et pourtant j'ai réussi à la gâcher, cette recette... A trop vouloir bien faire, je suis passée à côté de l'essentiel... Je vais vous raconter, et surtout vous guider pour éviter cet écueil sur lequel je me suis lamentablement échouée... Voilà ce qui s'est passé : dans le magazine où j'ai trouvé cette recette de curry d'aubergine, il était indiqué qu'on pouvait servir ce plat végétarien avec un poulet cuisiné avec une pâte de curry korma, du yaourt et des raisins secs. N'ayant pas de curry korma, mais ayant un pot entamé de pâte tandoori dans le frigo, j'ai bêtement pensé que ça irait... Alors j'ai grillé mon poulet, et j'ai terminé sa cuisson dans la pâte tandoori délayée de yaourt, avec des raisins secs... C'est bon, c'est même très bon, le coup des raisins secs dans la sauce tandoori est à retenir, mais le problème, c'est que ça ne va pas avec le curry d'aubergine du tout du tout...

Conclusion, pour aller avec ce curry d'aubergine, si vous ne souhaitez pas le laisser en version végétarienne, contentez-vous de simplement griller votre poulet et de le servir juste grillé, sans parfum! A moins bien sûr d'avoir de la pâte de curry korma! ;-)

curry d'aubergine végétarien... ou pas

le rouge sur les photos, c'est le poulet tandoori, alors on fait comme s'il n'y était pas, OK? ;-)

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magazine Good Food sept 08

Pour 4 personnes

Prep 5 minutes, Cuisson 25 minutes

2 oignons hachés grossièrement
4 cm de gingembre frais haché grossièrement
5 csoupe (4+1) amandes effilées torréfiées à sec à la poêle
1 csoupe de curry en poudre
1 petit bouquet de coriandre, feuilles et tiges séparées
2 csoupe huile d'olive (il m'en a fallu 2 fois plus, mais j'ai mis plus d'aubergine que prévu!)
2 aubergines (j'en ai mis 3, parce qu'on adore tous ça) coupées en forme de quartiers d'orange ou en potatoes de chez Mc Do, je ne sais pas si cette forme porte un nom en français, en anglais on appelle ça "wedges".
Environ 200ml de yaourt à la grèque (j'ai mis 2 pots)

Commencer par faire torréfier les amandes effilées et préparer les légumes pendant ce temps.

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Le plus long c'est de séparer les feuilles de coriandre de leurs tiges... On n'oublie pas de conserver les tiges!

Mettre 400ml d'eau à bouillir.

Dans le bol d'un mixeur, réunir l'oignon haché, le gingembre haché, les tiges de coriandre, 4 csoupe d'amandes torréfiées et le curry en poudre.

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Mixer. Si ça ne "prend" pas, ajouter éventuellement une goutte d'eau froide.

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Voici à quoi ressemblent les "wedges" d'aubergine :

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Dans une sauteuse si possible anti adhésive, chauffer l'huile et y faire griller à feu très vif les aubergines jusqu'à ce qu'elles soient bien dorées. D'après le magazine cela prend 5 minutes, d'après moi un peu plus... ;-)

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Les sortir à l'aide d'une écumoire et réserver.
Dans la sauteuse ainsi libérée, ajouter la pâte d'oignon mixée et laisser cuire quelques minutes en remuant en permanence, jusqu'à ce que les oignons soient complètement attendris. Bon, comme c'est mixé, il est difficile de trouver un morceau d'oignon pour tester s'il est cuit ou non, mais bon... On touille jusqu'à atteindre la transparence, surtout sans coloration.
Retourner les aubergines dans la sauteuse, bien mélanger, ajouter le yaourt et les 400ml d'eau bouillante. Mélanger et laisser mijoter à feu tout doux environ 10 à 15 minutes jusqu'à ce que l'aubergine soit fondante.

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Saler, goûter, rectifier.

Servir avec du riz basmati, saupoudré du reste d'amandes toastées et des feuilles de coriandre finement ciselées.

Et pas de poulet tandoori SVP!

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Voilà à quoi ça ressemble sans le poulet tout rouge :

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C'est certes moins beau, mais au goût, ya pas photo! lol!

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C'est un régal que ces aubergines fondantes. La sauce est extraordinairement parfumée, j'en ai fait une véritable orgie!

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Le poulet tandoori aux raisins secs est excellent aussi, mais mettre ces 2 choses ensemble est une hérésie complète...

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13 novembre 2008

extraordinaire crumble poire framboise pistache

Initialement, ce devait être un crumble poire-mûre pistache... Mais la saison étant bien avancée, j'ai décidé de remplacer les mûres introuvables par des framboises. Et nos nous sommes régalés, mais alors vraiment régalés.

J'aime beaucoup les crumbles, car ils sont une façon très agréable de consommer des fruits. La compote de fruits cuits qui se trouve au fond du plat est tendre, sucrée et doit toujours avoir une pointe d'acidité, c'est pour ça que j'ajoute toujours un peu de jus de citron, même si la recette ne l'indique pas. Très souvent aussi j'ajoute des pommes, même si ce n'est pas prévu non plus dans la recette! Quant à la croûte de sable croustillant et doré qui recouvre les fruits, elle apporte un contraste de douceur caramélisée, de craquant. Cette croûte qui donne son nom à ce gratin de fruits peut être déclinée sous d'innombrables façons. On peut la faire avec de la farine normale ou de la farine à levure incorporée, ce qui ne fait pas gonfler la couche sablée mais augmente son acidité, on peut lui adjoindre des flocons de céréales, le plus souvent d'avoine, on peut aussi mettre des fruits secs concassés, genre noix, amandes, dans notre cas d'aujourd'hui pistaches, bref le bonheur!

En plus c'est hyper simple et rapide à faire, et pendant que c'est dans le four on peut aller faire autre chose!

Crumble poire framboise pistache

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inspiré du Good Food d'octobre 08

Pour 4 à 6 personnes environ

environ 1 kg de poires, ce qui fait entre 4 énormes comices et 8 williams ou abates... Les abates sont parfaites pour la cuisson : contrairement aux comices ou williams, elles ne tomberont pas en purée et elles rendront moins de jus. Mais (car il faut bien qu'il y ait un "mais") elles sont souvent un peu granuleuses et moins sucrées que les autres. Conclusion, ne partez pas à la recherche d'une poire particulière mais plutôt d'une poire mûre à point, car c'est là que se trouve l'assurance du succès bien plus que sur la race de poire!
1 csoupe sucre complet roux (demerara parfait)
QS toutes petites noisettes de beurre + de quoi beurrer le plat
250g framboises (ou mûres dans la version d'origine)
1/2 jus de citron
200g farine
100g beurre bien froid
1 pincée de sel
85g pistaches
100 sucre complet roux (demerara si vous avez)

Lors de mes nombreux essais, j'ai même ajouté des pommes du verger d'une amie et des fraises surgelées de cet été. J'ai aussi utilisé des framboises surgelées, ça marche aussi bien. Bref, chacun fait bien ce qu'il veut en partant de la base poire-framboise!

Préchauffer le four à 190°C/170°C chaleur tournante/gaz5
Beurrer le plat de cuisson.
Peler les poires, enlever le coeur et les couper en cubes de la taille d'une grosse bouchée. Les placer au fond du plat. Recouvrir de framboises. Saupoudrer de sucre en poudre. Verser un peu partout le jus de citron. Déposer quelques noisettes de beurre à la surface, réparties le plus régulièrement possible.

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Pour réaliser le crumble, mettre dans le bol d'un mixeur la farine, la pincée de sel et le beurre très très froid et coupé en petits morceaux, mixer par pulse pour obtenir du sable (cela peut bien sûr se faire à la main!) Ajouter ensuite le sucre et les pistaches, mixer encore, le but est de concasser les pistaches, pas d'en faire de la poudre fine! Si vous faites le crumble à la main, il vous faudra auparavant concasser les pistaches à l'aide d'un mortier et d'un pilon, ou en les mettant dans un torchon propre puis en tapant dessus avec un rouleau à pâtisserie ou le cul d'une casserole à fond épais.
Il faut arrêter de mixer dès que la consistance de sable incluant des pépites de pistache est atteinte. Si on sur-mixe, on va obtenir une pâte à tarte...

Répartir la poudre sur les fruits sans chercher à tasser.
Il est possible de congeler le plat à ce moment.

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Enfourner dans le four préchauffé pour 40 minutes environ, ajouter 15 minutes si vous l'aviez congelé (ne pas le décongeler avant), le crumble doit être bien doré.

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Et entrez au paradis des crumbles...

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Oh my God... Rhââââ lovely... My tailor is rich...

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Toutes les personnes qui ont goûté ce crumble l'ont trouvé extraordinaire (et moi la première!), quelle qu'en soit la version : pommes pas pommes, fraises pas fraises, et finalement je me rends compte que je ne l'ai pas essayé avec des mûres surgelées... Allez, ce sera pour le prochain essai! ;-)

Juste quelques remarques en vrac :

- Ne soyez pas surpris(e), les poires sont des fruits qui rendent de l'eau, donc le fond du plat risque d'être noyé dans du jus de poire, surtout avec des poires comice. Ce n'est pas un problème, au contraire... Il faut faire comme Nigella Lawson quand elle a des restes dans son frigo : se relever la nuit et aller ouvrir le frigo, plonger une cuiller dans le plat et savourer une succulente cuiller de ce jus parfumé.. Que dis-je, une cuiller! Non, il faut tout finir, lécher le fond du plat pour ne pas laisser échapper la moindre goutte de ce nectar!

- En fait, la recette initiale prévoyait de caraméliser à la poêle les poires dans 100g sucre, puis d'y ajouter les mûres avant de tout verser dans des ramequins individuels (ou dans un grand plat). Cette précuisson des fruits permettait déjà d'évaporer le surplus de liquide (quel dommage...) d'une part, et de réduire le temps de cuisson dans le four d'autre part. Pour moi, mais ce n'est que mon avis, n'est-ce pas, ça aurait été 1000 fois trop sucré... Moi qui ajoute déjà toujours du jus de citron pour acidifier... Mais bon, il me paraissait important que vous soyez informé(e) de la recette originale.

- pour le dessus, la croûte, j'ai respecté exactement la recette, et je la trouve absolument parfaite. Rien à changer, rien, c'est parfait.

- Je n'ai pas essayé de congeler le crumble avant cuisson, mais il est vrai que c'est une possibilité intéressante : on peut faire 2 crumbles pendant qu'on y est et en avoir comme ça un au congélo, ça peut drôlement dépanner!

Régalez-vous pendant qu'on trouve encore de bonnes poires!

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9 septembre 2008

Macaroni à l'oseille et parmesan d'après Philippe Conticini

Il était une fois une Cath qui avait eu un jour - il y a fort longtemps - beaucoup de difficulté à avaler un saumon à l'oseille... et qui en avait conclu que l'oseille était une herbe infecte et pas du tout comestible...

Et un jour, c'était il y a deux ans d'ailleurs, ma voisine m'a gentiment fait cadeau d'un pied d'oseille, que j'ai planté avec amour non pour l'ingrédient mais pour la plante qui s'intégrait à la perfection dans mon petit jardin d'herbe... en me disant quand même après 30 ans, il se pouvait que les goûts changent...

Je fais d'ailleurs là une petite parenthèse très personnelle... Je croyais très sérieusement et très profondément que le palais s'enrichissait avec les années, du moins après la difficile étape de l'adolescence (je sais de quoi je parle j'en ai encore une à la maison..) et avant l'autre âge difficile où parfois la personne âgée n'a plus faim et où plus rien ne la tente, mais il semblerait que le contraire se produise aussi... Comme quoi le proverbe "on en apprend tous les jours" est totalement vérifié... A part bien sûr l'ingrédient qu'on a un jour consommé, qui nous a rendu malade et que depuis on ne peut même plus mentionner sans un haut le coeur, ça c'est un cas bien précis mais pas celui dont je souhaite parler... Non, je veux plutôt parler du changement sans raison apparente... Quelqu'un qui a toujours aimé le fromage et qui n'en veut plus. Et ce ni suite à une overdose, ni à un empoisonnement, ni à des croyances religieuses, ni à un régime alimentaire... Même chose avec le boeuf. Ou le poulet. Ou les légumes. Étonnant, non?

Enfin bon, ce qui est sûr c'est qu'en voyant ce bouquet d'oseille superbe et d'un vert complètement hystérique qui me tendait les bras, je me suis dit que je n'allais pas l'abandonner comme ça aux escargots (qui en sont d'ailleurs extrêmement friands). J'allais donc l'utiliser, mais pas dans une sauce pour un pavé de saumon, ça non! J'ai donc consulté quelques livres de ma bibliothèque et suis partie joyeusement avec "Tentations" de Philippe Conticini sous le bras.

Pourquoi certains auteurs se complaisent-ils à proposer des livres qui occupent le plan de travail complet à ne plus savoir où poser sa planche à découper et qui ne tiennent dans aucune bibliothèque ? Je me le demande. "Tentations" de Philippe Conticini en est un bel exemple... Et aussi le livre de Stéphane Glacier sur les macarons... mais celui là je ne l'ai pas car il serait obligé d'aller retrouver son copain Conticini sur le dessus (quasiment inaccessible) de la bibliothèque et non dans les rayons... Bon, c'était le coup de gueule du jour. Après les goûts qui se restreignent, les livres au format indécent... lol!

En tout cas, si le format de ce bouquin est indécent, les recettes proposées le sont encore plus! Et les photos encore encore plus! RhââââââRhââââââ, à baver partout! Et la photo des macaroni à l'oseille ne détonait pas du lot... J'aurais tant aimé que ma photo soit elle aussi à baver partout... Mais bon, on fait ce qu'on peut... Et surtout il faut que j'arrête d'utiliser ces assiettes beiges, elles ternissent les aliments sur les photos (mais pas à l'oeil, n'est ce pas curieux ?)

Macaroni à l'oseille et parmesan d'après Philippe Conticini

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adapté de "Tentations" de Philippe Conticini

Pour 2 personnes

250g macaroni
1 gros bouquet d'oseille équeuté. Conticini préconise 2 bottes, mais quand on cueille dans son jardin, on ne maîtrise pas les quantités... J'ai fait comme j'aurais fait avec des épinards.
4 csoupe huile olive
2 branches de tomates cerise grappe 12 tomates cerise dans la version originale
Quelques feuilles de coriandre fraîche
1 oignon blanc émincé finement
50g parmesan râpé
sel QS

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Préparer tous les ingrédients.

Cuire les macaronis dans une grande quantité d'eau bouillante salée selon les indications sur le paquet.

Pendant ce temps, dans une sauteuse anti adhésive ou une poêle, faire chauffer 1 csoupe huile olive et y faire fondre l'oignon à feu doux pendant une dizaine de minutes.
Dans une autre sauteuse anti adhésive, ou une poêle, faire chauffer 1 autre csoupe d'huile d'olive à feu vif et y mettre les tomates cerise encore attachées à la grappe à griller jusqu'à ce qu'elles soient colorées dessous mais pas éclatées. Les saler avec parcimonie.

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Égoutter les pâtes et les mettre dans un grand saladier avec 1 csoupe d'huile d'olive. Mélanger.

Et enfin dans une 3ème sauteuse ou poêle antiadhésive, chauffer 1 csoupe d'huile d'olive à feu moyen. y faire juste tomber les feuilles d'oseille.

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Cette dernière opération est hyper rapide, l'oseille devient très rapidement toute grisâtre, donc arrêter dès qu'elle se recroqueville.

Réunir l'oignon, l'oseille, la coriandre fraîche et les 3/4 du parmesan râpé dans le saladier aux macaronis, mélanger.
Répartir dans les assiettes, déposer la grappe de tomate, saupoudrer du reste de parmesan râpé.

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Voilà qui m'a définitivement réconciliée avec l'oseille... et la taille du livre! ;-)

Dans la version originale, Conticini ne cuit pas les tomates cerises. Il se contente de les couper en 2 et de les ajouter dans le saladier et indique de servir chaud. Cela doit ajouter à l'acidité de l'oseille et enrichir le contraste avec la pâte fondante et l'oignon sucré, mais les tomates cerises doivent avoir eu assez de temps pour chauffer, donc à priori pas de contraste chaud-froid. Seulement, quand je suis allée acheter les tomates cerises, je suis tombée sur de magnifiques grappes parfaitement craquantes... et j'ai donc craqué. Maintenant, quand on tombe sur de telles merveilles, ce n'est pas pour les "dégrapper"! D'où ma modification à la recette originale. Ma version est sans doute un peu moins acide, mais je vous promets qu'elle est absolument délicieuse.

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29 août 2008

cocos rouges à la tomate

Voici une petite recette familiale toute simple qui permet d'accompagner un poisson grillé ou une viande rôtie. Je vous ai déjà proposé des cocos rouges en sauce tomate au chorizo, maintenant c'est juste à la sauce tomate. La version simple, nature, quoi!

Il s'agit bien entendu de cocos rouges frais pour cette recette! On est en plein dans la saison en ce moment.

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La cuisson des cocos rouges se fait en 2 temps. Tout d'abord dans une grande quantité d'eau bouillante non salée que l'on sale aux 3/4 de la cuisson, et ensuite on termine la cuisson dans une bonne sauce, ou un bon jus, pour environ 30 minutes, jusqu'à ce que les cocos aient atteint le degré de tendreté désiré sans toutefois tomber en purée.

Et cette fois, ce n'est pas avec du poisson mais avec une belle côte de veau au jus d'ail (recette dans le prochain billet) que j'ai servi ces cocos réconfortants.

cocos rouges à la tomate

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Pour 4 personnes

1 kg de cocos rouges frais
1 gros oignon haché
2 ou 3 belles gousses d'ail hachées
2 boites de tomates (bien entendu on peut utiliser des tomates fraîches, il en faudra environ 1kg)
huile d'olive, sel (ou un bouillon cube émietté), poivre, herbes de provence QS

Verser les cocos préparés dans une grande casserole d'eau bouillante non salée, laisser bouillir 15 minutes puis saler et finir les 5 dernières minutes de cuisson. On peut éventuellement, comme pour les lentilles par exemple, placer dans l'eau un oignon et une feuille de laurier, mais je ne le fais jamais, je n'y pense pas!
Égoutter les cocos.

Dans une sauteuse, chauffer un peu d'huile d'olive.
Ajouter l'oignon ciselé, l'ail haché, laisser fondre sans coloration.
Ajouter les cocos égouttés, mélanger pour enrober, puis les boîtes de tomate, les herbes, saler, poivrer.
Couvrir et laisser mijoter environ 30 minutes. Veiller à ce qu'il reste toujours un fond de liquide, rajouter de l'eau si nécessaire.

Et voilà, c'est prêt!

J'ai servi, ainsi que je vous l'annonçais plus haut, avec une côte de veau au jus d'ail et aux olives, et des pâtes, car j'apprécie toujours mieux les légumineuses lorsqu'elles sont servies avec une céréale, base de fabrication des pâtes.

cote_de_veau_oignon_olive_tomate_ail_confits_08

Ces cocos rouges sont fondants mais ne tombent pas en bouillie, ils ont des parfums de provence et de méditerranée, ils font remonter à ma mémoire des images d'été...

cote_de_veau_oignon_olive_tomate_ail_confits_06

L'ensemble forme une très belle (et bonne!) assiette estivale.

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2 novembre 2008

Bortsch aux haricots et aux champignons

L'an dernier, mes parents sont partis passer quelques jours en Russie pour visiter quelques musées extraordinaires, et, comme à chacun de leurs voyages, ils m'ont rapporté un livre de cuisine de la région de leur séjour. C'est ainsi que je me suis retrouvée avec un livre en français (ouf!) intitulé "Cuisine Russe". Parmi les recettes qui m'ont intéressée se trouve cette soupe de betterave typiquement de là-bas dans une version améliorée puisqu'elle contient aussi des haricots secs et des champignons (secs eux aussi!).

Bortsch aux haricots et aux champignons

bortch_03

(désolée, toutes mes photos étaient floues... Ce sont les 3 moins floues que j'ai gardées pour publier ici...)

adapté du livre "Cuisine Russe" rapporté de Russie par mes parents

trempage des haricots et égouttage de 2 yaourts à faire la veille

100g haricots secs (rouges tant qu'à faire!)
300g betterave rouge crue (cuite pour moi, pas eu le choix!)
300g pomme de terre à soupe (j'en ai mis plus)
300g chou (rouge aussi tant qu'à faire)
de 50 à 60g de champignons séchés (j'avais des cèpes séchés, donc cèpes ce furent)
1 carotte (j'en ai mis 2)
1 persil (je suppose que ça veut dire 1 bouquet de persil)
1 céleri rave (je l'ai pris petit)
1 panais (pas mis, connaissant le goût immodéré de ma petite famille pour cette racine... Surtout qu'il y a déjà un céleri rave pour donner un goût anisé...)
1 oignon (rouge ou rien! lol!)
300g tomates ou 1 à 2 csoupe concentré de tomates (j'ai mis des tomates fraîches)
jus de citron ou vinaigre (vinaigre rouge pour moi, qui avait deviné? lol!)
sel, sucre, huile neutre QS
bouquet garni (pas mis)
un peu de ciboulette
crème épaisse (pour mettre dans les assiettes - remplacée par 2 yaourts égouttés une nuit au frigo dans un filtre à café)

La veille, tremper les haricots dans l'eau froide.
Prévoir une très grande casserole...

Le lendemain, égoutter les haricots, les mettre à l'eau froide non salée dans une TRÈS grande casserole, porter à ébullition et laisser cuire à petits bouillons jusqu'à ce que les haricots soient attendris (mais ne tombent pas en purée), environ 20 minutes pour moi.
Pendant ce temps, préparer les légumes : patates pelées et coupées en dés, chou émincé, betterave en dés, céleri-rave en dés, tomates pelées et épépinées puis coupées en dés, persil juste bien nettoyé et quelques feuilles réservées pour la déco.

Mettre environ 1/2 litre d'eau à bouillir. Quand ça bout, verser l'eau sur les champignons séchés pour les réhydrater, au moins 30 minutes. Au moment d'utiliser ces champignons, on les égouttera mais on conservera bien leur eau.

Une fois les haricots cuits, ajouter au fur et à mesure les légumes préparés dans la casserole contenant déjà les haricots.

Couper les oignons en demi rondelles fines et les faire sauter à la poêle dans un peu d'huile végétale neutre. Les ajouter ensuite dans la grande casserole. Égoutter les champignons (on réserve leur jus, hein, on n'oublie pas!) puis filtrer (passoire à thé) et verser leur jus (je vous l'avais dit!) dans la soupe.

20 à 30 minutes plus tard, tout est cuit. Si la soupe vous semble très claire, prélever du liquide de cuisson et le réserver jusqu'à obtenir une consistance qui vous convient. Mixer, et rajouter du bouillon réservé si c'est trop épais.

Ajouter un peu de sucre (j'ai mis une grosse pincée), saler (goûter pour savoir comment assaisonner correctement), et ajouter une bonne giclée de vinaigre. Mélanger, goûter, rectifier, couper le feu et "oublier" la soupe 10 minutes pour que tout infuse.

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Mettre à profit ces 10 minutes pour ciseler finement la ciboulette et faire sauter les champignons réhydratés dans la poêle ayant servi à sauter les oignons, les champignons doivent devenir légèrement croustillants mais ne pas brûler.

Servir le bortsch, parsemer des champignons sautés et des herbes, et ajouter une bonne cuiller de crème épaisse (ou de yaourt égoutté dans mon cas...)

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Bon, maintenant que vous savez tout ce que j'ai fait, je vais vous raconter ce que je ne vous ai pas encore dit...

Vous avez remarqué que je n'ai pas annoncé pour combien de personnes cette recette est prévue... Tout simplement, ce n'est pas marqué dans le livre d'origine... J'aurais dû me méfier... J'ai obtenu 5 litres de soupe! Et croyez-moi, 5 litres de soupe, à 3 ou 4 personnes maximum par souper, on en a pour un sacré moment... La fin est passée par le trou de l'évier, car même excellente, cette soupe, au bout de 3 jours, devient insupportable! On ne pouvait plus la voir en peinture! Surtout que le 1er soir, on avait les champignons et le yaourt... Le 2ème soir, on a apprécié le bortsch nature, le 3ème soir, heu... A l'ouest rien de nouveau, et à l'est encore moins... Il n'y a pas eu de 4ème soir. Conclusion, si vous vous lancez, gardez l'inspiration des ingrédients, mais adaptez les proportions! Je pense que la moitié des haricots secs serait suffisante, qu'il ne faut pas mettre plus de patate ni de carotte contrairement à ce que j'ai fait, qu'un demi céleri-rave suffirait, bref il faut réduire!

Dans la version originale, la betterave rouge est crue. Elle est pelée, coupée en tranches fines, arrosée de jus de citron puis frite dans un peu d'huile. On lui ajoute alors les tomates ou le concentré et on laisse mijoter à couvert le temps qu'il faut... Temps non précisé dans le livre, évidemment...
Dans la version originale toujours, les champignons sont ajoutés dans la soupe et ne sont donc pas sautés comme je l'ai fait.
Enfin, dans la version originale toujours, la soupe n'est pas mixée. J'avais envie de la mixer, alors je l'ai fait!

Bon, en tout cas, c'est un régal!

Au vu de l'imprécision la plus totale des proportions, je ne me risquerai pas à donner de version imprimable! Hou la, je me retrouverais avec un procès sur le dos, moâ, tentative de meurtre par sur-remplissage de réservoir stomacal, noyade de l'intérieur, explosion de panse, bref, stop au mensonge, halte aux abus, et les vaches seront mieux gardées!

7 octobre 2008

coco-pandan, la combinaison de la mort qui tue!

Mon amie Pascale m'avait offert il y a quelques temps déjà une petite fiole genre potion magique :
- introuvable à Lyon, rapportée de Paris...
- d'une couleur verte assez troublante
- un nom évoquant plus le poisson qu'autre chose : essence de pandamus
- un arôme évoquant la banane, l'amande et la vanille et l'ananas mélangés
Bref, vu l'impossibilité d'en trouver à Lyon (enfin pour le moment!), je ne pouvais pas me lancer en aveugle et risquer de gaspiller ce précieux liquide! Alors j'ai cherché un peu sur internet, google étant mon ami, et cela m'a permis d'avoir une idée du goût que cette essence plus couramment nommée "arôme de pandan" pouvait bien avoir. Car il arrive que goût et parfum soient très différents, et il paraît que si l'on a jamais senti de "jack fruit" (je ne connais pas le nom français, "durian" je crois mais je ne suis pas sûre, corrigez moi si je me trompe) on ne peut pas comprendre ça... Bon.

Quelques temps plus tard, alors que je ne me décidais toujours pas à utiliser cette essence, une amie de Fifille n°2 revient de Bali avec un livre consacré aux desserts balinais... Et des feuilles de pandamus par ci, et des feuilles de pandamus par là... Bien que sur internet il soit indiqué, répété, martelé que l'arôme de pandan n'a rien à voir avec la décoction (ou infusion?) à base de feuille de pandamus (c'est quand même un comble, ça, non?), je me rends bien compte que pandamus et lait de coco, ça semble revenir très souvent sur le tapis dans les assiettes...

Alors un jour, je me lance!

Vous souvenez-vous des délicieuses verrines de panna cotta au lait de coco et leur compotée de rhubarbe que je vous avais présentées il y a quelques temps ? Allez, une petite photo pour se rafraîchir la mémoire :

panna_cotta_coco_fraise_pandan

Je reste sur ma base de panna cotta au lait de coco, elle est tellement géniale que je ne souhaite pas en modifier le goût. Par contre, je décide de l'associer avec un simple petit gâteau parfumé au pandan. Un bête gâteau au yaourt fera l'affaire! Et comme je n'ai pas de rhubarbe et que j'aime la couleur rouge, je ressors du congélateur des fraises de cet été qui me donneront couleur et acidité nécessaires à équilibrer à la fois goûts et présentation.

Panna cotta au lait de coco, écrasée de fraises et petits gâteaux au pandan

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Pour la panna cotta, la recette est simple, je vous la remets :

Pour 4 personnes

400ml de lait de coco (soit 1 boîte)
2 csoupe sucre
2 feuilles de gélatine

Ramollir la gélatine dans un peu d'eau froide (s'il fait très chaud, je préconise d'ajouter quelques glaçons dans l'eau...) Chauffer le lait de coco avec le sucre jusqu'à frémissement. Hors du feu, ajouter la gélatine essorée, mélanger à fond et verser dans des verrines ou ramequins individuels. Mettre au frigo pour au moins 3 heures, une nuit c'est l'idéal.

Pour l'écrasée de fraises :

Compter 3 à 6 fraises par personne selon la taille,
du sucre au goût
du jus de citron vert au goût
éventuellement, une petite feuille de basilic minuscule, plus pour la couleur que le goût (même si le basilic va très bien avec la fraise)

Ecraser les fraises dans un bol avec un peu de sucre et de jus de citron vert jusqu'à trouver l'équilibre qui vous convient. A ne faire bien entendu qu'au dernier moment, la fraise a un peu tendance à fermenter si on la laisse trop longtemps trainer... Et hop, la petite feuille avec les belles couleurs qui contrastent!

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Pour les petits gâteaux au yaourt et à l'arôme de pandan :

C'est un simple gâteau au yaourt auquel on ajoute 1 ccafé et demie d'arôme de pandan et 4 gouttes de colorant vert, et auquel j'ai choisi d'intensifier le côté amande de l'arôme de pandan par l'utilisation d'huile d'amande. J'ai fait plusieurs essais, et c'est là ma préférée.

1 yaourt (le pot servira de mesure pour les autres ingrédients, sinon utiliser 125ml)
2 pots de sucre
3 pots de farine à levure incorporée (genre francine à gâteau)
3 oeufs
1 pot d'huile d'amande (avec 1/4 de pot d'huile de noix et 3/4 d'huile neutre c'est sympa aussi)
1 1/2 ccafé d'arôme de pandan (qui perd totalement sa couleur à la cuisson!)
4 gouttes de colorant vert (sur les photos que je publie ici, il n'y a que 2 gouttes de colorant, et ce n'est pas assez vert à mon goût, avec 2 gouttes de plus c'est exactement comme j'aime!)

Tout mélanger, verser dans des empreintes individuelles en silicone (mes empreintes à tartelettes carrées ont trouvé là leur parfaite application) et enfourner dans un four préchauffé à 180°C environ 30 minutes, surveiller!

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Et vous voulez voir dedans le petit gâteau pour voir la couleur ? Hé hé hé... Bon, ben d'accord mais vous allez être déçu(e)s, parce que la version photographiée ne contient que 2 gouttes de colorant vert... Sniff... De toute façon, faut pas rêver, même avec 4 gouttes ça ne devient pas vert gazon pandamus, mais ça prend une teinte un peu extra-terrestre, c'est super sympa, ça renforce visuellement le goût très exotique du petit gâteau. Allez, la photo :

panna_cotta_coco_fraise_g_teau_pandan_02

Bon, ben on dira ce qu'on voudra, mais en Indonésie et dans ces coins du monde où se cotoient pandamus et noix de coco, les gens ont bon goût : franchement, coco/pandamus, c'est carrément génial! C'est doux, exotique, totalement dépaysant!

Quant à la fraise, les avis ont été plus partagés (mais personne n'en a laissé!) Pour moi c'était parfait, en acidité, en couleur, tout. Mais mon Nomamoi a trouvé que la rhubarbe est encore plus acide et que c'est mieux. Il trouve également que la rhubarbe a un petit goût moins classique que la fraise, un peu plus exotique en somme, et donc plus en accord avec le style général du dessert. Bon. Il a sûrement raison... Mais j'aime bien la fraise quand même, na! lol!

A faire et refaire sans modération! Pascale, ma belle, tu es géniale, merci du fond du coeur.

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17 octobre 2007

la salade de calamars de "Station Gourmande"

Sur son blog "Station Gourmande" que j'aime beaucoup (recettes , photos, voyages, engagement personnel...), Anne nous a présenté il y a quelques jours sa salade de calmars. Cette recette la aussi je savais qu'elle était pour moi. Il me fallait juste trouver un jour pour la réaliser à mon tour.

Et bien voici chose faite. Je vous la recommande, elle est excellente!

La salade de calamars de Station Gourmande

salade_calamars_06

source : blog "Station Gourmande"

Je rappelle maintenant la recette d'Anne avec mes photos et mes modifs et commentaires (en italiques) persos.

Pour 4 (c'est une entrée légère, pour en faire un plat unique il faudra multiplier par 2)

Pour les calamars :
Environ 1 gros calamar par personne, demander conseil à son poissonnier
2 tiges de citronnelle

Pour la vinaigrette :
1 piment (2 petits piments rouges Thaï pour moi)
1 gousse d'ail
2 cs de jus de citron vert (3 csoupe pour moi, le jus de 2 citrons verts)
2 cs de nuoc mam
1 échalote (mes échalotes étaient petites, j'en ai mis 1 et demie)
1 cs de gingembre râpé
2 cs d'eau (pas mises)
1 cc de sucre roux
1/2 bâton de citronnelle
Menthe (4 branches)
Huile de sésame (1 csoupe pour moi)

Les calmars sont pochés dans une eau légèrement parfumée à la citronnelle.

salade_calamars_01

J'ai laissé bouillir l'eau non salée 3 minutes avec la citronnelle simplement coupée en 2 dans la longueur, puis j'y ai ajouté les calamars soigneusement quadrillés selon le conseil d'Anne :

Le plus important est de faire les quadrillages avant la cuisson pour obtenir de jolis rouleaux.

salade_calamars_02

La cuisson est extrêmement rapide. Quand l'ébullition reprend, c'est prêt.
Égoutter les calamars et les laisser refroidir.

salade_calamars_03

Comme vous pouvez le voir, je ne me suis pas contentée des blancs, j'ai mis aussi les tentacules! Faut pô gâcher! lol!

J'ai ensuite découpé les calamars suivant le conseil d'Anne : Je vous conseille de couper des morceaux assez petits pour en faire une seule bouchée et donc manger cette salade avec des baguettes.

Pour la vinaigrette

salade_calamars_04

Faites fondre le sucre dans le jus de citron et le nuoc mam. Coupez le piment. Réduisez l'ail en purée. Ciselez l'échalote. Épluchez et râpez le gingembre. Coupez finement la citronnelle. Hachez la menthe.
Une fois le sucre bien dissout, ajoutez tous les ingrédients y compris l'eau (que je n'ai pas mise). Mélangez et ajoutez quelques gouttes d'huile de sésame. Sans exagération sinon le goût sera trop présent en bouche (j'en ai mis une csoupe, et il est clair que c'est la dose à ne pas dépasser, après l'huile de sésame va écraser tous les autres goûts).

J'ai mis les calamars coupés dans un saladier, ajouté la sauce et mélangé. Miam... Pas pu résister j'ai goûté...

Décorez avec des graines de sésame légèrement grillées au dernier moment. Pour donner du volume, faites un mélange de sésame dorée et de sésame noir. J'ai oublié de les griller avant de les utiliser. Dommage, ça aurait été plus goûteux. Mais c'était déjà un festival comme ça!

Ajouter la menthe, et servir.

salade_calamars_05

Voilà! Pas plus simple, et tellement parfumé...

Pour que ça soit plus équilibré (et surtout que ça nous suffise comme repas complet, nous étions 3...) j'ai disposé cette salade de calamar sur quelques feuilles de mâche qui me restaient d'un autre plat. De cette façon, nous avons eu notre dose de verdure. J'espère qu'Anne me pardonnera d'avoir ainsi détourné sa recette...

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